16
nov

IMC

Immédiatement, le courant est bien passé... c'est étrange comme parfois on n'a plus rien à dire après avoir parlé boulot et loisirs.  Rien de rien.  Et parfois, on ne parle ni boulot ni loisirs, on parle de tellement de choses que c'est comme si on s'était toujours connus.  Ames sœurs ?  Coup de cœur virtuel ?  Chais pas, mais j'aime.

Tout cela sur la page orange, mon site de rencontres belges favori.  Pas en live.  Pas encore.

Mais on discute on discute on discute.  Pour peu, on saurait plus se quitter.

Alors que je suis censée bosser pour mon blog, bosser pour mes articles sérieux, bosser pour mes projets top secret, voilà que je tchatte durant des heures.  C'est pas sérieux ma bonne Dame.

Puis vient le temps des confidences.  La confiance règne, on parle un peu plus de nos vies privées, de nos expériences, de nos rêves les plus fous, de nos envies secrètes.

Je l'avoue, j'ignore par quel concours de circonstances on en vient à parler poids.  J'ai sans doute dû me lamenter que j'avais un tantinet (mais si peu, si peu) grossi ces derniers temps, parce qu'il me lance « oui enfin, avec un IMC de 20,67593532, t'as vraiment pas à te plaindre ».

Je manque de m'étrangler avec ma gaufre pleine de sucre, de graisse et de conservateurs en apprenant qu'il a été calculer mon IMC.  Pour information, l'IMC c'est l'indice de masse corporelle (ou BMI en anglais, pour body mass index), que l'on obtient par un savant calcul (poids divisé par la taille / par cent au carré, ou quelque chose du genre).  Un chiffre somme toute peu révélateur, sauf dans ses extrêmes, car la densité osseuse entre en ligne de compte, de même que la répartition de la graisse, qui chez moi, est concentrée aux mauvais endroits, me donnant une silhouette de poule (une grosse masse sur deux petites allumettes de jambes, c'est mon destin).

Il a calculé mon IMC !

Je me souviens que j'avais révélé mon IMC sur mon blog il y a déjà un petit temps, et que certains curieux s'étaient rués sur la page orange pour tenter de m'y localiser, en vain, car trouver le poids et la taille via l'IMC n'est pas une mince (ou une grosse, c'est selon) affaire.  C'est même limite impossible au vu des innombrables possibilités taille/poids pouvant donner un même IMC.

Mais jamais, oh non jamais, je n'aurais imaginé que l'on puisse calculer l'IMC des femmes inscrites sur le site.  Je ne suis pas débile, je me doute que la taille et le poids sont analysés, scrutés, vus et revus, cela va de soi.  Alors, vous me direz, calculer l'IMC, ce n'est point grave, puisque poids et taille sont indiqués.  C'est juste un petit truc en plus...

Ben moi je dis que c'est grave, et s'il y a un psy dans la salle, j'aimerais qu'il me le confirme.  C'est révélateur d'une obsession obsessionnellement obsessionnante non ?

Vous me connaissez, je n'ai pas ma langue en poche.  Ainsi, après cette révélation, mon IMC-obsessed s'en est pris plein la tronche de ma part : et qu'à son âge (en plus c'est un vieux) c'est dingue d'être si superficiel, que je ne côtoierai jamais un homme qui fera une fixette sur le moindre gramme pris, le moindre soupçon de cellulite (et chez moi la cellulite ne se soupçonne pas, elle s'impose), que j'ai adopté mes cellules adipeuses pour la vie et que c'est à prendre ou à laisser, que manger de la salade verte (avec une tomate en dessert) chaque jour ne sera jamais mon leitmotiv, que j'aime trop les lasagnes et les macarons, et patati et patata.  Une vraie tornade, l'Anaïs.

Je lui ai enfin précisé qu'il devrait tenter de calculer mon QI tant qu'il y était, ainsi que mon QC (pour « quotient culturel », of course, mais il l'a interprété « quotient cul »... comble du comble, obsédé dans tous les sens du terme le bonhomme, par la minceur et par le sexe, mamma mia, c'est vrai que la pratique intense du sexe fait maigrir - il paraît, car ma pratique à moi se résume à l'abstinence...)

Pour tenter de se disculper, il m'a alors énuméré précisément les poids et taille de ses ex, afin de me prouver qu'il avait accepté des rondes dans sa vie (quel sens du sacrifice, n'est-ce pas ?).  Moi je vais vous le dire, je ne me souviens absolument pas du poids de mes ex, ni de leur taille d'ailleurs (et pourtant, dieu sait si j'en ai peu, d'ex).  Donc son listing en bonne et due forme n'a pas arrangé son cas, que du contraire.

Ensuite, il a eu la bêtise de me préciser qu'il bloquait (sur la page orange, comme sur tous les sites de rencontres, on peut bloquer qui on veut, en particulier, pour nous les femmes, les obsédés ou les mariés), donc il bloquait les femmes trop grosses qui le contactaient !  Non mais franchement.  Etre bloqué, c'est limite une insulte (mais pour les obsédés ou les mariés, c'est bien fait, na).  Alors bloquer des femmes jugées trop rondes, moi je dis que ça mérite des claques.  Des qui laissent de groooooooosses marques bien rouges sur les joues.

Non mais.

Il veut me rencontrer.  Je perds quatre kilos avant ?  Ou j'exige de connaître son IMC, pour indice de masse de cervelle ?

Illu de Mako.

(Billet posté dans le cadre d'un concours).

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11:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une beauté fatale | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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jui

La mode... oups !

Qui n’a pas mis, dans son jeune temps, des « bains de mer », mieux connus sous le nom de « méduses ».

Actuellement, pour 139 eur seulement, paaaas cheeeeeer... vous pouvez avoir la version talons hauts, made by Westwood.

Et si les talons hauts ne vous conviennent pas pour patauger dans le sable mouillé, reste la solution des crocs...

Alors, vous choisissez quoi ? (le lien avec le thème de la semaine ? ben quand on marche avec ça après avoir été dans la mer, ça fait des proutes mouillées aux pieds)

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19:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une beauté fatale | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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jui

fesses-pas-plates-ni-creuses-book

Pour tordre le cou aux obsessionnées de la fesse plate et déprimée, j'ai créé un groupe sur cul-chèvre...  Que les "un mètre de cul" et plus viennent s'y inscrire.  L'obsession de la maigreur ne passera pas par moi, qu'on se le dise.

12
jui

Votre "tour de cul", il est de combien ?

Toute femme connaît son tour de poitrine, puisqu'elle est censée en faire usage lorsqu'elle s'achète des dessous, affriolants ou pas.

Toute femme a un jour admiré, ou s'est un jour lamentée (c'est plus mon genre d'ailleurs, de me lamenter sur ce sujet ô combien douloureux et moelleux) son tour de taille.

Tout ça est banalement banal.

Mais avez-vous déjà calculé votre "tour de cul" (copyright Moustique).  Attention, point de dyslexie de ma part, et si vous avez lu "trou de cul" au lieu de "tour de cul", je décline toute responsabilité.

Lundi matin donc, Moustique, qui est dotée d'un corps parfait surmonté d'une tête encore plus parfait, au point que je me sens « thon face à sirène » en permanence, est arrivée complètement déprimée, car elle avait calculé son "'tour de cul" (je cite), lequel atteignait 100 centimètres (et là je prends le risque de me coltiner un procès au cul, sans mauvais jeu de mots - tous ces "culs" vont-il m'apporter des centaines de visiteurs fans de google ? - donc risque de procès car je n'ai pas l'autorisation écrite de dévoiler l'info).  Vous lisez bien : 100 centimètres, soit 1 mètre.

Pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous, et j'acquiesce volontiers, car son cul est parfait.  Enfin ce que j'en ai vu au travers des fringues, entendons-nous bien (là, pas envie d'avoir un procès de son tendre époux).

En quelques heures, le sujet "tour de cul" est devenu, dans le bureau (j'entends dans le petit bureau que je partage avec Mostek et Moustique, pas dans le grand bureau plein d'une foule d'abeilles travailleuses qui m'emploie), notre sujet de prédilection.

« On mange quoi ce midi ?  Du pain ou de quoi engraisser nos "tours de cul" ? »
« Tu veux un melo-cake chou (on aime bien les mots doux entre nous, de même que les insultes d'ailleurs), pour ton "tour de cul" ? »
« Me faut une robe, j'ai un mariage le mois prochain, et je dois camoufler mon "tour de cul" »

Après l’obsession des nichons fermes comme il faut et taillés comme il faut, après l’obsession du ventre aux tablettes de chocolat non fondu, voilà que Moustique a introduit un nouveau diable au bureau : l’obsession du fessier.

Dès le lendemain, Mostek est arrivée, munie d’un mètre de couturière, afin de mesurer l’ampleur des dégâts.

Je m’y suis collée : 96 centimètres en serrant fort, style salami de fesses, 100 centimètres sans serrer (ou 102, mais je préfère l’oublier).  Je suis effondrée.  EFFONDREE.  Moi qui ai toujours eu un joli fessier tout petit tout mignon, vlà que j’atteins aussi le mètre de cul !  Vous me direz que j’ai tellement rassurée Moustique sur le sien, de mètre de cul, que vous comprenez mal pourquoi mon mètre à moi me fait paniquer.  Soit.  Mais chez les autres, ça paraît toujours moins dramatique non ?  Mostek s’y est collée, elle est dans le même ordre de mesure (peut-être un centimètre de plus, mais ne lui dites pas que je vous l’ai dit, pitié).

