30
sep

Une autre journée scandaleusement… scandaleuse

Avec un chiffre et deux étoiles, on gagne, hein qu’on gagne, dites-moi qu’on gagne ?  Non ?  Bouhouhouhouhouhouhouhouhou (torrent de larmes) snirflggggllllllllrrr (reniflement gluant et glaireux).

Pour surmonter cette épreuve douloureuse, rien de tel qu’une seconde petite virée shopping, n’est-il pas ?

Me voilà donc partie dans ma petite ville, ce samedi à 10h.

Epreuve suprême, que je tente de m’épargner, en général.  Le samedi à 10h, c’est le marché.  Foule en délire, odeurs de hamburger, poussettes et chiens.  Un enfer.  Rien de pire.  Sauf un samedi à 10h plein de soleil, foule en délire doublée, poussettes doublées, chiens doublés, et odeurs de hamburger plus tenaces.  Un enfer infernal.  

Mais je me dois de me consoler après n’avoir pas gagné tous ces soussous.  

Et pour se consoler, quoi de mieux que de dépenser des soussous ?

Je m’offre donc, dans le cadre de ma phase grise et mauve :

- un long pull mauve bien près du corps (qui a dit « près du gras » ?), à manches ultra bouffantes

- une blouse grise très très spéciale, limite robe, limite de grossesse, resserrée dans le bas, blousante de partout, j’adoooore même si elle me donne l’air d’avoir cinq kilos de trop (qui a dit que je n’en avais pas que l’air ?)

- un jean slim à utiliser avec mes nouvelles bottes (achetées là) et mes autres paires.  Et oui, j’ai cédé, mon premier jean slim (enfin taille 40, c’est nin si slim que ça, je vous le dis)

- un genre de bermuda long en jean à mettre aussi avec mes nouvelles bottes et les autres (pas faire de jalouses, jamais).  Je voulais un pantacourt, mais j’ai trouvé ça dans un rayon liquidation (plus 50 % de réduction ma bonne Dame, impossible de résister), et le pantacourt, fallait me faire une liposuccion en urgence pour que je puisse y entrer, alors je me suis rabattue sur le bermuda (je devrai juste perdre 5 kilos pour l’enfiler, un jeu d’enfant)

- deux petites choses de rien du tout, une noire, une rose, à mettre en dessous de tous ces pulls gris à manches courtes que j’ai achetés (j’en peux rien moi si les manches courtes, y’a plus que ça)

- une paire de chaussures d’été.  Sur ce coup là, je vous autorise à m’inonder de commentaires narquois, je le mérite.  Mais c’était dans un tout nouveau magasin, et y faisaient 10 %, et c’est les chaussures dont je rêvais, avec un lacet qui se noue autour de la cheville.  Noires.  J’en ai cherché durant six mois.  J’en ai déjà des brunes, dont je ne me sépare jamais.  Me fallait des noires.  Vous comprendrez qu’il était IMPERATIF que je les achète.  

- une râpe à cors.  Très glamour non ?  Et oui, j’ai un cor.  Mal placé.  Qui me fait souffrir quotidiennement.  C’est ça, vieillir.  Avoir des cors.  

Tout bien réfléchi, je réalise que je deviens en effet une Becky Bloomwood* en puissance.  Leeloo, tu avais raison.  Mais je promets que c’en est fini des dépenses, jusqu’au mois prochain.  Promis juré craché doigts pas croisés.

Et pour illustrer tout ceci, une géniale illustration faite par, tenez-vous bien, Raphaël, fidèle parmi les fidèles, qui nous avait caché son talent de dessinateur !  Vlà le rat qui squatte mes nouvelles chaussettes roses achetées vendredi, si c’est pas malheureux, y’a plus de respect de rien je vous le dis.  Je le comprends, mon rat, elles sont hyper douces, hyper chaudes, hyper confortables, mes nouvelles chaussettes… enfin ma nouvelle chaussette, puisqu’il a dorénavant la sienne.  Merci Raph.

*Personnage récurrent de la série des Accro du Shopping, de Sophie Kinsella, Becky est une acheteuse compulsive qui se crée des besoins dont sa carte bancaire, et son banquier, se passeraient bien.  A mourir de rire.
Chaussettes2

28
sep

Une journée scandaleusement… scandaleuse

Moi ce que j’adore dans le Lotto et les trucs à gratter, c’est l’avant.

