22
mai

Koh Lanta

Ne pas lire si vous avoir enregistré la finale et vous pas encore savoir qui gagner...

Et voilà, c'est terminé.

Le Koh Lanta qui m'aura le plus captivée, tellement je voulais que les sportifs soient exterminés, écrasés, rabaissés dans leur vantardise.  Et au vu de leurs propos lors du direct de vendredi, j'avais raison.  Quelle mauvaise foi crasse.  Mais ne parlons pas d'eux, ça va m'énerver sinon.

Parlons de l'équipe d'anciens.  Des meilleurs.  Des winners.  Et ça rime.

Parlons de cette finale.

De Freddy.  J'avais le souvenir d'un type imbu de sa personne, un type arrogant, un Monsieur-je-sais-tout, un regardez-moi-je-suis-beau-intelligent-doué-de-mes-mains et tout et tout et tout.  J'avais remercié dieu et tous les saints quand il avait été viré.  (Et parait que c'était l'an dernier, moi j'aurais tablé sur deux-trois ans.)  Nous revient, cette année, un type sympa, toujours un peu sûr de ses talents, mais sans plus, humain, gentil, motivé, doué et meugnon tout plein.  Un vrai type bien.

De Grégoire.  J'avais le souvenir d'un typer formidable.  Sympa.  Serviable.  Doué pour grimper aux arbres.  Touchant.  Et avec qui j'aurais bien fait Koh Lanta en tête à tête, rhaaaaaa...  Nous revient le même type.  Fidèle à lui-même.  Et meugnon tout plein.  Un vrai type bien.

De Christophe.  J'avais le souvenir d'un type à l'accent un chti peu étrange (ah ah ah, riez, je sais, je suis démente dans mes jeux de mots).  D'un type un peu bébête.  Un peu niais.  Pas transcendant.  Nous revient un chti émouvant, et pas qu'un chti peu (ah ah ah, riez).  Un type qui voue une telle adoration à ses enfants et sa femme qu'on ne peut qu'en rêver, d'être « sa femme et ses enfants ».  Un type bien, qui offrira son coquillage à un autre type bien, qui le refusera, parce que tous deux sont des types bien.  Un type qui manque de confiance en lui.  Et même que j'espère que son père trouvera enfin les mots adéquats, bordel de dieu.  Un vrai type bien.

Alors, finalement, moi, entre ces trois finalistes, bon, j'avais mon petit chouchou, Grégoire, mais tous pouvaient gagner.  Ils le valaient bien.  Et Grégoire a gagné, et c'est tant mieux.  

Une superbe finale, qui m'a mis la larmaloeil, clair et net.  Et des envies de baffer les sportifs, surtout celui qui vit en rollers là, un brun ténébreux bouclé, dont j'ai oublié le nom, mais bon, on a dit qu'on n'en parlait pas, alors on n'en parle pas.

kohlanta2010

20
mai

Ça balance pas mal…

Il est de ces émissions qui n'ont pas un gramme (et l'expression est sacrément bien choisie, bravo Bibi) de voyeurisme.  Pourtant j'aime aussi le voyeurisme, même s'il est souvent ridicule.  Dans ces émissions, tout y est respect et simplicité.  On se prend à s'attacher aux intervenants, à tenter de les comprendre, à s'émouvoir de leurs sorts.

J'ai connu ça à plusieurs reprises : lors du suivi d'un service d'urgences avec ses joies et ses peines, lors du suivi d'un service de natalité avec beaucoup de cris de nourrissons mais aussi des deuils douloureux, lors du suivi de la vie d'un hôpital, tout simplement.

L'autre jour, j'ai suivi (enfin ma télé m'a fait suivre), appelons un chat un chat, des personnes obèses.  Ce mot n'est pas une insulte.  Une maladie, simplement.  

Que d'émotions en suivant ce gentil monsieur qui a dépassé les 200 kg, vit cloué en chaise roulante, dont la vie ne tient qu'à un fil, et pour qui l'opération, indispensable, comporte 50 % de risques de décès.  Il s'en sortira et remarchera.

Que d'émotions en suivant cette jeune fille ayant pris 10 kilos de souffrances psychologiques.  Elle apprendra à exprimer son ressenti et retrouvera la ligne.

Que d'émotions en suivant cette jeune maman qui veut maigrir pour ne pas faire de son fils un orphelin, malgré les craintes de son époux, qui l'aime comme elle est.  Elle perdra un paquet de kilos et retravaillera, sous le regard toujous aimant de son mari.

