4
oct

Ze veux zêtre une héroïne

Il existe un film portant ce nom « Héroïne ».  J’ai d’abord cru qu’il parlait de la drogue, la came, la dope, mais que nenni, il parle de deux jeunes filles, l’une ayant la beauté et le sex appeal, l’autre ayant une voix en or (qui est d’ailleurs le titre d’une télésuite très sympa sur la chanson, que j’ai en cassette, et même que j’ai aussi le CD de la BOF… mais je m’égare).  Elles trouvent un bon deal (admirez cette subtile allusion aux substances illicites) : la jolie fille va chanter en play-back, sur la voix de la seconde… amour et jalousie sont au menu de ce film sympa.

Tout ça nous éloigne fortement du thème du billet : je veux zêtre une héroïne.

A force de les avoir vus, chaque semaine, les « Heroes », j’ai des envies.  Pas des envies de fraises, pas des envies que la morale réprouve, des envies de superpouvoirs.

Va falloir choisir entre :

-    l’immortalité, vachement tentante pour une petite nature telle que moi : plus de bobo, plus de blessure, plus de coupure…
-    l’invisibilité, très attrayante aussi, pour la curieuse que je suis : zoner dans le bureau de boss chéri, écouter en douce ce que les vilains collègues disent de moi, entrer dans chaque maison pour y espionner la vie familiale…
-    la téléportation, extraordinaire moyen d’aller en vacances dans une île pleine de palmiers et de Pacifique en échappant à tout jamais aux grands oiseaux de métal
-    la possibilité de voler, qui ne me tente que moyennement, vu qu’il faudra d’abord que je fasse une thérapie anti-vertige à la Sabena (enfin ce qui l’a remplacée, dont j’ai oublié le nom, je sais je suis ringarde)
-    celle de traverser les murs, utile en cas d’oubli de clés (ou pour aller piquer l’écran plasma du voisin – comment ça c’est interdit ?)
-    la capacité d’entendre tout ce que les autres pensent, enfin savoir tout le mal qu’on pense de moi… c’est p’têt pas une bonne idée ça.

Tout bien réfléchi, je souhaite avoir, à la manière du brun ténébreux gentil, pas du brun ténébreux vilain pas beau qui tue pour voler les pouvoirs (aucune mémoire des noms des personnages, je sais), kssss kssss vade retro satanas : cumuler tous les pouvoirs.  Je pourrais ainsi traverser la porte du bureau de mon petit boss d’amour en étant totalement invisible, afin d’entendre ce que mes collègues chéris lui disent de moi, et ce que lui pense réellement de cette attitude ignoble à mon égard, me téléporter ensuite en Californie pour y siroter un cocktail et revenir à 20h20 pour suivre les tribulations de nos Heroes favoris…  Aaaaah, que c’est bon de rêver.

Ce dont je suis convaincue, c’est que jamais je ne profiterais de mes super pouvoirs pour faire du mal à autrui.  Parce qu’espionner mon voisinage, entrer en douce au ciné ou dans les cuisines d’un grand resto, embrasser anonymement et invisiblement tous les bruns ténébreux que je croiserais,  aller vider la nuit le rayon écharpes chez Strelli, aller modifier la chronique d’Elvire du Flair pour la remplacer par la chronique d’Anaïs, deux secondes avant la mise sous presse, jouer à la Robin des Bois des temps modernes en redistribuant le contenu du compte en banque de Johnny ah que Johnny … c’est pas profiter hein ?  Ben non quoi, alleye une fois.

Et vous, vous rêveriez de quel super pouvoir ?

Illu de Mako.  Pour les ignares, c’est la pom pom girl, qui a le don de la quasi immortalité.  Et je vous dirai ceci : « save the cheerleader, save the world ».
heroes

24
sep

L’hôpital

grey hopital
Je connais des gens qui n’aiment « que » les films français, plus réfléchis, plus intellectuels, plus sérieux, plus convaincants, plus mieux quoi.  Et je connais des gens qui n’aiment « que » les films américains, plus drôles, plus spontanés, plus vivants, plus mieux quoi.

Et s’il est une chose que je ne comprendrai jamais, c’est cette façon de classifier le cinéma.  Moi j’aime des films américains cultes (là oùsqu’une souris vit pendant des dizaines d’années grâce à une ligne verte).  Et j’aime des films français cultes (là oùsque la Seigner qu’est plus enceinte veut devenir fermière). Et je déteste des films américains cultes (là oùsque Tom Hanks marche durant des jours).  Et je déteste des films français (là oùsque des gars du Moyen-Âge sont catapultés au 20e siècle).

Et il en va de même pour les séries.  J’aime des séries US, et des séries frenchies.  Sans idée préconçue.

Alors quand j’ai découvert ce dessin, j’ai immédiatement demandé autorisation à son auteur pour une utilisation sur ce blog, car l’idée était en effet tentante de comparer cette nouvelle série française se déroulant dans le milieu hospitalier à toutes les séries américaines dont nous raffolons toutes, ou presque.  Nul besoin de les citer, je sais que vous les connaissez et les adorez, tous ces médecins bruns et ténébreux.

Je m’installe donc paisiblement, sans a priori, curieuse, car je l’ai dit et je le redis, j’aime bien les séries françaises.  Les séries de l’été, pas toutes, les séries policières, pas toutes.  J’ai même aimé Septième Ciel Belgique l’an dernier (grand retour ce mardi sur nos écrans), c’est pas peu dire.  Je suis très (trop) bon public je sais.

Le pitch : deux jeunes et jolies (bien sûr, pas des vieilles et moches, on a beau être en France hein… faut pas pousser) internes (Laura la brune et Solenne la rousse) intègrent une équipe médicale neurochirurgie/urgences, et rencontrent trois beaux médecins (Frank, qui a eu une aventure avec Laura y’a des années et à mon avis ils vont s’y recoller, Virgile le big boss big mignon big marié big pas heureux, et Driss le pas gentil qu’on devine qu’il va tomber amoureux de Solenne qu’il déteste mais bon c’est souvent ainsi), tous bruns et ténébreux.  Bon point, des bruns ténébreux, que des bruns ténébreux.  Tellement ténébreux que je frémis d’envie quand je vois leurs petites bouilles sur mon écran même pas plasma.

Rien d’original dans le scénario, c’est clair.  Mais bon on va pas faire de l’original dans la vie d’un hôpital, on a déjà tout vu tout entendu, et puis clair que pour faire de l’audience, faut du sexe, de l’amour, des morts et des larmes.

Autre couac, ils ont plagié Grey’s Anatomy : Laura, tout comme Meredith, parle en voix off.  Mais là où Meredith (enfin sa voix française) excelle pour nous mettre en situation et nous émouvoir, Laura sonne faux.  Très faux.  Le texte est pourtant joliment écrit, mais sa voix ne rend pas bien l’émotion.  Etrange.  D’autant plus étrange qu’elle joue très bien, la petite.

Ils jouent tous très bien d’ailleurs.  Et on s’y attache drôlement vite.  Enfin je m’y attache drôlement vite à ces personnages sympathiques mais un peu écorchés vifs.

Vlà que je me surprends à pleurer à chaque épisode, pour les patients malades, pour les ruptures affectives, pour les amours naissantes…  Trop fragile, l’Anaïs, comme d’hab.

Par contre, s’il y a une chose que je déteste dans les séries françaises, ce sont les saisons de six épisodes.  Six !  On se moque de qui ?  A peine eu le temps d’investir les lieux que c’est déjà terminé.  

Et je me sens comme lorsque j’étais enfant, quand Nounours me susurrait « bonne nuit les petits ».  En manque.
 
