2
sep

Eighties

Quand RTL nous offre une soirée années 80 un dimanche soir, je ne peux manquer ça.  Et je vous la commente en direct live, rien que pour vous.

Déjà que j’ai passé un dimanche sordide, sinistre, ennuyeux à souhait, alors un peu de musique, moi je dis oui.

Le plateau a l’air sympa, je m’y serais bien invitée.  Un giga concours permet de gagner 1.500 eur, waaaaaw.  On est loin de 150.000 eur offerts à Secret Story, autre chaîne, autre budget.  Pour RTL, il suffira que 1.500 pigeons envoient un SMS dans l’espoir de gagner, et l’affaire est dans le sac.  A moins que 750 ne suffisent, car c’est taxé à « 1 eur le SMS envoyé et reçu », j’imagine donc que les pigeons recevront un accusé de réception.  Quelle arnaque purée.  J’exècre ce genre de procédé, rien à faire.  D’autant qu’ils passent l’invitation à participer toutes les quatre minutes, montre en main.  Saoulant.  RTL.  Horreur et damnation, le jeu se fait en plusieurs étapes, maintenant on peut gagner 2.500 eur.  Allez les pigeons, à vos téléphones.

Alors, cette soirée années 80 ?

Un condensé de Lio (accompagnée de sa fille, joli brin de blonde), Sabrina (dont les airbags n’ont nullement fondu), Début de Soirée, Jean-Pierre Mader, Léopold Nord et Vous, Emile et Image (Gold), Rose Laurens, Plastic Bertrand (toujours aussi déjanté).  Tous en play back.  Normal, n’ont plus de voix, à leur âge.  Le budget de RTL est décidément faible.  Pas de réelle « star », plutôt des « has been », mais des invités bien sympas, c’est l’essentiel, non ?  Et puis on est en Gelbique, petits moyens.

Je me prends un délire sur Cookie Dingler, Femme libérée.  Je danse.  Je hurle.  J’adore trop cette chanson.  Trop trop trop trop trop trop.  Et tant pis pour ce billet…
Le délire continue avec les Démons de Minuit et ensuite sur Born to be alive.  Le rat est désespéré de me voir ainsi me déhancher seule.  Ridicule.  M’en fous.  Sauf que j’ai plus de souffle.  On n’a plus vingt ans ma bonne Dame.

Mostèk et moi  on commente en direct live le pestacle, vive MSN, et on râle de ne pas avoir fait un big méga rassemblement de la mort qui tue (elle et moi), pour délirer ensemble, au lieu de délirer chacune chez soi.  Tchu.  Qu’on est biesses.  Mais biesses.

Quelques extraits (trop courts, vachement trop courts) mémorables de Chacun fait fait fait c’qui lui plait plait plait (chagrin d’amour), pump up the jam pump it up (chais plus qui, par contre keske j’ai pu danser là-dessus), l’Aziza (mon morceau préféré de Balavoine), Cambodia (Kim Wilde), Marcia Baila (des deux déjantés de service), Nothing’s gonna change my love for you (ah, l’immonde Glenn Medeiros que je trouvais si craquant), Take on me (A-ha), Sweet Dreams (Eurythmics), What a feeling (de Flashdance), Hélène (du beau Roch Voisine), Thriller.  ça vous inspire tout ça ?  Alors chantez, dansez…

Ensuite, une petite rétrospective qui mélange joies et peines : drame du Heizel, découverte du sida, naissance du mister cash, mariage de Charles et Diana, Dallas, Magnum, Chips, Michael Jackson encore noir, les Confettis et le début de la new beat.  Souvenirs souvenirs.

Voilà mes années.  Mes miennes.

Mon cas est grave.  Quand j’étais djeun, je comprenais difficilement l’intérêt de la génération qui me précède pour les années 60.  Je les trouvais ringards.  Et voilà, je suis tombée dedans, jusqu’au cou : la nostalgie des années de ma jeunesse.  Aaaaargh je parle comme une vieille. Ça y est je suis foutue.  Si j’avais un enfant, je le bassinerais avec les chansons de ma jeunesse, bien plus chouettes que ce qui passe en radio actuellement, et il me dirait « maman, t’es ringarde ».  Je sais.  Je suis ringarde.  Depuis toujours.  Puisque quand j’étais môme, j’écoutais « les neiges du Kilimanjaro ».  On ne se refait pas.  Surtout à mon âge.  Heureusement, j’ai pas d’enfant qui pourrait me traiter de ringarde.  Je l’ai échappée belle.

