5
jan

ô mon batooooo !

On est dans les anniversaires. Après le 1000e Flair, voici la 100e Star Ac ! Pour beaucoup, la Star Ac, c’est une histoire de gros sous, une stratégie marketing bien huilée. Bien sûr. Je ne suis nullement dupe. Mais pourquoi n’y voir que ça ?

Pour moi la Star Ac, ce sont des bons moments à prendre, des duos magiques, des fous rire et une chance offerte à de jeunes artistes de se faire connaître (une claque dans la gu… pour les perdants, je le conçois). L’occasion de revoir beaucoup de chanteurs français (j’adoooore la chanson française, la redécouvrir est toujours un plaisir), l’occasion de découvertes anglo-saxonnes pour l’inculte que je suis en la matière (les Pussycat Dolls, les ballades superbes d’Evanescence, le ridicule de Mariah Carrey, la sympathie d’Anastasia), bref un tas de bons moments. Des moments drôles aussi, comment ne pas rire de Nikos et ses « merci pour votre générosité » permanents et répétitifs (sur cette sixième saison il s’est abstenu, on a dû le driller), de ces commentaires guimauves sur les chouchous, mêmes au moment où ils étaient les plus nuls.

Chaque saison a eu son charme. La première, ce fut la découverte de la télé-réalité, une addiction dont j’ai eu des difficultés à me défaire à la fin de la saison. J’étais totalement hystérique, hystérie partagée avec une bande de copines. Nous avons même poussé le ridicule jusqu’à aller voir la finale sur écran géant ! Les saisons suivantes, je les ai vécues en grands rassemblements familiaux. Le vendredi était devenu sacré : non pas Sacrée Soirée, mais soirée Star Ac en famille. Agrémentées de fous rires récurrents, de critiques incessantes (et féminines) sur le maquillage, les fringues, les petites histoires d’amour émouvantes ou ridicules. Et ces dernières saisons, je les ai vécues en solo avec ma TV, souvent en différé (merci mon magnéto, tu es mon meilleur ami, je ne te le dis pas assez) pour cause d’agenda overbooké, mais j’ai apprécié tout autant.

Mes chouchous ? Les trois premiers gagnants. Les trois suivants, je ne les aime pas, point barre. J’aime Jenifer pour sa spontanéité, sa fraîcheur, Nolwenn et Elodie pour leur voix très particulière, leur sensibilité exacerbée, l’émotion de leurs chansons. J’ai été servie ce soir, ma chanson fétiche « la ceinture », et cette chanson hyper émouvante « Mon ange ».

Si je suis tant passionnée par ces radio crochets modernes, c’est sans doute qu’ils me permettent de vivre par procuration mon plaisir de chanter. J’adore chanter. Chanter ça remonte le moral. Ça dynamise la vie. Ça donne du baume au cœur. Je chante le matin dans ma salle de bain, je chante quand je fais la vaisselle (ça m’aide à tenir le coup). Et parfois, je danse en même temps. Ça donne un spectacle ahurissant d’une demi folle (pourquoi demi ?) qui fait un semblant de chorégraphie accompagné de borborygmes assourdissants. Car je chante comme une casserole rouillée. C’est un enfer. Lorsque je me balade avec mon lecteur MP3, je dois être attentive à chaque instant pour ne pas me laisser aller à pousser la chansonnette en public, d’autant plus que je ne m’entends pas… mais le « public », lui, m’entendrait !

A ce sujet, j’ai vécu une anecdote assez tordante. J’ai fait une croisière, c’était fabuleux. J’adore la mer. Malgré la foule sur le paquebot, juste avant l’heure du repas (délicieux et plats multiples chaque soir, un bonheur parfait), tout le monde s’affairait dans les cabines. Comme ma beauté naturelle m’épargne de tels préparatifs, je montais, sur le pont, m’allonger sur un transat et regarder le soleil se coucher. Quel plus beau spectacle que celui-là, surtout que j’étais absolument seule pour en profiter. Seule ? Oui ? Personne à gauche. Personne à droite. Personne derrière. Alors, grisée par l’émotion, motivée par la chanson que j’ai dans les oreilles (Anastasia, Left Outside Alone – de circonstance), j’ose un pas de danse. Puis un autre. Et puis je danse, basta, autant profiter de ce moment unique de ma vie. C’était génial. Moins géniale fut mon émotion lorsque je revins dans la cabine pour découvrir que la TV diffusait en boucle un programme « paquebot » qui montrait en fait en alternance la vue des deux ponts du bateau… Argh, les milliers de croisiéristes ont dont profité de ma magnifique chorégraphie. J’ose espérer qu’ils étaient tous dans la salle de bain, et puis de toute, façon, sincèrement, je m’en contrefiche, l’essentiel fut ce moment inoubliable que j’ai vécu. Photo. (les deux bosses, ce sont mes pieds…)croisière

22
déc

ça va Seigner ce soir !

Ce soir j’ai annulé tous mes projets pour cause de maladie, oui toujours la même, qui me colle à la peau comme une sangsue (on ne quitte plus les bêbêtes de la mer en ce moment…). Exit une sortie sur les marchés de Noël avec amies et amies, bof, c’était pour me liquéfier devant mon Echec et sa dulcinée Rivale, que je nommerai dorénavant la Garce, car elle l’a été… même si je ne l’ai pas raconté. Garce. GARCE. Les Garces parviennent toujours à leur fin, en écrasant les braves bêtes (braves pigeonnes) comme moi. Bref, une soirée déprime s’annonçait, déjà que je vais devoir subir leurs regards énamourés durant mon réveillon de Nouvel An, déjà que je me demande comment je vais résister à l’envie de les étouffer avec le foie gras, les ensevelir sous des tonnes de zakouskis pas frais, leur jeter du fromage à raclette brûlant au visage et les noyer de champagne à minuit, alors ce soir, maladie oblige, je me farcis non cette dinde de Garce (ah, ça soulage), mais la finale Star Ac. Et durant les pubs, je lis mon incontournable, ma bible, mon Ciné Revue.

