22
jan

J’ai vu Christophe Willem… en vrai - la turtle therapy

(paraîtra ce jour sur Madmoizelle.com
 
Vous savez que je n’ai pas vu Arthur en vrai, et que je m’en suis mordu les doigts jusqu’aux tendons, mais j’ai eu la chance de voir Christophe Willem en vrai tout récemment (au Forum de Liège).  Je dis bien la chance, car autour de moi, personne n’aime Christophe Willem, comme personne n’aime Arthur.  J’ignore pourquoi.  J’en arrive à croire qu’une malédiction pèse sur moi, qu’une sorcière m’a jeté un sort à ma naissance : « tout artiste que tu aimeras sera détesté par ton entourage au point que tu seras réduite toute ta vie à ne pouvoir assister à ses spectacles, tu en déprimeras année après année pour finir par te suicider en croquant dans une pomme empoisonnée qui te fera dormir cent ans jusqu’à ce que Shrek vienne te péter au visage pour te réveiller » (oups, je me demande si je ne mélange pas mes contes de fées sur ce coup là).

Moi qui adore Christophe depuis ses tout tout débuts, quand il déambulait timidement avec son pull de tortue (d’autant que j’adore les tortues terrestres), moi qui adore encore plus Christophe depuis la sortie de son album démentiellement dément (je vous en ai parlé ici), et bien je vais vous le dire : après l’avoir vu en concert, j’adore Christophe Willem (vous en doutiez ?).  Voire plus.  Si affinités.

Et je vais vous le dire tout de go : Christophe Willem, il est au taquet (pour reprendre son expression favorite, prononcée plus de 113,56 fois durant son concert).  Au taquet.

Tout comme nous, les Belges.  Et c’est pas moi qui l’dis, c’est lui.   Et qu’il va faire un sitting ici, et que sa prochaine tournée sera exclusivement belge, et qu’il aurait bien aimé vivre ici (là j’ai un léger doute, vivre à Liège, alors que Namur existe, voyons).  J’ai longtemps cru que les artistes disaient que, de tous les peuples de la Gaule, les belges étaient les plus forts, pour flatter notre petit ego de petit pays limitrophe… mais à force de l’entendre sur tous les concerts et à force d’entendre que les albums live sont systématiquement réalisés en Gelbique… je finis par le croire.

Bon, revenons à nos tortues, à savoir le concert.

Deux heures trente, qu’il a duré, le concert !  Deux heures trente d’énergie folle, de dynamisme inépuisable, de complicité avec le public, de respect total de son équipe, de mise en valeur de ses musiciens et de ses choristes.  Deux heures trente d’une voix unique.  Deux heures trente de rires, dont un fou rire mémorable et communicatif.  Un vrai plaisir de la scène, qui se ressent à chaque instant.  Pas du genre à venir faire son petit show et à repartir dès que possible.  Que nenni ma bonne Dame.  Plutôt du genre à bavarder, à raconter sa vie, à pratiquer l’autodérision.  Et puis à chanter.  Fort heureusement.  A bien chanter.  Ses classiques, bien sûr.  Elu produit de l’année.  Double je.  Jacadi.  Jacadi.  Non je ne bégaie pas, c’est juste que Stéphanie, une ancienne candidate belge de la Nouvelle Star, était présente et a été invitée par Christophe à chanter ledit succès en duo.  Joli moment.  Jolis moments.

Et puis, enfin, Kiss the bride.  Une version disco remixée aux « na na na na na na na na na na na » issus du big méga succès de Kylie Minogue, qui a provoqué chez moi un bref moment d’hystérie totalement incontrôlable, passque Kiss the bride, c’est ma préférée, celle qui me fait sourire, danser, rêver et aimer la vie.  Oui.  Tout ça grâce à une seule chanson ma bonne Dame.  J’appelle ça la « turtle therapy ».

Voilà donc ce que j’appelle un concert réussi.  Qui aura duré deux heures trente (au cas zoù vous l’auriez zoublié).

Un pur moment de bonheur.  Un orgasme acoustique, tout simplement.

