23
mar

Anticipation anticipée

Ce matin j’entends une pub pour une graaaaaaaaaaaaande et inefficace banque. « Comme vous avez des bras musclés », dit la charmante dame au monsieur qu’elle croise, « ça sera parfait lorsque vous me porterez pour la nuit de noces. Et puis vous saurez construire notre maison, et fabriquer un petit lit pour notre fille Nicole. Nicole, ça vous convient comme prénom ? » Il en reste bouche bée.

Cette pub m’a fait beaucoup rire… sans doute car je suis un peu de ce genre là, à me monter un scénario tarabiscoté-romantico-débile lorsque je croise, au détour d’une ruelle, un charmant homme…

Rassurez-vous, je n’y crois pas réellement, et surtout je n’en pipe mot, mais mon imagination aussi fertile que la terre au printemps m’empêche de rester les pieds sur terre.

Rassurez-vous encore, lorsque l’histoire se concrétise, je ne dis rien des idées qui me traversent l’esprit à l’élu de mon cœur (le pauvre, s’il savait).

En écrivant me revient en tête une pub génialissime dont j’étais folle. Une pub pour une voiture familiale. C’est le matin. Môssieur se réveille après un coup d’un soir. Il tend à sa jeune amante un test de grossesse. Elle est estomaquée et le regarde, silencieuse. « Ben pour savoir si tu es enceinte, tiens ». Elle « mais ça va pas non ». Lui, s’énervant, « Ben quoi, on peut toujours avoir de l’espoir non ». Son espoir étant d’avoir des mômes pour acheter la voiture familiale de ses rêves. Oui, bon, raconté ainsi, c’est pas drôle du tout, mais c’est du même style que la pub radiophonique décrite là-haut. Et la tête des acteurs est à mourir de rire. Y’a peut-être moyen de la retrouver sur la toile, cette pub qui m’a tant fait rire.

A noter que moi, je me réveille à côté d’un tel énergumène, j’appelle la police tout de go ! Sauve qui peut !

Add. Merci à Nuages pour la photo... tu es mon roi du net.pubvoiture

20
mar

Opinion privée

Je me suis vautrée dans mon lit douillet hier soir pour me repaître de la RTBF et son « opinion publique » et découvrir l’avis de diverses personnalités connues ou non sur le thème « célibattus ou célibattants ». Tout un programme…

Je passerai immédiatement sur les achats de femmes en Ukraine par des célibattus remplis d’espoir de retrouver une docilité à jamais perdue chez les belges, persuadée que je suis que les « achetées » une fois intégrées dans notre petit pays, se précipiteront au tribunal pour divorcer, retrouver leur liberté chérie et voir enfin du pays. Ce procédé me débecte et je ferai prochainement un post entier sur le sujet.

Je ne m’attarderai pas sur Brice le célibataire heureux qui le crie haut et fort, qui veut de l’amour (du sexe ?) en robinet pour ne plus jamais avoir besoin de femmes, qui dit les hommes programmés pour l’infidélité et prétend que l’indépendance est incompatible avec le bonheur. Ses idées me paraissent trop réductrices.

Je n’approfondirai pas le sujet de Chantal Bauwens et sa chasse@coeur qui n’était qu’une chasse à l’homme, mais qui a enfin trouvé sa moitié. Son histoire ne m’a pas passionnée outre mesure. Comme l’a si bien dit Evelyne, au moment même où je me raidissais sur mon oreiller, « dire que l’autre est sa moitié revient à penser que sans lui, on n’est plus qu’une moitié » (et d’ajouter avec humour « mais quelle moitié, le haut, le bas ? »).

Je voudrais juste relever ce joli témoignage du vieux petit couple tout mignon, qui croit encore, envers et contre tout (contre tous ?), aux vertus de la durabilité, de la famille et de l’amour. Ça m’a rappelé mes grands-parents, même si je suis convaincue que s’ils avaient vécu cinquante ans plus tard, mes aïeuls, ils auraient été, à certains moments, tentés par l’éventualité du divorce. Respect pour ces cinquante (et plus) années d’amour.

Relever, également, l’intervention toujours juste, sensée et douce (sa voix douce apaiserait les plus énervés) d’Evelyne Hazan, qui a su remettre les pendules à l’heure sans tomber dans le romantisme exacerbé ni le féminisme à outrage : elle a été célibataire, elle a compris pourquoi, elle a su ne plus l’être. Et voilà.

Enfin, lancer un message personnel à Ernesto : c’est quand tu veux pour me cuisiner des lasagnes maison !

18
mar

Plan Q(I)

On connaît tous la signification de « plan Q », of course.