Et je découvre une info dont je ne suis toujours pas remise, info que j’ai lue à la première pause pub, là j’en suis à la troisième mais je n’ai pas encore digéré ce petit article rikiki que j’ai lu à 21h30 : Mathilde Seigner est enceinte. Enceinte et casée. Mathilde, je l’adore et je la hais. J’adore son caractère, son franc parler, son rôle dans « tout pour plaire » qu’on croirait directement inspiré de ma petite vie. Je déteste le comportement ignoble qu’elle a eu dans un « ça se discute » (horreur et putréfaction, en citant cette émission je réalise que l’incontournable célibataire Delarue, est lui aussi casé et papa, bisque bisque rage), bref un « ça se discute » consacré aux célibataires, qu’elle a traités comme des merdes, les assenant de théories foireuses selon lesquelles ils devaient tous aller en thérapie, c’était pas normal d’être seuls, alors qu’il suffisait de se pencher pour ramasser, elle fut ignoble et hautaine, comme jamais je n’aurais pu imaginer qu’elle soit … Quelques jours ou semaines plus tard, elle se retrouvait seule, et j’ai bien l’impression que ça a duré. Y’a une justice.

Maintenant Mathilde est enceinte et je devrais m’en réjouir.

Bon je devrais également me rassurer en me disant que si elle est parvenue à rencontrer l’amour, je le peux aussi. Mais je suis du genre « verre à moitié vide » et je me dis plutôt « tchu Anaïs, t’es vraiment pas normale, si même Mathilde y arrive, et que toi pas, faut te faire soigner ma vieille pomme ! ». (et en plus Dominique a perdu la Star Ac, quééééé soirée ma parole, je vais me coucher, c’est tout ce qu’il me reste à faire en ce 22 décembre nullissime).

14
déc

Les imposteurs sont partout

Point de comédie romantique à la TV hier, je me rabats sur TF1 et ses 30 meilleures impostures. J’apprends qu’Orson Welles avait terrifié l’Amérique en annonçant des envahisseurs, puis je m’endors lourdement devant cette émission soporifique mais néanmoins rigolote et inédite (ça change des 30 meilleurs gadins, 30 meilleurs fou rire et autres débilités du genre). Pendant ce temps, l’imposture se passe sur la RTBF, tchu j’ai tout loupé ! Parait que tant y on cru, à la séparation imminente de la Belgique. Notre petite Gelbique bien aimée ! Dire que je m’étais juré de regarder cette émission, car son thème « va-t-on supprimer le chômage », m’intéressait, moi qui ai décidé que je voulais devenir chômeuse professionnelle. Vraiment dommage d’avoir raté ça. Allez en attendant mon nouveau job au FOREM, je vais bosser…

12
déc

Love, love, love

Ce soir, Love Actually à la TV. Bien sûr, je l’ai déjà vu, au cinéma. Deux fois. En DVD. Deux fois. A la TV. Chaque fois… Mais je le regarde. J’adore ce film qui relate des tranches de vie, comme le jambon d’York. Des tranches d’amour, d’amitié, de tendresse, de jalousie, d’infidélité, d’envie, de bonheur, d’humour, de beauté. Des tranches d’acteurs sublimes, émouvants, des tranches de musique entraînantes ou douces. Tout ce que j’aime. J’aime ce film à la folie, effeuillons la marguerite ce soir… Un film pour midinettes ? Sans doute. Mais pas seulement. Tout n’est pas happy end dans ce film, loin de là. Comme je pleure quand c’est triste, comme je pleure quand ça finit bien, je ne cesse de pleurer. Love Actually me sert de régime. J’ai perdu 500 ml de larmes, yes.

22
nov

JT : joyeusetés télévisuelles

Grande nouvelle au JT ce soir, que j’entends à l’instant : une découverte : l’oursin aurait 70 % de gênes similaires à ceux de l’homme. On savait que le singe en avait plus de 99 %, mais l’oursin, là, ça me laisse songeuse. Première question : on parle de gênes similaires à l’homme, signifiant bien sûr l’humain. Mais je trouve cependant l’oursin plus proche de l’homme que de la femme, non ? La femme serait plutôt proche de … non pas la moule, voyons, mais l’étoile de mer, gracieuse, raffinée. Je ne suis pas objective, c’est clair, mais oursin m’a fait penser à ours, et il faut avouer que beaucoup d’hommes le sont, des ours. Ours mal léchés, parfois, oursins piquant parfois aussi, mais gros nounours qu’on a envie de câliner, également.

Horrible nouvelle ce soir au JT également, cette femme tuée par quatre rottweillers. Mais pas quatre chiens qui se baladaient, non, les siens ! Qui lui avaient déjà grièvement blessé le bras il y a peu mais qu’importe, elle avait refusé l’euthanasie. Ils l’ont attaquée, tirée dehors pour l’achever, devant les gendarmes arrivés trop tard. Comment peut-on encore apprécier la compagnie de tels molosses ?

Dernière nouvelle : tous les trois jours une femme est tuée par son compagnon. Cela se passe de commentaires. Je sais maintenant pourquoi je ne regarde jamais, oh grand jamais, le JT, préférant m’abrutir devant la star ac ou autres feuilletons américains. Novembre est déjà un mois sinistre, mais si je dois en plus me farcir les nouvelles quotidiennes, il ne me restera que mes yeux pour pleurer et mes jambes pour aller me jeter à la Meuse !