Dessin de Staiff

22
sep

L’autodérision

ds_nicole_kidman
J’ai d’abord cru à un sosie.  Je suis tellement peu physionomiste.  Cette femme qui fait son test sur la Nintendo DS et qui s’entend dire qu’elle a le cerveau d’une personne de 52 ans, ça ne peut être Nicole Kidmann.  La grande Nicole Kidmann, la belle Nicole Kidmann.  Celle qui a tourné dans le spot pour Chanel Numéro 5 avec cet acteur craquant (grand brun et ténébreux d’ailleurs) qui a également joué dans Love Actually (rassurez-vous, je l’ai lu quelque part, parce que, seule, je n’aurais pas tilté, of course).  Publicité dont le fond sonore est mon morceau classique préféré d’ailleurs, soit dit en passant.  Un morceau également entendu dans Sept Ans au Tibet, avec Prat Bit, et Frankie et Johnny, avec… là ça m’échappe, attendez, je réfléchis, Al Pacino et Michelle Pfeiffer, et tout ça de mémoire ma bonne dame, je suis archi fière de moi je dois dire !  Bref, Clair de Lune de Debussy, un morceau dont je suis folle, complètement folle.  Celui qui me séduira sur ce morceau aura toutes ses chances (surtout s’il ajoute bougies, scampi, tiramisu spéculoos et pâtes…).
 
Morceau qui, hasard intersidéral de ma vie, passe à l'instant même, à la minute même, à la seconde même, sur France 3.  Aaaaargh je meurs.  Je bave.  J'aime.  Moi qui ne regarde jamais ce type d'émission, merci destin, merci hasard.
 
Bon revenons à notre Nintendo DS.  Il s’agit bel et bien de Nicole Kidmann.  Après avoir vu plusieurs fois le spot, et vérification faite sur internet, j’en ai confirmation.

J’imagine qu’elle a dû toucher le pactole pour ce spot, mais moi je dis chapeau pour son sens de l’autodérision, qui me rappelle celui du bel ex-Docteur Ross, alias Georges Clooney, dans les pubs Martini et Nescafé.  J’aime.

Revenons une dernière fois sur cette Nintendo DS.  Les consoles de jeux ne m’ont jamais attirée (juste une phase à l’époque du tennis en noir et blanc symbolisé par deux petits traits et une phase à l’époque des petits jeux Donkey Kong), mais là… je testerais bien, moi aussi, mon âge cérébral… Je crains le pire, le très pire de chez pire.
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7
sep

Sprachen zie deutsch ?

Destin-de-Lisa-logo
J’ai jamais aimé les séries allemandes.  Me parlez pas de Derrick, je m’endormirais de suite.  Y’avait aussi celle avec un chien intelligent, un berger allemand (tiens, étonnant), ça devait être allemand aussi ça, je crois (Rex, si mes souvenirs sont bons).  

Je trouve que les séries allemandes sont toutes caractérisées par un scénario sinistre, une action aussi lente qu’un escargot namurois (je récapèpète : Namur, c’est ma ville, et l’escargot c’est l’emblème de ma ville, passqu’on dit que les namurois sont lents, d’où l’escargot.  A moins qu’on le dise à cause de l’escargot.  Cruel dilemme de l’œuf et la poule.  Ou de l’escargot et du namurois).

Bref, j’aime pas les séries allemandes.

Et puis voilà.  Durant neuf semaines, soit le temps qu’a duré mon émission féticho-intellectuelle, j’ai nommé Secret Story, j’ai eu tout loisir de voir, chaque soir, les dix dernières minutes du « Destin de Lisa ».  Paraît que ça a inspiré Ugly Betty.  J’aime pas Ugly Betty.  Et comme j’aime ni Ugly Betty ni les trucs allemands, je peux pas aimer le Destin de Lisa.  CQFD.

Seulement, le hasard a fait que j’ai découvert cette info d’importance capitale : la série va se terminer par un mariage, et c’est le public qui va choisir qui Lisa épousera.  Là, ça devient nettement plus intéressant.  Original.  Attiseur de curiosité.  Et moi chuis curieuse, vous le savez.

Et puis le hasard a également fait que, depuis quelques jours, elle est courtisée de toute part, la Lisa (y’en a quand même qui ont du bol, je vais de ce pas m’acheter de plus grosses lunettes et remettre mon vieil appareil dentaire que je devrais retrouver, tout poussiéreux, dans un placard – je sais, je suis trop conservatrice).

Bref, j’ai maintenant envie de savoir comment ça va finir.  Même si je ne comprends rien aux autres personnages.  Lisa va-t-elle épouser son boss séduisant, ou ce drôle de type étrangement vêtu ?