Quand je m’imagine ce que je vais faire avec 1.000 eur supplémentaires par mois.  Quand j’échafaude mon scénario « Au revoir au revoir Président » personnalisé.  Quand je dresse la liste de tout ce que j’ai envie de réaliser avec mes millions.  Quand je calcule avec mes collègues que rien qu’en intérêts sur notre gain de ce soir à l’Euromillions, nous aurons plus de 2.000 eur à dépenser par … jour.  Quand nous délirons sur la façon d’avouer à boss adoré que nous ne viendrons pas lundi.  Tous.  Qu’il sera définitivement seul. 

Donc, c’est uniquement l’avant qui me plait.  Les projets fous.  Les angoisses aussi (gagner tant, ça doit être vachement traumatisant).  Les envies.  Les rêves.  Les fantasmes.

Vous me direz, heureusement que j’aime l’avant, car en général… y’a pas d’après.  Avec une chance sur 67 et des millions, faut pas se leurrer, ça peut arriver, mais c’est pas sûr…

Mais c’est tellement bon de rêver.

Et comme je vous l’ai dit, plutôt que d’attendre ce soir pour sauter de joie, sabrer le champagne, ouvrir la boîte de caviar, j’ai anticipé, j’ai extrapolé.

Je suis partie pour une virée shopping, histoire de renouveler d’ores et déjà ma garde-robe.  Ben oui, une fois millionnaire en euros, je devrai assumer ma situation de nouvelle riche, voiture de luxe avec chauffeur, fringues de grandes marques, bijoux de créateurs…

Je m’apprêtais à passer à la caisse avec une malle Vuitton pour mes futurs voyages en jet privé, cinq sacs de la même marque, de formats divers, une dizaine d’écharpes Strelli et les tenues qui vont avec, quelques modestes paires de Manolo, la toute nouvelle collection Chine et deux trois bricoles Delvaux, lorsque j’ai eu un bref moment d’hésitation.  Et si, même si c’est peu probable, par le plus grand des hasards je ne gagnais pas ?  Adieu le « Au revoir au revoir président », adieu les voyages en jet privé, les projets humanitaires, les envies, les rêves, les fantasmes.  Bonjour la commission de surendettement pour payer mes petits achats du jour.

J’ai donc, en grande fille consciencieuse et raisonnable que je suis, renoncé, jusqu’à demain, à mes modestes achats.

Je me suis contentée de quelques pièces indispensables à mon bonheur… mais nettement plus abordables…

- une paire de jolies bottes achetées pour trois fois rien, ou presque, miracle, et qui serrent bien mes mollets de poulet, autre miracle totalement miraculeusement miraculeux (que personne n’ose faire allusion à ce billet aux termes duquel j’affirmais m’engager à ne pas acheter de bottes cette année)

- un pull gris à grand décolleté plongeant et aux manches courtes style chauve-souris (ça a sans doute un nom moderne et fashion, mais je l’ignore), et son petit dessous noir à manches longues pour avoir bien chaud tout l’hiver

- un superbe pull mauve aux manches courtes style chauve-souris (faut croire que c’est la super méga mode cet hiver), et son gros bout de gilet mauve sans forme mais tellement classe (en fait, deux manches et un bout de tricot qui les relie, et qui se laisse aller comme un chewing-gum trop mâché), je suis superbe dedans, je me dois de vous le dire, j’ai juste l’air… très mauve

- un encore plus superbe pull ligné noir et gris et son col impossible à domestiquer, mais qui me va à ravir

- une paire de grosses chaussettes toutes douces, aussi sexy qu’une culotte de grand-mère de couleur chair, mais d’un rose glamourissime, et bien chaudes, et ornée de jolies vaches, et antidérapantes, et avec 30 % de réduction je ne pouvais m’en passer

(j’ai essayé de tout vous prendre en photo, mais ça rend mal : les gris sont fades, les mauves semblent gris, les bottes brillent trop, bref, je me contente de vous montrer les chaussettes)

Voilà, c’est tout.  Demain, j’irai chercher ma malle, mes sacs, mes écharpes, mes tenues, ma voiture avec chauffeur, mon billet pour le tour du monde, mon triplex avec cuisine superéquipée et cuisinier brun ténébreux intégré.

C’est scandaleux, tout cet argent que je vais gagner dans moins de deux heures.

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25
sep

Un hiver bien fade se profile à l’horizon…

rien
Cette année, ma décision est prise.  Et elle est irrévocable. Comme dans Koh Lanta.  Je sais ma passion pour les débilités télévisuelles finira par me perdre.

Je n’achèterai pas de bottes.  Et je n’achèterai pas de manteau.

Ni l’un, ni l’autre.  C’est clair et net comme clarinette.  

