16
mai

Devenir nonne pour garder toute ma tête !

J’ai vu récemment sur Arte une émission passionnante.  Ne tombez pas dans les pommes, oui, parfois, je regarde Arte.  Dingue hein ?  En fait, c’est depuis que ma bible « ciné revue » a changé la présentation des programmes, Arte se retrouvant coincée entre TF1 et France 2.  Avant, Arte était reléguée dans un coin et j’oubliais de zieuter.  Maintenant je zieute et je repère des émissions sympas.

J’ai donc regardé Arte.

Une émission sur l’Alzheimer, où l’on voyait un chercheur tenter de convaincre les laboratoires du fait que les simples anti-inflammatoires pourraient prévenir l’apparition de la maladie, survenant selon lui suite à inflammation du cerveau (et d’après analyses auprès de centres spécialisés en rhumatologie, au sein desquels aucun des patients âgés prenant de tels médicaments n’a développé la maladie).  Des labos pas du tout enclins à l’écouter, car commercialiser des anti-inflammatoires basiques ne leur rapporterait rien, nada, que dalle, point de brevet.  Alors ils n’écoutent pas.  Toujours une question de gros sous.  C’est nul mais c’est ainsi.  Tchu je râle.  Et dès ce jour, je me dope aux anti-inflammatoires, je vous le dis.

Mais la partie la plus intéressante de l’émission (passons sur l’injection de la maladie à de pauvres souris innocentes, le rat risquerait d’en avoir une migraine ou des crises d'angoisse s'il passe sur ce blog), c’est celle où une communauté entière de bonnes sœurs a autorisé des chercheurs à prélever leur cerveau pour analyse après leur décès.

Des bonnes sœurs dynamiques, pleine de vie et d’enthousiasme, sans aucune perte de mémoire.

Au fur et à mesure de leurs décès donc, les analyses ont révélé que la plupart d’entre elles étaient atteintes d’une forme avancée de la maladie d’Alzheimer…

Pourtant, aucun signe de leur vivant.  Rien, nada, que dalle.

Mon problème à moi, c’est que je me suis déconcentrée un bref instant, sans doute au moment où les scientifiques expliquaient les raisons potentielles de ce phénomène incroyable : des nonnes au cerveau plein d’Alzheimer, mais n’en manifestant aucun symptôme.

C’est un drame dramatiquement dramatique : je n’ai pas l’explication !  Et je voudrais l'avoir...  Si l'un d'entre vous a vu cette émission, par pitié, qu'il se manifeste d'urgence.

Sinon, il me reste à tenter de deviner ce qui pourrait différencier les sœurs des citoyens lambda : L’alimentation plus saine ?  Le côté plus charitable (qui n’est pas, avouons-le, systématique chez les sœurs…) ?  Une vie calme en communauté ?  La prière quotidienne ?  La protection de la tête au moyen d'une coiffe ? 

Ou bien … tout simplement ... l’abstinence sexuelle ?  De ce point de vue, j’ai bon espoir de ne pas développer l’Alzheimer alors !  Alléluia.

14
avr

Première fois

Nan, rien de croustillant, cessez de fantasmer.

Première fois que je vois la pub Passionata à la TV.  Cette pub que j'avais découverte au Crazy Horse, à grands renforts de champagne et macarons, en janvier, vous vous souviendez ?

Là voilà sur les écrans, cette pub.  Elle est belle, glamour, un tantinet osée, rose comme mon blog.

J'aime. 

Vous l'avez vue ??? 


Passionata
envoyé par Youpub

2
avr

Trois films sinon rien

J’ai suivi le conseil de Camille la it girl, dispensé sur son blog effusion of fancy.  J’ai visionné les trois films de James Ivory diffusés sur Arte (avouez que ça change de Sous le soleil, Anaïs qui regarde Arte).

D’abord, « Retour à Howards End ».  Avec celui qui a joué Hannibal, mais dans un tout autre registre, j’ai oublié son nom comme d’habitude.  Et puis Emma trucmachin, ah oui, Thompson (et Hannibal c’est Anthony Hopkins).  Un peu long.  Et triste.  Pas du genre à remonter le moral à une Anaïs déjà pas en top forme en ce jeudi 27 mars (si vous saviez le jeudi que j’ai passé, vous compatiriez).  Mais j’ai aimé.  Ça se passe « dans le temps », les femmes sont en robes longues et vouvoient leur époux même au lit.  J’aime les films de cette époque, à la « Orgueil et préjugés ».  Mais je préfère "Orgueil et préjugés", qui me fera frémir jusqu'à mon dernier soupir... 

Puis, « Chambre avec vue ».  Avec personne de connu.  Enfin personne que je connais, à part l’actrice qui fait la sœur dans Howards End, mais que je ne connaissais pas auparavant (vous suivez ?).  Une histoire plus dynamique, drôle parfois, avec un soupçon d’amour, refoulé, puis avoué.  J’ai aimé.  Encore plus que Howards End.  On finit par s'attacher aux personnages et au style vieillot du film.

Enfin, « Maurice ».  Avec Hugh Grant.  Jeune.  Beau.  Brun.  Ténébreux.  Dont Maurice tombe amoureux.  Au début du siècle dernier.  Epoque où il ne fait pas bon être homosexuel.  Pas bon du tout.  Un amour platonique mais qui m’a fait frémir.  Et souffrir pour Maurice.  Une belle histoire pleine de sobriété.

La morale de ces trois films ?  Je n’aurais pas voulu vivre à cette époque où les femmes avaient souvent juste le droit de se taire, où les pauvres n’avaient qu’à le rester et où les homosexuels étaient passibles de peine de mort.

Et puis surtout, merci à Camille, grâce à qui j’ai découvert trois films qui en valaient la peine.

Pour le résumé de ces films, je lui cède la plume, elle raconte bien mieux que moi (et j’ai ainsi appris qu’un des personnages était joué par Daniel Day Lewis, que je n’ai absolument pas reconnu, fichtre, je deviens vraiment taupe).  

3films

2
avr

Sous le soleil et moi, c’est terminé

Je vous l’avais avoué y’a bien longtemps, que je regardais cette série ô combien débile, mais ô combien addictive.  Je vous avais même fait un chtit résumé ici  et j’en avais reparlé ici.

J’ai appris récemment que la série allait s’arrêter.  Ce qui est une bonne décision.  D’ailleurs je ne la regarde plus que sporadiquement, quand je suis chez moi, et en vaquant à d’autres occupations.  Alors qu’il fut un temps où je programmais mon magnétoscope pour ne pas en manquer une miette.

L’autre samedi, j’étais chez moi, donc j’ai décidé de regarder.  Et non, décidément, je le confirme, c’est plus nin possible.

Etant donné que chaque personnage chope un jour un cancer, que chaque personnage féminin est stérile, que chaque personnage masculin sort avec chaque personnage féminin en alternance, cela devait arriver : un personnage mâle attrape soudainement une grave maladie cardiaque qui nécessite une greffe d’urgence (ça tombe bien, mon billet de dimanche, enfin l’autre dimanche, parlait justement du don d’organes).  Mais, pas de chance, il est d’un groupe très rare et sans doute ne recevra-t-il jamais le cœur tant désiré.  La mort est proche.  Or, hasard extraordinaire, un autre malade de l’hôpital, grand brun ténébreux, souffrant d’un cancer au stade terminal, mais néanmoins plein de cheveux et semblant péter la forme (point de cernes, point de maigreur, rien qui puisse caractériser le malade dans ses derniers jours d’existence), or donc, ce malade est extraordinairement compatible avec notre héros souffrant du cœur.  C’est dingue hein !

Je n’ai pas bien suivi l’épisode, mais il semble que la copine du malade du cœur, qui est médecin (et qui d’ailleurs était la sœur cachée d’un autre personnage, qu’elle avait voulu tuer mais maintenant elles s’adorent et en trois coups de cuiller à pot elle est passée de sœur démoniaque sans formation à sœur adorable médecin – ah si tout pouvait être si simple), donc il semble qu’elle aurait euthanasié le cancéreux pour sauver son amoureux.  Paaaaas bieeeeen.

Vous comprendrez, rien qu’à la lecture du résumé de ce seul épisode, que Sous le soleil tourne à rien, devient ridiculement ridicule, et qu’il est en effet temps d’arrêter.  Vous me direz que ça fait belle lurette que Sous le soleil ne rime à rien, limite depuis le premier épisode.  Je suis d’accord.  Mais là on atteint le pire du pire.

Je devrais peut-être me mettre à la série qui marche de France 3, et qui se passe dans le Sud, argh le nom ne me revient pas.

Sinon y’a la nouvelle série de France 2, cinq sœurs.

Une nouvelle ère de ma vie commence, quoi qu’il en soit, une ère sans « Sous le soleil ».

26
mar

Je suis un thon, sortez-moi de là… la fin

Il y a six semaines je vous parlais de l’émission trasho-racolo-débilo-chirurgicale de RTL, Tout pour plaire.  Pour les non belges (vous n’imaginez pas votre chance), plusieurs femmes belges se font refaire le portrait, à grands coups de bistouri, filmées sous toutes les coutures (c’est vraiment le cas de le dire), le tout dans un manoir sans doute hanté (en tout cas par les mauvaises pensées des protagonistes).

Je n’ai pas suivi tous les épisodes, et ceux que j’ai regardés l’ont été durant la rédaction de billets et le surf sur internet, ce qui m’a valu de ne pas vraiment voir les transformations, les disputes, les départs larmoyants à l’hôpital, les retours momifiés de nos gentes dames, et tout et tout.

Mais hier soir, fallait que je voie.  Le résultat.  Final.  Le verdict.

Bon, faut l’admettre, physiquement, y’a du mieux.  Heureusement, après les greffes de nichons, rabotages de paupières, extensions capillaires et autres peelings verdasses, le contraire eut été déplorable.  Seule Julie, la candidate embauchée juste parce qu’elle est née homme, n’a pas réellement changé.  Un visage affiné.  Mais sans maquillage, on peut voir ? 

Allez quoi, montrez-les toutes sans maquillage… histoire de comparer ce qui est comparable.

Nicolas Deuil joue à fond le rôle de l’animateur pathétique ému, accueillant les candidates ayant fait le deuil (facile, je sais) de leur passé de thon.

Julie Taton est en retrait, et je la trouve digne.  Mais pourquoi donc s’est-elle engagée (fourvoyée) dans cette émission ?

J’en arrive, après réflexion, à me demander si je ne poserais pas ma candidature pour la version 2, je raconterais tout sur le blog, ça ferait une audience du tonnerre, et je demanderais à ce qu’on annule mon ventre en flan sans caramel, à ce qu’on relève mes paupières paresseuses, à ce qu’on affine mon nez à la Depardieu et à ce qu’on rabote mon menton à la Cyrano de Bergerac (je sais, la tirade du nez, ça vise un nez, mais j’en peux rien si mon menton a une tête de nez).

Mais après réflexion (purée, c’est fou comme petit pois et grain de maïs – noms officiels de mes neurones – ont bossé ce soir), je ne suis pas sûre que j’oserais me jeter ainsi en pâture aux téléspectateurs…

J’ai une suggestion pour la prochaine émission : en plus de la chirurgie esthétique, je propose la chirurgie du cerveau, pour augmenter le QI, l’intellect, la culture et la façon de s’exprimer.

Comment ça, c’est pas possible ?  Sur RTL, tout est possible, non ?