20
oct

Nouveauté nouvellement nouvelle

Skynet, ma plate-forme chérie que j’aimeuh, a récemment lancé les « blogs collaboratifs », à savoir que je peux ouvrir mon blog à qui je veux, et permettre aux autres de participer en postant eux aussi des billets.  Une idée sympa, sauf que mon blog, il déborde déjà de mes délires quotidiens, voire bi ou tri quotidiens, alors si j’autorise autrui à venir poster, zallez plus vous en sortir, chers lecteurs chéris que j’aimeuh.

Mais l’idée est sympa.

Et quand le créateur du blog collaboratif « ticketoblog » m’a proposé de faire partie de son staff, j’ai dit ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.  

Bien sûr, j’ai négocié à prix fort mon arrivée fracassante au sein du blog, avec l’aide de la Marketing Anaïs SA et de mes financiers chéris que j’aimeuh (ceusses qui font en sorte que je devienne de plus en plus riche au fil des mois d’existence du blog – à ce jour zéro zeuro et quat’ vibros, ça rapporte hein la vie de bloggueuse), et donc me voilà sur ticketoblog (blog qui, très étrangement, n’a pas de publicités imposées là-haut, bizarre bizarre).

Mais ça parle de quoi ticketoblog ?  Ben de tickets pardi.

Tickets de caisse, de resto, de concerts.  Tickets de ci, tickets de là.

Sacrebleu, j’ai déjà jeté les monceaux de tickets que j’avais collectionnés lors de mes trois dernières virées shopping…. Quel dommage.

Mais comme vous savez que je ne recule devant aucun sacrifice, j’ai expressément effectué deux achats aujourd’hui pour pouvoir poster sur le blog (bon allez, j’avoue, je mens, j’avais acheté ces inutiles mais ô combien jouissives petites choses avant de recevoir le contrat d’embauche en bonne et due forme)…

Vous pouvez donc zaller voir mes tickets, ainsi que ceux de tous les collaborateurs et trices du blog…  Bon amusement.

Je vous livre en exclusivité planétaire mon tout premier billet, champaaaaagne…

Au fait, ticketoblog est ouvert à tout qui veut parler de ses tickets… avis aux amateurs !

Comment passer l’hiver bien au chaud ?


J’ai chez moi un polar à col roulé tout doux à enfiler dès les premiers frimas, et qui est orné d’un adorable ours qui se prépare à l’hiver en disant : « How to sleep through the winter ?  Stock up on goodies for snacks… Find a comfortable position… Set the clock for spring ».  Voilà ce dont je rêve en ce mois tant haï (je hais octobre, novembre, décembre, janvier et février, qu’on se le dise), mais je crains que boss chéri ne soit pas vraiment d’accord…

Alors pour une soirée cocoon au coin du feu (enfin, au coin du poêle à gaz de ville, mais avec un peu d’imagination…), rien ne vaut de grosses chaussettes montantes et pas sexy pour un sou ainsi qu’un petit DVD romantique à souhait pour célibataire en manque.  Ajoutez à cela quelques pâtes et un dessert chocolaté… et le tour est joué.
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13
oct

Appelez-moi Becky

J’avais pourtant opposé un démenti féroce.  Mais force est de constater que je deviens comme elle.  Comme Becky Bloomwood.  Une accro du shopping.

L’autre jour, soit très peu de temps après mes deux dernières virées shopping (à voir ici et ) j’apprends que je vais gagner dix euros moyennant un petit job ponctuel.  Dix euros ! Ce que je veux, c’est dépenser immédiatement cette somme folle, et ne pas la mettre dans mon portefeuille où elle se mélangera et finira en lasagne Farniente. 

Je décide donc de dépenser anticipativement mon pactole.

Je me rends donc dans un magasin Carrefour, en quête d’un petit DVD pas cher.  Et puis passque j’ai vu dans leur folder qu’ils vendaient en super promo de la mort qui tue des sous-vêtements Passionata.  Et j’aime les sous-vêtements Passionata.  Quasiment autant que les écharpes Strelli ou les lasagnes Farniente.  Quasiment.  Pas totalement.  Car si je les aime, c’est qu’ils sont jolis et pas trop chers.  Mais je craquerais facilement pour du Lejaby ou du Chantelle, si portefeuille ne me menaçait pas d’un tirage de gueule de plusieurs jours.

