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aoû

Entraînement et info people du jour

Afin de m’entraîner aux trois jours avec JT (qui était en tête mais ne l’est plus, obsédés des culottes, ou plutôt de l’absence de culotte, que vous êtes depuis lors, bande de…), j’ai regardé celui d’hier soir.

Au menu :

- trois morts en France suite à mini-tornade, un sinistré se suicide après avoir perdu sa maisn

- intempéries en Belgique

- enquête sur enfant tué de quarante coups de couteau par un français psychopathe

Ensuite, j’ai déconnecté, mon cerveau était au bord de la dépression nerveuse… ça promet.

Seule info positive, les jumeaux de Brangelina, dont j’ai déjà oublié les prénoms, of course, présentés par les magazines People et Hello.  Bon, ben, ce sont deux jolis bébés, quoi, rien de plus, vraiment rien de plus.  Mais keske ça fait rêver.

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28
jui

Secret story 2

J’ai donc fait bosser mon ami magnéto pour la première de Secret Story ce vendredi, concert de Jenifer oblige.  Y’a pas photo, à choisir entre les deux, le choix était vite fait.  Enfant de la TV ok, esclave non (enfin si peu).

Ça commence bien, avec deux candidats, Mathias le belge (argh, zont fait fort, mon pays va encore être ridiculisé) et Alice la blonde à forte poitrine marseillaise, obligés de faire semblant d’être un couple.  On ne change pas une équipe qui gagne, l’an dernier c’était un couple qui devait faire semblant de ne pas se connaître, cette année c’est l’inverse...  Je préfère, ça promet d’être rigolo.  Zont par l’air à l’aise, c’est clair.

Ce qui me saoule au plus haut point, c’est cette foule en délire qui hurle à l’arrivée de chaque candidat, comme s’il s’agissait de stars intersidérales.  Eh oh, ce sont de parfaits inconnus, mignons pour la plupart, mais inconnus, pas des prix Goncourt, pas des acteurs américains, pas des chanteurs non plus, mais de ceusses comme vous et moi, alors pas de quoi les acclamer et tenter de les toucher à tout prix !

Le premier secret, c’est la maison, qui a caché les chambres et la salle-de-bain, comme c’est fun.  En attendant, ils peuvent dormir dans un lit pour 15, comme c’est vraiment fun.

Les premiers véritables secrets manquent cruellement d’originalité, of course.  « je suis prêtre », « je suis prince(sse) » et « je suis médium »...  J’aurais aimé du « j’ai trois testicules », « je suis la seconde fille d’Albert II », « ma mère est également la mère de ma soeur », « je suis prix Nobel de littérature », « mon QI est identique à celui d’une poule retardée » (ce secret pourra cependant peut-être s’appliquer à plusieurs candidats...), « je n’ai jamais cuit un œuf de ma vie », « j’ai 56 ans et je suis toujours vierge ».

Le secret suivant est originaaaaaaaaaal, un autre « couple » : mère et fille, tellement différentes physiquement (la mère est métisse, la fille est blonde aux yeux bleus) que ça promet d’être difficile à trouver.  Le gros danger bien sûr, est que la fille sorte du « maman » à tout bout de champ.

Survint ensuite le secret de la mort qui tue, et je ne crois pas si bien dire : « je vis avec une balle dans la tête ».  Alors là, on atteint le summum du secret, n’est-ce pas ?  ça va être facile à cacher comme secret, sauf bien sûr si cette balle ressort un tantinet, genre par le nez ou au-dessus de l’œil.  

Le secret suivant fait tomber l’émission dans la trash TV, si ce n’était point déjà le cas « j’ai niqué 780 personnes du sexe opposé (ou du même sexe, qui sait...) », bien sûr, c’est présenté différemment « j’ai 780 conquêtes à mon tableau de chasse », mais j’ai bien traduit non ?  Tiens j’aurais pu participer, si j’aurais su, avec le secret opposé « je suis la célibataire la plus endurcie de la planète, après les curés et les bonnes sœurs ».

Le secret du candidat suivant, Cyril, est tatoué sur son dos (mais c’est un plagiat de Prison Break ça !), en caractères incompréhensibles.  L’histoire ne dit pas si TF1 paiera à la fin de l’émission la suppression de ces horreurs sur le dos d’un si joli homme.  A espérer.