Le seule problème de cette série que je regarde donc en entier depuis hier, c’est qu’elle avance au rythme namurois (soit escargot etc etc, relisez plus haut).

Hier, Lisa a rendez-vous avec son boss, qui lui a avoué son amour.  Il ne vient pas.  Pourquoi ?  Drame !  Ne l’aimerait-il plus ?  Aurait-il eu un accident ?  Fin de l’épisode.

Aujourd’hui, Lisa continue à s’interroger.  Durant tout l’épisode.  Croyez-le ou pas, à la fin, on sait toujours pas ski est arrivé à son boss (pas) amoureux !  Incredible.  Incroyable.  Un épisode entier pour ne pas avancer dans l’intrigue.  Sont doués, les scénaristes, pour parvenir à maintenir le téléspectateur en haleine durant trente minutes sans qu’il ne se passe rien.

Je me croirais revenue au temps de Santa Barbara, où Eden et Cruz préparaient leur mariage durant treize épisodes, pour l’annuler durant les onze épisodes suivants…  

A l’époque de la TV à la carte, de la speed TV, du comme je veux quand je veux où je veux, je ne sais si je vais tenir longtemps à ce rythme-là.

Parce que, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le pressentiment que pour le mariage de Lisa et de son élu (ou plutôt de l’élu des téléspectateurs), faudra encore attendre des épisodes et des épisodes et des épisodes et des épisodes…

Enfin bon y’a plus grand-chose à se mettre sous la dent en ce moment, alors tant qu’à faire… me voilà fan du Destin de Lisa.  Si c’est pas malheureux ma bonne Dame.

4
sep

La loi des séries

Quand vient la fin de l’été, sur la plage, vient aussi la fin des séries.

Alors que Docteur House poussera bientôt son dernier soupir télévisuel, les étudiants de Grey’s Anatomy nous ont déjà délaissés depuis belle lurette tandis que les Urgences sont en vacances.

Sur l’île de Lost, le mystère reste entier, même si tous ont déserté.

Les Desperate Housewives sont de plus en plus désespérées, mais il faudra attendre la prochaine rentrée pour en savoir plus.

Les Heroes ont sauvé le monde… provisoirement, sans doute.

Les frères Scott ne daignent pas encore revenir nous saluer.

Même Cold Case, même Medium, même Numb3rs ont disparu de mon écran vénéré.

Que reste-t-il de nos séries (à chanter sur l’air de « que reste-t-il de nos amours »).  Rien.  Ou presque.

Il me reste juste à regarder les Feux de l’amour, série qui dure depuis 1825 ans et compte 147.894,54 épisodes à son actif.  Série qui ne s’achève jamais.  Série dont l’on peut rater 142 épisodes sans rien manquer de l’intrigue.

De mon temps, Nikki et Victor étaient ensemble et avaient une gamine dénommée Victoria (comme c’est original), j’imagine qu’elle a grandi, s’est droguée, a été enceinte, a perdu le bébé, s’est mariée trois fois, a divorcé trois fois et a accouché d’une fillette dénommée Nikita.

De mon temps Kriket s’appelait Kriket, c’était avant qu’elle ne décide de grandir et de faire usage de son vrai prénom (Christine, si mes souvenirs sont bons).

De mon temps, il y avait une mamy aussi mauvaise que ses cheveux étaient blancs.  Est-elle décédée ? Grabataire ?  Remariée ?

De mon temps, une certaine Jill mettait une pagaille monstre dans les relations des personnages.  En est-elle à son quinzième mariage ?

Quoi qu’il en soit, même si ce soap me rappelle quelques souvenirs (retour d’école le mercredi, baby-sitting agrémenté d’un épisode durant la sieste des petits), je ne me sens pas de taille à affronter les 12.987 épisodes à venir ni à supporter une intrigue aussi lente.

Alors vivement le retour des DH, de Gregory, des beaux prisonniers, des ados rebelles et de tous mes héros.

Un billet illustré par un dessin de Mako, que j’ai emprunté sur son blog, vu qu’elle est en vacances (gnaaaaaaaaaaaaaaaaaaarsniiiiiiiiiiiiiiiiiif shcmrllllllllllllllllsniiiiiiiiiiiif).
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