Voilà, c’est le désastre au bureau depuis l’apparition de ce mètre ruban.  La débandade !  Le désespoir !

Pour nous consoler, nous avons pris le taureau par les cornes : melo-cakes à profusion lundi, glace de chez Quick avec chocolat et caramel mardi, et tiramisu mercredi.

Na.

Un dessin de MissBean... qui représente la solution !
fessier

24
mai

Déménager m'a sauvé la vie !

La Modeuse dans les Prés, une chtite belch' bien de chez nous, a demandé aux blogueuses le truc qui a changé leur vie en matière de beauté... Oups, ben moi y'a rien qui a changé ma vie en matière de beauté, y'a que la chirurgie esthétique qui aurait pu faire quelque chose pour moi et ma vie... Mais après réflexion, j'ai trouvé ce qui a changé ma vie !

Oui, j'ose une telle phrase : vous parler de ce qui m'a sauvé la vie.  Enfin, j'exagère (vous le saviez non ?), car ça a juste sauvé la vie de mon pauvre visage.  Ben quoi, attendez, sauver un visage, c'est déjà un exploit ma bonne Dame.

Il fut un temps où "péter mes boutons" était mon activité favorite (avec arracher mes poils un par un à la pince à épiler, mais ne nous écartons pas du sujet).  Dans ma toute petite chambre, mon tout petit lit était contre le mur et sa toute grande fenêtre.  C'était dès lors une place de choix pour, à genoux, tête penchée vers un minuscule miroir, faire un sort aux boutons et points noirs qui ternissaient mon doux visage d'adolescente.

Je m'adonnais donc à ce sport chaque jour, en rentrant de l'école, avec une double dose le WE.  Tout cela au grand dam de ma mère, qui surgissait régulièrement pour me hurler "tu vas cesser d'abîmer ta peau ?"  Quand elle ne me surprenait pas, elle me voyait arriver à l'heure du repas, plein de marques et de traces rouges, et hurlait "mais tu vas cesser ?"

Puis j'ai grandi, et contrairement à mes attentes, les boutons n'ont pas déserté mon visage.  A force de voir des pub pour l'acné juvénile, j'ignorais qu'il pût exister une acné pour "vieilles peaux" telles que moi.  Ben si.  Donc j'ai continué.

Ensuite, j'ai déménagé (l'oiseau quitte le nid) et mon miroir m'a suivie.  Le pauvre, il en a bavé, se voir constellé en permanence de spritchs de boutons ou de boudins de points noirs (beurk) c'est pas une vie pour un miroir, je suis d'accord.  J'ai à nouveau eu un lit près d'une fenêtre, et j'ai pu continuer à m'entraîner, sans personne pour me hurler "tu vas cesser !".

Enfin, j'ai encore déménagé et là ce fut le drame international : un cruel manque de luminosité caractérisait mon nouvel appart.  Ajoutez à cela un lit situé bien loin de la fenêtre et vous aurez compris que j'ai dû subir un sevrage forcé de "pétage de comédons".  Au début, ce fut dur, le manque se faisait sentir à chaque moment de la journée, mes doigts s'ennuyaient et tremblaient, ma peau semblait tirailler.  Je passais ma vie à chasser les miroirs afin de vérifier qu'aucun bouton bien mûr ne m'attendait.  Puis, avec les mois, je me suis habituée, et j'ai réalisé à quel point ne plus tripoter ma pauvre peau était bénéfique pour elle.  

J'ai toujours mon vieux miroir, il est cassé mais je n'ai pas eu le cœur de le jeter, je l'ai donc recollé afin qu'il jouisse d'une retraite heureuse à mes côtés.  Bien sûr, à l'occasion, lorsque je sens une petite protubérance sur mon visage, je le sors de son tiroir pour m'assurer que tout va bien, mais la plupart du temps il est zen et propre.

En compensation, dès que j'ai un miroir sous la main, savoir dans un resto, un bar ou dans un ascenseur, je ne résiste pas à son appel, je scrute mon visage, je le papouille, je le tripatouille et je parviens toujours à trouver un chtit bouton ou un chtit point noir qui traîne.  Argh, jouissance cosmique.  

On ne se refait pas...  

Quoique, depuis que j'ai lu sur un site internet la mésaventure d'une personne qui avait le même vice, auquel elle s'adonnait sur un miroir de son école, pour se rendre compte, après un petit temps de chasse-boutons, qu'il s'agissait d'un miroir sans tain d'où une foule d'étudiants la voyait... je suis devenue méfiante.  Et ma peau m'en est reconnaissante.

Quand je vous disais que déménager m'a sauvé la vie !

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une beauté fatale | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |