1
mai

Entendu (et vu, c'est ça le pire) hier à la TV (confessions intimes, le retour)

Le pire de tous les pires reportages diffusés dans "Confessions intèmes".  C'est l'histoire d'une blonde aux cheveux gras, maquillée de rose, qui ne les lave même pas pour le tournage, et de son ex-mari de 14 de moins, mince comme une échalas, aussi mince qu'elle est potelée.  Une sorte de Laurel et Hardy à la française.  Ils ont divorcé après avoir eu quatre enfants, mais il l'aimeuuuuh toujours et le lui crie sans cesse.  Et ils hurlent.  Puis ils sortent se promener, elle a mis sa super mini jupe et ses hautes bottes.  Lui sa casquette.  Et ils continuent à se hurler dessus.  Les gros mots volent.  Mais même sans gros mots, ça rase le sol. 

La vulgarité dans toute sa splendeur.

Et tandis que je m'assoupis lourdement dans mon petit lit sur cette vision d'horreur, j'entends : "il faudrait que tu sourisses un peu plus".  Et sa réponse "comment veux-tu que je sourisse face à toi".

Voilà, le fond du fond est atteint, avec cette histoire de rongeurs.

A voir ici, je vous assure, fou rire garanti.

Et puis je vous ai trouvé le blog de la Miss...

Et celui du Monsieur, oh franchement, vous allez kiffer grave (ah ah ah, j'adore parler comme ça, c'est tellement pas moi)

Allez, une photo, notez l'amoureux en arrière plan (on voit pas bien le maquillage rose, dommage)

PS : horreur et putréfaction, leur fille se nomme Anaïs (je veux mourir).

cathy

13
avr

NRJ lance les "mouches d'or"

Y'a souvent des sondages, pour élire "le meilleur animateur", "le meilleur sportif", "le meilleur lécheur de bottes"... et je trouve ça un peu saoulant, même si je participe.  Mais les "mouches d'or" de NRJ, c'est que du bonheur, passqu'en répondant au sondage, on se bidonne comme de l'huile (bidon, huile, vous suivre ?).  J'ai vraiment beaucoup ri.  Bon, à mon avis, ça fera rire que les Belges (passqu'ils sauront ce dont on parle, et pas passqu'ils rient pour rien, c'est pas un peu fini la France de se moquer).

ça vaut le coup, et en prime, y'a même des trucs à gagner à la fin, ce que j'ignorais, même qu'en remplissant le formulaire concours, je m'attendaisà des blagues, genre sexe : homme / femme / chais pas trop.  Même pas...

Allez, zou, allez voir, bonne tranche de rire en vue.

5
avr

Mon Koh Lanta

Neuf Koh Lanta ont été diffusés à ce jour. Neuf, plus « le retour des gagnants » ou un truc du genre, diffusé l'an dernier en cadeau bonus.

Je n'ai pas loupé un seul épisode d'une seule des saisons.

Koh Lanta, j'adore.  S'il ne devait rester qu'une seule émission de téléréalité, je choisirais celle-là (quoique, L'île de la tentation et ses scènes de pseudo-sexe à mourir de rire, c'est bien aussi, sans oublier Secret Story et ses secrets ridiculo-débiles).

Il paraît, selon les psys et les sociologues, que cette émission nous permet de nous prendre pour des aventuriers.  L'aventure sur canapé, c'est parfait pour moi.  J'ai faim avec eux.  J'ai froid avec eux.  Je fais du sport avec eux.  Je tente de faire du feu avec eux.  Je me fatigue avec eux.  Et je gagne avec eux, c'est l'essentiel.  Oui, c'est définitivement définitif, être une aventurière sur canapé, c'est ce qui me convient.

Mais en neuf saisons de Koh Lanta + une, jamais je n'avais autant choisi mon camp.

C'est vrai quoi, d'habitude, on ne connaît pas les participants.  Bien sûr, de prime abord, on a de suite des affinités.  Y'a ceux qui exaspèrent, ceux qui sont beaux comme des dieux, ceux dont la vulgarité rebute, ceux qui se montrent directement violents, ceux qui attendrissent.  Mais il faut du temps pour réellement choisir son camp.  Du temps aussi pour, après la réunification, choisir son chouchou parmi les survivants.

