21
oct

Quelle vie trépidante et pleine de risques !

L'autre jour, j'ai pris une décision.  Une fameuse décision.  Le genre de décision qui chamboule toute une vie et qui fait que plus jamais, mais vraiment plus jamais, elle ne sera comme auparavant.

Une décision irrévocable, qui allait transformer mon existence à tout jamais, j'en étais persuadée.

Accrochez-vous, car je ne l'ai pas prise à la légère, cette décision.

Il m'aura fallu plus de trente ans pour la prendre.

J'ai décidé de m'acheter des draps en flanelle.  Enfin une housse de couette en flanelle, passque chuis moderne moi, j'ai des couettes dans ma vie depuis mon adolescence, et j'ai jamais aimé les draps qui se chiffonnent et les couvertures qui grattent, moi, ma bonne Dame.

Après des années dans des draps (enfin des housses de couette) en coton ou mixtes (c'est ma môman qui m'avait prétendu que le coton pur ça rétrécit et que je devais acheter du mixte, mais j'ai pas obtempéré souvent et j'ai aussi acheté du coton qui n'a pas rétréci, na), après des tas d'hiver à grelotter lorsque je me mets au lit, à attendre patiemment, roulée en boule, que les draps en coton ou mixtes se réchauffent un peu (si peu), j'ai franchi le cap fatidique.

Oui, fatidique.

Car, pour moi, dormir dans de la flanelle, c'était digne des grands-mères, des Popek en caleçons molletonnés ou des petits enfants frileux.  Pas des Bridget Jones en herbe telle que moi.

Mais je vieillis... je me transforme inexorablement en grand-mère (sans petits-enfants, la grand-mère, mais soit).  Et j'ai eu envie de flanelle.

J'ai donc enquêté autour de moi, pour réaliser que tout le monde, quasi sans exception, jeune ou pas, hommes ou femmes, passe ses hivers dans de la flanelle.  Apparemment je suis le seul spécimen sur terre, ou du moins dans la partie de la terre oùsque les hivers sont un tantinet froids, à prendre le risque de dormir dans du coton ou du mixte d'octobre à février.

Donc, l'autre jour, chuis partie flaneller (néologisme signifiant « flâner à la recherche de draps en flanelle ») en ville.

Et j'ai trouvé une jolie parure en flanelle.  Je voulais du bordeaux, j'ai pris du gris, y'avait que ça.  Je tenterai de trouver une parure bordeaux prochainement (si vous en repérez, prière de m'avertir rapido presto, merci ô chers lecteurs adorés).

A peine rentrée, j'ai descendu ma couette d'hiver, la big méga grande de 2,2 m sur 2,4 m, la big méga épaisse et la big méga lourde, et j'ai tout installé sur mon petit lit étroit pour amoureux transis (ou célibataire endurcie).  Ce ne fut pas une mince affaire, car la flanelle, ça accroche, ça glisse pas comme du satin, et faire entrer cette couette épaisse et grande comme deux terrains de foot dans une housse, c'est jamais la joie, mais dans une housse en flanelle, c'est encore moins joyeux je vous le dis.

Après deux heures d'efforts et trois douches, j'avais enfin mon joli lit tout en flanelle.

Et ben franchement, je me demande comment j'ai pu faire durant tant d'années dans du coton ou du mixte.  Keske c'est confortable.  Keske c'est chaud.  Keske ça donne envie de plus bouger de tout le WE, cette flanelle...  Le bonheur.  Le vrai.  Le vrai de vrai.  Même que j'ai bien envie de choper une chtite mononucléose pour squatter le lit durant quelques semaines, et profiter de ma flanelle, rattraper le temps perdu...

Voilà, c'était l'épisode « Anaïs découvre la flanelle ».

Je sais que ça vous a passionnés.

Vous me direz, pourquoi ce titre, Anaïs, « une vie trépidante et pleine de risques ».

Passqu'il paraît que la flanelle sans séchoir électrique, c'est l'enfer, ça pue l'humidité si ça sèche trop longtemps, trop lentement, ça pue l'écharpe en lapin toute humide que j'ai essayée sur le marché l'autre jour même que j'ai failli dégobiller, ça pue l'haleine de Gaston, l'ignoble chien qui pue, pète et ronfle (enfin qui puait, pétait et ronflait, paix à son âme, il le fait désormais au paradis des chiens, Gaston, ce chien si attachant malgré tout).

Et j'ai pas de séchoir électrique moi, rien qu'un séchoir « tour » qui sèche vraiment pas vite dans mon living glacial. 

Voilà pourquoi ma vie est trépidante et pleine de risques... promis, je vous raconterai la façon dont mes draps en flanelle sèchent, odeur comprise, je suis convaincue que ça va vous passionner.

7
sep

Mission Pataugas

Cette année, contrairement aux années qui précèdent, j'ai décidé de casser ma tirelire et de m'offrir des bottes.

Pas n'importe quelles bottes.

Des bottes Pataugas.

Oui, en effet, je l'admets, il s'agit bel et bien de casser ma tirelire...

Mais ça fait des années que je bave devant, et j'en veux.

J'ai donc arpenté les magasins namurois dès l'arrivée des nouvelles collections.  Et comme par un fait exprès, je trouvais toutes les nouveautés Pataugas sans originalité aucune.  Que du basique pas tentant.

J'ai donc visité le site officiel de Pataugas.  Warning : ne pas visiter ce site après avoir mangé, car le défilé de bottes qu'il propose file une nausée d'enfer, je préfère vous avertir.

Et là : coup de cœur, pour une paire dispo en gris ou noir (et aussi en marron, mais on s'en moque, je porte plus de marron), avec de la fourrure sur le haut, donc parfaite pour les mollets fins que les bottes n'enserrent pas trop.  Le bonheur.  Je veux. Je veux je veux.

Je repars en chasse dans tous les magasins namurois :

- le premier me dit « oh Madame si on devait avoir toutes les paires dispo sur le net, vous pense, nan, la fourrure on n'aura pas »

- le second me dit « oh Madame, avec de la fourrure ça va au moins être 400 zeuros hein, trop cher, on n'aura pas »

- le troisième me dit rien car après avoir scruté la vitrine, j'abandonne

J'abandonne les magasins, mais j'ai perdu une bataille, pas la guerre.

J'arpente alors tous les sites web de Belgique, France et Navarre, afin de trouver MES bottes.  Je les trouve, mais en marron, enfin moka qu'y disent.  Moi je veux noir ou gris, chuis pas difficile, l'un ou l'autre conviendra.  Mais pas moka. 

Dans un élan d'optimisme, quelques jours (et nuits peuplées de cauchemars durant lesquelles des bottes marrons tentent de m'étouffer) plus tard, je me dis que de nouveaux modèles ont dû arriver en vitrine.  Je retourne donc au premier magasin, où je trouve, ô bonheur, MES bottes, mais en moka.  Titchu c'est quoi ce moka qui envahit tout ?  J'entre et les essaie.  Elles sont parfaites.  Jolies.  Souples.  Confortables.  Avec une fourrure sublime (et fausse, of course), qu'on peut déplier pour allonger la botte.  Le bonheur.  Mais moka.  Je demande donc s'ils vont rentrer les mêmes, mais en noir ou gris.  Réponse sèche « non ».  Mais puis-je les croire, vu qu'ils m'avaient déjà dit qu'ils rentreraient pas de Pataugas avec fourrure.  Je demande si je peux les commander, réponse encore plus sèche « non ».  Pas sympa les commerçants de Namur, c'est clair et net.

Voilà donc où j'en suis, aussi bien sur le net que dans les magasins, impossible d'avoir MES bottes, alors que le site officiel les présente pourtant dans trois couleurs. 

Je deviens folle... passque chuis du genre obsessionnée quand je veux quelque chose.

Vie cruelle.

Il me reste donc plus que mes yeux pour pleurer... et pour regarder ces bottes que j'aurai jamais.

PS : j'aime bien aussi l'autre modèle, et si je le trouve, j'achète les deux, na.  Il est dans le premier magasin qui a les moka, mais en doré, à croire que le noir, ils aiment pas, dans ce magasin.  Tchu.  Tchu.  Et tchu.

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17
aoû

Acheteuse compulsive de crocs, moi, voyons…

Dans la vie faut jamais dire jamais.

Jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau.

Passqu'y a que les imbéciles qui changent pas d'avis.

Voilà, avec trois citations hyper connues, j'espère avoir situé l'ampleur du drame que je vais vous conter.

A plusieurs reprises, sur ce blog, même si c'était y'a bien longtemps je l'avoue (passque de fidèles anciens lecteurs m'en feront la remarque, c'est clair), j'ai critiqué ces godasses moches à souhait, de coloris criards et de formes aussi féminines que Jane Birkin (pardon pour elle, mais ça rime, et ça colle bien).

J'ai nommé les crocs. 

A leur arrivée sur le marché j'ai failli m'étrangler.  Même si ça me rappelait la jolie paire de sabots bleu marine en cuir que j'avais reçue étant enfant (des vrais sabots avec semelles en bois hein, et avec une lanière déplaçable sur l'avant ou l'arrière - mais j'avais obligation de la mettre sur l'arrière pour bien soutenir mon peton, dixit ma maternelle), j'ai pas aimé.

Même avec les petits strass ou accessoires qu'on pouvait ajouter, j'ai pas aimé.

Même avec des tonnes de couleurs, pour tous les goûts, j'ai pas aimé.

Même avec un modèle plus fin, plus « féminin » (chatouillez-moi que je rigole), j'ai pas aimé.

Même la version hiver avec fourrure incrustée, j'ai pas aimé.

Puis, soudain, en juillet dernier, va savoir pourquoi, va savoir comment, j'ai aimé.

J'ai été contaminée.

Mieux que le virus de la grippe H1N1, le virus crocs, qui croque tout ce qui passe (oui, bon c'est nul je sais).

