1
déc

Des news de la Star Ac

La Star Ac devient vachement complexe, Mesdames et Messieurs.  Faut avoir fait HEC ou sciences po, ou que sais-je encore, pour y piger quelque chose.

Au sein de l’académie, certains ont un secret, c’est clair.  Doit y avoir un couple, c’est pas possible que tous ces rapprochements intimes soient l’objet du hasard.  La Tatie d’Anna et Xzaaaaf, on sent qu’ils s’aimeuh profond sérieux.  Et puis cette maigrichonne là, qui prend sa douche chaque nuit à 4h, je parie qu’en fait c’est un homme. 

Ils ont installé une piscine dans les sous-sols de la salle de danse.  Les élèves peuvent s’y détendre et plus si affinités.  Lou-Anna en a profité pour batifoler avec Juan-Edouardo, fallait s’y attendre.   Certains sont partis un week-end entier sur une île déserte, avec des vers vivants comme seul repas.  D’autres ont passé quelques jours dans une ferme à apprendre à traire les chèvres.

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, c’était un cauchemar.  J’ai tout mélangé, ils étaient tous là, tous les candidats de la Télé Réalité.  Même Greg le Millionnaire.  Même l’incroyable fiancé.  Même Melanie Martins aussi (mais siiiii, souvenez la big gagnante de la Star Ac belge, émission la plus délirante de toute l’histoire de la télé).  Une véritable armée d’ex candidats.  L’enfer.  Ouf, la Star Ac est fidèle à elle-même : pas besoin d’avoir fait d’études pour comprendre, alléluia.

Rien ne change.  Ça pleure en permanence (bouhouhou je suis pas la meilleure des meilleurs - Noémie), ça doute quotidiennement (j’y arriverai pas j’y arriverai pas - Claudia), ça se la joue star internationale (moi chuis intelligent chuis beau chuis talentueux – Sevan), ça fait des fausses sorties (c’est décidé, je m’en vais – Dojima, Maureen…) suivies de vrais retours (j’ai réfléchi, je reste – Dojima, Maureen…).  Ça chante bien, mais le jury n’aime pas.  Ça chante mal, alors que le jury aime.  Zont copié sur Nouvelle Star, en créant un jury « externe ».  Trois mâles antipathiques au possible : the big boss of Universal, the black singer and the fat boy with long hair and tirage de gueule permanent.  Et le vocabulaire n’a pas changé en sept éditions : merci de votre générosité, j’ai une monoexpression, merci de votre générosité, accueillons cette star internationale qui nous fait l’honneur de sa présence, merci de votre générosité, tu es une chanteuse de karaoké, merci de votre générosité, pas de personnalité, merci de votre générosité, à vous de voter et de désigner le maillon faible, oups non je m’égare encore.

Je pourrais vous faire une bafouille hebdomadaire sur le sujet, mais de une j’ignore quel est le pourcentage de mon lectorat qui se passionne comme moi sur la télé-poubelle-réalité, et de deux je vous ai dégotté quelqu’un qui le fait à ma place, et avec plus de talent encore.  Il s’appelle Kevin Moulback et il a une sacrée plume pour décortiquer la Star Ac.  Et ce qui est sidéralement sidérant, c’est que tout ce qu’il écrit, ben je pense comme lui.  Comme lui (Kevin, tu es l’homdemavietéléréalitesque).  Alors chaque semaine, si vous voulez découvrir l’avis d’Anaïs sur les quotidiennes et les praïïïmes, allez lire les chroniques de Kevin.

23
nov

Dans la série des séries...

J’adore les séries.  Vous le savez. Mais je suis sélective (si si) dans ma gourmandise de séries, contrairement à ce que vous croyez.  Disons que je sélectionne en fonction du temps que j’ai, et à cause de ce x@#£µ*$$$!!!! de blog, ben j’ai moins de temps, ouf course.  J’ai donc viré les experts qui me berçaient, 24 heures qui m’endormait et les 4400 qui me faisaient ronfler.

Reste donc Desperate Housewives, Newport Beach, FBI portés disparus, Ghost Whisperer, Sous le Soleil, Greys Anatomy, Docteur House, Rescue Me, Esprits Criminels, Bones, Numb3rs, Les Frères Scott, Prison Break, Lost, Heroes (je dois sans doute en oublier, pardonnez-moi).

