28
avr

Je suis une dépensière compulsive… mais j’amortis

Quand j’étais gosse, lorsque ma môman m’achetait des chaussures d’été un jour comme aujourd’hui, je rêvais de les mettre immédiatement, même si mes orteils menaçaient de tomber comme dans Bienvenue chez les Chtis. 

Quand elle m’achetait des bottes fourrées pour l’hiver en août, je priais pour qu’une vague de froid s’abatte sur la Gelbique, pitié Seigneur, sois cool.

Et quand elle m’achetait un nouveau cartable, en août également, je rangeais mes affaires dedans immédiatement, en grande maniaque que vous savez que je suis, et je répétais la rentrée scolaire bien avant l’heure.

Bref, vous l’aurez compris, quand j’ai du neuf, j’aime l’utiliser immédiatement, quitte à prendre le risque que ce neuf devienne du vieux, ou à tout le moins de l’usagé.  Passque, c’est bien connu, le neuf ne reste neuf que durant la période où il est neuf, soit non utilisé, CQFD.

Je connais cependant des gens, enfin un gens, enfin une gens, dont je tairai le nom par souci de confidentialité absolue, qui adoooore que son neuf reste neuf.  Longtemps.  Pour la vie.  Voire pour l’éternité.

Je pense notamment à une jolie écharpe Strelli toute verte qui date de … ouh ben déjà de tout ça ma bonne Dame, jamais portée because des fois qu’on la lui arracherait au cou.  Vous connaissiez le car jacking ?  Vous connaissiez le home jacking ?  Voici l’écharpe jacking.

Je pense également à une magnifique paire de bottes achetée… ouh ben y’a quasi un bail ma bonne Dame, jamais portée, passque ça s’abime hein, les bottes, quand on les porte.  Et vu leur prix (je sais je suis sadique d’insister sur ce petit point de détail, mais j’ai souvenance d’un prix affiché en rayon qui était genre 89 eur, et d’un prix à la caisse genre 389 eur, ah ah ah, la bonne blague), donc vu leur prix, on va prendre aucun risque.

Je pense enfin à un magnifique sac acheté… ouh ben tout récemment ma bonne Dame, jamais porté encore, mais tout est encore possible, il est encore à la mode actuellement, donc y’a moyen, on y croit, méthode Coué.

On a chacun, surtout chacune, ses petites manies, ses petites obsessions, ses petits travers.  Je ne jette pas la pierre (Pierre), ça m’amuse.  Et puis qui sait, ces bottes, cette écharpe, ce sac, ben je pourrai les racheter sur Ebay en 2027, encore neufs ma bonne Dame !

Et vous, cigales ou fourmis ?  Et si cigales, utilisatrices compulsives ou conservatrices pathologiques ?

17
déc

Aux grands maux les grands remèdes

Etant donné que j'ai failli me gameller cinq fois rien qu'aujourd'hui et que mon chtit pays se transforme en annexe du Canada, il a fallu que j'investisse dans du matos anti-glisse, anti-eau qui passe et anti-froid...

PS : j'aurais peut-être dû les mettre aux pieds et faire une séance photo, ça aurait fait grave blogueuse mode, non ?

PPS : je vous montre pas le dernier CD de Suarez (trop contente je vais les voir en juillet avec Calogero - tournure de phrase qui peut laisser croire que Calo et moi on va voir Suarez, mais malheureusement c'est pas  le cas, snif), la superbe écharpe Strelli et la cholie bague Swatch toute rose, car il serait malaisé de vous faire croire que j'ai dû me les offrir à cause de la neige... non ?

 

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26
nov

Vais-je devoir me passer à tout jamais d'écharpes Strelli ?

Rien n'est sûr actuellement, mais ce qui l'est c'est que l'entreprise va mal, que le chiffre d'affaires est en baisse et les pertes en hausse.

Faudrait peut-être songer à créer des groupes thérapeutiques pour les addicts tels que moi, passque ça va être galère...

Me demande si je devrais pas dévaliser toute la collection, en prévision des années de vaches maigres après la disparition de la marque, d'autant qu'après, ce seront des collectors, que les fans s'arracheront... ou m'arracheront au cou.

Diantre, mon avenir de fan d'écharpes Strelli s'annonce lugubre.

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11
nov

Petite leçon de serial shopping by Anaïs

Aujourd’hui, je vais vous donner une petite leçon. Une petite leçon d’économie.  Pas l’économie au sens large hein (vous m’avez déjà bien regardée ?), mais d’économie au sens faire des économies, gagner du flouze, faire des affaires.

J’ai une petite grosse manie, celle d’être obsessionnée par le gratuit, j’adooore ça.  C’est tellement bon de manger du gratuit, de se laver avec du gratuit et de nettoyer son intérieur, une fois l’an, avec du gratuit.  J’ai fait des adeptes parmi mes collègues, qui furent difficiles à convaincre, surtout Mostek, et maintenant je tente de convaincre mes amies, tant qu’à faire.

En ce samedi matin de novembre (30 octobre, en fait, mais vu la noirceur du ciel, les feuilles mortes et la pluie qui mouille, on se croirait déjà en novembre : un vrai temps pourri de Toussaint déprimante), je fais la grasse mat en matant un reste de Secret Story qui traîne sur une vieille cassette, un épisode dans lequel Josiane est encore présent(e), c’est dire.  Je zappe ensuite sur deux vieux épisodes de Mentaliste (rhaaaaaaaaaaaaaaaaa, Jaaaaaaaaaaaaaaaaaaane, je l’aime d’amour, il me fait un effet dingue, là, en bas, dans le bidou, cet acteur si craquaaaaaaaaaaaaaaaaaant que je ne regarde pourtant pas en streaming, lui, bizarre, il s’ajouterait bien aux bellâtres aussi…). 

J’hésite entre rester en pyjama toute la journée vautrée sur mon canapé à regarder des séries ou prendre une bonne douche puis me vautrer sur mon canapé et regarder des séries.  Même résultat donc, odeurs en moins. 

J’opte pour la première solution, et, une fois sous ma douche, je me souviens soudain que j’ai dans mon portefeuille un bon pour un dentifrice gratuit chez Di, valable uniquement ce jour et JUSQU'A EPUISEMENT DU STOCK.  Diantre, j’aurais dû faire sonner mon réveil et être au magasin deux heures avant l’ouverture, comme lors de la sortie des Harry Potter, mais j’ai oublié.  Alors, je termine ma douche, je m’habille et je me précipite vers mon Di.

Là, j’y trouve un dentifrice, ouf, il en restait, je suis sauvée, je ne pleurerai pas toute la journée de désespoir.  Passque c’est un dentifrice qui rend les dents blanches dès la première application, qu’y disent.  Attention, bientôt, quand je sourirai, ben on me verra de la lune, je vous le dis.

Une fois à la caisse, je me transforme en gentille petite namuroise qui conseille ses compatriotes : et d’indiquer à une gentille dame où se trouvent les autres dentifrices, et de conseiller à une autre gentille dame désespérée de ne pas avoir reçu le bon dans sa boîte de le découper, là, sur le folder de la caisse, vous voyez, sous le regard un brin courroucé de la vendeuse qui ne répond pas à mon « je me mêle de ce qui ne me regarde pas ? » hilare.

Et puis je repars vers Point Carré, magasin diabolique plein de jolies choses où je ferais mieux de ne jamais entrer mais où j’ai repéré un superbe manteau en vitrine.   

