3
mai

A la recherche de la Nouvelle Pop Star Ac (2)

Ou plutôt « la Nouvelle Star ». Punt aan de lijn.

Je ne sais pas vous, mais ce que je préfère dans cette émission, ce sont les sélections. Là, on se marre. Là, on apprécie les vautrages profonds. Là, on découvre des talents émouvants. Là, on prie pour nos petits belges (on est parfois chauvins, mais uniquement avec les talentueux, mais si mais si, je suis honnête, je le jure). Durant les sélections, je suis scotchée à ma TV et je ne vais faire pipi qu’aux pauses pubs (heureusement, sont sympas, pensent aux pisseuses de service telles que moi, on a beaucoup de pauses pipi, quel respect du téléspectateur, n’est-il pas ?), même si je dois me tordre de douleur après mon souper, vu que chaque goutte ingurgitée s’élimine en dix gouttes, doit y avoir quelque chose qui cloche dans mes reins.

Et puis y’a le jury. Aaaaah le jury. Bon, je le dis tout de suite, j’aime pas Manu Katché et ses airs suffisants. Mais je goûterais bien à Dove et André. Sont beaux non ? Ah, si, sont beaux. Craquants, charmants. J’en bave (je bave beaucoup pour l’instant, appelez-moi omelette).Quant à Marianne, je la kiffe, tout simplement (j’adore parler le djeune).

Au Pavillon Baltard, directement, c’est nettement moins drôle. Ils chantent, ils sont jugés, ils gagnent, ils perdent. Rien de croustillant. Pas de rumeur. Pas d’histoire d’amour, ou si peu. De la variété.

Donc, je l’ai déjà dit, j’aimais beaucoup la tortue de l’an passé, alias Christophe, grand gagnant désigné dès la première heure du challenge Nouvelle Star. Sympa, simple, souriant, étrange, cool.

Mais le gagnant de cette année, Julien l’illuminé, il est étrange, étrange, étrange, étrange et étrange. J’aime sa voix et son ukulélé (quel homme saura me séduire avec un ukulélé et une chansonnette ?), mais son tirage de tronche permanent, son air de star avant l’heure, et son style si particulier qu’il en devient lassant, je demande à voir…

Je pourrais énumérer chaque candidat et donner mon opinion toute à moi, mais j’ai peur de vous endormir et surtout de créer des polémiques sans nom, suivies d’énervements sans fin, de conflits par commentaires interposés, le sang risque de gicler, les boyaux d’exploser. Donc je vous laisse vous faire votre opinion, et partagez-là ici, si vous osez…

PS : qui a été éliminé hier ? Passque je me suis lamentablement endormir au moment pile du résultat des votes, le suspens était tellement insoutenable, Virginie tellement lente, que voilà… Morphée m’a kidnappée en moins de temps qu’il n’a fallu pour dire « et l’éliminé est … ». Et réveil à 1h38 : où suis-je ? qu’accoustiquais-je ? La TV qui hurle depuis 23h… Belle jeunesse.

28
avr

Devenir accro sans même s’en apercevoir

Première rendez-vous. Bof bof. Pas d’émotion. Une simple curiosité. Une envie d’en savoir un peu plus. Mais je ne pense pas que ça marchera.

Deuxième rendez-vous. Sympa. Intéressant. De plus en plus. Je vais peut-être revoir ma position.

Troisième rendez-vous. De plus en plus intriguée. De plus en plus curieuse. J’attends l’heure du rendez-vous, fébrile. Je commence à me réjouir. Je mords à l’hameçon.

Quatrième rendez-vous. Ça y est je craque. Je fonds. Je suis touchée. Je deviens accro. Mignon, drôle, attirant. J’ai des papillons dans le ventre. Emotions, émotions.

Vivement la semaine prochaine pour mon rendez-vous quotidien avec … Newport Beach.

Mon éternelle reconnaissance à la personne qui m’a signalé que cette série repassait dès cette semaine, moi qui n’en avais jamais vu un seul épisode, oh sacrilège ultime.

Je lui dédie ce billet. Je lui dédie tout ce blog qui a six mois aujourd’hui, happyyyy biiiirthdayyyy toooo hiiiim. Je lui dédie ma vie entière, jusqu’à la mort. Aaaaaaaaah. Une série de plus à me mettre sous la dent.

PS : si vous vous demandez pourquoi je n’évoque pas le cinquième rendez-vous, soit celui d’hier, c’est passque je l’ai complètement oublié … me voilà déjà infidèle, shame on me. Je vais devoir errer sans fin sur le net pour tenter de l’y trouver, ô rage ô désespoir…

26
avr

A la recherche de la Nouvelle Pop Star Ac (1)

Lu dans la presse : l’appel aux votes massifs d’un site américain afin de favoriser le participant naze d’ «American Idol» (précurseur «Nouvelle Star» aux States), celui qui est censé se ridiculiser et être éliminé (un genre de JP de la Star Ac, pour les connaisseurs). Les téléspectateurs en ont marre d’être manipulés, de voir des nuls dans les castings, juste pour faire rire la galerie, alors que tant de bons chanteurs ont été refusés. Et ça marche, le naze de service risque de gagner… J’adore.

Et chez nous, ou plutôt chez nos « amis » et voisins de France ?

Le principe est identiquement le même, qui en aurait douté. Mais moi je m’en fiche comme de ma première tétine, parce qu’il est clair que je ne compte pas dépenser un kopek à envoyer des SMS à vil prix pour soutenir qui que ce soit. Pas bête l’Anaïs, elle profite du pestacle pour pas un sou, pas un euro.

Souvenirs souvenirs.

Star Ac 1. 2001. Bande-annonce sur TF1. Curiosité. Je regarde. En trois résumés je suis accro. Je cours après le bureau pour ne pas louper un épisode, en cas de panne de courant je vole chez les voisins pour les supplier de me laisser entrer (du vécu). Si je dois m’absenter (uniquement en cas d’accident grave ou de décès, s’entend), je branche mes deux magnétos. Avec une bande de cops, on devient des fans hystériques de la star ac. Au point d’aller les voir en concert. Nul. Mais ambiance géniale. Je connais « laaaa musiiiiiqueeee » par cœur, avec la non-choré en prime. J’ai honte. Tant pis. Non, j’ai pas honte, tout bien réfléchi. Le mal est fait.

Depuis lors, je suis toujours accro à la Star Ac, mais moins hystérique. J’arrive même à louper une quotidienne sans pleurer. J’ai grandi.

Evidemment, j’ai également suivi ce que M6 a daigné nous offrir via les chaînes belges (passque moi j’ai pas de satellite ni rien qui vole, juste un câble bien ancré sous terre) : Popstars et Nouvelle Star, sa poignée de gagnants, sa brouette de perdants.

Cette année, à la Nouvelle Star, zont déjà décrété qui gagnerait : après la tortue-voutée-Christophe de l’an dernier (j’adooore), voici l’illuminé-extra-terrestre de service à la voix rauque et cheveux pinettés : Julien-tire-la-geule-et-se-la-pête-grave-avec-son-ukulélé.

« Zont déjà décrété ? », me dites-vous.

Ben oui quoi. Comment, c’était un secret ? Je pouvais pas dire que tout est du chiqué, que le gagnant est connu, qu’il s’agit d’une énooooorme manipulation diabolique pour vous (pas moi, vous) faire envoyer des dizaines de milliards de SMS à 50 centimes d’euros ? Que même que si notre Virginie Effira nationale a laissé applaudir le public pour Julien hier durant trois bonnes minutes sans revenir sur le plateau, c’est pour obtenir un effet subliminal (comme les pubs) sur les télépestateurs et leur faire comprendre (entrer dans la caboche) la qualité de son talent, si c’est pas déjà fait (maintenant c’est pigé ? vous savez pour qui voter ?). Que même qu’à la Star Ac, sur 742.135 participants au casting, dans les 16 élus, y’en a 4 qui suivent les cours d’Armande Altaï, 3 qui ont dansé dans la troupe de Kamel, 5 qui ont suivi les cours de théâtre de truchmachin et 2 qui ont couché avec Nikos (le dernier, c’est le petit-fils de la femme de ménage d’Alexias Laroche-Joubert), que nous sommes l’objet d’une méga géante manipulation (Truman Show, vous connaissez ?)

Sorry si je vous ai ôté vos belles illusions. Mais rassurez-vous, même en ayant conscience de la supercherie, on se marre autant (pour ne pas dire plus).

Allez, votez jeunesse.

11
avr

Confèsssions intèmes

J’ai honte. Et puis non. Faut assumer. Je me dois de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité : je regarde cette émission ridiculement ridicule. Je me demande chaque fois pourquoi : je déteste la présentatrice qui récite chaque fois les mêmes phrases racoleuses, elle me flanque des poussées d’urticaire, surtout quand elle me remercie d’être de plus en plus nombreux à la regarder (au moins je ne suis pas la seule à me vautrer dans cette boue télévisuelle). Mais c’est mon côté voyeuriste qui fait que chaque fois que je vois dans ma bible que l’émission va passer, je ne peux y résister, je branche mon magnéto et me fais une petite soirée de confessions les jours suivants (pfff, Jésus doit se retourner dans sa tombe de voir comme le mot « confession » est galvaudé).

Si vous ne connaissez pas encore cette émission (mais ça va changer, je vais vous convaincre et TF1 - qui d’autre que TF1 peut programmer ça - me sera éternellement reconnaissante et me proposera bientôt de présenter l’émission), les thèmes sont récurrents : des couples foireux, souvent à cause de la jalousie pathologique de l’un des deux, un membre d’une famille qui recherche un autre membre de la même famille (on se croirait à l’ouverture de rideau des deux potes), des enfants ado en conflit avec papa-maman ou des sales gosses totalement ingérables à qui les téléspectateurs rêvent de flanquer la claque dont ils se souviendront toute leur vie, des passionnés (par les poules, par Johnny, par les lasagnes Farniente, tout est bon pourvu que la passion soit envahissante, trèèèès envahissante).

Critères pour être repris lors des castings : un QI inférieur à 69, ignorer que les «si» n’aiment pas les «rais», se vêtir exclusivement de training/marcels (pour les keums) ou de jupe ras del touffe/top nombril à l’air (pour les meufs), quel que soit leur poids et avoir un accent régional à couper au couteau.

Et voilà, le tour est joué. La caméra suit les participants dans leur quotidien, fait de conflits, de disputes, de grincement de dents, de pleurs. Ensuite, super psy intervient et en un coup de baguette magique tout le monde il est deviendu beau tout le monde il est deviendu gentil.

Je vous conseille cette émission : elle fait un magnifique sujet de conversation le lendemain au bureau « t’as regardé Confessions Intimes hier », « oh oui grave de chez grave hein, et celui-ci qui…, et celle-là t’as vu comme elle… ». Et la pause café est vite passée.

Prenez la peine de la regarder au 69e degré, vous m’en direz des nouvelles.

(Voilà avec tout ça j’ai loupé le début de mon feuilleton, je ne vous le pardonnerai jamais)

23
mar

Adulescente ?

« Le bonheur se manifeste sous de nombreuses formes, dans la compagnie de bons amis, dans ce qu’on ressent lorsqu’un réalise le rêve de quelqu’un, ou dans la promesse d’un nouvel espoir ».

J’aime cette phrase tirée… oh surprise … d’un feuilleton pour ados.

Comment ça j’ai plus l’âge de regarder des feuilletons pour ados ? Parce qu’il y a un règlement qui l’interdit maintenant ? Qui ose prétendre ne jamais regarder des feuilletons d’ados ? Et puis je suis majeure et vaccinée, et je fais ce que je veux, c’est clair ? Non mais n’est pas né celui qui fera la loi chez moi.

Bon revenons aux choses sérieuses. J’ai toujours aimé ça. Rien à faire. C’est viscéral. Ça a commencé avec Beverley Hills, là j’étais ado, donc logique. J’avais encore la bonne excuse des premiers frémissements, de la découverte des futurs plaisirs de la chair via quelques scènes jugées torrides, à l’époque. Ah, Dylan qui fait sa cour à Brenda, qui, fâchée, prend la fuite, et se fait rattraper par un fougueux baiser. J’ai bifurqué ensuite sur les débilités françaises Hélène et les Glaçons et, occasionnellement, Premiers Baisers. Mais n’ai pas trop accroché, malgré quelques épisodes sympas. Hartley coeurs à vif récolte ensuite mes suffrages. Puis j’ai ma phase Dawson. A ce moment j’étais déjà vachement plus grande, glups, limite à me cacher pour le regarder. Et puis non, j’assume. Lorsque Pacey embrasse Joey, en cachette des autres, quel stress. Ensuite, j’ai zappé entre Felicity, Everwood, Nos plus belles années et Le monde de Joan. Et actuellement je craque pour les Frères Scott. Lucas vient enfin de se décider à comprendre qu’il aime Peyton, comme c’est émouvant. Rien à faire, j’ai beau avoir grandi, j’aime toujours autant. Ça doit être mon côté débilo romantique qui veut ça, me pâmer ainsi devant des amours de quasi gosses. Aaaah trop bon. Je regrette juste de ne pas avoir eu connaissance de Newport Beach, passque je suis sûre que je serais plus accro qu’un chat à sa nepeta, croyez-moi. (qui aurait toutes les saisons à me prêter, hein, qui, pitiééééé ?)

Faut reconnaître aussi que ça évolue avec les mentalités, ces séries à l’eau de rose. Des chastes vierges jusqu’au mariage, ou presque, on est passé aux dragueuses félines qui collectionnent les aventures.

Je suis sans doute ce qu’on appelle une adulescente : adulte mais qui se retourne avec un brin de nostalgie vers les joies (sic) de l’adolescence. Heureusement que j’ai une mémoire sélective, car mon adolescence à moi, j’ai beau me retourner, me retourner, au point de frôler le torticolis, je ne vois pas de joie réelle, juste une petite ado coincée, pas boutonneuse (on ne peut tout avoir) et en retard de deux guerres. Qui compensait devant Beverley Hills sans doute.

Je ne suis cependant adulescente que face à ma TV, car pour la vie réelle, je vis seule depuis, ouf, l’avant-guerre (le tout est de savoir quelle guerre), je m’assume, je ne dépends de personne, je suis une vraie adulte, na.

Bon, je m’en vais dès lors compenser encore un chouia ma misérable vie de solitude sentimentale, j’ai deux épisodes des Frères Scott en attente, et je soupçonne qu’il va y avoir des bisous en veux-tu en voilà… ça va me faire des papillons dans le ventre. Et j’aime les papillons.