3
déc

Les émissions bijoux, vous aimez ?

Il y a des émissions qui sont des perles.  Des petits bonheurs.

J’ai vu des émissions bijoux relativement récemment.  Elles parlaient toutes de chanteurs et chanteuses français.  Des bijoux je vous dis, que ces émissions, pleines de sensibilités et d’informations passionnantes.

 

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Sur Gainsbourg, tout d’abord, une émission qui révèle l’écorché vif qu’il était.  Traumatisé par son physique, par ses origines juives.  Totalement peu sûr de lui, à un point qu’il en devient autodestructeur.  Une émission qui permet de découvrir un autre Gainsbourg, pas toujours ce Gainsbare qu’on a trop connu.

 

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Sur les chanteuses sixties, ensuite.  Françoise Hardy.  Sheila.  France Gall.  Sylvie Vartan.  Que je découvre différentes.  Jeunes.  Pin-up.  Minijupées.  Leurs années de gloire, leurs succès, l’idylle de France Gall avec Claude François, son amour pour Michel Berger ensuite.  La beauté incroyable de Françoise Hardy.  L’accident de Sylvie Vartan.  Une époque que je n’ai pas connue (nan, j’étais pas née, promis juré), que j’aurais aimé connaître.  Toutes les époques valent la peine d’être vécues, souvent.

 

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Sur les stars fauchées en pleine gloire : Claude François, par maniaquerie, Dalida, par désespoir, Mike Brant (belle petite gueule, j’aurais pas cru), par solitude, Joe Dassin, par fatigue.  Sur leur succès fou à cette époque où j’étais encore dans le néant.  Sur les années 70, puis 80, avec l’arrivée du disco.  Passionnante émission.  Touchante émission.

 

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Sur Françoise Hardy seule, ensuite.  A nouveau ses jeunes années.  Sa beauté stupéfiante.  Son succès incroyable.  Son célèbre époux.  Son fils sublimissimement beau, ça ne m’avait jamais frappée, mais waaaaaw, trop beau le petit Thomas.  Ses chansons, touchantes.  Sa personnalité, idem.  Ses angoisses, ses difficultés, ses complexes, son passé.

Et puis cette chanson : message personnel.  Si tu crois un jour que tu m’aimes…

Et, entendant ces mots, je me prends un flash back en pleine poire.  J’ai moi aussi, fait usage de ces paroles, un jour.  Je lui ai écrit ces paroles, espérant un retour.  Il n’a jamais cru un jour qu’il m’aimait, car il n’est jamais venu me retrouver.  J’avais zappé cet épisode de ma vie.

Des émissions bijoux je vous disais, qui touchent leurs neurones et remuent les tripes.  Voire l'inverse.

 

27
nov

Arthur, que je plagie, plagie-t-il à son tour ?

Bon, je l'avoue, j'ai plagié le titre de l'émission d'Arthur pour le titre de cette catégorie (Anaïs est une enfant de la télé).

Mais en matière de plagiat, il semble qu'Arthur soit accusé de faire plus fort, bien plus fort... sauf que c'est fait essprès, so flagrant so voyant so marrant...

Quééén affaire.  Au moins, ça fera en sorte que les anglais découvrent que de l'autre côté de la grande flaque, par là-bas, ben y'a de la vie aussi...

09:36 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une enfant de la TV | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : arthur, plagiat |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
nov

Ingrid Betancourt dans mon kinder surprise

Je suis en train de rattraper mon retard de cassettes vidéo pleines de brols enregistrés.  Et ce sont des kinder surprises que ces cassettes, puisque je ne note rien, donc je ne sais jamais à quoi m’attendre : Oooooh, un épisode de cette télésuite de France 2 qui en compte cinq, mais lequel est-ce ?  Oooooh, un téléfilm avec Michèle Laroque, que j’ai déjà vu ! Ooooh, cette émission sur Ingrid Betancourt, adjugé, je regarde.

Et je regarde.

Et en regardant cette tranche de sa vie, une tranche de huit ans, de 2002 à aujourd’hui, je réalise combien mon blog est vraiment un « journal ».  Quand je l’ai commencé en 2006, elle était captive depuis quatre ans.  J’en ai parlé plusieurs fois.  Quand elle fut libérée en 2008, j’ai fait des bonds de joie, passque ces otages prisonniers, elle, les moins médiatisés, les journalistes de France télévision actuellement encore, on y pense régulièrement, pas tous les jours non, mais régulièrement.  Quand les rumeurs ont couru sur son caractère en captivité, son amitié bousillée avec son assistante Clara, j’en ai pas parlé.  Les rumeurs, ce sont des rumeurs.  Mais surtout, de quel droit juger qui que ce soit qui a vécu cet enfer ?  Un sale caractère ?  Egoïste ?  Méchante ?  Qui ne le serait pas dans une telle situation ?  Ben voyons.

Très belle émission donc, que celle-là, enregistrée début septembre je pense, regardée plusieurs semaines plus tard, durant laquelle Ingrid revient pour la première fois sur ce qu’elle a vécu.  L’horreur de la jungle, les multiples tentatives d’évasion, la captivité totale, jusqu’à devoir supplier pour faire pipi ou avoir de l’eau, la promiscuité qui crée une telle animosité entre captifs, les messages radio de sa famille, qu’elle aura dû attendre une année avant d’entendre, son père mort un an après l’enlèvement…

Son livre a dû sortir depuis, d’aucuns diront qu’elle se fait du fric sur son enlèvement.  Moi je dis qu’écrire est une thérapie.  Et que tous ceux qui écrivent, racontent leur vie ou de la fiction, le font par besoin, par envie ou par pulsion.

C’était une jolie surprise dans ma cassette kinder…

4
nov

Keske je vais bien pouvoir manger ce soir ? (The finale of Masterchef)

Tous les jeudis, c’est la même salade : j’ai faim.

Passque regarder Masterchef en mangeant une lasagne, quand bien même c’est une Farniente, un bol de soupe insipide ou un bout de saumon plein d’oméga 3, c’est dramatiquement dramatique.

Passque j’ai faim durant toute l’émission, ma bonne Dame.

Apparemment c’est la super mode, les émissions culinaires.

Je pense que la première que j’aie regardée de ma vie, c’était dans un bêtisier cette femme à l’accent bien du Sudeeeee làààà, qui tente de tuer une anguille à la manière d’une tueuse en série, comment elle s’appelle déjà cette cuisinière, c’est pas Maïté des fois ?  Non, la première vraie émission culinaire, c’était Jamie Oliver qui tentait de démontrer que oui, dans les cantines scolaires, on peut manger sainement.  Je me rappelle avoir été traumatisée par ces gosses qui reconnaissent le goût de fraise dans un sirop de fraises artificiel, mais pas dans un vrai jus de fraises.  Traumatisée passque je serais cap de faire pareil.  Cette émission était passionnante.

Et courte.

Passque la mode actuelle, à part « Un dîner presque parfait » qui dure une demi-heure (ce qui fait tout de même deux heures et demi pour la semaine entière, et c’est bien le but, qu’on regarde la semaine entière), c’est de faire des émissions longues comme un jour sans Tic Tac cerise-passion.

Donc on nous fait des émissions de trois heures.

Et Masterchef, c’est trois heures sans compter Master chef se met à table, qui remontre les mêmes choses, mais sous un autre angle, des fois que la ménagère de moins de 50 ans n’aurait pas pigé.

C’est long, mais c’est bon.

Va comprendre pourquoi j’aime ça, moi qui ne suis pas cap de cuire un bout de boudin noir sans qu’il s’échappe par les deux bouts (car oui, un bout de boudin a deux bouts).  Sans doute car ça confirme que, non, franchement, la cuisine et moi, ça fait trois.  Et celui qui ose dire « déjà qu’on pige pas pourquoi tu regardes Qui veut épouser mon chiard, alors on va pas chercher à comprendre » aille au coin immédiatement.

Donc j’ai regardé Topchef, avec le méchant jury.  En ayant faim.

Et j’ai regardé Masterchef, avec le méchant jury.  En ayant faim.

On ne change pas une recette qui gagne.

Et ce souar, c’est la finale.  Y’aura le méchant jury.  Et j’aurai faim.

Un cuisinier brun ténébreux dispo pour mater Masterchef avec moi en me faisant découvrir ses estampes japonaises ses meilleures recettes ?

Et une chtite parodie pas si éloignée de la vérité…

 

 

16:05 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une enfant de la TV | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : masterchef, tf1 |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
nov

Qui voudrait s’abaisser à épouser leurs fils ?

J’ai vu beaucoup de choses en matière de télé-réalité.  Et à chaque fois, je suis horrifiée, puis je finis par trouver pire, et encore pire, puis encore encore pire.

J’ai vu des couples se tromper allégrement.  J’ai vu des déneuronés s’ébattre dans des piscines ou des love capsules.  J’ai vu des instincts bestiaux se réveiller dans le noir.  J’ai vu des femmes se mettre à nu au sens propre trash du terme pour un pseudo-millionnaire.  J’ai vu des Belges ridiculiser mon chtit pays adoré en se roulant dans la luxure.

Mais ce que j’ai découvert sur TF1 vendredi dernier, ben je peux vous dire qu’en comparaison, L’amour est là oùsqu’on se roule des pelles, Débilus Secret Story ou Qui veut épouser un dromadaire, ben c’est le mariage des Bisounours et des Barbapapas.  Même L’île de la fornication c’est du pipi de colibri à côté de « Qui veut épouser mon fils ? »

A croire que la télé réalité actuelle se doit de rabaisser la femme plus bas que terre, de la réduire au simple état d’objet (sexuel), qu’on prend, qu’on jette, qu’on utilise et qu’on exploite.  Est-ce ça qui fait vendre en ce moment ?  Est-ce l’image qu’on veut donner de nous, petites créatures fragiles et romantiques ?

Je pensais qu’on ne pourrait pas faire pire que L’amour est aveugle, en matière de présentateur pistonné de type néo-nazi au QI d’amibe, mais également et surtout de en matière de « tu m’as l’air sexy dans le noir, surtout si je peux te palper à loisir et plus si affinités, mais au grand jour, je te largue comme une merde si tu ressembles pas à Pratt Bite ou à Claudia Chou Fleur ». 

Et bien si…

On peut toujours faire pire, c’est ça la joie de la télé-réalité.

Vous allez me dire que j’ai qu’à pas regarder.  M’enfin, vous me connaissez bien mal, vous savez que j’adoooooooooooore la télé-réalité, même si bien souvent elle me révulse.  Tout comme j’adooooore regarder des émissions sur la shoah – adorer n’est pas le terme adéquat, je m’en rends bien compte - même si cette période de l’histoire me rend malade.  La comparaison est mal choisie ?  Bien sûr.  Cela va de soi.  Mais elle est explicite, c’est pas passqu’on est intéressé par un sujet (exemples : la guerre, l’inceste, le tuning, la prostitution dans les sous-sols de Namur, l’élevage de crevettes grises) qu’on n’a pas conscience de sa bassesse ou son ignominie (zavez déjà maté des yeux de crevettes à la mort, des fois ?)

Bref, j’ai découvert « Qui veut épouser mon fils ? » qui pourrait se traduire par « J’ai envie de me débarrasser de mon Tanguy, que j’ai pourri gâté et transformé en macho adepte du cromagnonisme, alors qui acceptera de devenir son esclave et par la même occasion la belle-fille d’une marâtre qui restera collée à vos basques toute la sainte journée, qui, dites-moi qui ? »

Et bien figurez-vous qu’elles se sont bousculées au portillon, les potentielles belles-filles-esclaves-femmes-des-cavernes.

