28
jui

Tempo Festival - part one - Jenifer

Le départ a lieu juste après le boulot (pour la peine, j'ai bossé toute la journée, argh je veux mourir, histoire de partir directement, avec Mostek, ma bien connue collègue que je ne vous présente plus), direction Ciney.  Mostek a organisé le voyage comme un tour du monde : plans, itinéraires, analyses sur le net durant plus d'une heure, demandes de conseils à un habitant de Ciney en matière de circulation, d'emplacements de parking, de sens interdits et j'en passe.  Nos sacs sont remplis de victuailles et de boissons, genre pour tenir un siège durant 48 heures.  Prévoyantes ?  Vigilantes !

17h30.  Nous sommes parées.

18h.  Nous sommes arrivées.

18h01.  Je réalise que j'ai laissé ma boisson au frigo.  Argh.  Instantanément, j'ai soiiiiiiiif.  Mais soif comme si j'étais perdue en plein désert depuis trois jours.  Je veux boire. 

18h02.  Nous allons chercher nos laissez-passer à la billetterie, accompagnée d'une journaliste namuroise amie de Mostek, laquelle a le privilège d'interviewer Jenifer avant le concert.  J'ai tenté de pouvoir l'accompagner, afin de vous faire un chtit billet sur "comment se passe une interview de star menée de main de maître par une pro", mais j'ai fait ma demande bien trop tard, et les accréditations étaient closes.  Dommach. 

18h30.  Avant d'abandonner Hélène (la journaliste) à son joyeux sort d'intervieweuse, nous entamons une conversation philosophique sur les frites (à cause de l'odeur qui règne à l'entrée du Festival, of course) : l'une les préfère baignées de mayonnaise coulante qui les refroidit et les ramollit, l'autre préfère la sauce à part pour en maintenir la chaleur et le croustillant, la troisième est du même avis.  Passionnant.  On a faim.  Et j'ai toujours soif.

18h35.  Hélène nous quitte pour rejoindre Jenifer, et Mostek et moi partons à la recherche d'une boisson pour bibi.  Il fait une moiteur folle, malgré les nuages et le vent. 

19h.  Nous rejoignons enfin le Festival proprement dit, en franchissant les postes de contrôles, munies de nos si jolis badges.  Clair que rien que le badge vaut le déplacement, je vous le dis.

L'endroit est plus petit que je n'imaginais, et c'est tant mieux.  Je craignais de ne rien voir, imaginant des kilomètres carrés de foule en délire, devant une scène située à l'horizon.  Il n'en est rien.  Le public est diversifié : pas mal de familles, un stock de fillettes incroyable, des trainings, des tenues chic avec bottes à talons hauts, des gros pulls, des petits chemisiers, des colliers brillants, des polars bien chauds.  Il faut de tout pour faire un monde.  Des GSM addicts pianotent sur leur appareil (elles pianoteront d'ailleurs durant tout le concert, je n'ose imaginer ce qu'elles écrivent : "ça commence", "ooh c'est beau", "ma chanson préférée, là", "ça y est c'est fini" - captivant).  Des enfants ont prévu des cadeaux pour Jenifer, fleurs, peluches, banderoles pleines de mots doux genre "Jenifer t'es trop sexe"... Derrière nous, la tribune PMR, que j'avais d'abord crue réservée à "presse média radio", accueille les "personnes à mobilité réduite" (blonde, moi, m'enfiiiiin, qu'allez-vous imaginer).  Derrière nous, mais l'autre derrière, le personnel entretient la tribune VIP, afin que les spectateurs privilégiées dont je ne fais pas partie n'aient pas le derrière mouillé par les pluies qui sont tombées durant l'après-midi.

La foule n'est pas encore dense.  Jenifer ne chante qu'à 21h30.  Waka et Pascal Gil (un namurois) occupent la scène en attendant, et nous les écoutons vaguement.  Petit délire avec Mostek sur "pas toujours à la hauteur".

20h.  Le ciel s'éclaircit soudain et les nuages menaçants laissent place à un soleil bien chaud.  Nous nous asseyons sur le sol, et profitons de l'instant.  Hélène nous rejoints enfin (nous l'avions un instant crue kidnappée par la sécurité ou invitée par la chanteuse à profiter du spectacle backstage).  L'interview s'est bien passée, Jenifer est adorable, simple, souriante et zen.  Point de star qui se la pète.  Keske j'aurais aimé voir ça.