Me vlà donc partie pour une giga séance d’essayage de 32 soutiens-gorge, 14 strings et 18 shortys.  Une torture.  Comme d’hab, j’inspecte mon gras et mes cellules adipeuses qui grossissent de façon inversement proportionnelle à mes cellules du cerveau, j’en suis intimement convaincue.  C’est trop injuste.

Je déniche cependant deux soutiens cholis tout plein.  Un rouge sang, un noir corbeau.  Avec les shortys assortis, pour sûr.  Car un soutien-gorge sans son shorty c’est comme Anaïs sans son clavier, une coquille vide.

Je dépasse d’un petit chouia le budget initial (quasi rien, juste un petit zéro de rien du tout).  Mais je n’ai pas trouvé de DVD, donc on va dire qu’on est quitte.  Ok ?

Je pars ensuite vers l’endroit oùsque je vais gagner mes dix précieux euros.

En chemin, je croise, ô hasard suprême, un magasin de chaussures.

Je vous dirais bien que j’ai tourné la tête, respectant mon engagement pris le 25 septembre dernier.  Que j’ai résisté, que je n’ai même pas zieuté afin de ne pas être tentée.  Qu’il ne me restait que cinq minutes, pas le temps d’entrer.

Mais j’ai juré de toujours vous dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Et la vérité, c’est qu’il y avait cette jolie paire.  Classe.  Ma pointure.  Et faite pour mes mollets de coq.  Coupées pour moi.  Sans lacets à resserrer, ça change.  Mais étroites.  Tellement étroites que je suis convaincue qu’aucune namuroise n’aurait pu les enfiler à part moi.  Ce qui explique qu’elles étaient toujours là, à m’attendre (passqu’en général, ma pointure c’est celle de 80 % de la population, alors ça part en moins de temps qu’il ne faut pour le dire).

Alors j’ai fait un bon geste.  Je les ai sauvées.  Et achetées.  C’est déconner.  Mais c’est tellement bon.  Et j’ai même pas mal aux pieds dedans.  Le bonheur, si je veux.  J’ai même eu 25 % de réduction sur leur modeste prix.

Une affaire, je vous dis.

Ensuite, je suis partie gagner mes dix euros.

Salutations à mon banquier, s’il passe par ici…

Illustration de Vidalinda, qui a parfaitement cerné le problème… ou l’absence de problème.  Elle en gagne mon éternelle reconnaissance.
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30
sep

Une autre journée scandaleusement… scandaleuse

Avec un chiffre et deux étoiles, on gagne, hein qu’on gagne, dites-moi qu’on gagne ?  Non ?  Bouhouhouhouhouhouhouhouhou (torrent de larmes) snirflggggllllllllrrr (reniflement gluant et glaireux).

Pour surmonter cette épreuve douloureuse, rien de tel qu’une seconde petite virée shopping, n’est-il pas ?

Me voilà donc partie dans ma petite ville, ce samedi à 10h.

Epreuve suprême, que je tente de m’épargner, en général.  Le samedi à 10h, c’est le marché.  Foule en délire, odeurs de hamburger, poussettes et chiens.  Un enfer.  Rien de pire.  Sauf un samedi à 10h plein de soleil, foule en délire doublée, poussettes doublées, chiens doublés, et odeurs de hamburger plus tenaces.  Un enfer infernal.  

Mais je me dois de me consoler après n’avoir pas gagné tous ces soussous.  

Et pour se consoler, quoi de mieux que de dépenser des soussous ?

Je m’offre donc, dans le cadre de ma phase grise et mauve :

- un long pull mauve bien près du corps (qui a dit « près du gras » ?), à manches ultra bouffantes

- une blouse grise très très spéciale, limite robe, limite de grossesse, resserrée dans le bas, blousante de partout, j’adoooore même si elle me donne l’air d’avoir cinq kilos de trop (qui a dit que je n’en avais pas que l’air ?)

- un jean slim à utiliser avec mes nouvelles bottes (achetées là) et mes autres paires.  Et oui, j’ai cédé, mon premier jean slim (enfin taille 40, c’est nin si slim que ça, je vous le dis)

- un genre de bermuda long en jean à mettre aussi avec mes nouvelles bottes et les autres (pas faire de jalouses, jamais).  Je voulais un pantacourt, mais j’ai trouvé ça dans un rayon liquidation (plus 50 % de réduction ma bonne Dame, impossible de résister), et le pantacourt, fallait me faire une liposuccion en urgence pour que je puisse y entrer, alors je me suis rabattue sur le bermuda (je devrai juste perdre 5 kilos pour l’enfiler, un jeu d’enfant)

- deux petites choses de rien du tout, une noire, une rose, à mettre en dessous de tous ces pulls gris à manches courtes que j’ai achetés (j’en peux rien moi si les manches courtes, y’a plus que ça)

- une paire de chaussures d’été.  Sur ce coup là, je vous autorise à m’inonder de commentaires narquois, je le mérite.  Mais c’était dans un tout nouveau magasin, et y faisaient 10 %, et c’est les chaussures dont je rêvais, avec un lacet qui se noue autour de la cheville.  Noires.  J’en ai cherché durant six mois.  J’en ai déjà des brunes, dont je ne me sépare jamais.  Me fallait des noires.  Vous comprendrez qu’il était IMPERATIF que je les achète.  

- une râpe à cors.  Très glamour non ?  Et oui, j’ai un cor.  Mal placé.  Qui me fait souffrir quotidiennement.  C’est ça, vieillir.  Avoir des cors.  

Tout bien réfléchi, je réalise que je deviens en effet une Becky Bloomwood* en puissance.  Leeloo, tu avais raison.  Mais je promets que c’en est fini des dépenses, jusqu’au mois prochain.  Promis juré craché doigts pas croisés.

Et pour illustrer tout ceci, une géniale illustration faite par, tenez-vous bien, Raphaël, fidèle parmi les fidèles, qui nous avait caché son talent de dessinateur !  Vlà le rat qui squatte mes nouvelles chaussettes roses achetées vendredi, si c’est pas malheureux, y’a plus de respect de rien je vous le dis.  Je le comprends, mon rat, elles sont hyper douces, hyper chaudes, hyper confortables, mes nouvelles chaussettes… enfin ma nouvelle chaussette, puisqu’il a dorénavant la sienne.  Merci Raph.

*Personnage récurrent de la série des Accro du Shopping, de Sophie Kinsella, Becky est une acheteuse compulsive qui se crée des besoins dont sa carte bancaire, et son banquier, se passeraient bien.  A mourir de rire.
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28
sep

Une journée scandaleusement… scandaleuse

Moi ce que j’adore dans le Lotto et les trucs à gratter, c’est l’avant.

Quand je m’imagine ce que je vais faire avec 1.000 eur supplémentaires par mois.  Quand j’échafaude mon scénario « Au revoir au revoir Président » personnalisé.  Quand je dresse la liste de tout ce que j’ai envie de réaliser avec mes millions.  Quand je calcule avec mes collègues que rien qu’en intérêts sur notre gain de ce soir à l’Euromillions, nous aurons plus de 2.000 eur à dépenser par … jour.  Quand nous délirons sur la façon d’avouer à boss adoré que nous ne viendrons pas lundi.  Tous.  Qu’il sera définitivement seul. 

Donc, c’est uniquement l’avant qui me plait.  Les projets fous.  Les angoisses aussi (gagner tant, ça doit être vachement traumatisant).  Les envies.  Les rêves.  Les fantasmes.

Vous me direz, heureusement que j’aime l’avant, car en général… y’a pas d’après.  Avec une chance sur 67 et des millions, faut pas se leurrer, ça peut arriver, mais c’est pas sûr…

Mais c’est tellement bon de rêver.

Et comme je vous l’ai dit, plutôt que d’attendre ce soir pour sauter de joie, sabrer le champagne, ouvrir la boîte de caviar, j’ai anticipé, j’ai extrapolé.

Je suis partie pour une virée shopping, histoire de renouveler d’ores et déjà ma garde-robe.  Ben oui, une fois millionnaire en euros, je devrai assumer ma situation de nouvelle riche, voiture de luxe avec chauffeur, fringues de grandes marques, bijoux de créateurs…

Je m’apprêtais à passer à la caisse avec une malle Vuitton pour mes futurs voyages en jet privé, cinq sacs de la même marque, de formats divers, une dizaine d’écharpes Strelli et les tenues qui vont avec, quelques modestes paires de Manolo, la toute nouvelle collection Chine et deux trois bricoles Delvaux, lorsque j’ai eu un bref moment d’hésitation.  Et si, même si c’est peu probable, par le plus grand des hasards je ne gagnais pas ?  Adieu le « Au revoir au revoir président », adieu les voyages en jet privé, les projets humanitaires, les envies, les rêves, les fantasmes.  Bonjour la commission de surendettement pour payer mes petits achats du jour.