Message subliminal : Christophe, à ton prochain concert, commence par Kiss the bride, par pitié, passque me créer de telles frayeurs en attendant la dernière minute pour la chanter, c’est pas raisonnable.  Je dirais même plus, c’est pas humain.

Cadeau bonux rien que pour vous, chères Madmoizelles : une photo inédite copyright Anaïs de Christophe prise lors d’un (presque) tête-à-tête en mai dernier.  Alors, jalouses ?
 
(les lecteurs fidèles et anciens du blog connaissent cette photo, mais je vous la remets, tant qu'à faire)
 
Add. de 18h23 : je découvre qu'un big forum consacré à Christophe a relayé mon article, et que les fans viennent le lire, cool.  Paraît que je suis une vraie biquette, ce qui est un compliment, entre fans on se comprend. 
christophe

15
oct

chanson dans ma tête... et dans la vôtre ?

Sur le plancher une araignée Se tricotait des bottes Dans un flacon un limaçonEnfilait sa culotte J'ai vu dans le ciel Une mouche à miel Pinçant sa guitare Des rats tout confus Sonner l'Angélus

Au son d'la fanfare

(au moins je partage... et vous, zavez quoi en tête ce matin ?) 

9
oct

La vie c’est plus marrant, c’est moins désespérant en chantant (M. Sardou)

chanter
J’ai toujours une chanson en tête.  « Je chante, je chante soir et matin… » (Trénet).  Parfois, c’est un générique de pub…

Et tout ce qu’on me dit suscite en moi l’arrivée d’une nouvelle chanson :

Une collègue me dit « je m’en vais faire une course », je chante « tu t’en vas… mais non mon cœur ce n’est rien, rien qu’un départ sans importance… » (A. Barrière).

Un ami me dit « je m’en vais faire une course », je chante « t’en vas pas, si tu l’aimes t’en vas pas… » (Elsa).

Je me promène dans la forêt, il a plu, je hurle « en pataugeant dans la gadoue la gadoue » (Jane Birkin) – je peux hurler, personne ne m’entend, youpie.

On sonne à la porte, je fredonne « ouvre moi la porte, toi qui as la clé, de la grande école, du monde… »(Enrico Macias).

Il est midi, j'ai faim.  Je chantonne « j'ai faim de tout ce que tu es, le bon le mauvais, tu es tout ce qui me plait… oh j’ai faim de toiiiii » (autre version : « Chambourcy oh oui »).

On discute des jalousies au bureau, je fredonne « jalousie, jalousie, jalousie, tire-toi tu m’ennuies ».

Je m’en vais, chantonnant « l’heure de la sortie, tout au long d’l’année, l’heure de la sortie c’est l’meilleur moment d’la journée » (Sheila).

Quelqu’un me dit « waw je suis de bonne humeur », je m’écrie « je suis de bonne bonne bonne bonne humeur ce matin y’a des matins comme ça ».

Au bureau, j’entends dire au téléphone « vous permettez un instant », et je fredonne « vous permettez, monsieur, que j'emprunte votre fille, et bien qu’il me sourie, je sens bien qu’il se méfie » (Adamo).

J’ai chaud, je chante « chaud cacao chaud chocolat, si tu me donnes tes noix de coco, moi je te donne mes ananas » (Annie Cordy).

On me parle argent, je fredonne « ah si j'étais riche, ti la li la li la li… ».

Un collègue me dit « je vais faire une course, besoin de rien ? », j’ai en tête « besoin de rien envie de toi », mais je m’abstiens de chanter, je veux pas être accusée de harcèlement sexuel.  Une variante existe également lorsque je vais faire du shopping, et que je n’ai besoin de rien « besoin de rien envie de tout ».

Mon boss me demande de continuer le dossier, je chante « Et ça continue encore et encore, c’est que le début d’abord d’abord … » (trucmuche à moustache).

Quelqu’un s’en va, j’ai en tête « si toi aussi tu m’abandonnes… » ou « casse-toi tu pues, et marche à l’ombre » (ça dépend de la personne, sans doute).

