16
jui

Donnez, donnez, donnez... le retour

Emission émouvante et importante sur France 2 ce soir : don d'organes.  Moi je donne tout.  Tout.  Et tout le monde le sait.  Si rien n'est trop pourri à l'heure de ma mort, je donne.

Et vous ?

Donc le retour de "donnez, donnez, donnez", passque j'avais publié une chronique dans 7dimanche il y a un petit temps, à lire ici.

Non mais sans déconner, si la mort peut être utile, si elle peut avoir un semblant de sens, celui de sauver des vies, comment ne pas le faire ?

Et puis, il faut en parler de son vivant.  En famille.  En couple.  En songeant qu'on peut partir là, comme ça, qu'un enfant peut aussi partir comme ça.  Même si c'est dur, c'est possible.  Alors en parler, y réfléchir, puis être prêt(e) : à donner !

22
mai

Ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta ta …

Vous l'avez reconnu, l'hymne de l'eurovision ?  Du concours eurovision de la chanson.  Ben oui quoi.  Suffit d'un peu d'imagination.

Samedi, j'ai donc regardé le concours eurovision de la chanson.  Et quand je dis « regardé », je veux vraiment dire « regarder ».  Passque l'image m'a suffi.  Nul besoin du son.  Le son, je l'ai mis par intermittence, et franchement, c'était la big méga déception.  Déjà que l'image, c'était l'horreur.  A croire que maintenant, ce concours, c'est à qui se déshabillera le plus, à qui prendra le plus de poses lascives et à qui fera le plus un show digne d'un strip tease hot hot hot.

Durant tout le spectacle, je n'ai eu de cesse de me demander ce que Patricia Kaas était venue faire dans cette galère.  Enfin bon, si mon pays n'est rien venu faire dans cette galère, c'est qu'il n'avait même pas passé le cap des qualif.  Peut-être était-ce mieux, tout bien réfléchi.

Sur la fin, durant les votes, j'ai tout de même remis le son.  Passque c'est toujours un réel plaisir d'entendre les commentaires des présentateurs français, d'un chauvinisme à couper au couteau.  A les croire, Patricia DEVAIT gagner, elle était the best of the best, et patati et patata.  J'ai entendu la chanson, elle était chouette.  Je n'ai pas entendu le reste, ou si peu, donc je ne peux juger.  Mais ce chauvinisme permanent me file de l'urticaire.  Si le pays gagnant a eu tant de points, c'est qu'il était bien aussi.  Ou original.  Ou plaisant aux foules.  Ou plus commercial.  Qu'importe. 

En tout cas moi, j'ai opté pour l'eurovision sans le son, et les deux épisodes de la dernière saison de Grey's Anatomy.  Une eurovision pas comme dans ma jeunesse, c'est sûr, mais ça m'a suffi. Quant à Grey's Anatomy, c'était passionnant.  Même si je me doutais de la fin, vu que des enflures d'internautes prennent un malin plaisir à révéler la fin en commentaires.  Spoiler, ça s'appelle.  Donc je savais déjà, avant la première minute du premier épisode, que Meredith se sépare de Docteur Mamour après avoir tué Izzie pour abréger ses souffrances, mais c'était tout de même très chouette à regarder, cette fin de saison.  Mieux que l'eurovision, c'est clair.

 

16
mai

Pour la prochaine Nouvelle Star

C'est une internaute qui a lancé le buzz : que chaque candidat à la nouvelle star doive chanter la même chanson mardi prochain, puisque c'est le public qui vote.

Des élections avant le 7 juin, et bien plus sympas : alors rendez-vous sur http://www.nouvellestar.fr/choix-du-public.html et encodez pour chaque candidat "Rick Astley – Never Gonna Give You Up"... c'est le jury qui va se marrer mardi...

1
mar

Le Nord et le Sud - ce soir sur Arte

 

Oye oye, adepte du romantisme et des grandes sagas américaines, branchez-vous ce soir sur Arte.  Car ce soir, le beau Patrick Swayze revient en force dans la série en je ne sais plus combien d'épisodes (après réflexion, douze) mais keske c'est beau, romantique et triste... : le Nord et le Sud.

Cette série, je l'ai vue des tas de fois et je ne m'en lasse pas. 

Et pour être honnête, ce n'est pas sur Patrick Swayze que je craque, ou si peu.  Je craque pour le brun ténébreux James Read.  Et pour celui qui joue Billy, mais dans la seconde partie de la série seulement (et oui, l'acteur change dans l'intervalle).  Bref, sont tous à peu près craquants, du moins les gentils tout plein.  Même les filles sont gentilles tout plein.  Passqu'il y a aussi les vilains pas beau, c'est clair.  Et des vilaines pas belles.  Y'a même Elisabeth Taylor, excusez du peu.  Et la musique, ah, la musique...

L'histoire ?  Une histoire d'amitié entre deux familles américaines avant et pendant la guerre de sécession.  Deux familles que la guerre va opposer.  Rivalités, esclavage, amour, passion, jalousie, mort et drames.  Que du passionnant pour fille.

Ça a 25 ans ou presque, mais ça me fait toujours trembler, frémir et avoir des papillons dans le ventre.

Je ne regarderai pas ce soir, passque je les ai tous en DVD, cela va de soi, mais je vous les conseille fortement si vous n'avez jamais vu.