Je sais, je sais, je ferais mieux de rentrer tout droit, dans détour, mais je ne peux.  Une fois vu, une fois connu, il me faut l’essayer.  Alors j’entre.  Et j’essaie.  Et j’achète.  Ben oui quoi, que voulez-vous, je reste une faible femme envers et contre tout.  Et puis la vendeuse est hyper sympa et souriante (ça change de celle du magasin quasiment situé à équidistance de celui-ci, où j’attends toujours qu’on m’appelle pour le gilet fuchsia qui me faisait de l’œil, j’ai nommé Totem et son abominable vendeuse des neiges), elle découvre que j’étais sa voisine jusqu’à il y a peu et on taille une petite bavette, et la responsable, enfin celle qui a l’air de l’être, hyper sympa aussi, elle met mon Jimmy en lieu sûr durant mon essayage (Jimmy, pour rappel, c’est mon caddie de courses, vu qu’entre-temps suis allée à Delhééééés chercher diverses choses ainsi que mon jus d’orange Tropicana hometruc gratuit grâce à un bon obtenu via le net – on ne se refait pas ma bonne dame), me propose deux fois son aide.  Elles sont cools les vendeuses, et ça mérite d’être noté.  Et elles ont raison : avec un temps pareil y’a qu’une chose à faire, dépenser ses sous et se faire plaisir.  Et elles ont aussi raison de m’inviter à revenir, vu que dans un mois c’est mon anniversaire et que j’aurai un super bon de réduction, et puis la marque de mon manteau (je suis grillée, je dis déjà MON manteau), elle fait plein de jolies tuniques hyper chouettes, du genre dont je suis friande, mais à des prix tout de même trop trop trop élevés, dommage.  Bref, c’est chouette l’ambiance de ce magasin.  Que du bonheur.  Bonheur que je conclus en m’offrant ce superbe manteau.  Et voilà comment en partant chercher un dentifrice et un jus de fruit gratos (ainsi que quelques menues choses gustatives), on revient avec un manteau trop beau trop chaud (pure laine), même s’il coûte les yeux de la tronche.

Mais bon, attendez, y’a deux semaines j’ai acheté un canapé en cuir, la semaine dernière une cuisine équipée, alors hein, cet achat, c’est du pipi de canari.  Donc des économies.  En plus j’ai gagné 2 euros sur mon manteau, grâce à un vieux bon qui traînait dans mon portefeuille.  Puis j’ai eu un dentifrice gratuit.  Des économies je vous dis.  CQFD.  Et puis je me demande si je ne pourrais pas le déduire fiscalement, passqu’après tout, ça m’inspire des billets, donc il peut être considéré comme des frais professionnels, ce superbe manteau tout beau, nan ?

 

Illu issue du livre Serial shoppeuse, qui m'a inspiré ce titre, et qui m'a l'air drôlement fun. 

 

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2
jui

Le magasin où il fait bon vivre, j’ai nommé Totem – suite et fin, vraiment fin

Je ne vous l'avais pas dit lors du récit de mes pérégrinations dans ce magasin où le sourire de la vendeuse a été kidnappé par des extra-terrestres repartis à tout jamais sur leur planète, j'avais fait un truc fou. (Pour rappel, début du récit ici suite ici).

Oui, un truc fou.  Je ne vous l'avais pas dit car j'attendais de voir la tournure que prendraient les choses, afin de pouvoir faire mon mea culpa... ou pas.

Donc un truc fou.

Après qu'elle m'ait envoyée bouler quand j'ai oser émettre l'idée d'acheter un gilet en vitrine, d'un grand « je ne vais pas défaire ma vitrine maintenant », tellement glacial que j'en eus des stalactites sur le nez, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai rappelé le magasin.

Là, étonnamment, elle était passable.  Pas aimable hein, faut pas pousser, mais passable.  J'ai donc osé demander « quand comptez-vous défaire votre vitrine, en d'autres termes, quand puis-je repasser acheter le gilet qui me plait ? »

Après quelques longs soupirs, elle a proposé de prendre mon numéro de GSM et de m'avertir lorsque je pourrais venir l'essayer, ajoutant un aimable (si, je vous jure, elle semblait aimable) « où habitez-vous, pas trop loin ? »  Je n'en revenais pas.  Elle a conclu qu'elle m'appellerait la semaine suivante pour m'avertir.  

La semaine suivante, c'était la semaine dernière.

Et aujourd'hui (enfin hier, mais je vous écris hier, donc j'écris "aujourd'hui)", les soldes ont commencé.

Elle ne m'aura jamais appelée.

Le gilet n'est plus en vitrine.

Je suis tellement dégoûtée, que je n'en ai même plus envie.  Enfin si, un peu, mais je n'irai pas m'abaisser à aller mendier un gilet qu'elle aura vendu, la garce immonde.

Je vomis les commerçants du namurois, qui traitent leur clientèle comme une fiente de poule unipatiste (unijambiste pour animaux quoi).

Voilà, c'est dit.