9
oct

La vie c’est plus marrant, c’est moins désespérant en chantant (M. Sardou)

chanter
J’ai toujours une chanson en tête.  « Je chante, je chante soir et matin… » (Trénet).  Parfois, c’est un générique de pub…

Et tout ce qu’on me dit suscite en moi l’arrivée d’une nouvelle chanson :

Une collègue me dit « je m’en vais faire une course », je chante « tu t’en vas… mais non mon cœur ce n’est rien, rien qu’un départ sans importance… » (A. Barrière).

Un ami me dit « je m’en vais faire une course », je chante « t’en vas pas, si tu l’aimes t’en vas pas… » (Elsa).

Je me promène dans la forêt, il a plu, je hurle « en pataugeant dans la gadoue la gadoue » (Jane Birkin) – je peux hurler, personne ne m’entend, youpie.

On sonne à la porte, je fredonne « ouvre moi la porte, toi qui as la clé, de la grande école, du monde… »(Enrico Macias).

Il est midi, j'ai faim.  Je chantonne « j'ai faim de tout ce que tu es, le bon le mauvais, tu es tout ce qui me plait… oh j’ai faim de toiiiii » (autre version : « Chambourcy oh oui »).

On discute des jalousies au bureau, je fredonne « jalousie, jalousie, jalousie, tire-toi tu m’ennuies ».

Je m’en vais, chantonnant « l’heure de la sortie, tout au long d’l’année, l’heure de la sortie c’est l’meilleur moment d’la journée » (Sheila).

Quelqu’un me dit « waw je suis de bonne humeur », je m’écrie « je suis de bonne bonne bonne bonne humeur ce matin y’a des matins comme ça ».

Au bureau, j’entends dire au téléphone « vous permettez un instant », et je fredonne « vous permettez, monsieur, que j'emprunte votre fille, et bien qu’il me sourie, je sens bien qu’il se méfie » (Adamo).

J’ai chaud, je chante « chaud cacao chaud chocolat, si tu me donnes tes noix de coco, moi je te donne mes ananas » (Annie Cordy).

On me parle argent, je fredonne « ah si j'étais riche, ti la li la li la li… ».

Un collègue me dit « je vais faire une course, besoin de rien ? », j’ai en tête « besoin de rien envie de toi », mais je m’abstiens de chanter, je veux pas être accusée de harcèlement sexuel.  Une variante existe également lorsque je vais faire du shopping, et que je n’ai besoin de rien « besoin de rien envie de tout ».

Mon boss me demande de continuer le dossier, je chante « Et ça continue encore et encore, c’est que le début d’abord d’abord … » (trucmuche à moustache).

Quelqu’un s’en va, j’ai en tête « si toi aussi tu m’abandonnes… » ou « casse-toi tu pues, et marche à l’ombre » (ça dépend de la personne, sans doute).

Y’a du soleil ce matin…, là je suis inspirée je chante « Y’a du soleil et des nanas, darladirladada », « le lundi au soleil, c’est une chose qu’on n’aura jamais » (Cloclo), ou « au soleil, j’irais bien faire un tour au soleil » (Jenifer).

Une amie me dit « j’ai mal », moi « t’as mal où, mal au cœur mal à la tête mal partout… » (Françoise Hardy).

Je suis en vacances près de Maintenon, je fredonne « Et Maintenon, que vais-je faire… ».

Je passe ensuite par Cady, me vient en tête, « La belle de Cady a les yeux de velours… ».

Galère, mon dossier a disparu, je fredonne « dis-pa-rue, tu as dis-pa-rue, dis-pa-rue, au coin de la rue, je ne t’ai jamais revue… » (JP Mader).

Il pleut ce matin, qu’importe, j’ai en tête « toute la pluie tombe sur moi… » (Sacha Distel).

On me dit « boucler ce dossier en deux heures, c’est pas possible », je chante « mais si c’est possible avec la carte Kiwi tu paies moitié prix » (SNCF).

Il neige, je chante « tombe la neige, il ne viendra pas ce soir, tombe la neige, et mon cœur s’habille de noir » (Adamo).