Que d'émotions, enfin, en suivant cette parisienne qui a décidé de s'assumer, avec ses kilos, après tant d'années de lutte.  Elle s'investira dans une association luttant contre la discrimination aux kilos et en perdra six, de kilos, sans rien faire, juste en se sentant mieux.

Cette émission a eu le mérite de me faire réfléchir à mon propre comportement face aux personnes que l'on définit comme « grosses ».  Oui je juge.  Oui je jette un regard désapprobateur si je croise une personne obèse mangeant une gaufre.  Oui j'ai conscience de mes réactions mais parfois, je continue à agir comme tel.  Je pense que je n'aurai définitivement plus le même regard.  Merci la télé.

La conclusion de l'émission m'aura arraché des larmes.  Pleurer en visionnant un documentaire ?  Oui ça m'arrive.  Souvent.  Et je n'en ai pas honte.  Cœur d'artichaut ?  Non, émotion humaine.  Comme quoi y'a pas que les animaux qui me font brailler, les humains y parviennent aussi, parfois.

« Quand on a beaucoup souffert, l'erreur serait de croire qu'il est trop tard.  Il n'est jamais trop tard pour maigrir ou pour cesser d'avoir honte.  Il n'est jamais trop tard pour supprimer les kilos en apprenant à ouvrir son cœur.  Pas trop tard pour redevenir un homme debout quand on a failli rester couché pour toujours.  Pas trop tard pour entamer une nouvelle vie avec ceux qui vous ont aimé dans la vie précédente.  Ni trop tard pour découvrir que le bonheur c'est ici et maintenant et pas plus tard.  Il n'est jamais trop tard pour arrêter de souffrir. »  

 

8
mai

Vu et entendu hier dans l'amour est aveugle

Episode assez pâlot hier, rien de transcendant, épisode décevant.  A part l'énergumène roux, qui prétend que les roux trouvent moins facilement l'amour.  Euh, c'est pas plutôt son attitude qui veut ça ?  En tout cas, il en a dans le ciboulot, et il l'affirme haut et fort, et puis il est pas là pour gober les mouches hein, il est là pour repartir avec une nénette, qu'on se le dise.

Et quand toutes le rejettent, non à cause de son physique mais plutôt de ses actes et paroles, il se donne une nuit de réflexion, car c'est bien connu, "la nuit porte sommeil".

Je vous le disais, il en a dans le ciboulot.

 

7
mai

L’amour est aveugle…

... et TF1 perd le nord, en lançant cette nouvelle télé-réalité abjecte, visant à prouver qu'on peut tomber amoureux d'autrui sans le voir. 

Enfin ça, c'est ce qu'ils prétendent, par le biais d'un présentateur qui a la tête d'un clone.  Il est le clone de Claude François, je vous le dis.  Il est si figé qu'on le dirait botoxé des pieds à la tête.  Ses cheveux blonds tirés vers l'arrière lui donnent un air d'extra-terrestre, genre de produit issu du mariage d'un ange et d'un vampire (oui, je sais, mes lectures influencent mes écrits, c'est logique non ?)

Mais en réalité, le but est de prouver que, même si en craquant pour quelqu'un dans le noir, une fois les lumières rallumées, tout s'écroule si la personne est vue comme « moche ».

En soi, c'est la vie...

Mais dans cette émission, ils le font en ridiculisant la personne dite « moche ».  Et ça, ça me révulse.

Dans une des émissions, la pauvre victime se nomme Erik.  Erik est un homme normal.  Personnellement, je lui trouve un certain charme.  Il est brun.  Dénué de tablettes de chocolat.  Un tout petit peu grassouillet.  Confiance en lui de niveau zéro, ce qui explique sans doute sa présence dans cette émission : il est persuadé que personne ne peut le trouver craquant (à mon avis il a un gros défaut : il se cherche une top biche de la mort qui tue la vie, au lieu de se chercher une gentille petite femme mignonne, avec qui il s'assortira parfaitement), donc il espère que l'obscurité va le sauver de ce mauvais coup du destin.  Ah ah ah, il espérait que TF1 allait marcher ?  M'enfin...

Notre pauvre Erik donc, se retrouve face à deux beaux mecs, ensuite rejoints par un soi-disant super beau mec (c'est le principe de l'émission, trois hommes, trois femmes, puis l'ajout d'un homme et d'une femme, présentés comme des beautés parfaites).  Ben moi, le super beau mec, je le trouve atroce.  Moi, et c'est quelque chose que je viens de réaliser, j'aime pô les physique anguleux : les mecs avec des pommettes saillantes, aux allures de cambrioleur, j'aime pas. Moi j'aime l'aspect doux et rond, genre nounours, donc l'Erik, ben je le trouve pas du tout repoussant.  Donc j'aime pas le super beau mec, d'autant qu'il se fringue, rhaaaa, de façon abominable, avec un Tshirt moule-biceps en tulle vert-kaki, je vous le jure sur mon honneur !

