25
oct

Je deviens Schtroumpfement Tintin, oups, zinzin, pas vous ?

Il y a quelques semaines, au bureau, moment d’horreur, pire que les pires scènes de Shining, Le silence des agneaux et Scream réunis : ma collègue sans surnom se met à fredonner les Schtroumpfs.  Pas les paroles, non, mais je reconnais l’air de « la la la schtroumpf la la, viens schtroumpfer en cœur, la la la schtroumpf la la, ça te portera bonheur (ne te laisse pas abattre c’est pas compliqué, pour être heureux comme quatre il suffit de schtroumpfer) ».

Horreur et putréfaction.

Je vais vous le dire tout de go : je n’en peux schtroumpfement plus.

Ça a commencé y’a trois ans, tout en douceur, avec l’album Panini proposé par Delhaize.  Que du bonheur.  Avec Mostek, on délirait grave sur nos petits Schtroumpfs, collés à la sueur de nos fronts dans nos jolis albums.  Même que le mien est complet grâce à vous, chers lecteurs, qui m’avez envoyé si gentiment vos doubles, dont j’ai ensuite fait profiter mes petits voisins, mes neveux, mes nièces, le labrador du coin de la rue et le facteur.  Le bonheur je vous dis.

Puis, après une longue période d’accalmie, avec l’arrivée de ces étranges Schtroumpfs new-yorkais aussi bleus qu’un lagon, ce fut la folie furieuse.

Pas moyen de regarder où que ce soit sans voir le coloris typique de ces petits êtres bleus qui sont toujours heureux (nous sommes les petits Schtroumpfs, vous avez dit les Schtroumpfs ?)

Dans mon supermarché à l’emblème du lion, outre les petits Schtroumpfs que l’on a reçu en achetant ceci ou cela (vous le savez, j’ai résisté tant bien que mal pour finalement craquer et vouloir moi aussi ma collection de Schtroumpfs), on peut maintenant offrir à ses marmots de la mayonnaise Schtroumpf, du ketchup Schtroumpf et toutes sortes de trucs Schtroumfs qui n’ont de Schtroumpf que le nom, car rien de bleu à l’horizon.

Une newsletter de recettes (je jure devant dieu et devant mon intégrale de Sex & the City que je ne me suis pas abonnée à cette newsletter), me propose le tiramisu Schtroumpf, à base de Curaçao.

Je ne sais plus quel fabriquant de chocolats de luxe a proposé ses boîtes Schtroumfs (Neuhaus, je crois bien).

Même au bureau, les fournisseurs m’ont proposé de recevoir une valisette schtroumpfement gourmande remplie de biscuits Schtroumpfs.

Je vous le dis, ce fut l’invasion claire et brutale.  Pire que les extra-terrestres, ces petits Schtroumpfs.

Mais petits Schtroumpfs attention (la la la la) rentrez dans vos maisons (la la la la), car si vous continuez à me harcelez de la sorte, je vous envoie Gargamel, na.

Et puis, depuis quelques jours, nouvel enfer avec l’invasion de Tintin et Milou (comme le chantait Chantal Goya.

Moi, j’avais oublié qu’après les Schtroumpfs, les States nous préparaient une nouvelle blague belge avec cette adaptation.  Mais, avec le tintouin (et non le tintin) qu’on fait autour, ça m’est revenu à l’esprit.

Déjà, les abribus sont placardés d’affiches.

Puis les newsletters de la presse m’ont bassinée avec l’avant-première mondiale à Bruxelles ma bonne Dame, excusez du peu.

Sans oublier le scandale de ce pauvre restaurateur contraint d’enlever toute sa déco Tintin par les ponts de Moulinsart.  Si ce n’était pas pathétique, ce serait drôle, d’autant qu’il paraît qu’un tenancier de friterie, appelée « Chez Tintin », because c’est son surnom, a dû lui aussi changer de nom (info ou intox ?).

Et dans les supermarchés, ça commence, j’ai déjà repéré les boîtes de biscuits Tintin en tête de gondole.

Vont bien sûr suivre un tas de trucs que je n’ose imaginer : croquettes pour chien, figurines, déco, collections et j’en passe.

