11
mai

Shopping de la dernière chance

La soirée rencontre bruns ténébreux à bonne situation approche à grands pas.

Je repars donc à l’assaut des magasins pour trouver enfin une tenue adéquate « garce-ange », pour séduire tout qui passera à ma portée, rhaaaaaaaaargh. J’y crois.

Je repère une petite robe d’un mauve à faire rougir les cardinaux, agrémentée de bariolages roses. Classe. Voyante. En satin en plus. Mais doublée, histoire de camoufler le gras. Pour une fois, une robe non destinée aux seules tailles 34. Je craque. Et elle craque. Quand je l’enfile. Ça fait craaac. Tellement fort que j’ai l’impression qu’une horde de vendeuses hystériques vont ouvrir le rideau et me hurler dessus en appelant la police à la rescousse : « elle a craaaaquéééé la roooobe, mmmmmmmmmh, en garde à vue pour excès de poids ».

Je suis finalement rassurée : c’est pas le tissu qui a craqué, mais les dizaines de pressions censées faire tenir la robe. Oups.

De toute façon elle me va comme un sac à patates. Je ressemble à un flamand rose obèse en tutu mauve.

Je change de boutique.

Je tombe sur la robe du siècle : un mélange de brun et de turquoise bien pétant, dans un tissu aussi fluide que mon anti-rides nocturne. Avec ça je vais faire un malheur. Je l’essaie. Elle me va super bien. Bon, j’avoue que les fronces sous la poitrine, à la Marilyn dans sa robe blanche poupoupidou, ça fait un effet obus sur mon charmant poitrail, mais elle me va bien. J’achète.

Je déambule, fière comme une paonne, dans les rues de ma petite ville. Impression fugace que tout le monde me regarde différemment, avec cette robe splendide dans mon sac. Rapidement, le doute s’insinue. « Anaïs, cette robe achetée sur un coup de tête te va bien, mais tu vas tout de même pas te pavaner avec ça à une soirée chic de chez chic. Tu vas trop attirer les regards. Et tu n’aimes pas ça. Pense aux conseils de tes lecteurs fidèles, une petite robe noire, une petite robe noire, une petite robe noire.

Justement, je suis passée quinze fois devant cette merveilleuse petite robe noire de la mort qui tue, sans la voir, quand soudain elle pousse des cris déchirants « essaie mouaaaaaaaaaaaaaaaaa ». Elle est parfaite : pas trop chère, des bretelles larges qui m’affinent, un décolleté ni trop profond ni trop bonne sœur, de la dentelle juste ce qu’il faut, légère et vaporeuse. Et le noir amincit, pas comme les chasubles blanches de Laura Ingals. Avec mes splendides chaussures à talons aiguilles (3,5 cm – pour moi qui suis toujours en pantoufles de cuir, c’est du talon aiguille) achetées ce jour là, je sens que cette fois ça y est. Un petit gilet court pour le petit vent nocturne. Le tour est joué. L’affaire est dans le sac. La bague est au doigt (oh bon on peut rêver, ça coûte rien).

Je vais pouvoir me la jouer vamp toute la soirée (une vraie vamp, pas les deux humoristes, que j’adorais, mais dont la capacité à faire rire était inversement proportionnelle à la sexy-attitude).

Maintenant, il me reste juste à faire des incantations durant douze jours : puissent les températures remonter. Des mollets de coq à nu, c’est déjà pas super (la robe et les godasses sont supposées attirer l’attention sur autre chose que lesdits mollets), mais des mollets de coq couverts de chair de poule… je vous raconte pas le tableau !

Merci à Raphaël pour cette image très représentative de mon essayage, je l'adoreflamand

4
mai

Shopping solo

Il me faut une robe.

J’ai une réception hyper méga importante de la mort qui tue : l’occasion de rencontrer des tas de beaux bruns ténébreux célibataires à bonne situation.

Il me faut une robe.

Sus aux magasins de robes.

Je dégotte une jolie robe blanche en coton à la fois « jeune fille bien comme il faut » et « venez voir ce qu’il y a là-dessous, si vous osez ». Le blanc c’est chouette. Le blanc c’est virginal. Le blanc c’est simple. Le blanc c’est provoquant l’air de rien. Le blanc ça grossit.

