10
fév

Elle me fait rire, mais rire

La perfidie de la femme, la tête du mari... J'adore j'adhère. 
 

17
jan

Le destin de Lisa – the end

Je vous avais parlé il y a un petit temps de cette série que j’avais découverte.  J’ai finalement abandonné, ça n’avançait pas assez vite à mon goût.  Devoir regarder quinze épisodes pour espérer entrevoir un début de bisou, très peu pour moi.  

Mais l’autre jour, quand j’ai su que la fin approchait, et que les téléspectateurs devaient voter afin de décider qui elle allait épouser, j’ai fait des bonds.  Il fallait tout de même que je sache : allait-elle épouser David, qu’elle a toujours aimé sans l’être en retour ou Renaud qui est fou d’elle mais qu’elle ne semble pas aimer aussi fort ?  Raison ou passion ?  Romantisme ou réalisme ?  Pour ma part, je peux difficilement me faire une opinion, vu que j’ai en tout et pour tout dû voir trois épisodes.  Alors, va savoir avec trois épisodes lequel est le plus sympa le plus drôle le plus gentil le plus romantique le plus brun ténébreux.

Alors j’ai regardé.  Sur TF1.  Et le public a choisi.  La passion, le romantisme.  Bien sûr.  A 81 % !  Voilà.  Rien de transcendant.  Un feuilleton qui se termine par la victoire du véritable amour, tout simplement.  Quoi qu’ait choisi le public, un des deux aurait souffert.  

Pour trouver les prénoms de ces deux hommes afin de les indiquer dans mon billet, savoir David et Renaud, je me suis rendue sur le forum officiel du Destin de Lisa.  Et c’est là que ça devient réellement intéressant.  Je découvre un forum où les fans de David et ceux de Renaud se disputent, s’insultent.  Ils semblent tellement pris par l’intrigue, tellement « obsessionnés » par le but ultime de la série, marier Lisa à leur chouchou, qu’ils vivent le feuilleton comme si leur avenir en dépendait.  Alors ils règlent leurs comptes à grands coups de phrases mesquines à l’orthographe aléatoire.  A coups d’insultes en français approximatif.  Et on sent la passion.  Et on sent la confusion entre les acteurs et les personnages qu’ils incarnent.  Et on sent un désir fou que tout cela ne soit pas un feuilleton, finalement.

Je suis fan de séries télé.  Fan.  Au point de criser si mon magnéto fait grève, au point de lancer des appels sur le blog pour un épisode manquant.  Mais je n’en suis pas fada.  Pas au point de confondre télé et réalité.  Et ça fait toute la différence.

Illu de Mahaut, la star montante de l’illustration.
 destinlisapt

10
jan

J’ai vu Arthur en vrai… ou presque

arthur2
(Paru sur Madmoizelle.)

J’ai rêvé durant des mois de voir Arthur en vrai.   

Arthur, moi, rien à faire, j’adore.  Le seul hic, c’est que je dois être la seule à 100 km à la ronde dans mon bled perdu.   Passque quand j’ai appris qu’il faisait un spectacle, j’ai voulu voir.  Et j’ai proposé à tout le monde, ma mère, ma collègue, la collègue de ma collègue (qu’est aussi ma collègue), ma copine, l’ex de ma copine (qui lui n’est pas mon ex), la voisine de l’ex de la copine, la collègue de la voisine de l’ex de la copine.  M’ont tous répondu « ça va pas la tête, je déteste Arthur ».  Soit.

Quand j’ai appris qu’il venait à trois bornes de mon bled perdu (bien que ce soit la capitale de la Wallonie, mon bled est perdu, faut pas se voiler la face), j’ai reproposé à tout qui croisait mon chemin « tu veux pas zaller voir Arthur en vrai ? »

J’ai trouvé personne.  Personne.  Et aller voir Arthur en vrai toute seule, ça me tentait pas.

Donc j’ai pas vu Arthur en vrai.

Mais j’ai acheté le DVD d’Arthur en vrai.  Donc j’ai presque vu Arthur en vrai.  Et puis comme ça je l’aurai tout à moi quand je veux (nananananère Estelle).

Alors hier soir, je me suis fait une soirée Arthur, rien que pour moi.

Et j’ai pas été déçue.

Outre le manga qui sert d’introduction et qui, à lui seul, vaut le détour (je ne regarderai plus jamais les enfants de la télé du même œil, crois-le), Arthur, ben il est génial.  Et Dieu sait que je suis mauvais public lorsqu’il s’agit d’humour.  Moi, je ris de l’intérieur.  Je peux regarder une comédie de deux heures, et ne jamais rire, alors que j’ai adoré.  Mais ça ne se voit pas.  Je vous le dis, je ris de l’intérieur.  Quand j’étais ado, c’était pire, je crois que j’avais perdu le gène du « rire expressif ».  Depuis lors, je suis devenue une très vieille ado, alors j’ai réappris à rire de façon visible, mais tout de même discrète.  Mais avec Arthur en vrai dans mon salon, j’ai ri, mais j’ai ri.  J’ai failli en avaler le bonbon à la violette que je suçotait, inconsciente du danger…  Puis j’ai failli en avaler mon Ferrero rocher tellement je m’étranglais de rire.  (qui a osé dire que j’avais qu’à pas manger ?)