J’ai donc, en grande fille consciencieuse et raisonnable que je suis, renoncé, jusqu’à demain, à mes modestes achats.

Je me suis contentée de quelques pièces indispensables à mon bonheur… mais nettement plus abordables…

- une paire de jolies bottes achetées pour trois fois rien, ou presque, miracle, et qui serrent bien mes mollets de poulet, autre miracle totalement miraculeusement miraculeux (que personne n’ose faire allusion à ce billet aux termes duquel j’affirmais m’engager à ne pas acheter de bottes cette année)

- un pull gris à grand décolleté plongeant et aux manches courtes style chauve-souris (ça a sans doute un nom moderne et fashion, mais je l’ignore), et son petit dessous noir à manches longues pour avoir bien chaud tout l’hiver

- un superbe pull mauve aux manches courtes style chauve-souris (faut croire que c’est la super méga mode cet hiver), et son gros bout de gilet mauve sans forme mais tellement classe (en fait, deux manches et un bout de tricot qui les relie, et qui se laisse aller comme un chewing-gum trop mâché), je suis superbe dedans, je me dois de vous le dire, j’ai juste l’air… très mauve

- un encore plus superbe pull ligné noir et gris et son col impossible à domestiquer, mais qui me va à ravir

- une paire de grosses chaussettes toutes douces, aussi sexy qu’une culotte de grand-mère de couleur chair, mais d’un rose glamourissime, et bien chaudes, et ornée de jolies vaches, et antidérapantes, et avec 30 % de réduction je ne pouvais m’en passer

(j’ai essayé de tout vous prendre en photo, mais ça rend mal : les gris sont fades, les mauves semblent gris, les bottes brillent trop, bref, je me contente de vous montrer les chaussettes)

Voilà, c’est tout.  Demain, j’irai chercher ma malle, mes sacs, mes écharpes, mes tenues, ma voiture avec chauffeur, mon billet pour le tour du monde, mon triplex avec cuisine superéquipée et cuisinier brun ténébreux intégré.

C’est scandaleux, tout cet argent que je vais gagner dans moins de deux heures.

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25
sep

Un hiver bien fade se profile à l’horizon…

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Cette année, ma décision est prise.  Et elle est irrévocable. Comme dans Koh Lanta.  Je sais ma passion pour les débilités télévisuelles finira par me perdre.

Je n’achèterai pas de bottes.  Et je n’achèterai pas de manteau.

Ni l’un, ni l’autre.  C’est clair et net comme clarinette.  

Je ne céderai pas à la tentation.

N’en déplaise aux collections hiver qui commencent à envahir nos rayons, alors que les collections été se demandent encore ce qui leur arrive : l’été n’est toujours pas arrivé que déjà elles doivent nous quitter.  Et oui, pas d’été cette année, c’est ainsi.

Et pas de nouvelles bottes cette année.  Ni de nouveau manteau.  C’est ainsi.

Je n’aurai que l’embarras du choix, des bottes j’en ai treize à la douzaine.  Des manteaux ainsi.  Il faut savoir raison garder, avec mes mollets de coq (cf ce billet) et mes panards aussi maigres qu’un jour sans pain, je peux conserver une paire de bottes cinq ans au bas mot, sans qu’elle prenne une ride.  Pas d’oignon qui déforme.  Pas d’orteils en forme de boudins qui marquent la pointe de la botte.  Mes bottes restent parfaites.  J’en ai donc suffisamment pour survivre jusqu’à la fin des temps.  D’autant qu’elles sont chères, cette année.  On trouve rien en dessous de 150 eur. Cent cinquante euros.  Une bagatelle pour les bloggueuses type parisiennes.  Une folie pour les bloggueuses belges telles que moi.

Quand à mes manteaux, j’en ai des courts, des longs, des super longs, des matelassés, des moutonnés (en laine, quoi, mais faut bien que ça rime), des noirs, des bruns, des oranges, des gris, des jaunes et des roses (bon ceux là je n’ose plus les mettre).  Des dizaines.  Et puis les manteaux sont de plus en plus chers.  

Et d’ailleurs, tant que je suis dans les bonnes résolutions, je n’achèterai pas d’écharpe Strelli.  Passque si ça tombe, l’été va arrivé dès octobre et stagner sur la Gelbique jusque février, alors pas besoin d’écharpe en été.  Ni d’écharpe Strelli.  Et  puis elles sont chères.  Encore plus chères que l’an dernier.  On appelle ça l’inflation, ma bonne Dame.

Forte de ces résolutions de la rentrée, je vais manger un bout en ville avec une copine, et faire un peu de shopping.  Et je tiens le coup.  Je suis fière.  Je m’offre un joli pull gris à décolleté jusqu’au nombril (à mettre avec un top, of course).  Je m’offre une blouse méga longue toute bouffante, très originale.  Je m’offre deux DVD, un truc romantique et Une hirondelle a fait le printemps, avec la Seigner pas enceinte encore à l’époque (mais quand va-t-elle accoucher bordel de Dieu ? ah, c’est fait, j’oubliais, un gamin, Jules, Simon ou Louis, un truc classique) et le regretté Michel Serrault.

J’entre ensuite dans un magasin de jolies fringues hyper chères totalement inabordables.  Que des marques.  La plus chère : Chine.  Je dois être équipée d’une tête chercheuse Chine.  Tout ce qui me fait craquer, c’est du Chine.  Un superbe petit pull très féminin.  Chine.  250 eur.  Une magnifique tunique totalement adorable.  Chine.  340 eur.  Ça devrait être puni par la loi, de tels prix, quand on sait que le salaire du belge moyen est inférieur à 1.500 eur (et que mon salaire à moi est largement inférieur à celui du belge moyen, qui plus est).

Et puis je passe, par hasard, je le jure, je le crache, si je mens j’irai en enfer, où je finirai mes jours (si je puis parler ainsi) avec d’autres fashion victims déneuronées, donc, par hasard, je passe devant chez Strelli.  C’est pas moi qui ai voulu entrer.  C’est ma copine.  L’autre.  La sadique.  Qui ne sait rien de ce blog ni de mes résolutions.  Et j’ai bavé.  Mais bavé.  La sécu de chez Strelli aurait pu m’arrêter pour dégradation de parquet en chêne.  J’ai bavé devant cette nouvelle collection.  Toute nouvelle toute belle.  Y’a au moins trois écharpes qui me font baver : une noire et mauve, une verte, une brune et rose.  122 eur.  366 eur pour les trois (hein que je calcule bien ?).  Rien que de l’écrire, un long filet de glette (ce mot existe-t-il ailleurs qu’en Gelbique ?) dégouline le long de mon coup.  C’est frais.

Enfin, je passe, par hasard, je le jure, je le crache blablabla, devant un magasin de chaussures.  De bottes.  La nouvelle collection est rentrée, oyé oyé.  Et là, je suis sûre qu’elles me regardent.  Ou alors elles ont émis des ondes.  J’ai aussi une tête chercheuse pour cette marque de chaussures et bottes dont je suis folle : Pataugas.  Originales.  Sportives.  Chic.  Classe.  Et ces bottes.  Ah ces bottes.  Brunes.  Superbes.  Fines de mollets.  Très fines.  Idéales.  199 eur.

La vie est décidément bien cruelle avec moi.  Tellement cruelle.  Trop cruelle.  Cruellement cruelle.

Peut-être que devenir star de la télé pourrait m’aider, je me ferais coiffer par Biguine, habiller par Strelli et Chine et chausser par Pataugas.  Quéééé bonne idée.  Bonidé.  Comment devenir une star de la télé ?

PS : Zavez vu comme je m’améliore, voici un billet fashion quasi digne d’une bloggueuse type, non ?  Allez, félicitez-moi, parce que je le vaux bien.

Dessin de Titoun.  Vous ne connaissez pas encore Titoun, sauf si vous avez joué les curieux dans mes liens.  Ce dessin est le premier que je publie d’elle… et, je l’espère, pas le dernier (message subliminaaaal).  Allez vite zieuter ça, Titoun elle dessine super bien, et elle aime pas les pigeons.  Moi, mon amour des pigeons est très variable… à suivre…