En soi, c’est hyper sympa cet air qui me trotte en permanence dans la tête (sauf quand il s’agit d’une chanson ringarde que je n’aime pas ou d’un générique de pub répétitif).  Bon, j’admets que je chante comme une casserole rouillée donc ça peut très vite s’avérer exaspérant pour mes auditeurs.

En vacances, la situation s’aggrave de façon quasi pathologique.  D’une part parce que je n’ai que ça à faire, penser, parler, et dès lors chanter.  D’autre part, car la destination m’inspire.

Lors de mes vacances en Irlande, je n’ai cessé de fredonner « terrrrrre, brûléééééée, au veeeeent, des landes de pierre… » (Connemara - Sardou), en Normandie j’hurlais « les vaches rousses blanches et noires, sur lesquels tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie », durant mon tour de Corse je murmurais « c’est une île, où il, fait, toujours beau… » (Fugain).  Et chaque fois je me trouve à la mer du Nord, pieds dans le sable, nez au vent, je ne peux m’empêcher de chanter « c’est un amour de vacances, une histoire sans lendemain, mais à laquelle on repense, les yeux plein de chagrin ».  Rien à voir avec la mer du Nord, mais c’est un morceau kitsch (chanté si mes souvenirs sont bons par un acteur de sitcom de la trame d’Hélène et les Glaçons) que j’ai fredonné tellement de fois dans mon jeune temps.  Si vous voulez les paroles de ce morceau d’anthologie, n’hésitez pas à le mes réclamer.

On a beau dire que je chante mal (c’est vrai), on a beau dire que je chante toujours les mêmes quelques phrases au lieu de la chanson entière (c’est toujours vrai), on a beau dire que mes airs sont ringards (entièrement vrai), moi je trouve qu’avoir de la musique dans la tête, c’est comme avoir toujours une petite tranche de bonheur à déguster.

Illu de Flo, qui me fait totalement craquer et que j’ai piquée sur son site nananère.

23
sep

Partage...

Je n'ai pas pour habitude de vous bombarder de musique issue de Dailymotion, d'abord passque jusqu'à cet instant précis, j'ignorais comment la mettre sur le blog, et puis passque rien ne dit que vous aimerez ce que j'aime.

Mais là je ne peux résister.

Ce morceau, je l'aime depuis des années.  Parce que les américains en sont friands (ou avisance, mais seul Boulu comprendra ce jeu de mots) et le placent toujours à la fin des séries, au moment le plus triste, ou quand c’est Noël, ou aux enterrements des héros.

Hier, écoutant vaguement l'émission de Ruquier sur France 2, juste avant mon rendez-vous de Cendrillon, dont je vous parlerai si vous êtes sages, j'ai découvert cet artiste Rufus Wainwright.  Jamais entendu parler avant, mais bon j'ai toujours deux guerres atomiques de retard, vous le savez.

D’abord pour moi Rufus, c’est un nom de chien ou de mauvais dans un Walt Disney. Et Wainwright, ça m’évoque juste vaguement Robin Wright, qui jouait dans ça te Barbera dans mon jeune temps.

Rien de plus.

Alors maintenant je me le demande : comment ai-je pu vivre toutes ces années sans connaître Hallelujah (j’apprends aussi qu’Alléluia s’écrit différemment en anglais, qué journée pleine de culture ma bonne Dame), chanté par Rufus Wainwright ? Je l’ignore.

Mais ce qui est sûr, c’est qu’il me faudra ma dose quotidienne de ce beau grand brun ténébreux (n’en déplaise à certains petits chauves jaloux dont je ne citerai pas le nom, mais ça commence par B et ça finit par la même lettre), qui chante divinement bien. Et ça tombe à pic, car chanter divinement Hallelujah, ça en jette.

 

7
sep

La musiiiiiikeeee

Chais pas ce qui se passe.  Je trouve que mes goûts musicaux évoluent.  Ce qui n’évolue pas, par contre, c’est que j’ai toujours une guerre de retard.  Pas moyen, ou presque, d’apprécier un morceau au moment où il est à la moooode.   Une guerre de retard, je vous dis.

Quand j’étais enfant, j’écoutais Marie Laforêt me conter la lune qui tournait autour du soleil, Mike Brant qui m’aimait comme ça, Brel qui chantait Orly, Pascal Danel qui évoquait les neiges du Kilimanjaro, Gainsbourg qui allait entre les reins de son épouse du moment.  Rassurez-vous, rien de grave, j’aimais aussi les Schtroumpf et Chantal Goya.  Même Dorothée des fois.  Et les Quatre saisons.  Mais Marie Laforêt, c’était ma grande passion.  Je pouvais vous débiter tout son répertoire par cœur.  Je m’endormais en l’écoutant, je me réveillais en l’écoutant.  Sur mon tourne-disques.  Oui, à l’époque, on avait des tourne-disques.  Non je ne suis pas vieille, je suis juste grande, bande de malotrus malpolis.

Vers vingt ans je me suis considérablement améliorée, j’ai zappé sur Julien Clerc, Angelo Branduardi et Fugain.  Rassurez-vous, j’aimais aussi Madonna et Bruel.  Et Rondo Veneziano.  Et toute la musique des années 80.  Enfin je calcule mal, très mal.  Parce que non, j’avais pas vingt ans en 1980, ça va pas la tête non !  Bande de malpolis malotrus.  Je suis juste approximative.

Et là.  Là.  2007. J’ignore pourquoi, mais je dégringole tout doucement de mon piédestal de musique française ringarde (dans le bon sens du terme, hé ho !).

J’y vais mollo.  J’ai commencé par tester Calogero, Obispo, Lara Fabian.  Des valeurs sûres.  Puis, je suis passée à Nadyia.  Française, mais plus musique djeune.  Puis y’a Christophe bien sûr.  Ce cher Christophe Willem.  Sans oublier Chimène Badi.  Elodie Frégé.  Et Debussy avec son Clair de lune.

Ensuite, j’ai tenté la prise de risque : Anaïs (juste pour tenter, passqu’on a le même prénom), et d’autres modernes dont j’ai bien sûr oublié le nom.  Des femmes.  Un peu rigolotes.  Enfin vous voyez… Celle qui veut un mec, par exemple (cette fichue mémoire).

Et j’ai même sur mon lecteur MP3 les morceaux de Nelly Furtado.  J’vous jure.  En anglais.  Et du chanteur anglais déjanté qui faisait partie d’un boys band, qu’est même sorti avec une Spice Girls, la blonde.  Comment ki s’appelle ?   (cette fichue mémoire).  Et Anastasia aussi.  Et Clair de Lune de Debussy, toujours.  Ben oui quoi, on peut aimer Anastasia, Debussy et Marie Laforêt.  Oui.  J’en suis la preuve vivante.  Na !  

Et un dessin de Cyberbv, un.  Découvrez-la, redécouvrez-la ici.
musiquebv

24
aoû

Dans un grand lac en Ecosse…

Dans un grand lac en Ecosse
Vit un drôle d'animal, ah ah!
On le repère à ses bosses
Quand il descend le canal, ah ah!
Le charbonnier Mac Kenzie,
Grand amateur de whisky l'a dit.
Ce n'était pas un poissons,
C'était gros comme un camion.
Ah bon ? -Ah oui !

{Refrain:}
Le monstre du Loch Ness, lui qui était si cool,
S'méfie du show bizness, des flashs et de la foul'.
Le monstre de Loch Ness, quand il part en week-end,
Ne laisse pas d'adresse, mais il revient quand même.
Montre-toi! Nessie, ne lui fais pas de peine!
Sors de là: Fais ça pour moi, moi, Nessie!



Comment vous ne connaissez pas cette célébrissime chanson de la Bande à baba, la Bande à baba, la Bande à baba, à Basiiiiile ?

C’est que vous n’avez pas ce 33 tours démentiel que j’ai écouté des dizaines de fois.  Et que je n’écoute plus vu que je n’ai plus de tourne-disques (mais je crois que la loi m’autorise à télécharger les chansons, en guise de copie de sauvegarde).

