12
mai

J'adore la mode

Billet représentant ma participation au petit concours organisé par Une fille ordinaire en collaboration avec Sabrina

La mode m’a sauvé la vie.

Plus précisément, l’arrivée des bottes m’a sauvé la vie. Plus précisément encore, les bottes ont sauvé mes jambes.

Je menais jusque là une vie morne de fille banale, et les bottes ont tout transformé en moi. Maintenant je déambule partout, telle la déesse de l’amour, avec mes bottes de mille lieues, séduisante, sûre de moi. La chatte bottée du 21e siècle.

J’ai des cuisses de grenouille et des mollets de coq. Rattachés à des panards de taille normale mais fins comme des crêpes et qui sont dotés de longs orteils semblables à des cure-dents (vous voulez une photo ? je crains cependant que skynet refuse l’insertion d’une telle horreur). De plus je suis taillée en abat-jour. Un haut un peu grassouillet, mais rehaussé par deux atouts féminins non négligeables, sont parfaits mes seins, je le crie haut et fort, ils sont magnifiques, splendides, juste comme il faut, parfois j’envisage de mettre mon pull sur la tête et de les exhiber pour voir l’effet que ça ferait (n’appelez pas l’asile, je plaisante, mais si vous croisez un jour une femme coiffée d’un pull et seins à l’air, là, appelez vite l’asile, c’est que j’aurai définitivement pété un câble). Un abat-jour je vous dis !

Alors après avoir subi une enfance «mollets de coq», une adolescence «mollets de coq», je m’épanouis maintenant dans des bottes à longueur de journée. Dès qu’il fait moins de 20 degrés, j’enfile mes bottes et j’assume mes mollets. Elles ne me quittent pas de septembre à avril. J’en ai toute une collection. Je me régale. Bon j’ai d’énormes difficultés à en trouver qui me vont, d’autant que cette année ils les ont fait plus larges pour les 90 % de filles qui ont des mollets de vache et qui n’arrivent pas à fermer les tirettes (la mode des slim jeans dans la botte n’arrange pas mon commerce). Bien sûr on ne pense pas aux 10 % mollets de coq comme moi. Mais avec beaucoup de recherches et d’astuces, j’ai trouvé mon bonheur.

Mes bottes et moi c’est une très longue histoire d’amour maintenant. Je me pavane, fière comme un paon (et plus comme une poule à mollets de coq), avec mes bottes de toutes formes et couleurs. Le bonheur. Parce que je le vaux bien.

Par contre dès que l’hiver fait place au printemps (à savoir actuellement déjà, les nouvelles collections ayant d’ores et déjà envahi les vitrines) puis, horreur, à l’été, mes mollets de coq réapparaissent lamentablement, et l’enfer recommence, vu que mes panards ne tiennent dans aucune des jolies petites choses qu’on fabrique pour l’été, à talons sympas, avec des petites brides, voire bien ouvertes, parfois avec quelques perles (j’en bave d’envie). Mes pieds ne tiennent pas là-dedans, ils glissent à droite, à gauche, et finissent par s’échapper par le moindre petit trou. Je me dois de cacher ces horreurs de la nature, pour ne pas traumatiser les créatures au nez proche du sol (donc de mes palmes), savoir les enfants et les chiens.

D’ailleurs je n’accepterai aucun rendez-vous galant du 1er avril au 1er septembre cette année, qu’on se le dise...

Je dois cependant préciser un côté positif de la chose (enfin des deux choses que j’ai là en bas des mollets de coq), et je le ferai via le dicton du jour : « à pieds maigrelets godasses préservées » (chez moi, pas de chaussures déformées par les gros pieds plein d’orteils tout gras) ! Joli mon dicton inédit non ???

Reste à mettre des bougies à l’église chaque semaine pour que la mode aux bottes persiste encore des dizaines d’années… sinon je suis foutue, totalement foutue !

Illu de Isacile.

bottes

08:33 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une beauté fatale | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
mai

Les rituels de l'épilation

C'est Moustique qui m'a suggéré ce thème, après avoir passé un dimanche (enfin un bout de dimanche) en compagnie de sa môman, avachies toutes deux sur des transats.  A faire quoi ?  Manger des glaces ?  Que nenni ?  Siroter des cocktails ?  Que nenni.  Cancaner sur les collègues, les mecs, les boss chéris et les amoureux transis ?  Que nenni.  Lire, se culturer avec Voilà ou autre revue du style ?  Que nenni.  Barbecuter ?  Que nenni.