Y’a du soleil ce matin…, là je suis inspirée je chante « Y’a du soleil et des nanas, darladirladada », « le lundi au soleil, c’est une chose qu’on n’aura jamais » (Cloclo), ou « au soleil, j’irais bien faire un tour au soleil » (Jenifer).

Une amie me dit « j’ai mal », moi « t’as mal où, mal au cœur mal à la tête mal partout… » (Françoise Hardy).

Je suis en vacances près de Maintenon, je fredonne « Et Maintenon, que vais-je faire… ».

Je passe ensuite par Cady, me vient en tête, « La belle de Cady a les yeux de velours… ».

Galère, mon dossier a disparu, je fredonne « dis-pa-rue, tu as dis-pa-rue, dis-pa-rue, au coin de la rue, je ne t’ai jamais revue… » (JP Mader).

Il pleut ce matin, qu’importe, j’ai en tête « toute la pluie tombe sur moi… » (Sacha Distel).

On me dit « boucler ce dossier en deux heures, c’est pas possible », je chante « mais si c’est possible avec la carte Kiwi tu paies moitié prix » (SNCF).

Il neige, je chante « tombe la neige, il ne viendra pas ce soir, tombe la neige, et mon cœur s’habille de noir » (Adamo).

En soi, c’est hyper sympa cet air qui me trotte en permanence dans la tête (sauf quand il s’agit d’une chanson ringarde que je n’aime pas ou d’un générique de pub répétitif).  Bon, j’admets que je chante comme une casserole rouillée donc ça peut très vite s’avérer exaspérant pour mes auditeurs.

En vacances, la situation s’aggrave de façon quasi pathologique.  D’une part parce que je n’ai que ça à faire, penser, parler, et dès lors chanter.  D’autre part, car la destination m’inspire.

Lors de mes vacances en Irlande, je n’ai cessé de fredonner « terrrrrre, brûléééééée, au veeeeent, des landes de pierre… » (Connemara - Sardou), en Normandie j’hurlais « les vaches rousses blanches et noires, sur lesquels tombe la pluie, et les cerisiers blancs made in Normandie », durant mon tour de Corse je murmurais « c’est une île, où il, fait, toujours beau… » (Fugain).  Et chaque fois je me trouve à la mer du Nord, pieds dans le sable, nez au vent, je ne peux m’empêcher de chanter « c’est un amour de vacances, une histoire sans lendemain, mais à laquelle on repense, les yeux plein de chagrin ».  Rien à voir avec la mer du Nord, mais c’est un morceau kitsch (chanté si mes souvenirs sont bons par un acteur de sitcom de la trame d’Hélène et les Glaçons) que j’ai fredonné tellement de fois dans mon jeune temps.  Si vous voulez les paroles de ce morceau d’anthologie, n’hésitez pas à le mes réclamer.

On a beau dire que je chante mal (c’est vrai), on a beau dire que je chante toujours les mêmes quelques phrases au lieu de la chanson entière (c’est toujours vrai), on a beau dire que mes airs sont ringards (entièrement vrai), moi je trouve qu’avoir de la musique dans la tête, c’est comme avoir toujours une petite tranche de bonheur à déguster.

Illu de Flo, qui me fait totalement craquer et que j’ai piquée sur son site nananère.

23
sep

Partage...

Je n'ai pas pour habitude de vous bombarder de musique issue de Dailymotion, d'abord passque jusqu'à cet instant précis, j'ignorais comment la mettre sur le blog, et puis passque rien ne dit que vous aimerez ce que j'aime.

Mais là je ne peux résister.

Ce morceau, je l'aime depuis des années.  Parce que les américains en sont friands (ou avisance, mais seul Boulu comprendra ce jeu de mots) et le placent toujours à la fin des séries, au moment le plus triste, ou quand c’est Noël, ou aux enterrements des héros.

Hier, écoutant vaguement l'émission de Ruquier sur France 2, juste avant mon rendez-vous de Cendrillon, dont je vous parlerai si vous êtes sages, j'ai découvert cet artiste Rufus Wainwright.  Jamais entendu parler avant, mais bon j'ai toujours deux guerres atomiques de retard, vous le savez.