21h20.  ça commence.  Yesssss.  Enfin.  Je connais peu son dernier album, mais je vais le savourer tout au loin de la soirée, tant il n'est pas nécessaire de l'avoir écouté en boucle pour l'aimer.  Jenifer a revêtu une petite robe noire qui lui va à merveille, constellée de paillettes qui riment avec les lumières clignotantes du fond de scène.  Joli.  Haut perchée sur ses talons, elle se déplace cependant avec une facilité déconcertante et est fidèle à ce qu'Hélène m'a décrit : simple, souriante, passionnée, pleine de peps et d'énergie, sautillant sur la scène ou se déhanchant au rythme des chansons. 
Ses nouveaux succès ("Quitte à se quitter", "Tourner ma page", "Comme un hic", "Touche-moi") s'entremêlent aux anciens pour donner un spectacle qui met des étoiles dans nos yeux.

"Nos futurs" apporte un soupçon de gravité à la soirée, vite balayé par "Au soleil", bénéficiant d'un nouvel arrangement bien agréable à entendre.  Cette chanson me rappelle nos délires, avec Mostek et Moustique, en voiture, lorsque nous la chantons (crions ?) à tue-tête, fenêtres ouvertes...  c'est bon.

J'observe Jenifer au moyen de mes jumelles.  Elle a bien changé, la "petite" gagnante de la Star Ac, aux joues encore rebondies par l'enfance.  C'est une femme maintenant, et cela lui va tellement bien.

Nous tentons quelques photos, mais vu la distance, elles sont floues et même pas dignes de figurer ici.  Vive le numérique qui permet de mitrailler sans risque et de jeter ensuite.  Mostek s'énerve sur son appareil qui ne lui offre que des clichés flous.  Le mien n'est pas mieux, mais je crois avoir réussi une photo sur les 57 prises durant le début du concert.  Oh joie.  Nous nous approchons doucement de la scène, histoire de baigner encore plus dans l'ambiance musicale, et de tenter d'autres photos. 

Je fonds pour la sensualité de "Le parfum", je craque pour "(Je veux bien l'enfer) si c'est une île", qui dégage une énergie folle, à la manière de "Kiss the bride" de mon cher Christophe Willem.  Je chante à m'en crever les tympans sur "Donne-moi le temps".  Je me rappelle la période Star Ac sur "J'attends l'amooouuuuur".

La fin du concert approche, les premiers rangs inondent la scène de confettis, paillettes, serpentins et ballons, pour finir par sortir bouées, palmiers et guitares gonflables, qui donnent un petit côté festif bien agréable.

L'ambiance festival me paraît détendue.  Le plein air donne un petit plus au concert.  Un air de vacances, tout bonnement.

Résumé de la soirée : une chanteuse pétillante comme du champagne, un dernier album magnifique, une voix ayant pris en gravité (et buttant d'ailleurs parfois dans les aigus) et une réelle joie d'être sur scène.  Une joie que j'ai partagée.

Une phrase en guise de conclusion, extraite d'une chanson de son dernier album "le bonheur nous va au teint".  Comme elle a raison.

Ce soir : Calogerooooooooooo !

PS : pour écouter des "bouts" de son album (en bas, vous pouvez zapper de l'un à l'autre...)

Quelques photos ratées (ce sont les moins ratées, croyez-moi) et l'ambiance avant concert, pleine de soleil.
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14
jui

Festival !

Bal, cal, carnaval, chacal, festival, récital...

Meuh non, je ne vais pas vous faire un cours de français... même si je suis tentée... très tentée.

Je vous parle de ce qui envahit nos esplanades, nos stades et nos plaines une fois le beau temps reviendu : les festivals.

Flash back.  

"Festival, festival, festival, van de kust.  Festival, festival, festival du littoral".  Ça vous rappelle quelque chose ?  Dans mon jeune temps, je passais mes vacances à La Panne (De Panne, pour les nederlandstalige), et j'adorais ce jour fou où le Festival du littoral s'installait à De Panne (La Panne, pour les francophones), me permettait de participer à des tas de jeux et de gagner des tas de babioles.  Y'avait aussi la journée poissons frits sur la plage, comme c'était amusant.

Mais je m'égare.

Retour au présent.

Je vais l'avouer immédiatement : je n'ai jamais assisté à aucun festival.  J'ai bien testé les concerts en plein air aux Fêtes de Wallonie de ma ville, j'ai bien testé Céline Dion au stade Roi Baudoin (le premier qui rira le paiera très cher).  J'ai bien fait bénévole au Verdur Rock.  Mais un vrai festival, avec tout ce que j'imagine aller avec, jamais jamais jamais.

Or donc (pléonasme - le cours de français continue), cette année, je vais assister au Tempo Festival à Ciney ma bonne Dame.  Trois jours ma bonne Dame.  Et trois stars : Jenifer, Calogero(ooooooooooooooo) et Christophe Maé.  Et puis Rose.  Et Ours.  Et d'autres.  Trois jours de festival testés par bibi.  Et relatés ici.

Bientôt.  Très bientôt.  Très très bientôt.  Youpiiiiiiiiiie.

(En attendant, je vais thalassothéraper, bon WE à tous, pour moi ce sera massage, hommes nus - argh - petits plats et bains moelleux, livres passionnants et farniente, et surtout : pas de PC durant deux jours.  Les humeurs du dimanche seront donc publiées dimanche soir seulement.)

26
mai

Restons dans le délire eurovisionnesque

Avec un chtit karaoké.  J'ai tenté ce dimanche, et c'était bien amusant de chanter ça... Le rat n'a pas semblé aimer, il a grogné et est parti se cacher.  Oserait-il sous-entendre que je chante mal ?
 
"SANOMI"

Sanomi Heléé Manilla Keranu
Aliya Irema Nia Lago Ture Madilée
Sanomi Heléé Manilla Keranu
Aliya Irema Nia Madilée
Kenatu Nariléé Lakenatu Nariléé
Pasema Niamo Ture Saro Delamaoréé
Kenatu Nariléé Lakenatu Nariléé
Pasema Niamo Ture Sanisi
Sanomi Heléé Manilla Keranu
Aliya Irema Nia Lago Ture Madilée
Sanomi Heléé Manilla Keranu
Aliya Irema Nia Madilée
Kenatu Nariléé Lakenatu Nariléé
Pasema Niamo Ture Saro Delamaoréé
Kenatu Nariléé Lakenatu Nariléé Lééala Lééala
Sorimana Sorimana Lééala Lééala Sorimana
Pasema Niamo Ture Saro Delamaoréé
Lééala Lééala Sorimana Sorimana
Lééala Lééala Sorimana Solééo
Sanomi Heléé Manilla Keranu
Aliya Irema Nia Madilée
Lééala Lééala Sorimana Sorimana
Lééala Lééala Sorimana Sorimana
Lééala Lééala Sorimana Solééo
 

2003 Belgium
envoyé par Galiza

30
avr

Mon petit coin de paradis...

Tahiti organise un concours et a invité plusieurs bloggueuses à fournir un article sur différents thèmes, dont "et si je m'occupais un peu de moi".  J'ai pour ma part fourni un article que j'avais rédigé lors d'un massage nirvanesque aux coques de coco...

A la clé ?  Des chèques bien-être et des coffrets perles de soins... pour les bloggueuses et leurs lectrices (et lecteurs, of course).  Cool non ?

Vous pouvez découvrir les différents textes ici, et ensuite voter pour votre préféré... soit le mien, soit un autre, à vous de choisir...  Un vote par adresse IP, jusqu'au 14 mai (oh c'est la date de naissance de Bruel, souvenirs souvenirs...)

Bonne lecture !

gif-tahiti-perle-de-soin-jeu

22
jan

J’ai vu Christophe Willem… en vrai - la turtle therapy

(paraîtra ce jour sur Madmoizelle.com
 
Vous savez que je n’ai pas vu Arthur en vrai, et que je m’en suis mordu les doigts jusqu’aux tendons, mais j’ai eu la chance de voir Christophe Willem en vrai tout récemment (au Forum de Liège).  Je dis bien la chance, car autour de moi, personne n’aime Christophe Willem, comme personne n’aime Arthur.  J’ignore pourquoi.  J’en arrive à croire qu’une malédiction pèse sur moi, qu’une sorcière m’a jeté un sort à ma naissance : « tout artiste que tu aimeras sera détesté par ton entourage au point que tu seras réduite toute ta vie à ne pouvoir assister à ses spectacles, tu en déprimeras année après année pour finir par te suicider en croquant dans une pomme empoisonnée qui te fera dormir cent ans jusqu’à ce que Shrek vienne te péter au visage pour te réveiller » (oups, je me demande si je ne mélange pas mes contes de fées sur ce coup là).