RTL TVI, chaîne la plus intelligente du PAB (le PAF : paysage audiovisuel français, PAB : paysage audiovisuel belge, non ?), que j’adore depuis qu’elle m’abreuve de séries en tous genres, nous offre ce soir un « plan QI ». Faut oser… RTL qui propose à ses fans de tester leur QI… va y avoir des grincements de dents et des suicides intellectuels, ce soir.

J’ai déjà testé mon QI il y a bien longtemps (je n’étais pas encore majeure) via un bouquin fait pour ça. Je suis très douée en tests de logique, à l’époque j’avais eu un bon QI, nettement supérieur à 100. Si je vous jure, pourquoi vous me croyez pas ? Mais c’était à l’époque, du temps ousque mon cerveau avait encore tous ses neurones en bon état. Et puis ça rime à quoi tout ça ? Parce qu’on sait résoudre des problèmes logiques, on serait plus intelligent ? ça m’a souvent permis de réussir les premières étapes de tests d’embauche… sauf que je me vautrais ensuite, lors des entretiens, pour des raisons diverses et variées (manque de confiance en elle, la petite, pas assez de connaissances dans le secteur, la pauvre, parle pas bien les langues, la fillette).

Je me pose donc la question suivante : le QI est-il révélateur de l’intelligence ? Les gens dotés d’un QI élevés sont-ils plus intelligents que ceux dont le QI frôle les crocus ? On m’a souvent dit « toi Anaïs, tu es intelligente » (mais jamais « toi Anaïs, tu es culturée »…), mais je soupçonne que ce soit dû à l’effet « lunettes » ou à une mémoire rapide liée à une compréhension facile, qui me permettaient de réussir haut la main les examens, puis d’oublier illico la matière. Si c’est pour tout emmagasiner, tout régurgiter, tout oublier, je n’appelle pas ça de l’intelligence, juste un bon sens des priorités !

Et puis j’avoue qu’avoir en tête un résumé de l’histoire belge/française/universelle, les théorèmes de Brad Pitt-agore, les capitales mondiales, le tableau chimique de Lendl et Iev (célèbres tennismen), les noms/fonctions/partis politiques des grands (si petits, parfois) de ce monde, et bien ça ne m’intéresse pas. Si c’est pour les ressortir en société et montrer combien je suis érudite, ça ne m’intéresse pas je vous dis !

Mais au fond, c’est quoi l’intelligence, hein ?

Est-ce savoir tout sur tout ? Moi j’appelle ça la culture.

Est-ce retenir tout rapidement et efficacement ? Moi j’appelle ça la mémoire.

Est-ce avoir un avis sur tout ? J’appelle ça le sens critique.

Demande donc à ton ami Robert, Anaïs. Oui, allez, Robert, c’est quoi l’intelligence ? Réponse de Robert : « n.f. faculté de connaître, de comprendre ; qualité de l’esprit qui comprend et s’adapte facilement ».

Bingo, c’est justement la définition que j’allais donner (waw, comme je suis intell… euh) : la capacité de s’adapter à toute situation. (je jure que c’était ma définition, à moi rien qu’à moi, la mienne que j’avais créée moi-même, pitié, croyez-moi).

Il n’y a, pour moi, pas une forme d’intelligence mais une multitudes de formes : réparer en un tour de main une chasse qui fuit, c’est de l’intelligence (pratique), résoudre un gros problème mathématique, c’est de l’intelligence (intellectuelle), écrire un roman qui captive, c’est de l’intelligence (littéraire), inventer une délicieuse recette d’instinct, c’est de l’intelligence (créative), deviner ce qui va mal chez l’autre et instinctivement lui tendre la perche, c’est de l’intelligence (du cœur).

Voilà ce qu’est, pour moi, l’intelligence.

J’ai cependant la folle envie de tester mon QI sur RTLTVI ce soir, et je vous donne tous RV à la fois devant votre petit écran et votre écran de PC, histoire de résoudre ensemble les tests et de comparer nos QI. Et, qui sait, en répondant à plusieurs, on aura peut-être un QI global de 250 !

14
mar

Un film

Un film dont je n’ai jamais entendu parler « mensonges et trahisons et plus si affinité… » (tiens j’aurais mis ‘s’ à affinités).

Un acteur mignon, Edouard Baer, brun ténébreux, grand j’ai des doutes, mais vraiment le genre que j’adore, look pas rasé, cheveux en bataille, mhhh. Une fin en happy end comme je les aime, sur la musique de Carla Bruni (quelqu’un m’a dit), joli. Bref un chouette film sans prise de tête.

Il est « nègre ». non pas « n. m. péjoratif : personne de race noire » mais « n. m. auteur payé par une personne pour écrire les ouvrages qu’elle signe ». Elle est architecte.