Elles se sont épilé le maillot à la pince, sur leur transat, en plein soleil.  

Voilà à quoi en sont réduites les femmes le dimanche : à s'épiler le bikini.  En troupeau, qui plus est.  Oui, bon, mère-fille, c'est un tout petit troupeau, mais l'instinct grégaire est bien présent.

Moi, je ne m'épile pas le maillot en plein soleil.  Ça donne chaud, d'être en plein soleil.  Et puis, pour s'épiler le maillot, faut se pencher, sauf à avoir le maillot à hauteur du visage, mais alors on appelle ça une moustache.  Et quand on se penche, ça fait des plis de shar-pei dans le bide.  Enfin chez moi, avec mon gros bidou plein d'air.  Ensuite on bronze à rayures... tout ça pour extirper quelques poils, moi je dis non, non et non.

Moi, de toute façon, je ne me mets jamais au soleil.  J'adore le soleil.  Mais à l'ombre.  Uniquement à l'ombre.  Sous le parasol.  Avec juste du soleil sur mes pieds et, à la rigueur, sur mes mollets.  Mais pas plus haut, sinon je meurs.  Je meurs de chaud.  Et de soif.  Et je sue.  Et je pue.  Alors, si je m'épile en plus, je risque l'insolation à coup sûr.  Je vais tout de même pas risquer ma vie pour quelques poils.

En plus, je ne m'épile pas en compagnie de ma môman, même si cette dernière s'est longtemps adonnée à ce plaisir subtil en ma compagnie, du temps oùsque je n'avais pas de poils, moi, et oùsque le progrès n'avait pas envahi nos vies, et oùsqu'elle s'enduisait courageusement les mollets de coq (on a les mêmes) de cire chaude, qu'il fallait ensuite arracher violemment, puis filtrer avec un bout de tissu pour récupérer les poils d'une part, et la cire d'autre part.  Un job à temps plein ma bonne Dame.  Et un traumatisme.  J'ai même, à l'occasion, eu le plaisir d'arracher sadiquement, à l'aide d'une pince, des poils de 4 centimètres (non, je ne suis pas marseillaise, ils faisaient 4 centimètres, ce devait être des poils mutants ou transgéniques) qui avaient élu domicile à l'arrière de ses cuisses de grenouille (on a les mêmes).  Ne lui dites pas que je vous l'ai dit sinon elle me tue...

Donc, moi, je m'épile bien au frais chez moi.  Toute seule.  Dans l'intimité.

Quand je m'épile, du moins... Le célibat a du bon, il permet d'avoir des jambes de yéti, des dessous de bras de guenon et un maillot en brosse à cabinet sans gêner personne.  Mais bon, une fois le printemps reviendu, ou plutôt une fois le soleil réapparu, j'opte pour une coupe plus légère.  Un toilettage en bonne et due forme.  In-dis-pen-sa-ble.  Adieu la foufoune, les aisselles et les jambes broussailleuses, bonjour le corps de déesse imberbe.  Si, si, de déesse, j'insiste.  

Et je m'épile à la pince.  Poil après poil.  Les femmes font preuve d'un courage démentiel à ce niveau là non ?  S'arracher ainsi, durant des heures, durant des années, chaque poil disgracieux, ça relève de l'exploit.  Limite si on devrait pas entrer au Guinness Book pour résistance à la torture... et tout ça pour vous, Messieurs...

Enfin, vous le savez, moi j'aime pas du tout les poils chez les hommes, alors mon futur mec à moi, s'il se présente un jour au portillon, il a intérêt soit à en être dépourvu, soit à me laisser lui arracher les poils, sadiquement, l'un après l'autre, aaaaaah quelle jouissance ce sera.  Je sens que je vais adorer.  A-DO-RER.  J'en bave d'envie.

Et vous ?  Les poils, vous les aimez sur vos hommes ou dans leur poubelle ?  Et vos poils à vous rien qu'à vous, vous les arrachez où ?  Seule ?  Avec quoi ?  Je veux tout savoir sur la vie et la mort de ces compagnons de vie.  Ah ben si, compagnons de vie !

Illu de Galourde.
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6
mai

Fleur défendue... Lolita Lempicka

Après avoir croqué au fruit défendu dans le billet qui précède, voilà que j'ai eu le privilège de croquer "fleur défendue", le dernier Lolita Lempicka.  Et mon tout premier Lolita Lempicka.

