2
mar

Argh, y'a deux Marie Laforêt au monde

Mostek m'annonce "t'as vu, y'aura Marie Laforêt" demain à la Foire du Livre.

Et moi de faire des bonds de joie, de bonheur intense, m'imaginant lui chantant, en duo :

"Si je comprends bien
Tu me veux mon chien
Sous les grands palé...
Tu viens!..."

Sans oublier le mot de la fin, à placer à tout prix : "ototot".

Ben non, c'est pas la même Marie Laforêt, celle de demain n'est pas l'idôle de ma jeunesse, tchu.

Snif.

 

28
fév

De Karine et Rebecca...

... vous connaissez bien sûr Mon petit chien et Moi je dors avec nounours.

Mais qui connaît "à la corde à sauter ?"

Bien envie de la réécouter, dans ma phase nostalgie...

10
fév

Vous aimez les moules ?

Mostek adooore les moules, au point qu’elle chante sans cesse « A la pêche aux moules moules moules ».

Et quand je dis sans cesse, c’est sans cesse.  Parfois, pour rester dans l’air iodé, nous bifurquons vers « il était un petit navire », mais « à la pêche aux moules moules moules » reste le nec plus ultra en matière de chanson.

Non seulement ça me donne une folle envie de moules bouchot, que je dévorerais avec une petite bolée de cidre en matant la mer, rhaaaaaaaaa… mais en plus, c’est lassant, à force, il faut bien l’avouer.

Siiii, je vous jure, lassant. 

Alors, l’autre jour, j’ai proposé de chercher sur Google une autre chanson parlant de moules, histoire qu’elle change de disque, notre petite Mostek.

Et j’ai cherché.  Mais immédiatement, je me suis dit que le mot « moule » pourrait prêter à confusion, tant le net est envahi de perversion et de choses que la morale chrétienne réprouve, aaaaaaaarghe, vade retro vulgaritas.

Et en effet, le résultat fut à la hauteur de mes espérances… ou plutôt de la bassesse attendue.

J’ai trouvé une autre chanson parlant de moules, c’est clair et net.  Une chanson paillarde inspirée de « C’est l’amour », rebaptisée pour l’occasion « C’est la moule ».  Prometteur… quoique.

Après avoir chanté la première phrase à mes collègues, je me suis arrêtée, car la suite, non, je ne pouvais pas, moi la si frêle si délicate si pudique Anaïs.

Alors je les ai invitées à venir lire et le choc fut intense.  Bon, clair, on a ri comme des malades, mais plutôt de stupéfaction, de stupeur, de tremblements quoi, comme aurait dit notre bonne vieille Amélie nationale.  Ri aux éclats, avec des larmes qui coulaient.

Je ne peux me résoudre à vous copier cette chanson, trop beurk beurk beurk, je vous mets donc l’original, c’est de circonstance avec la Saint-Jelediraipoint qui se pointe à l’horizon.  Mais si le cœur vous en dit, ou plutôt si vous avez le cœur bien accroché, c’est par ici que ça se passe.

Avec tout ça j’irais bien manger des moules ce soir, moi…

14
jan

La leçon de piano : le retour

Souvenez-vous, chers lecteurs, il y a un bail, soit en 2009, j’ai suivi des cours de piano.  J’adorais ça, même si je ne suis absolument pas douée, je me dois de l’avouer.  A l’époque, c’est la seule chose qui me détendait, me vidait l’esprit, même si, en même temps, elle me crispait.

Non mais attendez, sérieusement, apprendre le piano sans avoir fait de solfège, c’est comme apprendre la dactylographie sans connaître l’alphabet : une horreur sans nom.  D’autant que l’alphabet, sauf erreur, c’est 26 lettres (+ la ponctuation, clair, et les chiffres, bien que ceux-là, je ne sois jamais parvenue à les assimiler).  Mais le piano, c’est 88 touches, oui, rien que ça.  Une horreur sans nom, je vous dis.

Mais c’était mon rêve de toujours, jouer d’un instrument.  Le genre de truc que je devais impérativement faire avant de mourir, quoi, même si jamais je ne ferai de concerto ou n’enregistrerai de disque, mouahahah.

L’année suivante, j’ai interrompu mes cours pour des raisons horaires, et en fin de compte ça m’arrangeait, because j’avais Planète célibataire à mettre en place et puis, quelques mois plus tard, l’écriture de mon nouveau livre.  On a beau dire, l’écriture et la gestion d’un blog + d’un livre, c’est vachement chronophage.  Alors j’ai zappé le piano.  Vraiment zappé.  Durant des mois.