Premier rendez-vous au resto entre le brun ténébreux et la brune piquante (tiens ça pourrait être moi, bien qu’elle soit mieux foutue), il pense « Je déteste les premiers rendez-vous. En théorie, ils devraient permettre à deux inconnus de mieux se connaître, ce qui ne serait d’ailleurs pas si bête si les deux individus en question n’offraient pas d’eux-mêmes une image idéale, c'est-à-dire complètement fausse. En fait, il n’y a vraiment qu’une seule façon de savoir qui on a en face de soi, c’est le test du supermarché ». Et nous avons droit à une preuve en images du fait que le contenu du caddie démontre une part du caractère de l’individu : Nutella pour les femmes déprimées, fromage de régime pour les femmes qui cherchent un autre homme, produits de ménage pour la célibataire endurcie maniaque, corde et couteau pour le tueur en série. Caricatural mais pas totalement faux.

Conclusion « ce dîner promet d’être, je le sens, un grand moment d’hypocrisie ». La brunette arrive et lui dit « tu veux pas qu’on aille directement chez toi ? » Emballé c’est pesé. Bingo pour le brun ténébreux…

Cette fille a le même caractère que moi, trop franche, trop directe. Enfin moi je propose jamais qu’on aille directement chez lui (et pas chez moi non plus d’ailleurs), jamais le premier soir, je suis pour la théorie des six rendez-vous, qui dit qu’il faut AU MOINS attendre six rendez-vous avant de faire « la chose » - six rendez-vous après le premier bisou, qui lui vient après… oh c’est aléatoire, en fonction de l’envie, ça peut être quasi immédiat ou prendre un petit temps -, donc six rendez-vous, parce que c’est déjà difficile d’apprendre à se connaître, alors c’est pas pour se mettre sur le dos, en plus, le stress de la première fois, les premières fois merdiques, les crampes aux mollets, les préservatifs qui craquent, les soucis de pilule et le « c’était bien, t’as aimé ou pas ? ». Je suis d’accord. Et puis c’est comme ça, j’ai déjà donné dans le « je couche le premier soir » (ou presque le premier soir), c’est pas une super idée. Donc je tente dorénavant d’abord de savoir si intellectuellement ça peut marcher, ensuite on passe au plumard, pas avant. Na. A prendre ou à laisser. Le jeu qui rend fou, euh non.

Mais je m’égare, pourquoi je parle de moi là ?

Revenons-en au supermarché. C’est vrai que j’observe toujours ce que les autres achètent, pas vous ? Je fais une fixette sur l’alcool, si j’en vois trop je catalogue immédiatement. Ou si je perçois un ravier de tomates au milieu de bières, vins, alcools, j’en déduis que les tomates ne sont que l’alibi. Obsessionnée, oui je saaaaaaaaaaaaaiiiiis…

Notre nègre nous parle ensuite de l’invention de l’amour, qui n’est qu’une chimère à laquelle nous croyons tous. Non mais là ça va pas du tout hein ! Je l’aime pu le nègre.

Son meilleur pote participe à des speed-datings. La scène est à mourir de rire de réalisme. Présentation des femmes. Faisons-là à la Anaïs (même si c’est pas moi qui parle dans le film, ça pourrait aisément l’être) « Bonsoir je m’appelle Anaïs je bosse dans une grosse maison d’édition (on triche toujours sur son job), j’ai 27 ans (on triche toujours sur son âge), je suis aussi écrivain public et j’ai une chronique de renommée mondiale (mais si mais si j’y crois encore), je veux des enfants, peut-être, mais j’ai déjà deux rats, j’aime les restos gras et les balades courtes et je ne pratique pas la fellation », le tout débité en moins de dix secondes. Lui « Oh, moi je m’appelle Bernard, je bosse dans la pub, j’aime aussi les enfants, j’ai un chien et au fait, euh, pour la fellation, c’est définitif ? »

Finalement très réaliste, ce petit film. A voir… et à revoir.

28
fév

La roue de la perversion

Je regarde vaguement, en vous écrivant, la roue de la fortune avec le nabot démodé (il fut un temps où je l’adorais, mais ce temps est révolu depuis qu’il anime tant d’émissions poubelles) et sa blondasse vulgairissime.

Mot à deviner : quatre lettres : - - T E. Définition « organe qui se dilate ».

Purée je suis sciée. TF1 n’oserait tout de même pas ! Pas à l’heure pré-JT, où les enfants sont devant leur écran plasma ou LCD. Je me refuse à cautionner cette mascarade.

Quelle vulgarité, quelle grossièreté. C’est tonteux, je vais zécrire immédiatement à TF1 pour crier au scandale.

Le résultat tombe : RATE.

Aaaaaah booooon. C’est vrai que j’avais mal lu la définition « organe qui se dilate OU femelle d’un rongeur ». Aaaaaaaah boooooon.

Mon rat me nargue de sa cage, moi le pire esprit mal tourné de toute la Gelbique. J’ai honte.