Pour cette saison particulière de Koh Lanta, qui s'appelle, je pense « le choc des héros » ou un truc du genre, des sportifs de haut niveau affrontent des personnalités fortes des anciennes saisons de Koh Lanta. 

Bon, niveau prénoms, vous me connaissez, j'ai peu de mémoire.  Mais, niveau sportifs, y'a entre autres le sympathique et craquant Gwendal Pèsera (combien de kilos ? ah ah ah, humour fou d'Anaïs), un ancien patineur dont je me souviens parfaitement, du temps oùsqu'il patinait superbement avec Marina Trucmachinva, y'a aussi un champion du moooooonde de foooooot Franck Letaureau (viré cette semaine, fort heureusement), qui a déjà réussi à placer son insupportable et si chauvin « et un et deux et trois zéro » - mignon, mais un peu trop regardez-moi je suis champiiiioooooooooooon.  Pour le reste, je ne connais pas, mais c'est que du champion ou de la championne, et ça se la pète grave de la mort qui tue la vie.

Quant aux ex de Koh Lanta, y'a la gagnante de l'an dernier (oublié le prénom), le tueur de chèvres autoproclamé Monsieur Seguin (Momo), l'abominable vantard des sables (Freddy), le beau gosse qui n'est pas brun ténébreux mais que j'en mangerais bien à chaque repas (oublié le prénom), et quelques autres.

Et donc, j'ai de suite choisi mon camp : les Koh Lantais.  Passque les sportifs, ils s'y croivent (du verbe croiver, of course) comme des malades, avec leur biscottos et leurs tablettes de chocolat (nan chuis pas jalouse, juste un peu, moi qui n'ai que des tablettes de chocolat fondu, titchu).  Ils sont tellement persuadés de gagner, que je ne rêve d'une chose : qu'ils perdent.

Et c'est bien parti. La semaine dernière, ils ont perdu et ont viré une championne de saut en longueur, si je me souviens bien.  Cette semaine, idem, et adios Franck Lavache.

Bon, je me doute que vous vous en foutez, de qui je soutiens.

Mais ce qui va vous plaire, c'est de découvrir à quel point je les soutiens...

J'aurais dû me filmer, moi l'aventurière sur canapé, durant l'épreuve d'immunité, savoir une plongée en apnée, en relai.

Dès le départ, les rouges, donc les sportifs, ont un peu d'avance.

Anaïs se mord les ongles des doigts, la pulpe des doigts, les os des doigts, jusqu'à n'avoir plus de doigts.

Les jaunes rattrapent leur retard.

Anaïs voit poindre une lueur d'espoir.

Gwendal s'égare en revenant de sa plongée.

Anaïs nage dans le bonheur et pousse de petits cris de joie.

Les jaunes et les rouges sont à égalité.

Anaïs commence à y croire.

Le beau gosse des jaunes (mais comment s'appelle-t-il, titchu) remonte de la dernière plongée, la décisive, celle qui va les faire gagner ou perdre, avec un quart de seconde d'avance.

Anaïs commence ses « allez allez allez allez ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ».

La participante qui ne participe pas et se trouve près de Denis Brognard lui arrache le bras droit en hurlant « allez allez allez ».

Anaïs se cramponne à son canapé comme si elle escaladait le Mont Blanc, et continue à hurler « allez allez allez ouiiiii allez allez allez ouiiiiiiiiiiii vas-y vas-y vas-yyyyyyyyyyy ».

Le beau gosse arrive avec 1 seconde 22 centièmes d'avance et fait gagner son équipe. 

Anaïs lève les bras en l'air et hurle en gesticulant « ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ».

L'équipe des jaunes, qui vient de gagner (ça va, vous suivez ?) fait la ronde en hurlant de joie.

Anaïs frappe dans ses mains.  Elle sent son cœur qui bat à tout rompre.  Elle est heureuse.

Victoire !