J'ai donc osé en essayer, d'abord dans le fond d'un magasin Oxfam, qui en détenait une paire blanches/blancs (mâle ou femelle titchu ?), bien « classiques ».  Drame incommensurable : trop petits.  Mon gros orteil, qui a la manie de rebiquer (même qu'un spécialiste du pied a appelé ses confrères pour qu'ils voient ça, car je suis apparemment un cas unique au monde, ça me fait une belle jambe...), il était tout racrapoté dans le fond, le pauvre.  Et moi, comme ma maman m'a dit « mets bien la lanière à l'arrière », ben je mets la lanière à l'arrière, et mon orteil il aime pas ça.

Ensuite, j'ai essayé dans un magasin pour fous de jardin, une jardinerie ça s'appelle.  On y trouve des plantes, des trucs pour animaux domestiques, du matos pour tuer l'oïdium qui a attaqué mon chèvrefeuille (et qui a juste tué mon portefeuille, car l'oïdium continue à tuer mon chèvrefeuille), et des crocs.  Enfin des imitations.  Rebelote niveau gros orteil : la godasse est trop petite, ou trop grande, au choix.  Cette manie aussi de mettre plusieurs pointures en une seule : 37-38, 39-40.  Ben non ! Soyez précis, ô fabricants.

Enfin, j'ai tenté le magasin de chaussures.  Au diable le ridicule.  Et j'ai tenté les vrai(e)s Crocs.  Vrai(e)s de vrai(e)s.  Et chères de chères, ou chers de chers, au choix.  J'ai essayé les deux modèles : le sabot, et le modèle plus fin, avec deux brides.  En vain.  J'ai dû tirer un trait sur mon rêve à peine éclos.  Il était écrit que mes petons et les crocs étaient incompatibles.

Jusqu'à ce que...

Un jour de marché...

Je découvre un stand de vingt mètres de long remplis de dizaines de milliers (de milliards ?) de paires de crocs, enfin des imitations.  De toutes les couleurs.  De tous les modèles.  De toutes les pointures.

Je suis d'un coup d'un seul devenue Alice au Pays des Merveilles.  Un enfant dans un magasin de jouets.  Un serpent face à une dizaine de souris blanches.  Le bonheur.

Une demi-heure d'essayages plus tard, dont je vous passe les détails, car ce fut épique, par une chaleur folle, moi déambulant le long du stand pour voir si je parvenais à marcher avec ces drôles de godasses, moi testant tous les coloris et tous les modèles, moi m'extasiant sur la beauté de cette chose que j'ai tellement décriée), donc une demi-heure plus tard, j'étais deviendue l'heureuse propriétaire non pas d'une, non pas de deux, mais de trois paires de savates.

Et bien, on est dedans comme dans des pantouf', croyez-moi !  Et paraît que dans les vrai(e)s de vrai(e)s, c'est encore mieux.  Des pantouf'.  Bon, je l'admets, par températures caniculaires, je sue un peu beaucoup, mais keske c'est confortable.

Comment ai-je pu vivre tant d'années sans ?  Je vous le demande.

Allez, je vous les présente : les noires avec fraises, les roses avec strass et les vertes avec strass amovibles.  Qué bonheur hein !  Tout ça pour 5 eur la paire, odeur de caoutchouc incluse.

crocs

21
aoû

Encore envie de patauger ?

Il y a peu, je vous avais proposé divers « bains de mer », « méduses » et autres sandales pour aller gambader gaiement dans les vagues.  A voir ou à revoir ici. 

J'ai trouvé dans le Cosmo de juillet (je sais, celui de septembre et déjà paru, et alors, si j'ai pas envie de me baigner déjà dans la nouvelle collection, moi, je peux, non ?) la version encore plus classe de la méduse.  La sandale en plastique Chanel à 150 eur seulement.  Pas cher ma bonne Dame !

Sinon j'ai aussi la sandale rose Givenchy à 106 eur ou la méduse Marc Jacobs à 110 eur (collection 2007).

Ça vous botte ?

sandalechanel

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8
mai

Un T-shirt au poil !

Vous adorez quand je vous parle fringues, avouez.  C'est tellement rare que vous attendez ces billets aussi impatiemment qu'un chien attend son nonos.  

Vous avez aimé ma présentation de différents modèles de string, ici, et là.  Avouez.

Aujourd'hui, je vous présente un ensemble de lingerie coordonné pour femme, vu sur Madmoizelle (ce site est ma muse en matière de fringues) : le T-shirt et la culotte poilus...

Déjanté, vous me dites ?  En effet, mais rigolo non ?  Et pratique, enfin pour le dessous de bras qui en profite.  Ah ben si !  Que celle (ou celui) qui n'a jamais vécu le drame du choli Tshirt blanc qui devient tout jaune sous le bras, bouffé par la trans' au bout d'un été seulement, me jette le premier rasoir.

Je suggère seulement un modèle bi-aisselle, histoire de ne pas avoir la touffe à gauche et l'auréole à droite.  Ensuite, j'adopte.  Et je le promets, j'irai bosser avec.  Ça ferait un billet "j'ai testé 'bosser' la touffe à l'air", clair que ce serait un succès phénoménal.

Et vous, vous oseriez ?

Demain, article sponsorisé par Moustique (qui a énormément insisté, limite si c'est pas de la torture mentale) : les rituels de l'épilation.
 poils