Je me dois d'être honnête, je ne suis pas impartiale sur ce coup là.  Parce que les flacons de cette créatrice, je bave devant, tel un escargot sur sa feuille de salade, depuis des années, à chaque fois qu'ils croisent mon chemin.  De vrais bijoux.  Sans doute, d'après moi, parmi les plus beaux flacons de parfum (je fus dans mon jeune temps une collectionneuse acharnée de miniatures de parfum, captivée par leur beauté).  

Et on a beau dire, dans le parfum, le "packaging" est primordial.  Un parfum divin, c'est important.  Mais un flacon qui fait rêver l'est tout autant.

Et ces flacons "pommes"  me font craquer et me donnent envie de les croquer, c'est aussi simple que ça.

Le flacon de Fleur défendue ne déroge pas à la règle : il est sublimissime, légèrement doré et renfermant un breuvage vert surprenant.  Avant même de sentir sa flagrance, je l'aimais.  Il m'a entraînée au milieu des elfes et des champignons, dans un sous-bois magique.  J'étais devenue blanche-neige et je m'attendais à voir surgir un gnome prêt à m'arracher ma pomme des mains.  Ça doit être sa couleur absinthe qui m'a fait délirer un tantinet...

Après l'avoir soumis à une séance photos en bonne et due forme (avec ma main en prime), j'ai testé la chose.  Je devais être encore perdue dans mon sous-bois (à moins que ce ne soit mon côté kinder qui ait ressurgi brusquement), parce que je n'ai pas de suite perçu la subtilité du vaporisateur, caché dans la queue de la pomme, que j'ai tenté vainement d'arracher au flacon, la pauvre.  Kinder, je vous dis.  Puis j'ai compris.  Et j'ai aimé.  C'est printanier sans être basique, c'est fruité sans être écœurant.  Ses notes : feuille de fraisier, fleur d'anis, violette, cerise griotte, ...  On en mangerait !

lolitalempicka

11:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une beauté fatale | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
avr

Le string nouveau est arrivé (ter et dernière)

Troisième et dernier type de string nouveau pas si nouveau (il a plus d’un an d’existence, le coquin) mais chuis toujours en retard de deux guerres (vous connaissez la chanson) : le jean-string, savoir un jean taille très très basse (ras del touffe par le haut dirais-je), duquel dépasse un string, également en jean… puisqu’il est attaché au jean.

Astucieux non ?  Mais totalement dénué d’intérêt.

Et moche à souhait.  Enfin c’est mon opinion que je ne partage peut-être qu’avec moi seule, à vous de voir…  Encore une occasion d’avoir un joli fou-rire, n’est-ce pas.

L’histoire ne dit pas s’il faut mettre un véritable culotte en dessous, culotte taille très très basse, of course, ou si le jeans est doublé d’une culotte amovible à pressions…

Une volontaire pour tester la chose ?

Photo et infos issues de www.madmoizelle.fr
stringjean

14:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une beauté fatale | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
avr

Le string nouveau est arrivé (bis)

Il n’est pas si nouveau que ça, celui-là, puisque Madmoizelle en parlait il y a des mois déjà… mais vu que je ne suis pas très au courant des nouveautés en matière de mode et beauté, je le découvre à peine et je suis sûre que certaines et certains d’entre vous seront dans mon cas.

Le C string.

Un string sans ficelle ni rien du tout.  Une sorte de protège-slip géant à l’allure futuriste, en quelque sorte.  J’imagine très bien la Princesse Leila (ou Leila ?), celle avec ces macarons dans la saga à succès, comment ksa s’appelle déjà, ah oui, Star Wars, faisant un striptease à son chéri, munie de ce string moderne…

Adieu double fesses, adieu bout de tissu qui rentre dans le cul (et paf je le place encore une fois).

Personnellement, voilà mon second fou-rire du jour.  J’ignorais que le domaine de la mode, et plus particulièrement celui du string, pouvait me faire autant rire !   Preuve est faite aujourd’hui.  

J’ose espérer que l’extrémité arrière, celle qui va caresser mon coccyx (enfin le coccyx de celle qui portera ce string, car personnellement, je préfère encore accepter un rendez-vous avec un timide muet cracheur de bière à haleine de chacal muni d’un mètre pour prendre mes mensurations qu’essayer le C string), j’espère donc que cette extrémité est munie d’un coussinet protecteur, sinon aïe aïe aïe.

Encore une nouveau type de string sur cette page dans quelques heures…

Photo et infos issues de www.madmoizelle.fr
stringc

11:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une beauté fatale | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |