3
mar

Un samedi

Un samedi sinistrose. J’étais censée passer une super soirée d’enfer démentiellement démente et me voici, par un malheureux concours de circonstances que je ne vous conterai pas histoire de ne pas faire exploser le serveur, ici, seule face à mon petit écran non plasma non LCD mais coins carrés, face à Drucker et ses invités, face à mon rat (enfin mes rats, mais le jour n’est pas à parler de ça).

Le petit chat est mort (Molière – ou Renaud, comme vous préférez), et ce n’est malheureusement pas un titre de poésie ou de chanson. C’est la réalité. Etrangement (anormalement ?), la mort des animaux me fait plus de peine que celle des humains. On peut me jeter la pierre, me traiter d’inhumaine, je suis ainsi et j’assume. Je vais pleurer pour la mort d’une baleine échouée, et non pour cette femme mangée par des guépards (c’est horrible, mais quelle idée d’entrer dans la cage !). Bon je suis pas sans cœur, hein, ne me faites pas dire ce que j’ai pas dit. Je suis hyper émue par tous les drames qui se jouent au quotidien, mais la mort d’animaux a ce petit quelque chose d’enfantin qui me touche (un animal c’est tout de même un petit être à protéger – oui, même un alligator ou un mammouth, on doit le protéger !). Donc voilà je suis triste, je sais combien la perte d’un chat peut être difficile, combien on s’attache vite à cette petite chose moustachue, combien cet être mystérieux est tellement fabuleux, et combien il aime les humains (seuls les ignares en matière de félinomanie – ailurophilie on dit Anaïs ! – prétendent que le chat n’aime que sa maison). Voilà, Boulu, je pense bien à toi.

Et pour me mettre du baume au cœur (c’est dingue comme une événement qui ne me touche somme toute pas directement peut me marquer, petit cœur fragile que je suis) je mets France 2 et des variétés, histoire de chanter un peu. Enfin chanter, façon de parler, j’ai tellement chanté hier que je suis totalement aphone. C’est pas nouveau, ma voix veut divorcer de moi depuis plusieurs semaines, et ce soir, la procédure semble bien avancée, ma parole (ma parole n’est peut-être pas l’expression adéquate pour quelqu’un qui n’en a plus, justement, de parole – aaaarfh quel humour fou ce soir, top délire mégalo).

Je suis sciée, je me croirais plongée vingt ans en arrière : générique, musique, images, on dirait « Champs Elysées ». Moment de nostalgie : Champs Elysées, Sacrée Soirée (que de larmes versées), Avis de recherche (Pa-trick-Sa-ba-tchéééé). Les génériques me reviennent en mémoire. C’était la période folle des variétés le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi et le samedi, une méga overdose de musique.

En parlant d’overdose de musique, revenons donc à cette soirée d’hier !

J’étais donc partie pour une soirée plan plan TV pâtes/pizza/chocolat.

Et vlà que les deux de Liééééch me proposent une soirée années 80. Aaaah les années 80. Et puis voir ceusses de Liéééééch c’est quand même une super opportunité non ?

Me vlà partie pour une tentative de débauche de l’intégralité de mes copines. Difficile en dernière minute : agendas overbookés, pas le temps, pas l’envie, pas l’énergie. Y’a donc personne qui a prévu une soirée plan plan TV pâtes/pizza/chocolat et qui veut faire un truc fou, traverser la Belgique entière, danser, chanter ? J’en dégotte finalement une et nous vlà parties pour une virée Ikéa/petite bouffe/dansons joue contre joue.

Chez Ikéa je suis hyper raisonnable. Bon c’est vrai que manger et faire du shopping en une heure, c’est limite. C’est même un tantinet la course. A-t-on idée de fermer si tôt, 21 heures, quel irrespect du client. Je m’offre donc deux plantes et une brosse à cabinet, des achats très très utiles.

Ensuite, direction les Caves de trucmachin. Après quatre tours de Liééééch, on arrive enfin. La soirée fut géniale, « toute la musique que j’aimeuh » (Johnny le français suisse bientôt belge de Monac’), j’ai totalement perdu la voix sur « Zombie », d’ailleurs j’en étais un ce matin, de zombie, et c’est pas faute d’être partie tard de cette teuf. Parce que ma copine elle était malade, et pas bien, et mal aux pieds, et vraiment pas bien, et fatiguée, et absolument pas bien, et elle regardait tellement sa montre, chaque minute, pour vérifier l’avancement de la grande aiguille, que j’ai fini par dire « bon on s’en va », à regrets. Puis j’ai mis la radio qui diffusait la soirée en direct, histoire de rester dans l’ambiance encore quelques maigres instants. Dommage que je ne sois pas restée plus longtemps, enfin j’ai déjà eu quelques heures de bonne musique et de danse, c’est cool pour un vendredi censé être TV pâtes/pizza/chocolat.