J’adore les Schtroumpfs, mais j’ai pas vu le film.

J’ai jamais aimé Tintin, alors j’irai pas voir le film.

Vous me raconterez ?

PS : ce billet fut un enfer, zavez déjà écrit Schtroumpf plein de fois vous, l’enfer je vous dis.

Allez, tous en choeur :

 

22
oct

La phrase culte du jour (made by L'amour est aveugle)

Nous connaissions déjà l'incontournable "je vous emmerde avec un grand A", made by Secret Story.

Voici la nouveauté du jour, enfin d'hier soir "j'espère rencontrer la femme avec un grand A", made by L'amour et aveugle.

Je n'ai qu'une chose à dire :

Ah ah ah ah ah.

Avec un grand A.

PS 1 : second ah ah ah en prêtant l'oreille pour entendre "elle doit avoir un côté asiatique, euraniaise ou je sais pas".  Trop bon.  Comment définir une euraniaise ?  Eurasienne ayant perdu quelques neurones à la naissance ?

PS 3 : troisième ah ah ah avec "j'aime pas la calvitie de là", en montrant la tête.  Oh oh oh, y'a des calvities d'ailleurs que la tête, ma bonne Dame ?

12
oct

Le rire est dans le pré

La troisième saison de L’amour est dans le pré, made in Belgium, nous a réservé son lot de surprise, comme chaque année.

Y’a deux ans, y’avait la fameuse pelle de ghislain, trop délirante, qu’on avait maté six fois d’affilée avec Mostek, au bureau (durant notre temps de midi hein), en riant comme des baleines ayant fumé de l’herbe.

L’an dernier, y’avait quelqu’un que j’ai connu dans les candidats, top délire mégalo de découvrir une connaissance comme ça, stupéfaite que j’étais, on a fait marcher le téléphone arabe toute la soirée entre copines.

Et cette année, y’a du lourd, du très lourd.

Y’a d’abord cette première discussion :

- Tu es déjà passé à la télé ?

- Oui

- C’était pour quoi ?

- Aux assises, j’ai pété un câble contre mon patron un jour, et je l’ai tué.

 

Et cette seconde :

- Tu aimes quoi en moi ?

- Oh, beaucoup de choses.  J’aime beaucoup ton chien.

 

Euh, keski est mieux, avoir un prétendant qui aime mon chien, ou un prétendant assassin ?

Je me tâte…

 

Allez, en attendant les prochaines émissions, je vous remets la pelle de Ghislain, et une petite tranche de rire à l’œil, une.

Et puis la confession intime du jour 


Un tueur dans l'Amour est dans le pré belge par Spi0n

17
sep

La tête à claques de Koh Lanta est belge

Argh, la honte intersidérale, déjà que les belges envahissent Secret Story, les voilà maintenant sur Koh Lanta, et pour le coup, zont pas choisi n’importe qui…

Zont choisi Maxime, 20 ans, celui qui se trouve séduisant,  très intelligent, parfait, marrant et tout et tout, et qui, en guise de modeste conclusion, précise « j’ai beaucoup plus de mal à trouver mes défauts que mes qualités ».

Euh, attends, je t’aide : narcissique, vantard, susceptible, imbu de lui-même, n’ayant aucune peur que le ridicule ne le tue (heureusement pour lui).

Alors bon, je récapèpète :

- séduisant : euh, pour les gamines prépubères, peut-être, pas pour moi, moi je préfère de loin Benoît, rhaaaa, Benoît.

- très intelligent : pas sûre, commencer une telle stratégie, c’est à coup sûr se faire repérer un jour et être viré illico presto, le temps le dira

- marrant : clair qu’il me fait mourir de rire, mais bien malgré lui

- parfait : ah ah ah, qu’ajouter à cela, je vous le disais qu’il me fait mourir de rire

Bref, on dirait un Michael Vendetta à la belge, et encore, quand je compare, j’adoooore Michael Vendetta.

Mais bon finalement, tout se comprend lorsqu’un apprend qu’il et étudiant en sciences politiques, titchu.  La totale.  Une vraie blague belge, ça.

A découvrir !

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10:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une enfant de la TV | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : koh lanta, tf1, maxime |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
sep

Quatre mariages, une lune de miel et un bébé, avec un détour par Secret Story et Master Chef

 

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TF1 se lance en ce moment dans les émissions à caractère très très familial.  Un peu « comme si que » la chaîne voulait séduire la ménagère de moins de cinquante ans. 

Passque déjà, ils avaient annoncé que Secret Story serait plus familial.  Et ça l’est : plus de scènes sous la douche, interdiction de fumer devant la caméra, interdiction de prononcer les mots tabous tels cigarette, alcool, boire, se saouler… sans oublier les classiques putain, bordel, merde, salope, pétasse, lesquels sont remplacés par des biiiiiiiiiiip stridents.  Et bien sûr, les candidats ne peuvent plus fumer devant la caméra (tchu je radote je l'ai déjà dit plus haut).  Ce qui les rend vachement agressifs je trouve, pas vous ?

Ensuite, ils ont annoncé que Master Chef serait plus cool.  Exit la froideur de Carole Rousseau. Exit l’agressivité des chefs, prenant plus de plaisir à humilier les candidats qu’à déguster leurs préparations.  Ça en devient du coup totalement guimauve, surtout avec les chefs qui n’engueulent plus personne.  Ainsi, au lieu d’entendre, par exemple, « c’est quoi cette merde que vous nous proposez, il vous a fallu une heure pour préparer ça ? » on a droit à « puis-je me permettre d’oser vous signaler que votre préparation semble un tout léger petit tantinet simpliste, au risque d’outrer votre majesté ».  Soporifique.  Quant à Carole, je ne vois aucun changement, toujours aussi glaçon, non ?

Mais c’est surtout avec ses deux nouvelles émissions que TF1 se la joue proche du peuple et de ses préoccupations principales : l’amour et les bébés. 

Babyboom est soi-disant une téléréalité durant laquelle pas moins de 7867 caméras filment, 24h/24, la vie d’une maternité.  Oui, bon, rien de neuf sous le soleil, des émissions de ce type, j’en ai vu treize à la douzaine.  Mais j’aime.  C’est vivant, c’est spontané, c’est drôle, c’est émouvant.  Du futur papa au côté groseille très prépondérant, qui appellera sa gamine Brenda (tapez 1), Jenifer (tapez 2) ou Kevinette (tapez 3) au couple hyper catho qui donne à son enfant un prénom étant celui d’un des premiers chevaliers parti en croisade (alias Tancrède), en passant par l’évanouissement du futur papa qui en entendra parler toute sa vie et par les ragots d’infirmières et de médecins, on en a totalement pour son argent, enfin pour sa redevance Voo.  Le pire, c’est que chaque fois que les futures mamans se mettent à pousser, ben je me surprends à pousser avec.  Vlà que je vais me faire des rides, titchu.  A voir sur TF1 le mardi soir ou sur AB3 le dimanche soir, je vous le conseille vivement, captivant, et fou rires et larmichettes garantis.

Mais le top du top, le soddum du soddum, comme dirait l’autre (private joke), c’est Quatre mariages et une lune de miel.  Une sorte de Dîner presque parfait, version wedding.  Quatre futures mariées s’invitent mutuellement à assister à leur cérémonie, réception, soirée dansante… puis se jugent mutuellement.  Enfin, juger est sans doute un mot trop gentil pour qualifier cette façon qu’elles ont de se démolir et de s’écraser les unes les autres comme des insectes nuisibles qu’elles ne sont pas.   Dans ce genre de jeu, peut-on attribuer une note sincèrement haute à une concurrente, sachant qu’elle risque de vous faire perdre (la note, pas la concurrente, même si c’est kif kif bourricot) ?  Vous comprendre ce que moi vouloir dire ?  Clair qu’à donner des 8/20 systématiquement, on fait baisser la moyenne, et augmenter ses chances de gagner, vous suivre ?

Et comme elles ne sont que quatre, et non cinq, cf Un dîner presque parfait, et bien le dernier jour, chacune visualise son propre mariage et les commentaires de ses ex-amies.  Drôlissime de méchanceté.