Bref, pas de quoi en faire un fromage.  

Mais s’il y a une série parmi toutes que je ne peux manquer, c’est Cold Case.

En apparences, une simple série policière, si ce n’est que le service s’occupe des cas non résolus, datant de quelques années à quelques décennies.  Rien de transcendant.  En apparences !

Mais quand on s’y arrête, qu’on s’en délecte un peu, on comprend de suite que ce n’est pas une série comme les autres.  

D’abord y’a la musique, qui ravira plus d’un : à chaque épisode une époque, à chaque épisode une musique de ladite époque.  Souvenirs souvenirs.

Ensuite, y’a l’ambiance.  Point de courses poursuites.  Point de coups de feu.  Juste un savant mélange de passé et de présent, de flash-back, de dialogues bien menés.  Et à la fin, de longs ralentis qui provoquent l’émotion.

Parce que je pleure à tous les coups.  A tous les coups.  Pleurer en regardant une série policière, ça m’était jamais arrivé avant Cold Case, ou dans des cas rares et graves.  Et quand je dis pleurer, c’est pleurer.  A gros sanglots.  A gros bouillons, comme disait Brel dans Orly (une chanson dont je suis absolument folle).  Et ça coule, ça coule.  Et je suis triste, triste.  Emue, émue.  Je radote, je radote.  

Et puis, enfin, et surtout peut-être, l’héroïne, je trouve qu’elle me ressemble.  Ou que je lui ressemble.  Ça dépend d’où je me place.  Ne courez pas sur le net la découvrir, je parle pas physiquement : c’est une belle grande blonde aux yeux bleus, tout ce que je ne suis pas (p… de génétique qui veut que blond et le bleu soient récessifs, si vous avez retenu ma leçon dans ce billet).  Mais son caractère, sa vie, ce qu’on voit dans ses yeux, je le vis je le ressens je le vois.  C’est moi.

Si vous ne l’avez jamais vue, cette série extraordinaire, j’ai le pénible devoir de vous annoncer qu’elle ne sortira jamais en DVD (les droits sont trop élevés because musique tout le temps, et pas des daubes, que des succès bien chers), donc tant pis pour vous.  Gnarf gnarf.  Bon allez, pleurez pas, les inédits passent chaque mardi sur RTL TVI, tandis que France 2 diffuse les anciennes saisons chaque semaine également.  Allez, ça va mieux, il est fini ce gros chagrin ?
 
(PS et le générique, aaaaah le générique)

10
nov

Le sens de l'humour...

En regardant Weeds, pas plus tard qu'il y a un quart d'heure, j'ai réalisé que j'avais omis un petit détail dans mon billet sur cette série.  J'ai oublié de préciser combien la seconde chaîne publique belge a le sens de l'humour : elle offre trois voyages à Amsterdam dans le cadre de la série.  Faut oser non ?  Bon allez, je participe ????
 weeds

9
nov

Weeds

weeds2

Weeds, apparemment ça signifie mauvaise herbe.  C’est du moins ce que me dit le traducteur en ligne.  Ça doit également vouloir dire herbe, alias shit, cannabis, joint, marijuana et j’en passe.

Et c’est La Deux, savoir la seconde chaîne publique belge, qui nous propose cette nouvelle série.  Vous lisez bien : La Deux.  Pour les non belges, La Deux est l’équivalent français de France 3, dirons-nous, soit une chaîne publique, avec tout ce qu’une chaîne publique peut avoir de ... public, alors que RTL-TVI, chaîne privatisée, s’apparenterait plus à TF1, en ce qu’elle est motivée par la course à l’audience, un côté un peu racoleur, des séries à gogo et une passion pour la télé réalité.

Donc, que La Deux nous propose Weeds, une série traitant, en gros, de la vie d’une veuve désargentée qui se lance dans le trafic de drogue dite douce pour survivre financièrement, une série dont le générique est orné d’une immense feuille de cannabis, ça me cloue au sol.  Scotchée, l’Anaïs.  Eberluée, l’Anaïs.  Mais curieuse, comme toujours, l’Anaïs.