Si vous avez manqué ça, je vous offre les paroles de Femme libérée, dans lesquelles je me retrouve… parfois (surtout pour « elle rentre son ventre à chaque fois qu’elle sort » et « le Monde y’a longtemps qu’elle fait plus semblant »)…

Femme libérée – Cookie Dingler

Elle est abonnée à Marie Claire
Dans L'nouvel Ob's elle ne lit que Brétécher
Le monde y a longtemps qu'elle fait plus semblant
Elle achète Match en cachette c'est bien plus marrant

Ne la laisse pas tomber
Elle est si fragile
Etre une femme libérée tu sais c'est pas si facile (bis)

Au fond de son lit un macho s'endort
Qui ne l'aimera pas plus loin que l'aurore
Mais elle s'en fout, elle s'éclate quand même
Et lui ronronne des tonnes de "je t'aime"

{Refrain}

Sa première ride lui fait du souci
Le reflet du miroir pèse sur sa vie
Elle rentre son ventre à chaque fois qu'elle sort
Même dans "Elle" ils disent qu'il faut faire un effort

{Refrain}

Elle fume beaucoup elle a des avis sur tout
Elle aime raconter qu'elle sait changer une roue
Elle avoue son âge celui de ses enfants
Et goûte même un p'tit joint de temps en temps


1
sep

Secret Story – the end – en direct live !

secretstory
En direct live du plateau de « Marketing Anaïs SA » (maintenant que vous savez tous que ce blog est un concept créé par ma multinationale dans le but de me faire devenir millionnaire en zeuros).

J’avais promis de vous tenir informés de frasques de cette giga aventure.  On n’appelle pas ça un jeu mais une « aventure », c’est le leitmotiv des participants.  Ils gagnent sans doute 500 eur chaque fois qu’ils prononcent ce mot : aventure.  Bref j’avais promis.  Et j’ai tenu parole.  Mais il ne s’est tellement… rien passé, que je n’ai rien eu à vous raconter.  Désolée.  C’est ainsi.  A part les querelles, les disputes et les engueulades, à part les fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe, à part les manipulations, les magouilles et l’hypocrisie.  Rien.  Rien de rien.

Mais ce soir, c’est la finale.  

Ils sont devenus des stars.  C’était là leur but, devenir célèbres juste comme ça, pour rien, juste pour être entrés dans quelques centaines de mètres carrés et avoir vécu sous l’œil de quelques centaines de caméras.  Aucune découverte scientifique, aucun ouvrage, aucun film.  Juste une présence, est les groupies sont là.  Comme un soufflé au fromage, ça monte très vite mais ça redescendra tout aussi vite.

Ils sont tous prêts :

Xavjer (celui qui se la pète grave et se croit le meilleur de l’aventure, le big méga gagnant meilleur de chez meilleur) a arraché deux poils suspects qui poussaient sur son torse et a écrit sur le mur, en guise d’adieu « la voix nous jete ».

Tatchana (l’épouse de Xavjer, aux cheveux aussi blonds que boucle d’or, mais qui n’en a cependant pas la naïveté, c’est le moins qu’on puisse dire, la vilaine) a lissé sa chevelure et mis sa belle robe noire.  Son public arbore fièrement des banderoles « Tati tu vat gagner ! »

Maxime (le fils d’Henri Lecomte, mais si voyons, le tennisman français le plus souriant de sa génération) a gominé ses cheveux pour ressembler à papa.  Et il arbore le même sourire que papa.  Et papa est sur le plateau.  Tout fier.  Il a touché combien pour être présent, le papounet ?

Les triplées (donc elles sont trois, dingue hein, c’était le secret le plus surprenant, c’est dire) sont fidèles à elles-mêmes.  Souriantes et rigolotes, même si un peu blondes de l’intérieur.   Un peu.  Et parfois beaucoup, surtout lorsqu’elles dansent devant les miroirs en se donnant un style qui déchire grave sa race.  Mais pas méchantes pour un sou.  Même pas pour un euro.  Elles n’auront de toute façon pas droit à la parole, en outsiders que TF1 a décidé qu’elles sont.

A choisir entre Xavjer l’imbu, Tatchana la manipulatrice, maxime le petit fifils à son papa qui souffre de l’image qu’il véhicule (c’est clair que pour s’en débarrasser, se montrer à la TV était la meilleure des recettes), et les trois gamines, je prends les gamines.

Et tous les ex du jeu, sortis depuis quelques semaines, partagent mon avis.  C’est la haine.  La guerre des clans.  West Side Story moderne, pour ceux qui ont connu cette comédie musicale qui m’arrache encore des larmes (Mariaaaaa, I just met a girl named Mariaaaaa, and suddenly that name, would never be the same, to meeeeeeeeeeee… - bon je m’égare, je sais).  Roméo et Juliette à la française.

