8
sep

Moment poétique

J'ai la rate qui se dilate

J'ai les rognons qui font des bonds

J'ai le foie qui ne va pas

Et l'estomac qui est raplapa

J'ai les intestins au niveau des seins

Ou les seins sur les intestins

 

Oui, bon, tout le monde n'a pas un talent de poète quoi, mais voilà ma petite poésie spontanée alors que nous émergeons de la vision de l'émission hommage à Delarue, noyée, comme prévu, dans l'alcool (délicieux, ce cidre aux agrumes, très bon, ce petit vin), les olives, les chips et les pizzas, on avait dit du gras.  Gras + alcool = poésie digestive...

5
sep

Jolie chanson, et jolie façon de présenter les paroles... limite si j'aime pas à nouveau Céline Dion, tiens

21
jui

Un été pourri, mais des festivaux bien sympas ! – part one Tempo festival (Jali, Suarez, Julien Clerc)

Ouiiiiiiiiii (comme dirait Nadeuge en se la jouant otarie – je sais, mes références sont à chier, mais ça fait un bail que vous le savez), on dit pas des festivaux mais des festivals (bal, cal, carnaval, chacal, festival…), mais qu'importe, j'aime dire les festivaux, comme j'aime aussi dire les raux de chemin de fer, faut pas chercher à comprendre. 

Ouiiiiiiiiiiiii, j'ai vu des concerts ces derniers jours.

Grosse appréhension vu la météo pourrite de chez pourrite, qui me donnait plus envie de me lover sous une couette devant un bon DVD que d'aller me les cailler (même si j'en ai pas) sous un sac poubelle à vague allure de coupe vent coupe drache nationale, mais faut ce qu'y faut.  Et quand faut y aller, faut y aller.

On commence donc par le Tempo Festival, avec Jali, Suarez et Julien Clerc.

Meteo.be annonce une soirée et une nuit sèches sur tout le pays, youpiiiiiiiiiiiie, réjouissons-nous.  Il pleut toute la journée, mais je ne m'inquiète pas, soirée et nuit sèches, on vous dit.

A notre arrivée, Jali est en plein concert.  Sympa.  Dynamique.  Jolis morceaux, même si je n'en connais qu'un qui dit "ça fait boum boum boum".  Chouette début de soirée.

Puis Suarez, nos chouchous à Mostek et moi, surtout Marc miam miam, of course.  Toujours le même plaisir de les voir, même s'ils devraient modifier un peu le blabla des intermèdes car, après les avoir vus euh, combien de fois cette année déjà, 'tendez je compte, oh ben cinq ou six, ça devient un peu répétitif.  Mais ce qui ne l'est pas, répétitif, c'est le regard qui ferait fondre l'iceberg du Titanic de Marc miam miam, et puis sa petite gueule d'amour, et puis ses chansons langoureuses, et puis et puis et puis.  J'aime Suarez depuis mes premières Franco, où Mostek me les avait fait découvrir, qu'elle en soit remerciée à tout jamais. 

Et pour la petite histoire, leur album est sorti il y a déjà quelques semaines en France, excusez du peu, avec plein plein de morceaux bonus (un sujet douloureux pour moi, que j'évoquerai un jour avec vous, si vous le voulez bien, et même si vous le voulez pas d'ailleurs).  Et quand un groupe belge envahit l'hexagone, il faut le dire, le crier, le hurler… et l'acheter !  Allez les Français, don't hesitate, vous ne le regretterez pas.

Ensuite, la pluie.

Beaucoup de pluie, alors que Julien Clerc arrive à peine sur scène (tchu, j'avais écrit seine, trop d'eau rend maboul).

Je porte plainte contre meteo.be, pour publicité mensongère pro soleil, à l'image des bourgmestres de la côte qui ont fait pareil contre meteobelgique.be, pour annonces intempestives de mauvais temps.

Nous nous emballons le mieux possible dans nos sacs poubelle.  Mostek se transforme en extra-terrestre argenté et moi en extra-terrestre bleuté.   Sexy au possible.  Glamour vache.

J'oublie vite les gouttes qui tombent, grâce à l'orchestre symphonique accompagnant Julien Clerc.  J'ignorais que ce serait un concert symphonique, et moi plaisir n'en est que plus grand, fan que je suis de ce type de concert, après avoir vu Calogero aux Franco l'an dernier et ne m'en être pas encore remise, tant c'était formidablement formidouble.

Julien Clerc l'est aussi, formidouble, tant dans ses grands succès que dans quelques nouveautés.  Il est sympa.  Drôle.  Accessible.  Enjoué.  Et puis vachement craquant.  Moi, un mec comme ça, je dis oui oui oui, surtout s'il me chante "fais-moi une place".