Il a tout compris  Arthur.  Il a compris que les femmes mettent des jeans taille basse pour ressembler à des muffins, avec tout qui déborde.  Il a compris tous nos travers et nous les ressort avec délice, mais aussi avec une tendresse toute drôle, ou une drôlerie toute tendre, comme vous préférez.  Il a compris qu’il devait être lui et se moquer des siens aussi, de travers, fort heureusement.  De ses complexes, de ses angoisses.  Il ose avouer qu’il est jaloux de la beauté de l’ex de sa femme, il a bien raison d’ailleurs, il est beau l’ex de sa femme.  Mais moins drôle, certainement.  Il adore aussi faire allusion aux pubs actuelles ou anciennes dans son spectacle (sympa pour les vieilles générations dont je suis extraite).  Et puis il se moque de ses parents, de ses enfants et surtout de lui.  Sans jamais aucune vulgarité.  Sans mot grossier.  Sauf la « pute » récurrente de l’histoire, mais on s’y attache, à la pute, alors on s’en moque.  Et puis Arthur, il n’hésite pas à montrer ses failles et ses faiblesses, et surtout à être très tendre, voire très émouvant.  J’y suis allée de ma petite larme, voyez-vous, sur la fin.

En plus du spectacle, le coffret propose un reportage sur les coulisses, la préparation du spectacle, des témoignages de ses proches, l’angoisse qui précède la première, le spectacle à Paris pour ses quarante ans, l’entraînement sportif… Un bonus exceptionnel qui permet de mieux connaître cet homme en apparences sûr de lui, mais en réalité vachement angoissé et… humain, tout simplement. 

On ne peut que l’apprécier encore plus après s’être gavé de ces trois heures d’Arthur, rien que d’Arthur.  Enfin de Jacques…

Alors maintenant, je n’ai qu’une envie : voir Jacques, en vrai.

Quatre bonnes raisons d’adorer Arthur en vrai :

-    C’est un spectacle thérapeutique, qui permet au public de hurler en chœur le prénom de l’ex de son chéri (enfin de ton chéri, car moi y’en n’a pas avoir de chéri).  Thérapeutique je te dis.

-        C’est drôle du début à la fin, même le générique de fin est à mourir de rire

-        C’est tendre et émouvant par moments

-    Si tu déteste Arthur mais que tu aimes rire, c’est le moment d’apprendre à rire en aimant Arthur

Une bonne raison de bouder Arthur en vrai :

- si vraiment tu fais une allergie fulgurante à Arthur, qu’il te provoque des boutons et un œdème de Quincke, de toute façon il ne t’en voudra pas, il est hypocondriaque, Arthur, il comprendra tes craintes pour ta santé

Acheter Arthur en vrai en Belgique

Acheter Arthur en vrai en France

arthur

9
jan

La vie au château – côté Le Quesnoy

J’avais voulu voir cette émission il y a un mois et j’ai loupé le coche (terme de circonstance, vu l’époque que je vais aborder).  Et puis j’ai vu dans ma bible (alias le Cineye Revuye) que l’émission repassait.  J’aime la TV.  Inexorablement.

Alors j’ai regardé.  Et j’ai aimé.  

« Versailles, le rêve d’un roi ».

De Versailles, je ne savais rien, ou presque.  Je ne sais rien sur rien, de toute façon, vous le savez.  Tout au plus avais-je conscience que ce palais avait abrité la vie de certains rois de France, le Roi Soleil notamment, je l’avais appris en regardant « L’homme au masque de fer », film que j’adore.  C’est dire si ma culture (ma quoi ?) se limite aux bêtises que je vois à la TV, depuis toujours, et ça me convient parfaitement, na.

Mais j’ignorais que c’est Louis XIV lui-même qui fut l’instigateur de cette entreprise à dimension… folle.  Prestigieuse, mais démesurée.  

Cette émission, proposée sous la forme du docu-fiction, révèle les diverses facettes de la construction de Versailles, qui a duré plusieurs décennies.  Passionnant.

On y apprend notamment :

Que Louis XIV a envoyé sa première maîtresse au couvent quand il s’est lassé d’elle.  Qu’il a viré sa seconde maîtresse au rez-de-chaussée pour donner ses appartements à sa troisième.  Et que dans l’histoire, ben sa femme, elle avait juste le droit de se taire.  Aaaah comme il devait être dur d’être féministe en ce temps là.  Dur d’être femme, tout simplement.

Qu’il a souffert de tas de problèmes de santé similaires aux miens : rages de dents, problèmes digestifs ou intestinaux, notamment.  Si ça tombe je suis sa descendante indirecte.  Appelez-moi majesté dorénavant, mieux vaut prévenir que guérir.  Et le vouvoiement est de rigueur à partir de ce jour.