Sauf que, chaque fois que je traverse mon living, ben il est là, il me regarde, même si son couvercle est fermé, il me nargue, je le vois bien.  Et chaque semaine je me dis « demain, je m’y remets ».  Un peu comme un fumeur et ses « demain, j’arrête ».

Sans compter les ceusses qui me demandaient, avec intérêt, « et le piano, ça va, tu avances ».  Aaaaaaaaaaaaaaaargh.

L’été dernier, je me suis décidée à l’approcher à nouveau et à jouer quelques morceaux appris durant mes cours.  J’ai réalisé à quel point j’avais perdu mes faibles acquis, mais à quel point ils pouvaient revenir avec un peu de pratique.  Mais j’ai joué ma fade et j’ai continué à bouder mon instrument.

Et en décembre, le déclic.  Je pourrais vous dire que j’en rêvais chaque nuit, que c’était devenu viscéral, je devais rejouer, que le piano est toute ma vie et patati et patata.

Mais c’est bien plus terre-à-terre que cela.  C’est une discussion sur la page orange qui m’a donné l’envie.  Une discussion avec un homme charmant, enfin, qui m’a dit jouer du piano.  Mon côté fleur bleu s’est réveillé, et le fantasme de la romance sur fond musical m’a envahie.  J’ai donc foncé vers mon piano pour retenter quelques morceaux de Noël appris en 2009.  Je peux vous dire que deux ans plus tard, ce fut périlleux.  Mais j’ai aimé cette sensation retrouvée.  Et tandis que le pianiste finalement pas si charmant disparaissait de ma vie virtuelle, l’envie de rejouer est restée.  Comme quoi, les mecs, parfois, ça peut servir.  Je dis bien parfois.

Et, ce vendredi 13 janvier, un signe du destin : je découvre l’existence de "Je joue du piano", un site exclusivement dédié à l’apprentissage, pour tous niveaux.  Vous pensez bien que ça a titillé ma curiosité et que j’ai pris mes dispositions pour découvrir au plus vite les services de ce site qui m’avait l’air très « pro ».

Et, moins de 24 heures et 18 leçons plus tard, je vous le confirme : c’est un site « pro ».

18 leçons en 24 heures ?

Oui, mais bon, hein, j’avais déjà quelques acquis.  Certaines leçons n’étaient que des révisions, mais j’ai pourtant visionné chaque leçon, attentivement.  Et j’ai appris diverses infos qui ne m’avaient pas été dispensées au cours, sur la position de la main, les pédales, les exercices sur tout le clavier afin de l’apprivoiser, moi qui sait difficilement quitter les neuf touches utilisées quasi exclusivement, la légèreté du bras (ça, pour moi, c’est pas gagné, vu les douleurs que j’ai à nouveau, trop crispée, l’Anaïs).

Bref, que du bonheur que cette redécouverte, même si je réalise à nouveau la difficulté de, à la fois, déchiffrer une partition, trouver la note qui correspond sur le piano, trouver le doigt prêt à jouer la note et enfin la jouer, et ce en un minimum de temps, c’est bien mieux…

Celui qui a inventé le piano était un sadique.  Un sadique féru de superbe musique qui fait un bien fou, mais un sadique tout de même.

L’essentiel est que ces leçons filmées, très claires, relativement courtes, dotées d’exercices plus ou moins faciles, sont vraiment ce qu’il me faut pour m’y remettre avec plaisir, à mon rythme.  En plus, si j’ai des questions, le site est interactif, je peux interroger ma prof.  

Alors je m’y remets, d’autant que, miracle, j’ai joui d’un éclair de lucidité hier et j’ai retrouvé mon chargeur d’appareil photo, je pourrai donc à nouveau vous montrer mes petits progrès.