Je ne céderai pas à la tentation.

N’en déplaise aux collections hiver qui commencent à envahir nos rayons, alors que les collections été se demandent encore ce qui leur arrive : l’été n’est toujours pas arrivé que déjà elles doivent nous quitter.  Et oui, pas d’été cette année, c’est ainsi.

Et pas de nouvelles bottes cette année.  Ni de nouveau manteau.  C’est ainsi.

Je n’aurai que l’embarras du choix, des bottes j’en ai treize à la douzaine.  Des manteaux ainsi.  Il faut savoir raison garder, avec mes mollets de coq (cf ce billet) et mes panards aussi maigres qu’un jour sans pain, je peux conserver une paire de bottes cinq ans au bas mot, sans qu’elle prenne une ride.  Pas d’oignon qui déforme.  Pas d’orteils en forme de boudins qui marquent la pointe de la botte.  Mes bottes restent parfaites.  J’en ai donc suffisamment pour survivre jusqu’à la fin des temps.  D’autant qu’elles sont chères, cette année.  On trouve rien en dessous de 150 eur. Cent cinquante euros.  Une bagatelle pour les bloggueuses type parisiennes.  Une folie pour les bloggueuses belges telles que moi.

Quand à mes manteaux, j’en ai des courts, des longs, des super longs, des matelassés, des moutonnés (en laine, quoi, mais faut bien que ça rime), des noirs, des bruns, des oranges, des gris, des jaunes et des roses (bon ceux là je n’ose plus les mettre).  Des dizaines.  Et puis les manteaux sont de plus en plus chers.  

Et d’ailleurs, tant que je suis dans les bonnes résolutions, je n’achèterai pas d’écharpe Strelli.  Passque si ça tombe, l’été va arrivé dès octobre et stagner sur la Gelbique jusque février, alors pas besoin d’écharpe en été.  Ni d’écharpe Strelli.  Et  puis elles sont chères.  Encore plus chères que l’an dernier.  On appelle ça l’inflation, ma bonne Dame.

Forte de ces résolutions de la rentrée, je vais manger un bout en ville avec une copine, et faire un peu de shopping.  Et je tiens le coup.  Je suis fière.  Je m’offre un joli pull gris à décolleté jusqu’au nombril (à mettre avec un top, of course).  Je m’offre une blouse méga longue toute bouffante, très originale.  Je m’offre deux DVD, un truc romantique et Une hirondelle a fait le printemps, avec la Seigner pas enceinte encore à l’époque (mais quand va-t-elle accoucher bordel de Dieu ? ah, c’est fait, j’oubliais, un gamin, Jules, Simon ou Louis, un truc classique) et le regretté Michel Serrault.

J’entre ensuite dans un magasin de jolies fringues hyper chères totalement inabordables.  Que des marques.  La plus chère : Chine.  Je dois être équipée d’une tête chercheuse Chine.  Tout ce qui me fait craquer, c’est du Chine.  Un superbe petit pull très féminin.  Chine.  250 eur.  Une magnifique tunique totalement adorable.  Chine.  340 eur.  Ça devrait être puni par la loi, de tels prix, quand on sait que le salaire du belge moyen est inférieur à 1.500 eur (et que mon salaire à moi est largement inférieur à celui du belge moyen, qui plus est).

Et puis je passe, par hasard, je le jure, je le crache, si je mens j’irai en enfer, où je finirai mes jours (si je puis parler ainsi) avec d’autres fashion victims déneuronées, donc, par hasard, je passe devant chez Strelli.  C’est pas moi qui ai voulu entrer.  C’est ma copine.  L’autre.  La sadique.  Qui ne sait rien de ce blog ni de mes résolutions.  Et j’ai bavé.  Mais bavé.  La sécu de chez Strelli aurait pu m’arrêter pour dégradation de parquet en chêne.  J’ai bavé devant cette nouvelle collection.  Toute nouvelle toute belle.  Y’a au moins trois écharpes qui me font baver : une noire et mauve, une verte, une brune et rose.  122 eur.  366 eur pour les trois (hein que je calcule bien ?).  Rien que de l’écrire, un long filet de glette (ce mot existe-t-il ailleurs qu’en Gelbique ?) dégouline le long de mon coup.  C’est frais.

Enfin, je passe, par hasard, je le jure, je le crache blablabla, devant un magasin de chaussures.  De bottes.  La nouvelle collection est rentrée, oyé oyé.  Et là, je suis sûre qu’elles me regardent.  Ou alors elles ont émis des ondes.  J’ai aussi une tête chercheuse pour cette marque de chaussures et bottes dont je suis folle : Pataugas.  Originales.  Sportives.  Chic.  Classe.  Et ces bottes.  Ah ces bottes.  Brunes.  Superbes.  Fines de mollets.  Très fines.  Idéales.  199 eur.

