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Quelques photos du Tempo Festival...

... trouvées dans le Vers l'Avenir.  J'ai laissé le nom du photographe, mais vu qu'il est illisible, c'est Philippe Berger.  J'ai tenté de le contacter pour avoir son autorisation, mais rien trouvé, sauf 147 Philippe Berger sur facebook, argh.  Donc je vous les livre tout de même, en espérant ne pas avoir de représailles pour la publication sans autorisation, mais elles sont si sympas et me rappellent tant de bons souvenirs...

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L'article d'Hélène Carpiaux

Voici l'article paru ce jour dans la Meuse Namur, reprenant l'interview de Jenifer par la journaliste Hélène Carpiaux, dont j'ai fait la connaissance vendredi.  Dieu que j'aurais aimé pouvoir être une petite souris et assister à cette interview... d'autant que la chanteuse précise qu'elle aimerait faire un duo avec Christophe Willem.  Et moi je dis oui oui oui !
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Tempo Festival - part three - Christophe Maé

Je manque un peu d'enthousiasme en ce dimanche pourtant ensoleillé.  Sans doute en partie à cause de la fatigue (ben oui, j'ai plus vingt ans, et deux concerts d'affilée, même quatre si l'on compte les premières parties, ça fatigue une femme), sans doute en partie car j'ai écouté les chansons de Christophe Maé, et, à part les succès passés en radio, j'ai pas adoré.

Je fais cependant le pari qu'en live, l'ambiance sera telle que cela me plaira...

Arrivées vers 20h, petite portion de frites (on ne change pas une équipe qui gagne), cocktail à la fraise à tomber par terre tellement c'est bon, puis direction la scène.  Y'a foule.  Je pensais qu'un dimanche, ce serait désert.  Nenni.  Des tas de mômes (contrairement à la veille, à croire que les enfants détestent vraiment Calogero), zont pas école demain ou quoi ?  Ah ben non, fin d'année scolaire oblige.  Ça va encore se jucher sur les épaules de papa et empêcher les Anaïs de voir, argh.

La déco de la scène est très "îles", un bar, un bateau, des colliers de fleurs, des fleurs en velours offertes par des fans.  Ça sent le soleil, ça sent l'ambiance chaleureuse, ça sent les vacances, ça sent la mer (argh, je veux pas retourner bosser).  

Reste à patienter une bonne heure, en discutant, en tentant de trouver une place potable, challenge bien difficile ce soir.  J'ai comme l'impression que c'est le jour le plus foule... ou le plus full, comme vous voulez.

21h30, Christophe arrive dans un bruit d'hélicoptère.  A côté de moi, une spectatrice s'interroge "il arrive vraiment en hélico ?"  Elle a dû abuser de cocktail fraises, pour sûr.  Dès la première note, le ton est donné, avec "Mon paradis".  Christophe privilégie sa famille de scène, à qui il fait la part belle, sans tirer la couverture à lui, malgré l'hystérie des spectatrices.  Oui, on peut vraiment parler d'hystérie.

Devant moi, un énooooorme monsieur dans le genre "tout en muscles" forme un coeur avec ses mains (posture vachement à la mode actuellement dans les concerts) et hurle "Christoooooooophe".  Etrange.  Il est amoureux ou quoi ?  Il porte une fillette sur ses épaules, et je ne vois rien.  Rien de rien.  Au bout de dix minutes, comme par miracle, la fillette descend et le public semble se fendre comme la mer devant Moïse.  Alléluia.  Enfin, je vois Christophe et son charme fou.  Ah oui, il a du charme, c'est indéniable.

A mes côtés, une jeune femme rédige des SMS "je suis près de Christophe, il est toujours aussi beau", "je ne suis plus célibataire mais ça ne durera pas"... Curieuse moi ?  J'en peux rien si son GSM est si lisible !  Je vous épargne les grosses foooootes, tant qu'à faire.  Elle pianote, et Christophe montre ses talents de virtuose de l'harmonica.  J'en suis stupéfaite.  