Deux secrets entrent ensuite dans la maison : un couple homo.  My god, comme c’est original, j’en reste scotchée.  Sont quand-même drôlement géniaux, chez Endemol.  Ouf, trois fois ouf, ils nous ont épargné la caricature des lesbiennes dont l’une est ultra féminine et l’autre taillée comme un camionneur.  Ouf, je vous disais.  Nous n’échappons cependant pas aux baisers du couple, oh comme ça doit faire monter l’audience.  Endémol a bien compris, avec l’épisode de Tatiana et son cher mari dont j’ai oublié le nom, de 2007, que les couples, les faux couples, les futurs couples ou les ex couples sont la poule aux œufs d’or de ce genre d’émission.

Le dernier secret révélé vaut son pesant de cacahuètes : « j’ai deux enfants ».  Je sais, c’est dingue, et vous n’en revenez pas.  Moi non plus.  Nan, je n’ai pas oublié la suite, genre « j’ai deux enfants de trois pères différentes » ou « j’ai deux enfants que j’ai abandonnés dans une poubelle après congélation ».  Juste, « j’ai deux enfants ».  Je n’en suis toujours pas remise.  Quel secret.  Oups, non, j’ai pas compris, ce n’est pas son secret... puisque le secret suivant est « je suis ado et parent », passionnant non ?  Des ados parents, y’en a à tous les coins de rue...

C’est ensuite encore plus stupéfiant : « je suis un croque-mort ».  Et Benjamin nous annonce ça comme si c’était synonyme de « je suis pédophile et nécrophage à la fois ».  Choquant.

A noter qu’il y a un paquet de Belges parmi les candidats, et je n’en suis pas fière.  Dont une namuroise à l’accent abominable (argh et dire que je parle comme ça), fan de « ouaaaaiiis » (ça moi je dis pas) et de Pamela Anderson, glups.  Fort heureusement, elle se retrouve enfermée avec deux autres dans la « crystal room », où les candidats « libres » les observeront et les feront entrer après avoir voté (pitié, virez la belge, pour mon honneur).  A croire que mes compatriotes sont les seuls à détenir des secrets stupéfiants (si si, c’est stupéfiant d’être croque-mort, prêtre ou parent, non ?), à moins qu’ils ne soient les seuls à accepter de s’enfermer dix semaines à ne rien faire.  

On termine sur le come back de Tatiana, qui se lance dans la chanson, en play back. J’avoue que la chanson est entraînante et somme toute assez sympa.

Non, franchement, cette émission est vraiment un ramassis de conneries (et de cons).  Mais vu que je suis aussi très très conne, vous le savez, of course... je vais regarder.  Et peut-être aimer.  On ne se refait pas, ma bonne Dame.

26
mai

A noter

Magnifique film passé inaperçu lors de sa sortie en salle, mais que j'avais vu à l'époque, ce soir sur Arte : Le lien secret (firelight).  Avec Sophie Marceau et Stephen Dillane (mmmmh, brun et ténébreux).  Les images sont superbes, l'histoire touchante, du genre à donner la chair de poule.  C'est décidé, je regarde Arte ce soir, qu'on se le dise.  Et je l'enregistrerais bien pour ma DVDthèque...

firelight

firelight2

26
mai

Avez-vous eurovisionné samedi soir ?

Quand j’étais jeune et jolie, soit bien avant d’avoir atteint ma majorité, le samedi du Concours eurovision de la chanson était un samedi sacré.

Dès le matin, je m’organisais.  Je prenais une grande feuille, que je quadrillais savamment, suivant à la lettre mon programme TV.  J’y inscrivais lisiblement (à l’époque, mon écriture était encore lisible), les noms des pays, dans l’ordre de passage.

Puis j’attendais.  J’attendais.  Impatiemment.  Un peu comme une veille du passage de Saint-Nicolas, ou un soir de passage à l’an neuf.  J’attendais.

L’événement.

Je m’installais alors religieusement devant l’écran non plat du téléviseur, et, durant deux heures, je regardais cette émission culte.  Chanson après chanson, je notais les pays participants, sérieusement, à grands coups de ratures, avec des remarques afin de me souvenir de chacun.  Un vrai travail.