D’abord pour moi Rufus, c’est un nom de chien ou de mauvais dans un Walt Disney. Et Wainwright, ça m’évoque juste vaguement Robin Wright, qui jouait dans ça te Barbera dans mon jeune temps.

Rien de plus.

Alors maintenant je me le demande : comment ai-je pu vivre toutes ces années sans connaître Hallelujah (j’apprends aussi qu’Alléluia s’écrit différemment en anglais, qué journée pleine de culture ma bonne Dame), chanté par Rufus Wainwright ? Je l’ignore.

Mais ce qui est sûr, c’est qu’il me faudra ma dose quotidienne de ce beau grand brun ténébreux (n’en déplaise à certains petits chauves jaloux dont je ne citerai pas le nom, mais ça commence par B et ça finit par la même lettre), qui chante divinement bien. Et ça tombe à pic, car chanter divinement Hallelujah, ça en jette.

 

7
sep

La musiiiiiikeeee

Chais pas ce qui se passe.  Je trouve que mes goûts musicaux évoluent.  Ce qui n’évolue pas, par contre, c’est que j’ai toujours une guerre de retard.  Pas moyen, ou presque, d’apprécier un morceau au moment où il est à la moooode.   Une guerre de retard, je vous dis.

Quand j’étais enfant, j’écoutais Marie Laforêt me conter la lune qui tournait autour du soleil, Mike Brant qui m’aimait comme ça, Brel qui chantait Orly, Pascal Danel qui évoquait les neiges du Kilimanjaro, Gainsbourg qui allait entre les reins de son épouse du moment.  Rassurez-vous, rien de grave, j’aimais aussi les Schtroumpf et Chantal Goya.  Même Dorothée des fois.  Et les Quatre saisons.  Mais Marie Laforêt, c’était ma grande passion.  Je pouvais vous débiter tout son répertoire par cœur.  Je m’endormais en l’écoutant, je me réveillais en l’écoutant.  Sur mon tourne-disques.  Oui, à l’époque, on avait des tourne-disques.  Non je ne suis pas vieille, je suis juste grande, bande de malotrus malpolis.

Vers vingt ans je me suis considérablement améliorée, j’ai zappé sur Julien Clerc, Angelo Branduardi et Fugain.  Rassurez-vous, j’aimais aussi Madonna et Bruel.  Et Rondo Veneziano.  Et toute la musique des années 80.  Enfin je calcule mal, très mal.  Parce que non, j’avais pas vingt ans en 1980, ça va pas la tête non !  Bande de malpolis malotrus.  Je suis juste approximative.

Et là.  Là.  2007. J’ignore pourquoi, mais je dégringole tout doucement de mon piédestal de musique française ringarde (dans le bon sens du terme, hé ho !).

J’y vais mollo.  J’ai commencé par tester Calogero, Obispo, Lara Fabian.  Des valeurs sûres.  Puis, je suis passée à Nadyia.  Française, mais plus musique djeune.  Puis y’a Christophe bien sûr.  Ce cher Christophe Willem.  Sans oublier Chimène Badi.  Elodie Frégé.  Et Debussy avec son Clair de lune.

Ensuite, j’ai tenté la prise de risque : Anaïs (juste pour tenter, passqu’on a le même prénom), et d’autres modernes dont j’ai bien sûr oublié le nom.  Des femmes.  Un peu rigolotes.  Enfin vous voyez… Celle qui veut un mec, par exemple (cette fichue mémoire).

Et j’ai même sur mon lecteur MP3 les morceaux de Nelly Furtado.  J’vous jure.  En anglais.  Et du chanteur anglais déjanté qui faisait partie d’un boys band, qu’est même sorti avec une Spice Girls, la blonde.  Comment ki s’appelle ?   (cette fichue mémoire).  Et Anastasia aussi.  Et Clair de Lune de Debussy, toujours.  Ben oui quoi, on peut aimer Anastasia, Debussy et Marie Laforêt.  Oui.  J’en suis la preuve vivante.  Na !  

Et un dessin de Cyberbv, un.  Découvrez-la, redécouvrez-la ici.
musiquebv