Pourquoi, au lieu de ressembler à une garce virginale dans cette splendide robe en coton, ai-je la nette impression de ressembler à Laura Ingals en robe de nuit ?

J’essaie ensuite une robe en satin gris. Le satin est à déconseillé à toute femme dépassant 16 de BMI (pour rappel le BMI = poids divisé par taille en mètre au carré). Il marque chaque relief de peau d’orange. Il accentue les défauts par 10³. Il transforme des seins œufs sur le plat en seins pastèques. J’envisage un suicide par pendaison aux rideaux de la cabine d’essayage, d’autant que cette cabine dotée de quarante-cinq miroirs me permet d’admirer mes bourrelets sous toutes leurs formes. Ils ont grossi mes bourrelets. Ça doit être la faute à Farniente et ses lasagnes grasses au possible (vengeance vengeance).

Exit les robes.

Il me faut une jupe.

Sus aux magasins de jupes.

Je dégotte une jolie jupe à frous-frous que j’essaye avec un petit top à décolleté plongeant cache-cœur, orné de petites perles (saviez-vous que j’ai la passion des perles ? j’en veux partout, à mes doigts, sur mes fringues, dans ma machine après chaque lessive… me condamnant à des travaux de couture de haute précision).

La jupe est chouette.

J’enfile le top. Je ressemble à Sabrina au sommet de sa gloire (mais si, remember, Sabrina : Boys boys boys). Y’a tellement de monde au balcon que je serais un outrage à la pudeur fait femme d’oser m’exhiber ainsi à une réception plein de bruns ténébreux célibataires à bonne situation. Sur le mannequin doté d’un 75A, ça fait top sexy à souhait. Sur moi, ça fait Samantha Fox brune sur le retour.

Mon avenir est en lambeaux. Sans jolie tenue, je ne me ferai remarquer par aucun brun ténébreux à bonne situation. Que faire. Un régime ? Bof. Une réduction mammaire ? Re-bof. Une autre séance shopping ? Bof.

Appelez moi NYMM et plus PPMM : New-York en mal de mâle, NY pour Big Appel, la grosse pomme adipeuse en mal de mâle que je suis…

20
avr

Les secrets de beauté des stars

Un magazine belge hypra mondialement célèbre en Gelbique titre : « Stars : leurs secrets de beauté ».

Je sens monter en moi un tremblement incontrôlable, une vibration fulgurante, ma bouche se tort, ma langue palpite, mes dents s’entrechoquent, mes amygdales sont en joie, ma luette frémit, je suis agitée de soubresauts violents et réguliers : le pire (ou le meilleur) fou rire de toute la semaine !

Les secrets de beauté des stars……….

Non mais franchement, faut oser, nous présenter Sharon Stone, Eva Longoria, Liv Tyler et Judith Godrèche et exposer leur atout beauté (je dirais tout, non ?), ce qu’elles préfèrent en elle (je dirais tout, non ?) et leur secret de beauté (pour être secret, c’est super secret, et d’une originalité à tomber de sa chaise longue : crème, mascara, sommeil, une semaine dans un spa).

Quelle lectrice de mon blog veut relever le défi avec moi : partir une semaine en spa (youpiiiiiiie j’en rêve, je ferais bien ça dans le Sud de la France, soins, repas savoureux mais diététiques, farniente, cocktails vitaminés… aaaah, je sens que je vais revoir mes positions niveau vacances), et revenir reposées, tartinées à souhait et avec un soupçon de mascara.

Result : Méconnaissables ? Transformées ? Resplendissantes ? Belles comme des déesses ? Teint de pêche option porcelaine ? Ovale du visage parfait ? Chevelure soyeuse ? Abdos chocolat ?

Passque moi je le dis clairement : les secrets de beauté des stars sont d’une facilité déconcertante : elles sont belles. Point barre.

Suffit d’être belle pour avoir des tas de secrets de beauté. Non ? Si !

Soyons réalistes, quinze litres de crème hydratante, une cure de sommeil de trois mois, du mascara en veux-tu en voilà (même les grandes marques à 44 eur l’œil décoré) et une semaine en thalasso ne transformeront jamais un vilain petit canard en magnifique cygne (sauf dans les contes d’Andersen).

Loin de moi l’idée de dire qu’exceptées les stars, nous sommes toutes moches, mais j’aurais préféré, j’aurais adoré, un article sur les secrets de beauté des lectrices, celles qui bossent comme moi, qui bouffent comme moi, qui stressent comme moi, qui grossissent comme moi, qui vivent comme moi, qui ont des cernes comme moi. Pas vous ?

16:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une beauté fatale | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
avr

Les brunes mangeront-elles les blondes ?

Paraît que les brunes sont à la mode. Le brun revient en force niveau cheveux. Youpie. Interrogés, les hommes disent préférer les brunes. Zont bien raison. J’ai enfin mes chances.

De toute façon les brunes, c’est mieux. Le brun n’est jamais fade. Le brun va avec tout. Surtout avec les yeux bleu lagon (sauf que j’ai pas des yeux bleu lagon). Le brun est associé à l’intelligence, au dynamisme, au peps. Et même si rien ne le prouve, ça fait du bien de le croire.

Malgré tout, les hommes fantasment sur les blondes. Ridicule. Dépassé. Réchauffé.

D’abord, y’a tellement peu de vraies blondes (blondes jusqu’au bout des ongles ou des poils) qu’ils ne doivent plus se fier aux apparences. A la limite faudrait déballer immédiatement pour avoir confirmation… et là va y avoir des grincements de dents.

Et puis, génétiquement parlant, les blondes vont disparaître, du moins le dit-on, l’espère-t-on, nous les brunes, mais ce n’est qu’un espoir vain malgré les rumeurs folles. Le gène blond est récessif. Vous savez ce que c’est au moins, récessif (là je ne parle qu’à ceux qui n’ont pas de gène blond, les autres ne comprendraient pas) ? Comment ça, vous n’avez pas étudié les problèmes de pois ridés et lisses ? Et les problèmes de drosophiles à petites ou grandes ailes ? Non ? Really ? Vous avez échappé à ces fabuleux cours de sciences ? Et bien j’ai une mauvaise nouvelle, voici un rattrapage. J’essssplik. Mais avec des bruns et des blonds, tant qu’à faire. Imaginez un père brun (pour simplifier les choses, il est brun de brun, n’ayant que des gènes bruns) avec une mère blonde (vraie blonde, que des gènes blonds). Le gène brun est dominant (je vous avais dit que les brunes c’était pas de la tarte), le blond est récessif (il s’écrase comme une mouche drosophile sous le pied des brunes). Le brun étant dominant, les enfants n’ont aucune chance d’être blonds. Par contre, ils porteront le gène blond récessif, et pourront éventuellement le transmettre à leur marmaille (si leur conjoint a le gène blond également, dominant ou récessif). Par contre, deux parents bruns ayant le gène blond récessif en eux auront une chance sur quatre d’avoir un enfant blond et trois chances qu’il soit brun. Vous suivez ? Normalement faut faire des schémas et tout et tout pour simplifier, mais je ne sais pas dessiner sur mon pc, du moins pas encore. La théorie est la même pour les yeux bleus, les pois ridés ou lisse et les drosophiles, mais on s’en fiche, je vous parle ici de la blondeur qui fait rêver les mecs, rondidju.

Malheureusement, et là je pleure à chaudes larmes, les blondes ne disparaîtront pas. Et même, elles sont toujours aussi nombreuses. Parce que ce p… de f… de m… de gène récessif reste accroché envers et contre tout, et réapparaît dès qu’il le peut. Plus rarement que le brun, mais il est toujours là. Et comme il est rare, on le considère comme précieux. Ce qui est du plus haut ridicule. Non ?

Donc les blondes ne disparaîtront jamais de la surface de notre planète, contrairement aux thons (les vrais) qui sont en voie de disparition. C’est dur mais je devrai vivre avec.

Demain je vais chez le coiffeur. Dilemme quand tu nous tiens. Je passe au blond ???

PS : je vous ai cherché un schéma sur le net, mais franchement, c’est d’un compliqué, je doute que vous y compreniez quoi que ce soit, blonds que vous êtes, d’ailleurs moi, en grande brune devant l’éternel, dès qu’on entre dans des croisements récessif/dominant sur plusieurs génération, j’y perds mes neurones bruns. Et j’ai aucune gêne à l’avouer.

PS : merci à BV qui m’a autorisée à publier son dessin démentiel, d’autres sur http://cyberbv.canalblog.com/brune

16
avr

Le sac se rebelle...

Merci Nuagessac3

07:14 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une beauté fatale | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |