16
fév

Saleté de magnétoscope

Si, tout comme moi, vous avez fêté la (non) Saint-Onledirapoint hier soir (billet suivra), vous avez enregistré la finale de la Staaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaracademy (prendre l’intonation favorite de Nikos).  

Si tout comme moi, vous avez bêtement imaginé qu’en lançant une cassette de quatre heures à 19h30, elle enregistrerait jusque minuit, par solidarité staracadémicienne, vous avez, vous aussi, raté, la fin de la Staaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaracademy, savoir le verdict que nous attendons tous depuis les siècles des siècles, amen.  Kisèkagagné ?

Si tout comme moi vous êtes blond(e)s, vous n’avez pas imaginé que le malheur guettait au coin de la porte, telle la grande faucheuse : ne pas voir Maître Moya débarquer avec le résultat, ne pas voir Quentin pleurer comme un dingue avant même le résultat, ne pas voir le même Quentin se rouler sur le sol de bonheur après avoir gagné.  Mais tout comme moi, vous pouvez aller voir les images sur le site de TF1, ça vaut le détour.  Pauvre Quentin, franchement, une telle émotion, au point de s’effondrer comme les Miss France, ainsi que le précise mon petit chou Kevin Moulbach, dont la dernière chronique (argh, que vais-je faire le samedi matin, si je ne puis plus lire les chronique de Kevin) est iciiiiiiiii. 

J’ai l’air dépité, comme ça, d’avoir manqué la fin de la graaaaaaaaaaaande finale de la Starac 7, mais finalement je me dois d’avouer que j’ai regardé toute l’émission (sauf la fin, saleté de magnéto) en écrivant mes articles sérieux qui ne paraissent pas sur ce blog (sur ce blog c’est la déconnade à donf, vous le savez), et que donc ben j’ai rien vu, car je suis, étrangement, comme les hommes, incapable de faire deux choses à la fois, ou du moins de me concentrer sur les deux choses.  Donc j’ai préféré me concentrer sur mes articles et j’ai rien perçu de la Star Ac, même pas les ballets de Kamel, le plus grand chorégraphe de France (copyright Kevin), même pas que les tournésiens rappliquaient (non pas ceux de Tournai, Belgique, ça c’est les Tournaisiens, mais ceusses qui font la tournée).  J’ai rien vu.  Rien de rien.  Et je ne regrette rien.  J’ai juste entendu Nikos et ses vocalises à rallonge « voici Jooooooooooooooooooohnny Halliday » « accueillez Paaaaaaascaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaal Obispo » et autres tournures du même style, qu’on appellera bientôt des Nikossismes (à la manière des evangelismes).  Puis finalement, je me dois de l’avouer : la Star Ac, ça me fait plus rien.  Rien de rien.  J’ai même raté trois quotidiennes cette semaine, sans pleurer.  J’ai grandi.

Enfin.

Soit.

Plus que cinq fois dormir, et la Nouvelle Star commence, avec son lot de casseroles à mourir de rire durant les castings, et puis avec Dédé (si cher à Olivia Toja, paresseuse devant l’éternel) et le nouveau jury à découvrir.  Gnark gnark.    On va enfin se marrer.  Enfin !

13
fév

Fanatique


(paru sur Madmoizelle.fr) 
Il y a trois jours, j’ai décidé de regarder tous les épisodes diffusés aux States de la saison 4 de Desperate Housewives.  Comme ça, sur un coup de tête.  Et sur internet, puisque notre chaîne privée nationale (savoir belge, pour les ceusses qui me connaissent mal) vient de terminer la diffusion de la saison 3.

Après ces trois jours, le constat ne peut qu’être fait : je suis une fanatique fanatiquement fanatique.  Et le mot est faible.

Bien sûr, j’adore cette série, puisque j’ai usé d’un chantage intense auprès de ma mère afin qu’elle m’enregistre les saisons 2 et 3 sur BeTV-Canal+ (« Maman, si je ne les vois pas en VO, la pratique de mon anglais va se réduire à peau de chagrin, mon neurone va s’atrophier, mon moral va déprimer et je ne te le PARDONNERAI JAMAIS »).  

Mais j’ai réalisé à quel point j’étais contaminée, intoxiquée, irrémédiablement, lorsque j’ai vu ce que j’étais capable de supporter afin de voir les dix épisodes disponibles de la saison 4 (puisque, ô drame insurmontable, la grève des scénaristes a stoppé net toute avancée dans le tournage des suivants) :

- chercher durant des heures après les cinq dernières minutes de la partie 3 de l’épisode 7, partout sur le net, parce que ces fameuses dernières minutes étaient, étrangement, visibles à la vitesse VV’ (la technique ma bonne Dame)

- attendre durant quatre longues heures (montre en main) que l’épisode 8 daigne être visible, car, tout aussi étrangement, le streaming fonctionnait au ralenti (la technique ma bonne Dame) ; pour tuer le temps j’ai tchatté, j’ai dragué sur internet, j’ai regardé deux épisodes des Frères Scott (en parfait état de visualisation) et j’ai somnolé

- regarder 40 minutes de l’épisode 9 en coupant le son, vu le décalage horaire effrayant entre l’image et ledit son (entendre Lynette parler à son tendre époux tout en voyant Gabrielle faire des galipettes avec le sien, c’est assez déconcertant il faut l’avouer)

- supporter l’entièreté de l’épisode 10 en frôlant la crise d’hystérie au vu des milliers de fautes d’orthographe et de syntaxe qui le jalonnent.  Jamais vu une telle horreur, sauf sur des devoirs d’enfants de sept ans, et encore, certains se débrouillent bien mieux, sacrebleu.

Vous l’aurez constaté, étrangement, les six premiers épisodes étaient parfaitement audibles, pas trop criblés de fautes et bien synchronisés.  J’ai donc mangé mon pain noir ensuite.

Voilà, c’est grave, j’en ai conscience, j’assume.  Avoir supporté tout ça… juste pour ça.  

Et ça valait le coup.  Tant pis si c’est grave, docteur.
Dessin de Depa.

DH


10
fév

Elle me fait rire, mais rire

La perfidie de la femme, la tête du mari... J'adore j'adhère. 
 

17
jan

Le destin de Lisa – the end

Je vous avais parlé il y a un petit temps de cette série que j’avais découverte.  J’ai finalement abandonné, ça n’avançait pas assez vite à mon goût.  Devoir regarder quinze épisodes pour espérer entrevoir un début de bisou, très peu pour moi.  

Mais l’autre jour, quand j’ai su que la fin approchait, et que les téléspectateurs devaient voter afin de décider qui elle allait épouser, j’ai fait des bonds.  Il fallait tout de même que je sache : allait-elle épouser David, qu’elle a toujours aimé sans l’être en retour ou Renaud qui est fou d’elle mais qu’elle ne semble pas aimer aussi fort ?  Raison ou passion ?  Romantisme ou réalisme ?  Pour ma part, je peux difficilement me faire une opinion, vu que j’ai en tout et pour tout dû voir trois épisodes.  Alors, va savoir avec trois épisodes lequel est le plus sympa le plus drôle le plus gentil le plus romantique le plus brun ténébreux.

Alors j’ai regardé.  Sur TF1.  Et le public a choisi.  La passion, le romantisme.  Bien sûr.  A 81 % !  Voilà.  Rien de transcendant.  Un feuilleton qui se termine par la victoire du véritable amour, tout simplement.  Quoi qu’ait choisi le public, un des deux aurait souffert.  

Pour trouver les prénoms de ces deux hommes afin de les indiquer dans mon billet, savoir David et Renaud, je me suis rendue sur le forum officiel du Destin de Lisa.  Et c’est là que ça devient réellement intéressant.  Je découvre un forum où les fans de David et ceux de Renaud se disputent, s’insultent.  Ils semblent tellement pris par l’intrigue, tellement « obsessionnés » par le but ultime de la série, marier Lisa à leur chouchou, qu’ils vivent le feuilleton comme si leur avenir en dépendait.  Alors ils règlent leurs comptes à grands coups de phrases mesquines à l’orthographe aléatoire.  A coups d’insultes en français approximatif.  Et on sent la passion.  Et on sent la confusion entre les acteurs et les personnages qu’ils incarnent.  Et on sent un désir fou que tout cela ne soit pas un feuilleton, finalement.

Je suis fan de séries télé.  Fan.  Au point de criser si mon magnéto fait grève, au point de lancer des appels sur le blog pour un épisode manquant.  Mais je n’en suis pas fada.  Pas au point de confondre télé et réalité.  Et ça fait toute la différence.

Illu de Mahaut, la star montante de l’illustration.
 destinlisapt

10
jan

J’ai vu Arthur en vrai… ou presque

arthur2
(Paru sur Madmoizelle.)

J’ai rêvé durant des mois de voir Arthur en vrai.   

Arthur, moi, rien à faire, j’adore.  Le seul hic, c’est que je dois être la seule à 100 km à la ronde dans mon bled perdu.   Passque quand j’ai appris qu’il faisait un spectacle, j’ai voulu voir.  Et j’ai proposé à tout le monde, ma mère, ma collègue, la collègue de ma collègue (qu’est aussi ma collègue), ma copine, l’ex de ma copine (qui lui n’est pas mon ex), la voisine de l’ex de la copine, la collègue de la voisine de l’ex de la copine.  M’ont tous répondu « ça va pas la tête, je déteste Arthur ».  Soit.