Je vous l'avais dit, que faire son Koh Lanta sur canapé, c'était aussi une aventure, du sport, de l'émotion.

koh-lanta

24
mar

La couleur de mes jours

J'ai regardé une émission passionnante sur la mémoire.

Après divers reportages touchants (un père de famille ayant tout oublié suite à un AVC, une quarantenaire atteinte d'Alzheimer, des victimes de faux souvenirs induits), je découvre Daniel Tammet, auteur de « Je suis né un jour bleu », autiste savant aux capacités incroyables.  Incroyable car il a une mémoire phénoménale.  Il a pu réciter plus de 20000 chiffres après la virgule du Pi (moi je connais juste 3,14).  Ça a duré cinq heures.  Il fait partie des cent génies vivants, excusez du peu.

Il raconte donc que pour lui, les chiffres ont des couleurs.  Et des formes.  Et ce qu'il raconte, c'est beau.  Ça vient d'un autre monde mais c'est beau.  Le six est noir.  Le un est blanc.  Le huit, ce sont des lucioles qui volent.  Le neuf est grand, très grand.  Il raconte bien.  C'est étrange et magique à la fois.

Etrange, passque moi aussi, je donne des couleurs à des choses.  Ne riez pas, c'est ainsi.  Pour être précise, je donne des couleurs aux jours.  Enfin, ce n'est pas que je les donne, c'est que pour moi, les jours ont des couleurs.  Depuis toujours.  Ou d'aussi loin que je me souvienne, amen.

Ainsi, le lundi est jaune.

Le mardi orange.

Le mercredi rouge.

Le jeudi bleu.

Le vendredi mauve.

Le samedi, pas de couleur.

Le dimanche est noir.

C'est comme ça, que voulez-vous que je vous dise ?  Et c'est comme ça depuis mon adolescence, sauf qu'à l'époque le samedi avait une couleur aussi, peut-être le vert.  A moins que le lundi n'aie été vert dans une vie antérieure.  J'ai moins de mémoire que Daniel Tammet, c'est clair et net.

Mais, cette idée de mettre des couleurs sur les mots, suis-je la seule à l'avoir eue, hormis Daniel ?  Vous, chers lecteurs, ça vous parle ?

Faut quand même que je vous avoue quelque chose...  Je ne pense pas que ces couleurs, chez moi, soient révélatrices d'un talent quelconque du genre de celui de Daniel Tammet (ça, vous le sauriez, si j'étais surdouée ou un génie).  Je pense plutôt que c'est simplement dû à ... Télé Star, puis Ciné Revue, que je lis depuis toujours.  Chaque jour a sa couleur, dans les magazines télé... ça a dû m'influencer.

Je sais, c'est bien moins glamour que d'être un des cent génies actuellement vivants.

 

1
mar

Le jeu de la mort / l'expérience extrême

A ne pas lire si vous être de France et vous préférer attendre la diffusion sur France 2 le 17 mars, mais à lire si vous être de Gelbique et vous déjà avoir vu émission vendredi.

Vous connaissez cette chanson, " Né en 17 à Leidenstadt" (JJ Goldman)...

Plutôt qu'un long discours, les paroles :

Et si j'étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d'un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j'avais été allemand ?

Bercé d'humiliation, de haine et d'ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d'un torrent

Si j'avais grandi dans les docklands de Belfast
Soldat d'une foi, d'une caste
Aurais-je eu la force envers et contre les miens
De trahir, tendre une main

Si j'étais née blanche et riche à Johannesburg
Entre le pouvoir et la peur
Aurais-je entendu ces cris portés par le vent
Rien ne sera comme avant

On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau ?
Ou le pire ou plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?

Et qu'on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp

Je me suis souvent demandé ce que, moi, j'aurais fait dans ces situations : indifférence, prise de position, résistance, collaboration (tchu, et ça fait des rimes sans le vouloir en plus).

Ouais, ne riez pas, je me pose ce genre de questions.  Je me pose tout le temps des questions.  Je me pose trop de questions, je sais.

Et après avoir vu "Le jeu de la mort", je me suis posé les mêmes questions : j'aurais fait quoi, moi, dans cette émission ?