J’ai encore en tête la grosse voix de Nessie lorsqu’il dit « bye bye » (et je peux vous chanter sans problème les paroles ci-dessus, avec intonation et tout et tout).

On sait tous que le monstre du Loch Ness n’existe pas, sauf dans les légendes ou dans les films.  On le sait non ?  Non ?  Non ?

Pourtant, Acide m’informe sur son blog qu’une compagnie d’assurances vient d’accepter de couvrir le risque d’attaque par ledit monstre pour les participants à un duathlon qui aura lieu prochainement autour du lac.  

Je savais que les assureurs étaient de gros arnaqueurs, mais là, ça dépasse l’entendement.

Mais ça nous vaut à tous une magnifique illustration d’Acide.  Alors bon, on va pas se plaindre hein !  Merci Acide (dans mes liens d'artissss' à H, comme H2sO4)

loch ness

23
aoû

L’école des fans

chant
Cette émission a traumatisé mon enfance.  Alors, dès que je pense chanson, je pense école des fans.

Durant l’enfance, chaque dimanche (ou presque), j’allais chez bon-papa et bonne-maman, un repas familial oùsque je mangeais le lapin avec lequel je jouais le mercredi, j’en ai déjà parlé.  Ce que j’ai omis de dire, c’est que le programme TV était bien réglé : la messe à 11h, « Visa Pour le Monde » - un truc belge (je suis traumatisée par la présentatrice de cette émission, c’est sans doute pour ça que je ne regarde plus jamais aucune émission sur les pays) suivi de « l’école des Fans ».  (ceci dit bon-papa et bonne-maman, vous me manquez vachement).  Chez mes autres grands-parents, le traumatisme s’apparente à « Des chiffres et des lettres » (et eux, je l’avoue, ils ne me manquent pas).

Tout ceci pour en venir au vif du sujet (mais pourquoi je pars toujours dans des blabla qui n’ont rien à voir avec le sujet du billet, hein, pourquoi, Docteur Psy ?) : les chansons.

J’adore chanter, mal, faux, mais j’adore.  

Et j’ai découvert ce matin un blog tout neuf qui va vous permettre de sympathiques soirées karaoké originales : le blog d’un obsédé textuel (je cite), qui parodie des chansons, avec talent, sur des sujets totalement sans rapport avec le thème de base de la chanson (je me souviens avoir fait ça un jour pour un brûlage de culottes où j’étais témoin, j’avais adoré, même si ça m’avait pris un temps de dingue, j’ai sans doute encore les paroles quelque part).  Les paroles sont publiées ainsi qu’un lecteur pour avoir la bande son.

Et c’est parti pour le délire.

Je viens de me faire une mini soirée karaoké en solo sur « tout sur les bloggeurs » (sur l’air de « tout sur le zizi ») et je vous certifie que j’ai pris un pied d’enfer (ça vaut quasi un vibro).  Je chante comme une casserole, oui, mais j’aime ça.  C’est le principal.  Et Anaïs qui chante toute seule en dandinant sur sa chaise de bureau, ça vaut le détour (ah si j’avais une webcam, je vous montrerais, mais ne rêvez pas, jamais je n’investirai dans un tel engin).  Seul regret, je ne suis pas citée dans la chanson, titchu, c’est pas juste.  Je râle.  Bon ça va je râle pu.

Voilà un blog original, rigolo et vachement bien fait.

Et puisqu’un test vaut mieux qu’un long discours, allez vite zieuter… et chanter.  Ensuite, revenez ici, hein, faut pas pousser bobonne, je veux bien faire de la promo, mais pas risquer de vous perdre, non mais.

Pour chanter, c’est là !

Au fait, après avoir chanté, si vous pouviez voter pour le billet souhaité (ah je fais des rimes, ça ferait quasi une chanson), passque comme on dit ici, ça n’avance nin bramin (pour les français et les innombrables suisses, ça veut dire ça n’avance pas beaucoup).

Et une illustration de circonstance par Miss Trop, que vous connaissez bien maintenant (sinon elle est dans mes liens d’artissss’).