Et là je peux vous le confirmer en exclusivité mondiale, j’ignore si vous allez me croire, mais je me dois de vous révéler cette info capitale, je ne peux garder ça plus longtemps pour moi : Boulu et Lolo, et bien, ils

28
fév

Citation du jour

« Il y a une zone de flou artistique entre le célibat dépressif et le mariage ennuyeux. Baptisons-la ‘bonheur’ ». Frédéric Beigbeder

21
fév

Mon leitmotiv pour 2007

On peut refuser de voir les signes,
Ne pas entendre les appels,
Ne pas prononcer les mots,
On peut vivre sans douleur ni plaisir,
Sans crainte ni désir,
On peut faire comme si le jour
Ressemblait à la nuit.
Se figer dans la glace.
On peut choisir la léthargie du cœur,
L'indifférence
On peut aussi secouer la torpeur,
Dénouer les nœuds de la paralysie,
Franchir le mur de la peur,
Déverrouiller les grilles,
Abolir la distance,
Ecouter et dire les choses cachées,
Et soudain être grisé,
Par la simple odeur du matin,
La vie.
On peut choisir la vie. (auteur inconnu)

18
fév

Prose ou poésie tout n’est que prétexte (Mylène Farmer)

La Saint-Valentin toujours dans les cœurs, dans les corps et dans les esprits, j’ai une super bonne nouvelle pour vous : j’ai retrouvé mes dizaines de carnets chinois – journaux intimes – recueils de poèmes et de phrases débiles, carnets de photos de mes béguins d’ado. Impossible de tout relire ce dimanche, mais je vous promets des extraits exclusifs dans les mois qui viennent…

Cependant, histoire de rester dans le romantisme, mais surtout de s’en payer une bonne tranche, j’ai décidé de vous livrer, en exclusivité mondiale interplanétaire intersidérale intertoutcequevousvoudrez, mes créations personnelles en matière de poésie à la six-quatre-deux.

Ici, vous pouvez rire à gorge déployée, vous en donner à cœur joie, toute est permis tant je me suis moi-même bidonnée en relisant mes petits écrits d’ado en mal de mâle (PPMM)…

Je prends dont le carnet chinois spécial poésies, citations, jolis textes. Une lecture en diagonale révèle mon état d’esprit déjà hyper positif, style je vois la vie du bon côté, je suis bien dans ma peau, le verre est à moitié plein. Quelques titres au hasard : « tristesse, lassitude, en exil derrière le miroir, il faut vieillir, indifférence, il n’y a pas d’amour heureux, ma dernière pensée sera pour lui », et j’en passe. J’y trouve de jolis textes qui sortent un peu du lot des poésies classiques et archi connues, dont je vous ferai profiter de temps en temps.

En attendant, un peu d’humour… tout en gardant à l’esprit que j’étais très jeune et dotée d’un vocabulaire encore limité.

Poème number one : rédigé pour le cours de français, avec obligation d’utiliser des couleurs...

L’encre de ta vie

J’écris avec l’encre blanche
La neige immaculée
Qui te vit lentement naître
En ce jour de décembre


J’écris avec l’encre verte
La fougue de ton adolescence
Quand tu voulais me conquérir
Moi, et toutes les autres


Avec l’encre rouge, j’écris
La passion qui nous unissait
La vie qui s’offrait
Le bonheur qui nous attendait


J’écris avec l’encre grise
Le temps qui s’écoulait
Inexorablement
Malgré notre amour


J’écris avec l’entre noire
La mort qui vit te prendre
La lueur de terreur
Que je vis dans tes yeux


Et maintenant
Je pose ma plume
Le souvenir
Tel un grand soleil
Illumine ma vie


Magnifique hé ! Bon j’avais 16 ans, faut excuser la platitude de la chose, c’est l’âge qui veut ça. Ceci dit j’avais eu une très bonne note.