Spontanément, je dirais "ooooh, voyons, ma bonne Dame, j'aurais tout arrêté, moi je suis empreinte d'empathie, de respect, jamais, JAMAIS, je n'aurais sciemment torturé quelqu'un".

Et sans doute les participants à ce jeu auraient-ils dit la même chose... et pourtant...

Bon, si vous ne pigez rien de ce que je vous raconte, un chtit résumé :

Stanley Milgram a mené une expérience controversée dans les années 60, sur le pouvoir de l'autorité d'un scientifique sur un individu.  Il a donc recruté des volontaires et leur a fait croire que, par tirage au sort, ils seraient des questionneurs, tandis que leur voisin (un complice) serait candidat, lequel devait mémoriser des associations de mots.  Le questionneur l'interrogeait ensuite et, à chaque erreur, devait lui infliger une décharge électrique, de plus en plus forte.  Les dernières doses sont mortelles, le complice hurle à qui mieux mieux, mais 62,5 % des questionneurs vont aller au bout, sous la "pression" du scientifique.  Des variantes existent, et si ça vous passionne autant que moi, y'a plein de détails sur Wikipédia.

De cette expérience fut tiré un film, I comme Icare.  Je l'ai vu en plus, mais je ne m'en souviens pas du tout, sauf que je pense y voir Michel Piccoli, mais pas sûre.  Faut que je le revoie, ce film.

Dans "le jeu de la mort", expérience réalisée en 2009, le test est identique, si ce n'est qu'il mesure le pouvoir des médias.  Ici, les questionneurs pensent participer à un pilote d'une émission, pour lequel ils ne seront pas payés, ne gagneront rien.  Le pilote ne sera jamais diffusé, donc aucun espoir de "gloire".  Le public n'est au courant de rien.  Le chercheur est ici remplacé par une animatrice qui enjoint régulièrement, selon des règles strictes, les questionneurs à continuer à infliger les décharges.

Moi je pensais qu'il y avait un million d'euros à la clé, ce qui peut sacrément motiver, mais nenni.  Je pensais aussi que le public serait complice, poussant le questionneur autant que possible, et bien nenni.

Je ne vais pas vous expliquer les résultats, les variantes, les réactions, il faut voir pour comprendre. 

Sauf qu'ici, 81 % des candidats ont été jusqu'au bout.  Parfois sans même manifester la moindre hésitation, souvent en hésitant, voulant arrêter, recommençant... mais allant jusqu'au bout.

Incroyable.

Mais vrai.

Et ça fait peur.  Ça fait peur car les candidats, c'est vous et moi.  Des gens normaux.  Et pourtant, ils l'ont fait.  Paraît qu'ensuite ils ont dû être pris en charge par un psy, sans doute pour avoir confirmation qu'ils ne doivent pas être enfermés, car réaliser par la suite qu'on a accepté d'infliger des décharges, comme ça, sans hésitation ou si peu, ça doit bouleverser un homme.

Ça fait peur.

Mais ça fait réfléchir, c'est l'essentiel.

Au pouvoir des médias, bien sûr.  Mais, en généralisant, à celui de tout qui a autorité sur l'être humain. 

L'émission est passionnante et angoissante, car on se dit sans cesse "ça aurait pu être moi, et j'aurais fait quoi ?  Oh, j'aurais arrêté bien sûr... enfin je crois... enfin j'espère".

A voir.  A revoir sur le site de la RTBF.  A voir sur France 2.

Et puis à lire, aussi, puisque "L'expérience extrême" donne les détails de toute l'expérience.  Ça devrait être passionnant, et c'est mon nouveau livre de chevet...

A voir ou à revoir ici (mais à mon avis ce sera interdit aux non-Belges).

Add. du 20 mars, j'ai supprimé les commentaires de la personne qui fait sa propagande sur tout internet, copiant-collant ses incitations à la "révolte" un peu partout, l'invitant par mail à ouvrir son propre blog pour assumer ses choix plutôt qu'agir de la sorte sur internet et de venir se lamenter ici.