Que des dizaines de milliers de français ont dû bosser jour et nuit, même le dimanche, sur le chantier, qu’ils mourraient et étaient évacués en douce, pour ne pas nuire au prestige des idées du roi, et que, comble de l’horreur, deux cents d’entre eux moururent intoxiqués par les vapeurs des marais entourant Versailles, en tentant de les assécher.  Pendant ce temps, le Roi vivait sa vie de roi.

Que Louis XIV a vécu à cheval sur 1600 et 1700.  Me demandez pas quand exactement, je m’en moque finalement.  Ça me permet de ne plus croire qu’il a vécu en 1500 ou en 1900.  Meuh non je rigooole, chuis déneuronée mais pas à ce point, je sais que la révolution a eu lieu en 1789, donc il a vécu avant, faut pas me la faire hein, pas folle l’abeille (et non la guêpe, vu ma taille, vous connaissez la chanson).  

Que Versailles est directement inspiré de Vaux-le-Vicomte, château construit par je sais plus qui (Fouquet, si mes souvenirs sont bons, mais mes souvenirs ont tendance à s’évanouir comme un vampire à la vue d’un crucifix – finalement c’est peut-être Foucault, comme Jean-Pierre) et qui rendit Louis XIV jaloux au point de le faire emprisonner puis tuer (quoique, eskil fut tué ?) et de vouloir construire plus grandiose.  J’ai pris un bain de soleil dans les jardins de Vaux-le-Vicomte un jour d’octobre, souvenir impérissable. Impérissable. Je suis, définitivement, faite pour la vie de château.

Que 20.000 personnes furent logées dans Versailles, dont certains serrés comme des sardines.  Versailles, ancêtre des HLM français, qui l’eut cru ?

Que la galerie des glaces permet de voir les jardins où que l’on soit.  Je veux voir je veux voir je veux voir je veux voir je veux voir je veux voir je veux voir je veux voir je veux voir je veux voir je veux voir.

Conclusion : j’ai qu’une envie, aller visiter Versailles.  Vite.  Je visite toujours vite.  Pas du style à m’extasier durant des heures sur chaque détail d’une peinture ou d’une sculpture.  Moi je m’imprègne de l’ambiance, et je visite vite.  Exception faite pour les jardins, que je peux squatter des heures durant, juste pour profiter, profiter et encore profiter.

Ça y est, je suis en phase.

Je ne vous en ai jamais parlé, mais j’ai souvent des phases.  Passionnées.  Intenses.  Captivantes.  Ephémères.  De quel ordre, me direz-vous ?  Qu’importe, je vous en parlerai ultérieurement, ça mérite bien un billet…

Là, maintenant, tout de suite, je m’en vais trouver un voyage à Versailles.  Vite.

Photo issue de ce site.  Sur le site même, en voyageant avec la souris sur la photo, on obtient des détails intéressants. 
versailles


9
jan

La vie au château – côté Groseille

J’ai regardé la Star Ac de vendredi soir, en différé (merci magnéto de mon cœur qui bat), de minuit trente à onze heures du matin… My god que c’était long.  Et ennuyeux.  Tellement soporifique que je me suis endormie un nombre incalculable de fois et que ce n’est que grâce à mon nez bouché et à mes quintes de toux que je me réveillais régulièrement en sursaut, que je rembobinais ma cassette pour tenter à nouveau de visionner l’émission.

La Star Ac devrait être remboursée par la sécu, une vraie recette bio contre les insomnies :

En plat principal, les chansons indigestes des candidats et puis l’arnaque totale du jury de soi-disant professionnels, qui consiste à faire voter le public durant des jours pour annoncer juste après la clôture des votes, d’une voix torturée « nous n’arrivons pas à nous décider, alors la meilleure chose est que vous choisissiez vous-même… la semaine prochaine ».  A noter que le public avait déjà choisi, mais qu’importe, tant qu’à plumer les pigeons, autant le faire jusqu’au bout.  Vous me direz, chers lecteurs, zont qu’à pas voter, les gens.  Je suis d’accord, mais que voulez-vous, tout le monde n’a pas notre capacité de réflexion, nos neurones en éveil et notre intelligence surhumaine (ainsi que notre modestie).

En fromage, Nikos qui interroge une musicienne (passqu’il y avait un splendide orchestre philarmonique de la mort qui tue), « votre violon, c’est un Stradivarius ? »… ben voyons, keski faut pas entendre.  Même moi (c’est dire), j’aurais pas posé une question aussi ridiculement ridicule.  Et le même Nikos qui, en fin d’émission, alors que le jury a annoncé n’éliminer personne, conclut « ils retournent à sept au château »… non Nikos, huit, à huit (à croire qu’il n’était réellement pas au courant de la supercherie, le filou).

En guise de dessert, deux morceaux choisis parmi les centaines de commentaires sur la chronique que je vénère, de Kevin Moulback :
« il ai nule pasi comen su la kifai les note la blilé ou venai je roi » : si quelqu’un peut me traduire, j’en serais ravie
« Bien que je ne sois pas un fan de cette émission, loin sans faux » : quand on veut faire usage d’expressions qui en jettent, mieux vaut savoir les écrire…

Vraiment, keskon s’amuse au château.