Notamment les prétendantes de Giuseppe, le pire du pire de tous les Tanguy prenant part à l’aventure.  A se demander si c’est pas un acteur, car je peux pas croire que de tels specimens masculin existent encore de nos jours.  39 ans, même pas beau (enfin, certaines aimeront sans doute), vivant glandant chez sa mère à l’âge indéfinissable car camouflé par le maquillage et un (mauvais) chirurgien esthétique.  Se cherchant une top biche et le criant haut et fort.  Mais surtout une boniche, logique, ça rime avec top biche.  Donc une top biche boniche, car la femme est faite pour ça, vous l’ignoriez ? (ça = lessive, ménage, bouffe, repassage, apporter une tasse de café ou un jus d’orange, sans rien exiger en retour même pas un merci – écarter les cuisses à la demande aussi sans doute, même si ce n’est pas clairement dit, car sur TF1, on sait se tenir ma bonne Dame).  Ben figurez-vous que j’ai même entendu une prétendante acquiescer d’un « t’as raison, chacun sa place et tout ira bien » (et une bonne baffe dans la gu…, ça lui remettrait pas le neurone en place, à cette demoiselle ?). 

On croit rêver.

Meuh, non, on rêve pas, c’est la réalité, enfin la télé-réalité.

Giuseppe fait ensuite son shopping et se choisit cinq poules sur dix, qu’il emmène en boîte.  Le clash a lieu lorsqu’elles lui demandent ce qui l’a séduit chez elles.  « Ton cul », « tes nibards », « ta grande bouche avides de fellations », « tes fesses » - nan, je rigole, il a pas dit ça, je vous dis que sur TF1 on sait se tenir, mais c’était sous-entendu bien sûr.  Pour la dernière, il avoue que ce qui lui a plu c’est « ton humour ».  Et c’est là qu’elle se choque et qu’il lui fait bien comprendre que, non, il l’a pas choisie pour son physique, bien inférieur à celui des autres (et paf dans ta tronche)… Après une bonne engueulade, il conclut en la traitant de boudin et en lui ordonnant « mange et tais-toi ».  Dans l’ordre inverse en fait, il la traite de boudin après qu’elle ait mangé, ben ça fallait pas la forcer à manger hein.  Le ton monte et miss comico-clown, qui ne l’est plus du tout du coup, se ridiculise au plus haut point, elle aussi.

Abject. 

Giuseppe n’est pas le seul spécimen qui participe au jeu, bien malheureusement.  Pas un pour rattraper l’autre, même si Giuseppe est vraiment le pire du pire, je vous le disais.  Je n’ai pas retenu les prénoms des autres, vous savez combien je n’ai aucune mémoire à ce niveau, mais je peux vous dire qu’il y a du lourd.  Entre celui qui se fait apporter un verre d’oranges pressées chaque matin par môman pour râler de devoir ensuite le boire (tu connais le coup de « paf le presse-agrumes sur ton crâne vide ?), celui que sa mère aime d’amour même qu’il est si beau qu’aucune femme n’arrivera jamais à la cheville de mon gaminou d’amour (tellement musclé que tu nous la joues remake de Rambo ou Rocky, au choix), le sans doute puceau tout timide qui risque de se transformer en bête de sexe en direct live à la TV (un dépucelage en live, tu y as pensé ?) et celui qui exige de sa mère qu’elle lui repasse ses fringues (« merci », « s’il te plait », tu connais ?), y’a de quoi avoir les yeux qui sortent de leurs orbites et refusent ensuite d’y retourner, je vous le dis.  A noter que le plus normal, finalement, c’est celui qui sera jugé comme anormal par les intolérants qui rôdent ou Monseigneur Léonard : l’homo.  Ben oui, dans toute télé-réalité qui se respecte, faut mettre un homo maintenant, vous saviez pas ?  Je me demande même si on va pas avoir aussi du transsexuel ou du travesti, j’hésite encore entre l’un et l’autre, à l’heure actuelle, mais on en saura plus vendredi.

D’un côté, je me dis que leurs mères ne reçoivent que le respect qu’elles méritent, zavaient qu’à pas éduquer leurs sales mômes comme des pachas.  Bien fait pour elle.

D’un autre côté, je me dis aussi que les candidates ont également ce qu’elles méritent, zavaient qu’à pas participer à une telle daube.  Bien fait pour elles.

Mais tout de même, ça me laisse songeuse de voir qu’en 2010, y’a encore de gros nazes machos pourris par môman et de grosses débiles prêtes à tout pour les séduire… 

Fort heureusement, le ridicule ne tue pas… quoique, dans le cas de Giusseppe, keske c’est dommage !