Quand j’ai appris qu’il venait à trois bornes de mon bled perdu (bien que ce soit la capitale de la Wallonie, mon bled est perdu, faut pas se voiler la face), j’ai reproposé à tout qui croisait mon chemin « tu veux pas zaller voir Arthur en vrai ? »

J’ai trouvé personne.  Personne.  Et aller voir Arthur en vrai toute seule, ça me tentait pas.

Donc j’ai pas vu Arthur en vrai.

Mais j’ai acheté le DVD d’Arthur en vrai.  Donc j’ai presque vu Arthur en vrai.  Et puis comme ça je l’aurai tout à moi quand je veux (nananananère Estelle).

Alors hier soir, je me suis fait une soirée Arthur, rien que pour moi.

Et j’ai pas été déçue.

Outre le manga qui sert d’introduction et qui, à lui seul, vaut le détour (je ne regarderai plus jamais les enfants de la télé du même œil, crois-le), Arthur, ben il est génial.  Et Dieu sait que je suis mauvais public lorsqu’il s’agit d’humour.  Moi, je ris de l’intérieur.  Je peux regarder une comédie de deux heures, et ne jamais rire, alors que j’ai adoré.  Mais ça ne se voit pas.  Je vous le dis, je ris de l’intérieur.  Quand j’étais ado, c’était pire, je crois que j’avais perdu le gène du « rire expressif ».  Depuis lors, je suis devenue une très vieille ado, alors j’ai réappris à rire de façon visible, mais tout de même discrète.  Mais avec Arthur en vrai dans mon salon, j’ai ri, mais j’ai ri.  J’ai failli en avaler le bonbon à la violette que je suçotait, inconsciente du danger…  Puis j’ai failli en avaler mon Ferrero rocher tellement je m’étranglais de rire.  (qui a osé dire que j’avais qu’à pas manger ?)

Il a tout compris  Arthur.  Il a compris que les femmes mettent des jeans taille basse pour ressembler à des muffins, avec tout qui déborde.  Il a compris tous nos travers et nous les ressort avec délice, mais aussi avec une tendresse toute drôle, ou une drôlerie toute tendre, comme vous préférez.  Il a compris qu’il devait être lui et se moquer des siens aussi, de travers, fort heureusement.  De ses complexes, de ses angoisses.  Il ose avouer qu’il est jaloux de la beauté de l’ex de sa femme, il a bien raison d’ailleurs, il est beau l’ex de sa femme.  Mais moins drôle, certainement.  Il adore aussi faire allusion aux pubs actuelles ou anciennes dans son spectacle (sympa pour les vieilles générations dont je suis extraite).  Et puis il se moque de ses parents, de ses enfants et surtout de lui.  Sans jamais aucune vulgarité.  Sans mot grossier.  Sauf la « pute » récurrente de l’histoire, mais on s’y attache, à la pute, alors on s’en moque.  Et puis Arthur, il n’hésite pas à montrer ses failles et ses faiblesses, et surtout à être très tendre, voire très émouvant.  J’y suis allée de ma petite larme, voyez-vous, sur la fin.

En plus du spectacle, le coffret propose un reportage sur les coulisses, la préparation du spectacle, des témoignages de ses proches, l’angoisse qui précède la première, le spectacle à Paris pour ses quarante ans, l’entraînement sportif… Un bonus exceptionnel qui permet de mieux connaître cet homme en apparences sûr de lui, mais en réalité vachement angoissé et… humain, tout simplement. 

On ne peut que l’apprécier encore plus après s’être gavé de ces trois heures d’Arthur, rien que d’Arthur.  Enfin de Jacques…

Alors maintenant, je n’ai qu’une envie : voir Jacques, en vrai.

Quatre bonnes raisons d’adorer Arthur en vrai :

-    C’est un spectacle thérapeutique, qui permet au public de hurler en chœur le prénom de l’ex de son chéri (enfin de ton chéri, car moi y’en n’a pas avoir de chéri).  Thérapeutique je te dis.

-        C’est drôle du début à la fin, même le générique de fin est à mourir de rire

-        C’est tendre et émouvant par moments

-    Si tu déteste Arthur mais que tu aimes rire, c’est le moment d’apprendre à rire en aimant Arthur

Une bonne raison de bouder Arthur en vrai :

- si vraiment tu fais une allergie fulgurante à Arthur, qu’il te provoque des boutons et un œdème de Quincke, de toute façon il ne t’en voudra pas, il est hypocondriaque, Arthur, il comprendra tes craintes pour ta santé

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Acheter Arthur en vrai en France

arthur