A noter que j'ai l'impression qu'Arte diffuse une version tronquée, bien plus courte, ce qui est, si c'est le cas, un drame incommensurable.  L'intégrale comprend en effet deux saisons de six épisodes d'environ une heure trente, soit presque dix-huit heures de bonheur.  Or, Arte semble diffuser deux épisodes sur une heure trente seulement.  Et j'ai découvert sur Amazon qu'il existe des coffrets apparemment « raccourcis » de moitié.  Ça m'a pris juste une demi-heure de faire le calcul et d'analyser les commentaires des internautes, keske c'est difficile de convertir des minutes en heures ma bonne dame.  Bref, y'a des coffrets de moins de 300 minutes par saison et des coffrets de moins de 600 minutes.  Une heure = 60 minutes.  Six épisodes d'une heure trente = neuf heures = 540 minutes environ.  Complexe hein ?

J'ai aussi découvert qu'il existe une troisième saison, sans Patrick Swayze, jugée très nulle par les internautes. 

Bref, regardez, vous m'en direz des nouvelles...

nordetsud

 

12
jan

Quand la mort rode

(Billet écrit samedi - A ne lire que si vous connaissez Bones et si vous avez vu toute la dernière saison diffusée ici).

Ce matin, très tôt, chuis allée mettre le chauffage dans le frigo, oups, dans la salle de bain, en prévision de ma douche pré-shopping en ville avec Mostek.  Mostek avait en effet décidé, la folle, de passer me prendre à 9h30, soit quasi avant le chant du coq.  D'ailleurs je doute que le coq ne chante à cette température (- 12° à 9h30, dixit la tuture de Mostek, faut-il être folles pour sortir en ville par un temps pareil).

En attendant que la salle de bain quitte sa température polaire, j'ai regardé les trois derniers épisodes de « Bones », une série que j'aime beaucoup, passque le personnage principal est attachante d'étrangeté, passque son adjoint est mignon à souhait et passque, bordel de dieu, ils vont bien finir par s'embrasser un jour et vivre heureux pour les siècles des siècles, titchu.

J'avais déjà tenté de regarder ces trois épisodes jeudi soir, en rentrant d'Australia, mais je m'étais lamentablement endormie pour me réveiller en sursaut au moment où Bones hurlait « Boooooooth ».  Je craignais le pire.

J'avais aussi tenté de regarder hier soir, tard (genre 1 heure du mat), mais je m'étais à nouveau lamentablement endormie.

(attention, si vous n'avez pas vu les derniers épisodes de cette troisième saison, ne lisez pas ce qui suit).

Ce matin donc, rembobinage (le 3ème) de la cassette.  Premier épisode.  Salle de bains toujours glaciale.  Deuxième épisode.  Soudain, fin de l'épisode, le drame : une folle dingue amoureuse de Booth tente de tirer sur Bones, la vilaine jalouse (la folle, pas Bones).  Booth, dans un accès chevaleresque, s'interpose et se prend la balle en pleine poitrine.  L'épisode se termine sur Bones penchée sur lui, le suppliant de tenir le coup.  Même pas elle ne l'embrasse, titchu de titchu.

La salle de bain est chaude.  Il est 9 h, je DOIS quitter mon lit.

Je regarde tout de même le tout début du troisième épisode, espérant voir Booth à l'hôpital mais néanmoins en grande forme.

Et c'est là que le monde s'écroule, que la pièce tourne et tourne encore, que je frôle l'évanouissement, que les larmes me montent aux yeux (mais si, j'exagère, mais bon, faut bien mettre un peu d'émotion dans ce billet) : toute l'équipe part à l'enterrement de Booth.

Je ne peux en croire mes prunelles et mes pavillons : il est mort.

Sans avoir embrassé Bones, sans avoir vécu heureux avec elle.  Titchu.

Je quitte mon lit, désespérée comme une femme au foyer.

Dans ma douche, mes larmes se mélangent à l'eau brûlante (là encore, j'exagère, mais vous connaissez la chanson).

Je ne déjeune pas, appétit coupé par le drame qui vient de se jouer sous mes yeux.

Mostek arrive, je monte en voiture.  Et je lui annonce cette nouvelle : « je peux pas le croire, Booth, mort, je peux pas le croire je peux pas le croire ».

Voyant son air étonné, je réalise mon erreur : j'ai fait du teasing involontaire.  Elle n'a pas encore vu les épisodes. Argh, vilaine Anaïs qui sans le vouloir a tout dit.

Mostek est cependant fort étonnée, car elle a vu les épisodes.  Nous discutons un peu de cet épisode dont je n'ai vu que trente secondes à peine.

Soudain, la pièce tombe.  Mostek se met à sourire.  Puis à rire.

Plus le choix, je dois savoir.  Elle doit me dire.  Je dois savoir.

Si ma salle de bain n'avait pas été chaude, s'il n'avait pas été 9 h, si j'avais regardé plus que 30 secondes, j'aurais su.

J'aurais tout su.

Qu'il était impossible de faire mourir le futur amoureux de Bones (si, c'est son futur amoureux, je le sens je le sais).

Qu'il est donc pas mouru.  Of course.  Bête Anaïs de l'avoir cru.

Nous partons ensuite faire notre shopping (un disque dur externe - chat échaudé craint l'eau froide, le goût des Belges 1 et 2 - yessssss, un DVD dont j'ai déjà oublié le titre), heureuses de savoir qu'un jour, oui un jour, Booth embrassera Bones.

bones