Moi qui adore Christophe depuis ses tout tout débuts, quand il déambulait timidement avec son pull de tortue (d’autant que j’adore les tortues terrestres), moi qui adore encore plus Christophe depuis la sortie de son album démentiellement dément (je vous en ai parlé ici), et bien je vais vous le dire : après l’avoir vu en concert, j’adore Christophe Willem (vous en doutiez ?).  Voire plus.  Si affinités.

Et je vais vous le dire tout de go : Christophe Willem, il est au taquet (pour reprendre son expression favorite, prononcée plus de 113,56 fois durant son concert).  Au taquet.

Tout comme nous, les Belges.  Et c’est pas moi qui l’dis, c’est lui.   Et qu’il va faire un sitting ici, et que sa prochaine tournée sera exclusivement belge, et qu’il aurait bien aimé vivre ici (là j’ai un léger doute, vivre à Liège, alors que Namur existe, voyons).  J’ai longtemps cru que les artistes disaient que, de tous les peuples de la Gaule, les belges étaient les plus forts, pour flatter notre petit ego de petit pays limitrophe… mais à force de l’entendre sur tous les concerts et à force d’entendre que les albums live sont systématiquement réalisés en Gelbique… je finis par le croire.

Bon, revenons à nos tortues, à savoir le concert.

Deux heures trente, qu’il a duré, le concert !  Deux heures trente d’énergie folle, de dynamisme inépuisable, de complicité avec le public, de respect total de son équipe, de mise en valeur de ses musiciens et de ses choristes.  Deux heures trente d’une voix unique.  Deux heures trente de rires, dont un fou rire mémorable et communicatif.  Un vrai plaisir de la scène, qui se ressent à chaque instant.  Pas du genre à venir faire son petit show et à repartir dès que possible.  Que nenni ma bonne Dame.  Plutôt du genre à bavarder, à raconter sa vie, à pratiquer l’autodérision.  Et puis à chanter.  Fort heureusement.  A bien chanter.  Ses classiques, bien sûr.  Elu produit de l’année.  Double je.  Jacadi.  Jacadi.  Non je ne bégaie pas, c’est juste que Stéphanie, une ancienne candidate belge de la Nouvelle Star, était présente et a été invitée par Christophe à chanter ledit succès en duo.  Joli moment.  Jolis moments.

Et puis, enfin, Kiss the bride.  Une version disco remixée aux « na na na na na na na na na na na » issus du big méga succès de Kylie Minogue, qui a provoqué chez moi un bref moment d’hystérie totalement incontrôlable, passque Kiss the bride, c’est ma préférée, celle qui me fait sourire, danser, rêver et aimer la vie.  Oui.  Tout ça grâce à une seule chanson ma bonne Dame.  J’appelle ça la « turtle therapy ».

Voilà donc ce que j’appelle un concert réussi.  Qui aura duré deux heures trente (au cas zoù vous l’auriez zoublié).

Un pur moment de bonheur.  Un orgasme acoustique, tout simplement.

Message subliminal : Christophe, à ton prochain concert, commence par Kiss the bride, par pitié, passque me créer de telles frayeurs en attendant la dernière minute pour la chanter, c’est pas raisonnable.  Je dirais même plus, c’est pas humain.

Cadeau bonux rien que pour vous, chères Madmoizelles : une photo inédite copyright Anaïs de Christophe prise lors d’un (presque) tête-à-tête en mai dernier.  Alors, jalouses ?
 
(les lecteurs fidèles et anciens du blog connaissent cette photo, mais je vous la remets, tant qu'à faire)
 
Add. de 18h23 : je découvre qu'un big forum consacré à Christophe a relayé mon article, et que les fans viennent le lire, cool.  Paraît que je suis une vraie biquette, ce qui est un compliment, entre fans on se comprend. 
christophe