5
aoû

L’île de la perversion

Vous aimez vous, l’île de la perversion, l’île de la dépravation, l’île de l’abjection, l’île de l’érection, l’île de la tentation ?

Moi j’adore.

Oh ça va, ne me lancez pas des tomates moles ou des œufs pourris, au moins j’assume mes goûts de chiotte, moi ! Et que celui ou celle qui n’a jamais jeté un œil curieux à cette émission me canarde avec le premier préservatif usagé. Na.

J’adore, non pas pour baver devant des tentateurs qui ne me tentent pas le moins du monde (j’aime les bruns ténébreux non dotés de sacs de muscles et de cervelle de microbe), non pas pour baver devant des tentatrices siliconées quinze fois (et je manque de modestie) plus minces, plus jolies, plus blondes et plus connes que moi, mais juste pour voir les couples se déchirer. Tant pis pour eux, ils l’ont bien cherché.

Oui j’adore ça, qu’ils se déchirent, se trompent, interprètent mal tout ce qu’ils voient et entendent, se vengent. Zavaient qu’à pas s’inscrire à ce jeu. Cette année, les femmes aussi s’y mettent, à tromper allégrement, yes.

Et j’admire la capacité incroyable des scénaristes, à partir de deux ou trois scènes même pas hot sur les douze jours que dure le séjour, à faire une émission de six fois une heure ! Faut en avoir dans la tête pour broder sur si peu de matière.

Je suis accro à cette débilité télévisuelle, complètement gaga, et j’attends le lundi avec impatience (ô joie de vivre en Gelbique et de voir ça plus de 24 heures avant la France). J’attends encore plus impatiemment l’épisode final, celui où tout se joue (suce panse, suce panse), et où l’animatrice prononce la question fatidique, de sa voix grave : « Souhaitez-vous repartir ensemble ou séparément ».

Illustration d’Acide - Voir son blog.ile tentationpt

31
jui

Question

Puisqu'on parle des séries. Qui se souvient de ce feuilleton : l'île aux trente cercueils... Si certains l'ont vu, je ferai un billet...

28
jui

Calamités dans la maison des secrets

secretstoryLes événements se précipitent dans Secret Story, et si vous n’avez pas suivi cette émission hautement intellectuelle et tellement originale, vous vous en mordrez les doigts jusqu’à l’os.

Des drames se nouent quotidiennement : Tatiana a perdu son string préféré, Ophélie a filé son bas, l’abdo droit de Maxime a fondu et Xavier a perdu un cheveu. Heureusement que de tels cataclysmes secouent la maison, sinon il ne s’y passerait rien. Mais rien de rien, surtout depuis que la vilaine méchante pas belle Laly a quitté les lieux.

Il s’y passe tellement peu de choses croustillantes que le couperet est tombé hier soir lors du praiiiiiiiime (qui n’est pas réellement un praiiiiiime, puisqu’il est diffusé à 22h15) : cette semaine, outre la sortie d’une fille, deux candidats choisis arbitrairement devront quitter l’endroit, en sus. Je vous laisse imaginer la tête estomaquée des candidats, qui, bien sûr, ne maîtrisent nullement le sens du mot « arbitrairement ». Avant la fin du duplex avec la maison, lors de l’annonce de cette nouvelle incroyablement incroyable, Maxime (dont on a révélé en exclusivité qu’il était le fils du tennisman Henri Leconte - ce que bien sûr nous savions tous depuis le premier jour), a eu le temps de dire, en direct live, à ses compagnons, « l’émission ne marche pas, ils la raccourcissent »… Je soupçonne qu’il ait vu juste… Bien sûr, TF1 laisse planer un mystère aussi épais que les murs qui protègent cette fameuse maison.

Mais le vrai drame de ce vendredi, c’est le départ de Julien, le seul candidat culturé, beau, au look pas rasé, qui fait craquer toutes les filles (enfin finalement pas tant que ça, puisqu’il est viré), à la voix tellement grave qu’elle me fait frémir dès que je l’entends. Aaaaaaaaaargh. Fantasme, quand tu nous tiens. Il est brun ténébreux aux yeux bleus, n’en déplaise à certains, qui se reconnaîtront… Il a un petit ventre qui le complexe, c’est un signe du destin qui me rapproche de lui, non ? Mais la vie est ainsi faite, le public n’aime pas ce genre de candidat trop intelligent qu’on comprend mal, parce qu’il maîtrise un vocabulaire complexe, connaît le sens du mot « alevin » (moi aussi je le savais, nananère) et ne prétend pas qu’au centre du système solaire se trouve un magma incandescent ou la terre… mais bien le soleil (je le savais aussi, nananère). Les candidats sont soumis à rude épreuve avec ce type de questionnaire, cette année… c’est à la limite de la torture intellectuelle. J’envisage d’avertir Amnesty International.

Dernier détail : son secret : il fut escort boy, « à ne pas confondre avec gigolo », précise-t-il. En hommage à Julien, hier, après le praiiiiiiiime (qui n’est pas vraiment un praiiiiime bla bla bla), j’ai visionné le DVD de « Hors de Prix », jolie histoire d’amour menée par Audrey Tautou et Gad El Maleh, sur fond de luxe, de luxure et de gigolo au féminin (comment ça se dit, une gigolette ?) Un petit film drôle et tendre que je vous conseille.

Adieu Julien.julien ss

19
jui

Grey’sperate Housewives

Quand je rentre de vacances, aussi courtes soient-elles, j’ai systématiquement un coup de blues. Le retour à la réalité, je vis ça mal. Oh, rassurez-vous, pas très mal. Juste un petit coup de blues, genre coup de blues hormonal… Passer de l’effervescence, la foule, le soleil et le dépaysement au train-train quotidien et son lot de broutilles énervantes, même si j’adore retrouver mon petit chez moi et mon rat, ça me fait bizarre.

Il me faut un temps d’adaptation.

Ce temps, je viens de le passer à m’enfiler les derniers épisodes de Grey’s Anatomy (saison 3) ET les derniers épisodes de Desperate Housewives (saison 3). Une overdose.

Deux séries tellement différentes et pourtant pleines de similitudes. Elles se terminent toutes deux (enfin provisoirement) au son de la marche nuptiale, mais je ne révélerai rien de plus, pour ceusses qui n’ont rien vu encore.

J’ignore si c’est moi qui deviens d’une sensibilité à la limite de la normalité, mais j’ai versé toutes les larmes de mon corps sur ces épisodes.

Dans Grey’s Anatomy, ils se déchirent, se rabibochent, se déchirent à nouveau. Elle est bien dure, la vie d’apprentis chirurgiens. Elle est bien dure, la vie tout court. Meredith l’indécise et son craquant Docteur Mamour, Cristina la tendre qui ignore qu’elle l’est, Addison dont le rôle croît au fil de la série, tellement malheureuse, Izzie qui va de déception en déception. Je rêvais d’amour, de déclarations, de bons sentiments et de sexe, j’ai récolté de la peine, des séparations, de gros revirements et du sexe. Je pleure, tant sur le déroulement de l’histoire que sur les mois que je vais devoir attendre avant d’en connaître la suite. Vie cruelle.

Dans Desperate Housewives, j’ai appris à connaître encore mieux les personnages. A en découvrir certains, comme Eddie, jugée frivole et mante religieuse, qui révèle toute sa fragilité, ses cicatrices visibles ou pas, cet immense besoin d’amour qu’elle ne parvient pas à combler. Elle m’en aura arraché, des larmes, Eddie. Tout comme Susan (avec elle on rit ou on pleure, y’a pas de juste milieu), Lynette (qu’on découvre moins infaillible qu’elle n’en a l’air), et même Gabrielle, tiens. Seule Bree m’aura épargnée, sans doute car elle est beaucoup moins présente dans cette saison, afférée qu’elle était par sa multi-grossesse en cours. Je pleure, tant sur le déroulement de l’histoire que sur les mois que je vais devoir attendre avant d’en connaître la suite. Vie cruelle.

Je pleure.

Je vous le disais que je deviens d’une sensibilité à la limite de la normalité.

Et parce qu’on est toutes des femmes, tantôt désespérées, tantôt paniquées, tantôt pleines de joie de vivre, parce qu’on peut toutes s’identifier à ces personnages, les docteurs Mamour et Glamour, pseudo bourreaux des cœurs aux cœurs épris, Susan et Meredith, blessées par la vie, Addison, Eddie et Lizzie, parce qu’ils veulent tous simplement de l’amour, rien que de l’amour, parce que je veux simplement de l’amour, parce que nous voulons tous de l’amour, rien que de l’amour, et surtout parce qu’on pourrait parfois faire une série TV de nos aventures, je vous présente aujourd’hui les « Desperate Blogwives » : Mako, Flo, Mi la Muse et moi, made by Flo.DHnouspt

11
jui

Enfant de la pub (2)

Voici donc une nouvelle rubrique lancée par mon billet du 7/07 : les pubs de mon jeune temps ma bonne Dame. "ça croustille sous la dent (faire crac crac crac des dents), dans la bouche c'est fondant (se tortiller)... Aaaah les gaufrettes Verkade, c'est croustifondant" Suite au prochain numéro