Le sadisme de TF1 veut que le coût des mariages soit indiqué.  Jusqu’à présent ça oscille entre 6000 et près de 50000 euros (ou 40000 je ne sais plus).  J’en revenais pas ! 40000 euros pour avoir 75 % de chances de divorcer, non mais sérieux, sont fous.  Je suis mauvaise ?  Même pas, simple question de statistiques.   Bien sûr, pas très équitable de comparer des mariages ayant de telles différences budgétaires, mais l’argent n’est pas toujours synonymes de bon goût… même si jusqu’à présent, pour ma part, ce fut le cas, les mariages friqués rimant avec glamour, bonne bouffe et jolie déco, certains mariages au rabais (mais pas tous, y’a vraiment eu du tout mignon dans le tout bon marché) rimant avec buffets bof bof, striptease pas glamour et déco surchargée.

Deux semaines déjà que cette émission a commencé et je m’amuse comme une petite folle. 

J’ai déjà ri comme une dingue en :

- découvrant qu’une candidate avait non seulement un « wedding planner », qui devient apparemment fort à la mode même en Europe, mais surtout une « dame de compagnie » - euh, ça existe encore ça, les dames de compagnie ?  Si oui, j’en veux bien une, qui me fera mon repassage, ma bouffe et mon ménage – j’appelle ça une bonne à tout faire, mais si elle préfère être appelée dame de compagnie, pas de souci.

- assistant à des drames dramatiquement dramatiques : le gâteau non livré because boulangerie fermée, l’envol de ballons foireux because ballons non détachés, la madame censée lâcher les cinquante colombes qui oublie de venir, le gâteau en glace qu’on oublie de mettre au congel et qui a sa sortie s’est transformé en bouillie colorée (trois de ces drames se rapportant à une seule et unique mariée, qui en plus était une vraie charogne avec les autres).

- entendant « elle avait tout, une énorme robe à volants, des gants, des bijoux, un voile, un diadème… », imaginant que suivrait un « my god, trop trop trop chargé », alors qu’a suivi un « magnifique, c’était parfait » - j’en ai eu la nausée, moi, mais c’est peut-être à force de regarder Babyboom, qui sait…

- voyant une représentante en robes de mariée arriver dans une robe dix fois trop large, qui risquait de laisser s’échapper un sein à chaque pas (clair que ça aurait boosté l’audience).

- découvrant les critiques sur une déco trop minimaliste car dénuée de ballons, de colombes, de volants, de tulles et j’en passe… bon cette fois, c’est sûr, je reviens, je vais vomir.

Et j’en passe.  Ça vaut le détour, je vous le conseille, sur TF1, chaque jour de semaine à 17h25.

Le plus drôle étant bien sûr la mesquinerie stupéfiante avec laquelle les candidates se tirent dans les pattes, en coulisses, alors qu’en face de la mariée, elles y vont de leurs plus grands sourires.  Trop fun, je me croirais au bureau, des fois.

Malgré tout, par moment, ben tout ça m’a donné des envies d’amour, de mariage et de bébé, même si, clairement, en ce moment, je suis partie pour n’avoir aucun des trois, bisque bisque rage.

Suggestion pour les prochaines émissions de ce type : « Un bébé presque parfait » ou « Quatre langes et un couffin ».  Où les jeunes mamans jugeront : la chambre du petit (dont les côtés kitsch devraient souvent nous faire mourir de rire), les futures fringues du petit (idem niveau kitch, saupoudré du côté « j’expose mon fric dans les fringues de mon gamin, exclusivement Baby Dior » ou « toute ma layette est tricotée main en rose pâle pour ma petiote »), l’accouchement (avec ou sans péridurale, pour gagner des points, avec ou sans coupage de cordon, avec ou sans papa, avec ou sans hurlements…) et enfin le petit proprement dit (passque parfois, les bébés, keske c’est moche, même si personne n’ose le dire, là, enfin elles se lâcheraient sur les oreilles décollées, le nez énorme, l’œil bovin ou la bouche en cul de poule).  Ah ben oui, ça pourrait être super marrant ça, comme concept, non ?

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