Allez, pour fêter ça, un souvenir de 2009…

 


les marins de Douarnenez par anaisvalente

 

et ma petite version cordes :


en route ! par anaisvalente

29
déc

Voyage en nostalgie sur fond musical

Je vous écris des années 80, où je suis donc partie en voyage musical après avoir rebranché la chaîne hi-fi de mon paternel.  J’ai moi-même une chaîne hifi, of course, mais une micro.  Avec juste un lecteur K7 qui ne sert pas, la radio et un lecteur CD.  Elle m’accompagne depuis genre 1997, voire avant, la résistante.  J’ai également toujours le tourne-disque de mon enfance, mais il n’a plus de « lecteur », ça s’appelait un diamant à l’époque non ?  J’avais tenté d’en retrouver un, en vain, il y a des années.  Je parie qu’actuellement ça serait possible, vu que les tourne-disques sont à nouveau en vente, avec fonction conversion MP3.  J’ai donc hérité de cette chaîne hifi, qui allait me permettre, en ce jour solennel, de réécouter ma collection de 33 et 45T, plus jamais écoutée depuis en tout cas 1995, voire avant.

Je commence fort, avec un 33T reçu quand j’étais môme, qui contenait Words de FR David, ma passion fugace de l’époque.  Je lance le 33T, et je me mets à brailler comme un veau.  A gros sanglots longs des violons de l’automne.  Je n’aurais pas imaginé que ce morceau me ferait un tel effet.  L’effet de l’enfance, l’effet de cette période où j’avais une famille que je croyais (innocence bête) unie.  L’effet de me revoir, en flash-back, écouter ce morceau dans ma chambre de l’époque, que je n’aimais même pas en plus.  L’effet de savoir que si je peux écouter ce morceau, c’est because of la fauchieuse qui a fauché.  Et je pleure je pleure je pleure.

Puis la source se tarit et je me concentre sur le morceau. 

Ah que le son est mauvais, strident, criard.  Mais que c’est bon, ce geste de soulever le bras du tourne-disque et de le déposer précautionneusement sur le disque, en essayant de ne pas le faire glisser, histoire de ne pas casser immédiatement mon nouveau jouet.  Ah que c’est chouette finalement d’avoir mon âge, d’avoir connu l’époque des disques, tout simplement.  D’en avoir acheté, reçu, offert, collectionné.  De ne pas devoir dire « les disques, ah ah ah, mais j’étais pas née ».  D’entendre, à la fin du morceau, les craquements si caractéristiques de cette époque, les craquements des vinyles.

Je décide alors, après avoir bien pleuré, d’écouter quelques 45 tours.  Immédiatement, je réalise à quel point c’est chiant de devoir changer de disque toutes les 3 minutes 28 secondes, d’autant que le rond (pour ceusses nés après 1990, le rond se met au centre du 45T pour qu’il ne bouge pas, vu le trou qui le perce en son centre, tandis que le 33T n’a pas besoin de rond, son trou étant plus petit – c’était la leçon tourne-disquesque du jour). 

Je vous commente en direct live…

Mylène Farmer, pour commencer, me susurre qu’elle est désenchantée.  De circonstance après les larmes absolues d’il y a dix minutes chrono.  Je me sens comme elle.

Un peu plus de joie avec Kim Wilde et Cambodia, dieu que c’est chouette.  Et je danse.  Oups, la fin du disque tourne en eau de boudin, tout se bloque, doit y avoir une grosse grosse poussière.  Et oui, en ce temps là, les peluches s’accumulaient sur le diamant, et fallait les enlever précautionneusement.

Tiens, deux 45T d’Amnesia, ça me rappelle vaguement quelque chose.  Allez, j’écoute Ibiza.  My god, de la new beat.  Comment ai-je pu aimer ça ?  Ah ben oui, j’ai aimé, et finalement, certaines tonalités me plaisent encore, nostalgie nostalgie, qui me catapulte à la mer du Nord, avec ma meilleure amie homonyme de l’époque, les sorties au Stardust chaque soir, et la new beat à chaque minute.

Madonna et Live to tell.  J’ai tous les 45T de Madonna, qui fut ma première passion (après Belmondo, of course).  Et eux ont un traitement de faveur : des pochettes plastique de protection.  J’ai même des maxi collector, yesssss.  Le jour où elle décèdera (le plus tard possible hein), ça vaudra une fortune non ?  Sait-on jamais…

Minutes plan plan avec le duo Glenn Medeiros et Elsa et leur roman d’amitié.  Je me revois en voyage scolaire à Londres.

Luna Parker et ses états d’âme Eric.  Je la connaissais par cœur, comme quasi toutes.  J’adorais, comme toutes.

Cretu chante Samourai, kekseksa ?  Plus aucun souvenir, allez, j’écoute.  Après avoir enlevé quelques crasses qui squattent le 45T.  Bon ça me rappelle vaguement quelque chose, sans plus.  On dirait du vague Depeche Mode.  Aaah, yes, au refrain je me resitue. Ohouho, ohouho, et je chante, je hurle.

Pour toi Arménie.  J’achetais tous les disques à vocation humanitaire.  We are the world aussi.  Et les Restos du cœur aussi.  Et même Sampan, dernier matin d’Asie, que j’avais totalement oublié.  Y’a que celui pour l’Ethiopie que j’avais zappé, car il n’était qu’en version maxi, tandis que mon budget, lui, était mini.

Bros et When will I be famous.  Dingue, j’avais oublié qu’ils avaient un jour existé, eux ! Une de mes amies en était raide dingue, genre amoureuse quoi.  Pas moi, moi c’était Madonna, mais j’étais pas amoureuse.

Tragic error – klatsche in die hande.  Et vlà de l’allemand, la période new beat, le retour.  Dieu que ça a dû être dur pour ma famille de supporter les écoutes de ces morceaux, que je suis sûre, je mettais en version repeat (oui, ça existait sur mon tourne-disque, le bras revenait puis repartait au boulot, qué progrès déjà à l’époque).

2 belgen – Lena.  Sans doute le morceau préféré de ma pré-adolescence.  Complètement folle de ce morceau, qui passait à la fête de l’école oùsque j’étais, la fête du collège que ça s’appelait, aux auto-scooters.  C’était trop cool ce week-end festif annuel.  Et j’étais amoureuse.  J’allais aux auto-scooters en rêvassant à mes amours en écoutant Lena.  Rhaaaaaaa, Lena Lena, this melody…

Zinno – What’s your name.  Quelle idée d’acheter « Bond, my name is Bond », moi qui ai toujours détesté ces films.  Cette chanson ne me rappelle rien, absolument rien, si ce n’est que je l’ai aimée à un moment précis…

France Gall – Cézanne peint.  Magnifique morceau, qui me fout toujours les mêmes frissons. Souvenir du concert à Forest où je l’avais vue.  Et du second concert où j’avais vomi mes tripes sur les chaussures de mon accompagnatrice, la pauvre.  Coût de ce 45T, 110 francs, dit l’étiquette.  En 1985. Et la pochette précise « extrait de l’album Débranche, disponible en K7 et compact disc ».  kwaaaaaaaa, les CD existaient déjà en 1985 ?  Ah ben ça alors.

Celine Dion – La religieuse.  Pas le gâteau non, la vraie religieuse.  Je parie que je suis la seule au monde à connaître ce morceau.  Et à l’aimer à la folie.  Me demande, là, si j’ai pas finalement loupé ma vocation.

Kylie Minogue et Jason Donovan et leur Especially for you.  J’adore.  Cucul ?  Ben oui, c’est le but.  A l’époque, on bavait toutes devant Jason, que personne ne tente de le nier.  Ni brun ni ténébreux, mais on bavait.  Me demande ce qu’il est devenu, tiens.

Rho ben ça, je savais même pas que j’avais ce disque : Chi mai d’Ennio Morricone, BOF de Belmondo dans Le professionnel.  Rha ce film.  Rha Bebel.  Ral la fin, tragique et cruelle.  Rha cette musique sublime.  Le disque date de 1980, cela doit être mon tout premier 45T, le premier de ma vie.  Trop beau.  Ça me rappelle cette belle émission sur la carrière de Bebel, que j’avais regardée il y a peu, avec plein d’extraits de ses films et de ses cascades.  Je l’admire toujours, mon Bebel.  J’avais 8 ans et il fut mon premier amour.

France gall – poupée de cire poupée de son.  Là, j’étais pas née, bande de vilains.  Ce disque me vient de ma môman.  J’adorais.  J’adore encore.  J’ai plus la pochette, drame, où peut-elle bien être ?  En plus, à l’époque, on avait quatre chansons par 45T oui oui oui, quasi un mini album quoi.  Alors j’écoute aussi, tant qu’à faire : dis à ton capitaine, un prince charmant et les titres me reviennent sans tricher… sauf le 4e qui ne veut pas surgir…

Si ces morceaux vous ont rappelé des anecdotes, des premiers baisers, des disputes, des tranches de vie… ne me laissez pas seule avec mes souvenirs, partagez partagez partagez, dites-moi tout.