14
fév

Aimer, aimez !

Malgré mon romantisme exacerbé, je ne suis pas du genre à vous bassiner de poésies dégoulinantes de bons sentiments et mielleuses à en vomir, mais ce texte ci, je l'aime, et quel meilleur jour qu'aujourd'hui (et surtout parce que j'ai pas le temps de vous rédiger une bafouille de circonstance, que je suis au bureau, que je rentre pas chez moi tant que j'ai pas une écharpe strelli au cou, de gré ou de force, que mes réserves de post sont at home...), donc quel meilleur jour pour vous faire partager ce petit moment de grâce...

AIMER, aimer d'amour, aimer avec ferveur

Ignorer le jour que l'on vit, ignorer l'heure

Ne plus savoir pourquoi l'on vit, pourquoi l'on pleure

Aimer à fleur de peau, aimer du fond du cœur

Aimer avec des mots ruisselants de tendresse

Et des regards noyés d'espoirs et de promesses

Brûler les illusions au feu de sa jeunesse

Aimer à chaque instant qui passe, aimer sans cesse

Aimer

Aimer toujours au temps des années sages

Quand les ans se devinent aux rides du visage

Aimer avec bonté, aimer avec courage

Aimer encore au rendez-vous du troisième âge

(auteur inconnu - texte vu dans Flair en l'an de grâce 1989)

 

 

20
jan

Ma fleur préférée

Obispo nous chante les fleurs du bien.Adamo nous chante Fleur.

Les deux font joliment allusion à Baudelaire (et si mes souvenirs sont bons Adamo cite quelques phrases du poème ci-dessous, mais pas réussi à entendre un extrait sur le net pour confirmation – le net n’est pas ma spécialité, mais un jour, je le sais, je serai informatichienne), ce qui me donne un bon prétexte pour vous livrer ma poésie favorite de tous les temps de l’univers par-delà les siècles des siècles amen.

 

L'invitation au voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller
là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Baudelaire

 

Au fait ma fleur préférée c’est l’orchidée, mais j’aime aussi les roses.



 

7
jan

Etat d'esprit du moment

Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur

Ca dégouline d'amour,
C'est beau mais c'est insupportable.
C'est un pudding bien lourd
De mots doux à chaque phrase :
"Elle est bonne ta quiche, amour"
"Mon coeur, passe moi la salade"
Et ça se fait des mamours,
Se donne la becquée à table.

Ce mélange de sentiments
Aromatisé aux fines herbes
Me fait sourire gentiment
Et finalement me donne la gerbe !

Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur

C'est un épais coulis
Ca me laisse le cul par terre
Autant de mièvrerie
Nappée de crème pâtissière

"Coucou qu'est ce que tu fais mon coeur ?"
"La même chose qu'y a une demie heure... "
"J' t'ai appelé y a cinq minutes mon ange mais ça répondait pas...
Alors j' t'ai rappelé... pour la douzième fois de la journée...
En niquant tout mon forfait...
Mais qu'est ce que tu fais mon adoré ?
Ouais je sais on se voit après...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi qui raccroches... Non c'est toi...
Non c'est toi... C'est toi ... Bon d'accord je te rappelle... "

Je hais les couples qui se rappellent quand je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur

Anaïs - l'autre (merci oh Paris pour cette info)

24
déc

Pas sur la bouche !

Pour illustrer mes propos sur les baisers et leur implication, une chanson toute de circonstance, que j’adore, et dont le clip est d’une sensualité qui me touche. A voir ici si vous ne connaissez pas…

La ceinture

Non pas sur la bouche
Même si c'est louche
Puisque ma langue
A le goût de ta vertu
De ton honneur perdu
Non pas sur les lèvres
Même si j'en rêve
Même si je tremble
Et bien que mon coeur soit nu
Mon âme est revêtue
De pudeur et d'impudence
Sans te faire offense
Mieux ne vaut pas tenter sa chance
Rien ne dure
Au-dessus de la ceinture
Non, pas sur la bouche
Même sous la douche
Même si c'est dur
Je te mordrai
C'est promis
Tous les coups sont permis
Non, pas sur les lèvres
Même pas en rêve
A sang pour sûr
Ou tu mangeras ton pain gris
Mon coeur est endurci
Ne tire pas sur l'ambulance
Garde la potence
Plus rien n'a plus d'importance
Rien ne dure
Au-dessus de la ceinture
Non, pas sur la bouche
Je sais, je touche
Le fond du lac
Le temps des cerises est mort
Le diable est dans le corps
Non, pas sur les lèvres
Non c'est pas mièvre
C'est pas le trac
Mais je préfère me donner crue
Sans revers, ni refus
Rendons nous à l'évidence
Tout est cuit d'avance
Mieux ne vaut pas tenter sa chance
Rien ne dure
Au-dessus de la ceinture
Non pas sur la bouche
Je sais c'est louche
Puisque ma peau
A l'odeur de ton odeur
Au dehors il fait chaud
Non, pas sur les lèvres
Jamais de trêve
Et pas d'assaut
Le bonheur est dans la pente
Entre le sol et le ventre
Entre l'oubli et l'oubli
Bel l'oiseau du paradis
Joue plutôt jeux interdits
Rien ne dure...
Au-dessus de la ceinture

(E. Frégé – B. Biolay)