Alors j’ai regardé.  Quatre épisodes à la suite, tant qu’à faire.  Quand La Deux frappe, elle frappe fort.  

Verdict ?  Faut s’accrocher.  Ça deale en rue, ça fabrique des gâteaux parfumés à l’herbe, c’est grossier à chaque phrase, ça visite des boutiques exclusivement dédiées à la drogue, ça couche avec hommes ou femmes, voire hommes ET femmes, et à mon avis je ne suis pas au bout de mes surprises... loin s’en faut.

Choquée ?  Un tantinet. Mais j’ai aimé.  C’est politiquement incorrect.  Mais y’a quelque chose d’interpellant dans cette série.  De touchant.  J’accroche.  Et j’attends la suite...

Et je vais vous avouer une chose.  Ne le répétez à personne.  Eloignez les enfants et les mineurs d’âge.  Je ne sais pas pourquoi, moi qui suis contre toute drogue, qu’elle soit sous forme d’alcool, de drogue proprement dite, de médocs ou de chocolat, non allez, pas de chocolat, et bien ça m’a donné envie d’essayer, une fois rien qu’une, une petite taf de shit.  Juste une taf.  Pour sentir ce que ça fait.  Une fois seulement.  Paraît que ça diminue la douleur, et là ça pourrait m’être utile en ce moment.  Bon ça va, promis, j’en parle plus, c’est pas bien de dire ça sur un blog, je sais.  Mais c’était une petite envie comme ça, quoi.  Juste une fois.


24
oct

They’re back

starac
Ils sont de retour (pour les non anglophones). Qui donc ? Ben les Star Académiciens, pardi. Sont un peu en retard, cette année, mais sont bel et bien là, et pour quatre mois ma bonne dame.

Le dilemme est énorme pour moi : me consacrer pleinement à ma passion infernale pour la Star Ac, quitte à vous négliger un tantinet, ô chers lecteurs ? Passque bon, un praïïïme par semaine, six quotidiennes, ça fait un paquet d’heures loin du PC, sans compter les séries, les émissions, les films et téléfilms… Va falloir choisir, petite Anaïs.

En ce mardi soir, mon choix est fait : Star Ac oblige (ceci dit, je vous écris cette bafouille en direct live, preuve, si besoin en était, que je suis encore plus intoxiquée par ce blog que par ma sacro sainte télé).

Bon, trêve de bavardage, quoi de neuf à la Star Ac, septième édition ?

Pas grand-chose, en fin de compte : toujours les mêmes profs, toujours l’infect Pascal Nègre, toujours la même Alexia qui danse aussi bien que moi (et qui ballonne cette année autant que moi), toujours le même Kamel mais dont la présence sera réduite à peau de chagrin, toujours le déjanté Nikos (parait qu’il sort un disque). Les paris sont ouverts : combien de « merci pour votre générosité » cette année ?

Les élèves sont très stylés, dans le genre faux rebelles (concrétisé par une explosion de cheveux) qui se la pète grave de chez grave. Musiciens.  Quasi tous.

Moyenne d’âge 18 ans, zont encore du lait au bord de la lèvre inférieure. Y’a juste un vieillard de 35 ans qui relève ladite moyenne.

Cette année, on dirait qu’ils paient les élèves en fonction de leur poids. De vrais fils de fer. Sans faire ma mauvaise langue, y’en a même une qui est à limite très très limite de l’anorexie. Ceci justifie sans doute que cette année, le gain est passé d’un million d’euros à deux cent mille seulement… foirage intégral en matière de ventes d’albums oblige.

Alors que pour la Nouvelle Star, j’avais illico deviné que le Staphylocoque Doré, oups pardon, le Julien Doré, allait l’emporter, ici, pas moyen d’établir un pronostic… On en reparlera.

Vivement demain, première quotidienne, premiers ragots, premières amours naissantes, premières engueulades, premiers gros mots, premières cigarettes, premiers coups de blues.

Ça y est, je le sens. Je suis déjà accro. La Star Ac pour moi, c’est comme le chocolat, me faut ma dose quotidienne… sous peine de crise de manque assortie de delirium tremens.