Et de suite, ce pauvre Erik est présenté comme le vilain petit canard du jeu, sentiment qu'il renforce sans cesse par ses lamentations.  Et une blonde présentée comme superbe (superbement dotée d'un ego surdimensionné, ça c'est sûr, et de dents chevalines, sûr aussi, mais pour le reste...)  Il lui plait... dans le noir.  Et, comme si elle sentait le coup bas que TF1 lui prépare, elle n'arrête pas d'angoisser sur le fait qu'il pourrait être moche, cet Erik dont le caractère lui plait.

Arrive alors le soi-disant super beau mec, qu'elle palpe à qui mieux mieux, comparant ses tablettes de chocolat au chocolat fondu d'Erik.  Elle hésite, réalisant la différence. Et propose de les embrasser pour comparer.  Quoi de plus logique hein ?  Elle s'exécute, puis choisit Erik.  Et exclut Mister-moule-biceps.

Ensuite, elle découvre Erik, et le largue illico.

The end.

Et Erik de conclure « ben ça a toujours été ça ma vie, et ça continue ».

Il était venu en étant persuadé que son physique ne plaisait pas.  Maintenant, il est toujours persuadé que son physique ne plait pas, mais en plus, il sait que même s'il séduit par son caractère et son attitude, dans le noir, une fois la lumière rallumée, son physique anéantit tout.

Si après ça, il se suicide pas, ben ça sera un miracle.

Alors je voulais juste dire que moi, il me plaisait pas mal Erik.  Ça lui fait une belle jambe, me direz-vous.  Ben non.  Passque moi, si je savais que je plais à une seule personne sur cette foutue planète (si possible à un homme, hein, brun ténébreux ou pas, finalement, ça importe peu), ben ça me mettrait un peu d'étoiles dans les yeux.

Voilà.

Et TF1, votre émission, même si je la regarde, elle est immonde.  Plus immonde que tout ce que j'ai jamais vu en matière de télé réalité.  Pire que la chirurgie esthétique sur RTL, pire que l'île de la tentation, pire que le pire du pire.  Immonde car elle montre les rejets liés au physique.  Quand, durant un autre épisode, cette semaine, une grande blonde tellement sûre de son physique séduit par son caractère puis est rejetée une fois la lumière allumée, j'ai mal pour elle. 

Et puis, et puis... il y a les coups de cœur qui, malgré le côté sordide de l'émission, sont tout émouvants.  Cette petite brune adorable blessée par la vie et les hommes qui se met sous la protection d'un grand musclé tout piercé-tatoué, et décide de lui donner sa chance, ce qu'elle n'aurait pas fait si elle l'avait croisé en rue.  Celui qui s'imaginait une blonde pulpeuse et craque finalement pour la brune typée qu'elle était.  Ben ça c'est mignon.  Et ça a titillé mon côté midinette...

Alors, immonde ou pas, mon cœur balance en fonction des cas (et ça rime).

Et le nouvel épisode, c'est ce soir, sur TF1.

 

1
mai

Vu à la TV – femmes palestiniennes

Cherchant désespérément l'épisode 3 de La nouvelle star que je suis censée avoir enregistré mercredi (mais que je ne trouve nulle part, en femme super ordonnée et super douée en enregistrements vidéo que je suis), je tombe sur un tout vieil Envoyé spécial.  Reportage sur les femmes en Palestine.  Voilées et brimées.  Tuées.

Elle s'est réfugiée au commissariat car elle a peur de son époux, qui la bat.  Le commissaire la prend en charge et l'emmène dans un foyer pour femmes battues.  On l'y refuse.  Elle retourne chez elle.  Quelques jours plus tard, son mari la jette du quatrième étage.  Normal quoi.

Elle a vingt-neuf ans et vit dans sa famille.  Un soir, un homme est surpris dans sa chambre.  Ni une ni deux, elle est assassinée.  Une histoire d'honneur.  Un crime impuni, car la loi l'autorise.  Et son frère de témoigner, fièrement.  Elle n'aura même pas de tombe.  Normal quoi.

Je ne m'en remets pas.

On est pourtant bien en 2010, rassurez-moi ?