Le concert se termine sur Laissez entrer le soleil, qui me met une chair de poule de malade, laquelle n'est due ni à la pluie (qui a cessé entre-temps), ni au froid hors saison qui est tombé, vu l'heure.

Que du bonheur que cette soirée.

Photos de Suarez : http://www.facebook.com/hauwel.fabrice

suarez tempo 2012.jpg

22
mai

Le jour où...

... un homme me joue ça, avec ces mains-là, je l'épouse.

19
mai

Mémoire enfouie, mémoire enfuie

Vous ne trouvez pas que ce titre de billet sonne comme un roman à l’eau de rose, un roman où notre héroïne aurait enfoui, tout au fond d’elle, des souvenirs cruels, qu’elle tenterait par tous les moyens de rattraper.  Elle voudrait retrouver sa mémoire enfuie, et elle y parviendrait grâce à l’aide d’un prince presque charmant, ils se marieraient et auraient beaucoup d’enfants.

Et bien vous voyez, ce n’est absolument pas de cela dont il s’agit.

Je l’ai déjà dit, Marie Laforêt a bercé mon enfance.  Pour certains, c’est Johnny, pour d’autres Cloclo, pour d’autres encore Elvis, moi c’est Marie.

Mais vous n’imaginez peut-être pas à quel point.  Durant des mois, des années, des soirées entières, je m’endormais, dans mon petit lit une personne, avec mon tourne-disques (que celui qui pense « hein, tu as connu les tourne-disques ? » tourne sept fois sa langue dans sa bouche, s’il ne veut pas avoir mes cinq marionnettes dans son théâtre – copyright mes collègues qui m’ont appris cette expression made by trucmachin), donc avec mon tourne-disque derrière la tête.  Et, mois après mois, année après année, soirée après soirée, j’écoutais inlassablement deux doubles albums de Marie.  Mais vraiment inlassablement.

Au point que, et vous devez connaître ce phénomène qui se produit avec tout album écouté en boucle, dès les dernières notes d’une chanson, je connaissais les premières notes de la suivante.  Vous avez ça aussi, hein, vous ?  Moi j’ai ça souvent, actuellement, mais j’imagine que les disques de Marie furent ma première expérience du genre.

Depuis l’enfance donc, je n’ai plus jamais réécouté ces 33 tours, ou alors vraiment occasionnellement.  J’ai donc acheté un quadruple CD de Marie, reprenant ses succès, dont une majorité figurait sur lesdits 33 tours, mais pas tous, tout en proposant des morceaux que je ne connaissais pas.  Jolis morceaux.

Mais, inévitablement, à chaque écoute de ces quatre CD, lorsqu’arrive la fin d’un morceau, je connais le suivant.  Inévitablement, cela ne correspond pas.  Horripilant.  Frustrant.  Exaspérant.  Et puis étonnant, tant d’années plus tard, alors que je n’ai plus jamais réécouté ces vinyles, de toujours avoir cela dans le fond de ma mémoire.  Sans oublier les paroles, jamais oubliées non plus, malgré le silence absolu durant quelques décennies.  Le cerveau est bien étrange et performant, ma bonne Dame.

Et puis, en 2009, j’ai hérité d’un double CD de Marie, que je ne connaissais pas.  Je l’ai pieusement rangé sans l’écouter.

Je l’ai retrouvé récemment, je l’ai posé près de ma chaine hi-fi, à nouveau sans l’écouter.

Puis tout à l’heure, j’ai décidé d’écouter ce double CD.

Et, inévitablement (bis), à la fin de chaque morceau, le morceau suivant a surgi dans ma mémoire.  Pif paf pouf, naturellement, comme lorsque j’étais haute comme trois reinettes et que je m’endormais au son de Pegao, de La cavale ou de Henri Paul Jacques ou Lulu.

Mais cette fois, j’étais dans le bon.  Ce double CD est le 33 tours de mon enfance.  Du moins l’un des deux.  La couverture n’a rien à voir.  Le second CD non plus.  Mais c’est bien ça !

Si c’est pas du bonheur, je vous le demande, keske c’est ?

Enfin, je peux réécouter Marie, ma mémoire peut faire des exploits, elle qui n’a rien oublié, le tout sans la frustration de ne pas entendre le morceau attendu.

Du bonheur je vous dis !

Et pour qu’il soit parfait, reste juste à avoir un autre coup de pouce du destin pour avoir l’équivalent du second 33 tours.

Et vous, c’est quoi la musique de votre enfance, celle que votre cerveau n’oubliera jamais, même cinquante ans plus tard ?