Les petits français sont complètement motivés, y’a des manif dans toute la France, c’est à mourir de rire, on se croirait un soir de coupe du monde où, oh drame, la France perd, mais n’a pas perdu, vous le savez, la France ne perd jamais, qu’on se le dise (oui bon ça va, promis, j’arrête de remuer le couteau dans la plaie, on n’est pas mieux servi en Gelbique avec les Djaaaaab Rouch qui sont devenus des Anges Rouch déchus).

Qui va gagner ?  Y’a tout de même 150.000 eur à décrocher, hein alleye une fois, c’est pas rien ma bonne Dame.  Le suce panse est à son comble.  J’ai des sueurs froides.  J’angoisse comme une dingue.  Quelle folie ce jeu, quelle réussite.  Quel stress insoutenable.

Le bien va-t-il triompher, avec les trois anges brunes alias les triplées ?  Ou le mal va-t-il tout écraser sur son passage, avec l’alliance du fils de, de la blonde de, et de l’époux de ?  

Voilà, ils quittent la maison, que d’émotions.  J’espère que vous appréciez à sa juste mesure le sacrifice que je fais pour vous, de vous commenter en direct live les événements incroyables qui secouent la France ce soir.  J’en suis toute chose.

Xavjer et sa petite épouse modèle se la jouent stars de l’année et signent des autographes.  Ça me sidère qu’on puisse demander un autographe à « personne ».  Parce que bon, faut pas se leurrer, ils ne sont personne.  Qui veut un autographe de moi, au fait ?

On ne voit pas les triplées signer leurs autographes, la prod a dû les ligoter dans un coin pour éviter l’émeute.  Et éviter les votes, surtout…  

C’est enfin l’heure des règlements de comptes entre anciens candidats et finalistes.  Je vous passe les détails sordides.  L’âme humaine et ses facettes sinistres n’a décidément aucune limite.  TF1 n’a décidément aucune limite.  Pathétique.  Et pourtant, j’aurai tout regardé.  On ne se refait pas, plus c’est con, plus j’aime…

Et la surprise du siècle : ce sont les triplées qui gagnent.  La gentillesse a gagné.  L’ambition a perdu.  Le public n’a pas été dupe, mais j’ai eu chaud.  Les gens ne sont pas si dupes.  Ne sont pas si bêtes.  L’honneur est sauf.

Quéééén aventure ! (clink, 500 eur dans ma cagnotte).

Et voilà, la comédie Secret Story est finie.  

Ça commence quand déjà, la Star Academy ?

C’était en direct live des studios de « Marketing Anaïs SA », je rends l’antenne.
 
Une fois n'est pas coutume, un dessin que j'ai pris sans autorisation (passque j'ai pas trouvé qui l'avait dessiné, voilà tout) sur le blog de Morandini. Si le dessinateur passe par ici, je mettrai volontiers un lien vers chez lui, promis juré. Add. du 23/9 j'ai eu l'autorisation, le dessinateur est Efdé et vous le découvrirez dans mes liens d'artissss'.
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20
aoû

L’île de la manipulation

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Je suis ravie.  Pour la première fois depuis 149 saisons de l’Île de la perversion, les femmes se rebellent.  

Au lieu de, comme d’hab, pleurnicher dans leur coin « le vilain pas beau qui drague les tentatrices toutes mielleuses, il me déçoit » (il l’a juste trompée cinq fois déjà, mais elle croyait en sa résistance – ben voyons).

Dans cette saison, elles draguent, elles craquent, elles vampent.  

Alors qu’on catalogue leurs hommes de dragueurs impénitents, j’imagine qu’on va les appeler chaudasses, sal… ou autres garces.  Tant pis.  Tant mieux.

Voici enfin venue l’heure de l’île de la rebellion, l’île de la compensation, l’île de la rétortion.

L’île de la manipulation, aussi.  Par les participants, par les tentateurs et tentatrices, of course.  Mais par la prod’, cela va de soi.

Ainsi, une phrase proposée durant le lancement (cette émission de 50 minutes comporte 10 minutes de lancements sur ce qu’on va découvrir, 20 minutes de résumé de l’épisode précédent, 10 minutes d’exclusivité et 10 minutes de lancements pour la fois prochaine), disait ceci « ma copine elle a allumé tous les mecs, qu’elle ne vienne plus devant moi, qu’elle ose me regarder dans les yeux, ça va aller très mal »…  Je me dis « waaaaaaaaw ça va gueuler, du sang des boyaux de la rate et du cerveau ».  Bien que de cerveau, dans cette émission, il n’en est pas question.  Un seul neurone qui explose, ça fait pas effet feu d’artifice, c’est clair.  Ensuite, durant l’émission, je constate que la phrase entière était « ma copine, (un tentateur dit qu’)elle a allumé tous les mecs, (mais je ne me sens pas en danger, par contre si elle me trompe,)  qu’elle ne vienne plus devant moi, qu’elle ose me regarder dans les yeux, ça va aller très mal »…  Incroyable non ?  Non, je sais, c’est l’art de la manipulation des pauvres bêtes téléspectateurs, dont je fais (évidemment) partie…