La vie est décidément bien cruelle avec moi.  Tellement cruelle.  Trop cruelle.  Cruellement cruelle.

Peut-être que devenir star de la télé pourrait m’aider, je me ferais coiffer par Biguine, habiller par Strelli et Chine et chausser par Pataugas.  Quéééé bonne idée.  Bonidé.  Comment devenir une star de la télé ?

PS : Zavez vu comme je m’améliore, voici un billet fashion quasi digne d’une bloggueuse type, non ?  Allez, félicitez-moi, parce que je le vaux bien.

Dessin de Titoun.  Vous ne connaissez pas encore Titoun, sauf si vous avez joué les curieux dans mes liens.  Ce dessin est le premier que je publie d’elle… et, je l’espère, pas le dernier (message subliminaaaal).  Allez vite zieuter ça, Titoun elle dessine super bien, et elle aime pas les pigeons.  Moi, mon amour des pigeons est très variable… à suivre…

4
jui

Soldes sales sueldos saldi saldo’s

Me voici embarquée, contre ma volonté (si, c’est contre ma volonté, j’ai pas réfléchi en acceptant d’aller au resto un 30 juin à midi), dans une rue commerçante, en ce premier jour des soldes. Un samedi. Jour de marché, qui plus est.

Il est révolu le temps où j’entamais les soldes dès l’ouverture des magasins, petite pause rapide hamburger/frites/coca en vitesse, pour continuer ma séance shopping jusqu’à ce que les commerçants me mettent dehors à grand renfort de « Ma bonne Dame, nous fermons, revenez demain ». En ce temps là j’avais vingt ans (Pierre Bachelet), j’étais vaillante et motivée.

Je n’aime plus ça actuellement.

J’aime acheter des fringues, beaucoup, souvent, trop. Mais pas le premier jour des soldes. Plus le premier jour des soldes.

J’y suis pourtant, en ce premier jour des soldes, en ville, nonobstant mon envie de retourner hiberner sous ma couette. Obligée de traverser la ville de part en part, de traîner une heure en attendant mon rendez-vous. Le premier jour des soldes ! Emportée par la foule (Edith Piaf). C’est long, une heure, parmi les shoppeuses en délire.

J’ai l’impression d’être à la messe, au moment de la communion, où au moment oùsqu’on embrasse le truc là (oublié son nom), ou encore à l’offrande (qui est peut-être ce fameux moment oùsqu’on embrasse le truc, je mélange tout, manque de pratique oblige). Bref, cette sensation d’avancer pas à pas, tellement lentement, trop lentement. Orteils contre talons, talons contre orteils.

Aaaargh, un buggy occupé par un enfant sage rentre dans mes mollets de coq. Ça fait mal, vachement mal. A-t-on idée de venir faire les soldes avec un buggy, surtout un samedi matin de marché ! Titchu.

Je repère un petit top dans une vitrine sympa. Tentation tentation quand tu nous tiens. Mon petit ange gardien me suggère de résister, j’ai déjà 57 tops de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Mon petit démon m’incite à foncer l’essayer. Je serai raisonnable, j’écoute mon ange gardien. Uniquement car j’ai repéré 43 femmes qui font déjà la file pour essayer. Vu qu’il y a deux cabines, en comptant cinq minutes par essayage (si elles font vite, les pauvres), ça fait… ouf, oui, tout ça, pour un bête top. J’abandonne.

Je traverse la rue pour atteindre un trottoir moins embouteillé (dans ma ville, tout le monde sait que le trottoir de droite est encombré, pas le gauche, en descendant, ou l’inverse en montant). Une femme pas sympa en voiture manque de m’écraser en refusant de me laisser traverser. Je sens le frôlement de la carrosserie et je crie un truc pas sympa, réflexe. Oups, sa fenêtre est ouverte… Elle m’a entendue et n’apprécie pas. Tant pis. L’avait qu’à s’arrêter, et le code de la route alors. Titchu.

Je me réfugie dans un magasin de CD et DVD, espérant avoir plus d’espace. Que nenni, y’a des soldes aussi. C’est l’enfer sur terre, j’ai eu beau résister au petit démon incitateur de dépenses … je suis en enfer, c’est clair.

Enfin, je rejoins mes copines pour une petite bouffe tranquille, succulente (le moelleux tiède au chocolat rafraîchi de glace vanille est un orgasme gustatif jusqu’ici inégalé.. adresse disponible sur simple demande), et calmante. Que du bonheur. Même le soleil est de la partie, un court moment.

J’attendrai le 31 juillet pour faire les soldes, je serai plus tranquille. A moins que… demain, je suis en congé… why not…soldes-1

Merci à François qui m'a autorisée à prendre ce dessin très très représentatif de la "sold' addict anonyme"

 

 

son blog est dans mes liens, vous le trouverez aussi sur http://blog4.lemondeinformatique.fr/le_blog_des_cybriens/

20
jui

Nénuphars

Drame et liquéfaction chez Anaïs ce soir.

Tranquillement installée dans mon canapé moelleux, je zieute mon docteur adoré, j’ai nommé docteur House, en feuilletant négligemment le Femmes d’Aujourd’hui acheté pour la trousse inutile mais ô combien sympa offerte avec (j’en suis toujours à me tâter pour savoir si j’achète la seconde. Tiens au fait je cherche aussi à acquérir un sac de plage Hello Kitty, message subliminal à qui de droit si elle passe par ici et repasse par là…).

Je suis donc tranquillement installée dans mon canapé etcetera à zieuter etcetera et feuilletant etcetera, ignorant tout du drame qui se rapproche de moi tel un moustique goulu, lorsque, AAAAAAAAAAAAAAARGH, mon œil semi-endormi lit l’info du jour « Vous en rêviez ? Il sera possible d’acquérir l’un des Nymphéas (1904) de Claude Monet ce 19 juin chez Sotheby’s London ». My god, my taylor is rich, my queen mum is mad, my heart will go on. Nous sommes le 19 juin, il est 21h21, ma vie s’écroule.

Je suis anéantie.

Pourquoi n’ai-je pas lu cette information de la plus haute importance hier ? J’aurais encore eu le temps de voir banquier chéri, de trouver une place dans le train-rapide-vingt-mille-lieues-sous-les-mers, dénommé je sais plus comment (c’est pas Thalys mais qu’est-ce ?), de courir jusque Sotheby’s et de lever ma jolie main baguée de bleu turquoise pour m’offrir cette petite folie de Monet.

J’adore les nénuphars. De par leur côté éphémère. Une fleur de nénuphar ne vit que quelques jours. Elle ne s’ouvre que lorsque le soleil est bien haut dans le ciel, et se referme dès qu’il amorce un soupçon de descente. Si vous avez le malheur de bosser, comme moi, de l’aube au crépuscule, et si votre fleur de nénuphar a choisi un lundi pour éclore, vous ne la verrez sans nul doute pas. Mais si elle fait choix d’un samedi ou un dimanche, alors, installez-vous bien, et regardez. Ne faites que ça. Profitez. Y a-t-il plus beau qu’une fleur de nénuphar ? A part une libellule qui se pose sur une fleur de nénuphar, je ne vois rien de plus beau, non.

Donc j’ai eu ma phase Monet, quand j’étais ado. J’ai un magnifique Monet chez moi, comme 214.784.568 terriens. Une copie. Je m’en suis un peu lassée, mais je ne dirais pas non à un original… Si seulement j’avais su…

Bisque bisque rage, c’est foutu, à moins de trouver l’acheter et de lui offrir le double immédiatement. C’est ty pas une super idée ça ? Si quelqu’un le connaît, qu’il me contacte.

En désespoir de cause, un petit nénuphar dessiné (ah oui au fait c’est l’Eurostar, ça m’est revenu) par mes dessinatrices et dessinateurs adorés, vénérés, adulés, baise-maintés, lèche-bottés (message subliminaaaaal, transfère-toi sur leurs blogs immédiatement ou ma vengeance sera terrrrrible), me consolerait un peu, pliiiiiiiiiiiiiiiz.

NB : la mise à prix était de 20 à 30 millions de dollars, mais qu’importe, quand on aime on ne compte pas. Sniff. Je ne m’en remettrai jamais.

NB2 : ça fait quatre jours que j’étais pas inspirée du tout : un seul billet pondu par jour (pondu ne signifiant pas publié, mais mis en stock pour vos longues soirées d’hiver à venir). C’est peu. Effrayant. Angoissant. Et aujourd’hui, deux. Ça va mieux. Ouf. Me vlà rassurée, la mort de mon blog n’est pas pour tout de suite. J’ai eu peur. Ça devait être la fatigue. La baisse de moral. La fête des géniteurs. Le manque de tendresse. Le soleil. La pluie. La saison des mariages. monet