J’avais, exceptionnellement, le droit de tout regarder, malgré mon jeune âge, jusqu’aux votes, moment sacré de la soirée.  Germany, ten points,  Allemagne, dix points...  Je luttais contre le sommeil, je m’endormais, parfois, mais je n’aurais manqué ça pour rien au monde.  Et chaque année, c’était la même rengaine, les pays voisins se soutenaient, et je râlais.  Et la Gelbique perdait.

1986 fut bien sûr une année magique.  Réunis à plusieurs familles, nous avons espéré la victoire de Sandra Kim, nous avons apprécié sa chanson, et nous avons fait des bonds de joie lors du résultat.  Plus de vingt ans après, la tendance est à la moquerie, à propos des fringues, de l’allure, de la chanson de Sandra Kim... mais quel Belge n’a pas ressenti une toute chtite pointe de fierté à l’occasion de cette victoire tant attendue, et jamais réitérée depuis, d’ailleurs.  Vi, nous étions fiers.  Ce jour, là, j’étais encore jeune et jolie, et surtout naïve (ce que je suis toujours, je l’admets).  Un comparse m’avait fait croire à une conspiration voulant que les votes soient truqués et que la Belgique perde à un point près.  J’y ai cru jusqu’à bout, comptant, vote après vote, le score de mon pays, qui ne faisait que confirmer la théorie du complot.  Quelle griserie, quelle passion, quelle angoisse, et quelle joie démesurée lors de la victoire.

Depuis lors, ce concours s’est effondré comme un soufflé au fromage trop cuit.  Il a perdu sa saveur, son charme et l’engouement qu’il suscitait alors a semble-t-il disparu.  Les gagnants retombent dans l’anonymat aussi rapidement qu’ils en sont sortis.  Elle est loin l’époque des France Gall, Abba et Céline Dion, des « Si la vie est un cadeau », « Poupée de cire poupée de son » et « l’oiseau et l’enfant ».  De l’Irlande et ses nombreuses victoires.  Tout a changé.  Ou alors, c’est moi qui ai changé.

La dernière fois que j’ai regardé ce désormais long et soporifique concours (y’a maintenant tant de pays en Europe que s’ils participaient tous le concours durerait 48 heures ma bonne Dame), c’était l’année de Urban Trad et son magnifique Sanomi, qui finit deuxième si mes souvenirs sont bons.  Jusqu’à la dernière minute, j’ai cru à une victoire, et j’ai senti poindre à nouveau en moi cette excitation d’antan.  Et si nous gagnions à nouveau ?  Et puis non.

Depuis, j’ai plus jamais zieuté.  Et hier non plus.

Car hier, j’avais une sortie prévue de longue date.   Puis annulation de dernière minute.  Diantre.  Sacrebleu.  Toute seule devant ma TV un samedi soir, condamnée à regarder l’Eurovision.  De quoi me jeter ensuite à la Meuse.  J’ai dès lors fait quelques fouilles sur le net, et, miracle, je me suis offert une soirée séries-TV, avec quatre épisodes des Desperate Housewives suivis de trois épisodes de Grey’s Anatomy.  De la dernière saison.  D’après les grèves des scénaristes.  Un régal.  J’ai les yeux en forme de soucoupes volantes depuis lors (six heures ininterrompues de séries, ça laisse des traces), mais no regret.  Et no Eurovision.

Allez, je ne résiste pas à l’envie de vous proposer un petit florilège de gagnants, en deux parties, c’est long mais c’est bon, et ça vaut le détour, car y’a du lourd, du très lourd, du ringard, des tenues à mourir de rire, des chorégraphies à se rouler par terre.  C’était ça l’Eurovision dans le temps, ma bonne Dame.   Je bénis Dailymotion, passque je l’avoue, j’ai adoré revoir ça (en plus y’en a plein que j’avais oubliés, dingue).  

18
mai

Minute nostalgie pour Superlolo et bibi : Flamingo Road

Passqu'une image vaut mieux qu'un long discours... le générique de Flamingo Road.  Qui connaît, à part Superlolo ?  Tu te souviens, le moustachu amoureux de la brune pauvre qui aimait le brun riche marié à la blonde pulpeuse ?  Sans oublier le vilain shérif... 

FLAMINGO ROAD - GÉNÉRIQUE
envoyé par TEXEL80