Ce billet est doublement illustré, d’une part par Laurel, talentueuse, sympathique et célèbre illustratrice (comme quoi célébrité et sympathie ne sont pas toujours incompatibles), d’autre part par Navo, inventeur génial de la bande pas dessinée, qui vous offre en exclusivité sa vision pas dessinée de l’île de la tentation. Ils sont tous deux dans mes liens d’artissss’, mais pour vous faciliter la chose, vous découvrirez Laurel ici et Navo

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15
aoû

Ratatouille

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Après ce billet un peu déprimant, mais que je voulais absolument publier, parce que je ne veux jamais oublier, revenons à des choses plus drôles : Ratatouille et sa bande de rats.
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Pas moyen de trouver un titre original pour vous dire que j’ai vu Ratatouille.

Alors je vous le dis, comme ça, sans fioritures : j’ai vu Ratatouille.

Et j’ai aimé.

Adoré.

Quéééén belle petite bête, tout de même, le rat.  Même le rat d’égout.  Et Remy tout particulièrement.  Je craque, je fonds.  Son petit nez rose.  Ses oreilles.  Son pelage tout doux (enfin en apparences), son regard espiègle… Peut-être que si je le kidnappe, et que je l’embrasse, il se transformera en prince charmant ?

Oui.  Bon.  Soit.

Les vues de Paris sont sublimes, l’animal est craquant, et même les humains sont attendrissants.  Le scénario est drôle.  Et on y apprend une info de la plus haute importance « tout le monde est capable de devenir cuisinier ».  Si c’est pas une super nouvelle pour moi ça.
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Pour dire, j’ai eu la larme à l’œil à la fin.  Pourtant, rien ne le justifie (des fois que vous craindriez une « dramatic end » en lieu et place d’une » happy end » – zavez déjà vu un Disney qui se termine mal, vous ?)  Petite chose trop sensible que je suis, ma bonne Dame.

Par contre, je déplore le manque d’histoire d’amour entre rongeurs : pourquoi pas une petite rate à la fin, et des tas de petits bébés rats.  

Boarf, ça sera pour Ratatouille II.

(pour une fois, je n’ai pas l’autorisation de l’auteur pour les dessins, j’espère que le grand Walt ne se retournera pas dans sa tombe et me pardonnera).

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5
aoû

L’île de la perversion

Vous aimez vous, l’île de la perversion, l’île de la dépravation, l’île de l’abjection, l’île de l’érection, l’île de la tentation ?

Moi j’adore.

Oh ça va, ne me lancez pas des tomates moles ou des œufs pourris, au moins j’assume mes goûts de chiotte, moi ! Et que celui ou celle qui n’a jamais jeté un œil curieux à cette émission me canarde avec le premier préservatif usagé. Na.

J’adore, non pas pour baver devant des tentateurs qui ne me tentent pas le moins du monde (j’aime les bruns ténébreux non dotés de sacs de muscles et de cervelle de microbe), non pas pour baver devant des tentatrices siliconées quinze fois (et je manque de modestie) plus minces, plus jolies, plus blondes et plus connes que moi, mais juste pour voir les couples se déchirer. Tant pis pour eux, ils l’ont bien cherché.

Oui j’adore ça, qu’ils se déchirent, se trompent, interprètent mal tout ce qu’ils voient et entendent, se vengent. Zavaient qu’à pas s’inscrire à ce jeu. Cette année, les femmes aussi s’y mettent, à tromper allégrement, yes.

Et j’admire la capacité incroyable des scénaristes, à partir de deux ou trois scènes même pas hot sur les douze jours que dure le séjour, à faire une émission de six fois une heure ! Faut en avoir dans la tête pour broder sur si peu de matière.

Je suis accro à cette débilité télévisuelle, complètement gaga, et j’attends le lundi avec impatience (ô joie de vivre en Gelbique et de voir ça plus de 24 heures avant la France). J’attends encore plus impatiemment l’épisode final, celui où tout se joue (suce panse, suce panse), et où l’animatrice prononce la question fatidique, de sa voix grave : « Souhaitez-vous repartir ensemble ou séparément ».

Illustration d’Acide - Voir son blog.ile tentationpt