Poème number two, écrit à l’époque pour un splendide garçon dont j’étais raide dingue, sans réciprocité, malgré des sources qui m’avaient indiqué le contraire et fait croire en une quelconque possibilité (ben voyons, on ne change pas une équipe qui gagne), j’avais 17 ans et de l’espoir / du désespoir plein la tête.

Un bouquet symbole

De ce bouquet
J’extrais les fleurs une à une
Chaque rose est un baiser
Que j’aimerais te donner
Chacune est la caresse
De tes lèvres sur les miennes
Chacune est le symbole
D’un amour qui n’est pas né


Mais comme une fleur
L’amour un jour se fane
Celui-ci s’en est allé
Et peut-être n’a-t-il jamais existé
Peut-être n’était-ce qu’un rêve
Rêve qui longtemps m’a bercée


Maintenant je reste là
Seule et désillusionnée
Et jamais je ne cesserai de penser
A ce bonheur qui m’a échappé
A ce bouquet qui s’est envolé
Avant que je n’y aie respiré


La fleur de bonheur de mes rêves
A tout jamais se trouve flétrie
Et moi, j’en reste meurtrie


Plus kitchissime que ça tu meurs, mais ça m’a fait un petit pincement en songeant à cette époque… J’en garderai quelque chose : j’ai appris à aimer Depeche Mode durant cette période, ce qu’il aimait, je voulais aimer, et tant mieux, ce fut tout bénéf pour bibi ma bonne dame…

Poème number three, qui date de la même époque, donc sans aucun doute écrit dans les mêmes circonstances dramatiques de l’amour platonique…

Ce soir

Ce soir, je ne dors pas
Je reste là
Etendue
Yeux mi-clos
A espérer un signe de toi


Mais tout espoir est désormais vain
Mon avenir n’est qu’insignifiance
Parce que ce soir, tu m’as échappé


Ce soir, je ne dors pas
Je pense à toi
Ignorant tout de moi
Jamais tu ne connaîtras mon secret
Parce qu’amitié ne peut détruire amour


Ce soir, je ne dors pas
Mais demain est un autre jour
Peut-être la vie sera-t-elle florissante
Peut-être dormirai-je pour toujours


Parce que ce soir
Tout m’échappe


Ouf c’est débordant d’optimisme, ma parole, je respirais vraiment la joie de vivre !

Poème number four (c’est le dernier rassurez-vous) écrit à la suite du number three, donc circonstances identiques, faut croire que seuls les chagrins d’amour m’inspiraient…

Pleurs (le titre est déjà prometteur…)

Je pense à cet homme qui pleure
Sa femme qui l’a quitté l’avant-veille
En lui laissant la corbeille
Des fruits acerbes du malheur


Je pense à cette femme qui pleure
Un amour qui hier s’est envolé
Lui laissant pour unique souvenir
Un horizon de peine et d’amertume


Je pense à cet enfant qui pleure
Une maman qui jamais ne l’a aimé
A l’aube de sa vie
Pour lui, tout est déjà fini


Je pense à toi et je pleure
Sur une vie indigne de tant de malheurs
Plus jamais je ne survivrai
A l’indifférence de ton cœur


Ben, entre nous, celui-là je l’aime encore bien (tant pis j’ose le dire), même s’il est dégoulinant de désespoir… Contrairement à ce que disait Rimbaud, « on n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans », je me trouve vachement sérieuse pour un âge censé être voué à la superficialité et la légèreté…

Voilà donc l’intégralité de mon œuvre. Personne n’a jamais lu ces trucs, à l’exception du premier bien sûr. Gros gâtés ! Si vous insistez fortement, je peux éventuellement envisager de vous écrire quelques petites poésies de mon cru, mais sincèrement, je préfère rester dans mes baffouilles-délires… vous aussi non ?

14
fév

Et en cadeau bonux...

Un autre texte que j'apprécie... (ne me demandez pas de quel endroit il parle, cherchez plutôt en vous à quel endroit vous associez ce texte et vous aurez VOTRE réponse - mon Dieu que philosophe je fais, je m'émeus presque de lire les bêtises que j'écris)

"Pourquoi j'aime cet endroit ? Dans un endroit comme celui-là, à l'écart du monde, un endroit dont la beauté est presque irréelle et où les valeurs humaines sont la mesure de toute chose, on éprouve plus intensément qu'ailleurs la joie d'être vivant."