Petit délire sur "Vous les femmes", de Julio, occasion pour le chanteur de demander "où sont les femmes ?" (là là là là là et encore là), puis "y'a des gars, à tout hasard ?" (oups, ici ou là, peut-être...), la différence est de taille.  Et tant mieux, moins d'hommes signifie moins de grandes choses qui gâchent la vue vers la scène.

A mes côtés, une famille hystérique.  Le papa porte fifille sur ses épaules et se déhanche avec énergie, me balançant au passage un coup de poings (le sien + celui de fifille).  La maman se déhanche, cigarette en main, faisant de grands moulinets avec ses bras, me balançant au passage un coup de poing agrémenté de cendres de cigarette.  Y'a de la joie ce soir... Et de l'alcool, dont je remarque les effets pour la première fois depuis le début du festival.  Limite si je suis pas saoule rien qu'à respirer les effluves d'alcool.

Les succès se suivent "ça fait mal", émouvant, "parce qu'on sait jamais", énergisant, "on s'attache", touchant, "belle demoiselle", grisant.  

Christophe est un grand fan des "yeah yeah yeah yeah" et des "no no no no", qu'il nous fait répéter en choeur à plusieurs reprises.  Et je répète, inlassablement, prise au jeu.  

Moment sublime lorsqu'il nous demande de sortir nos portables (argh il est fou, de toute façon j'ai pas le mien...). Le résultat est surprenant de beauté.  Ça rappelle les années 80 et la mer de briquets allumés lors des concerts... En 2008, soyons modernes, mer de portables.  Jolie comme tout.  L'écran géant pas si géant que ça nous montre le résultat.

Suit une mer de bras levés qui se balancent et se balancent encore.  L'écran géant nous montre encore le résultat.  Etonnant.  Ça y est, chuis dans l'ambiance.

L'heure du départ est proche, et Christophe nous fait une petite impro avec son équipe, sur le thème de la ville qui l'accueille.  Il poursuit avec une nouvelle chanson en hommage à son fils.  Solo guitare.  Extrait "je te vois comme un grand guerrier qui rit aux éclats devant toute une armée.

En guise de conclusion, reprise de "ça marche", de la comédie musicale qui l'a fait connaître.

J'avoue que même si je n'accroche pas à tous les morceaux ni au style, que je trouve un peu répétitif, j'accroche à fond à la bête de scène qu'est Christophe, à son charisme et surtout à sa sympathie.

Donc... pari gagné !

Conclusion de ce WE plein de musique : un régal, un bonheur, un super souvenir, de chouettes moments partagés avec des amies, une rencontre avec une journaliste bien sympa, Hélène, dont l'article est dans la Meuse Namur ce jour, d'ailleurs (page 8).  Et tout ça si près de chez moi.  Une organisation sans faille, un personnel toujours accueillant, des cocktails à tomber par terre (au sens figuré hein) et des toilettes propres.  Que demander de plus ?  Que ce soit pareil l'an prochain... avec Christophe Willem peut-être, allez, pleaaaaaaaaaase, juste pour moi...
 
Aucune photo potable... Mostek n'étant pas là.  Juste des photos de l'écran, dont un joli fondu entre Christophe et la mer de portables (c'était joli en réel, mais sur photo c'est bof, je sais)
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Tempo Festival - part two - Calogero

Pour ce second jour de festival, le trajet se déroule finger in the noze, habituées que nous sommes maintenant à rejoindre l'endroit.  


Calogero chante à 21h30, mais nous arrivons dès 18 heures, afin d'évaluer la foule, d'avoir une bonne place et de voir les premières parties : Vincent Venet, un belge dont j'ignore tout à part le nom, et Rose, dont "La liste" m'a séduite et donné l'envie de la découvrir.  Jolie soirée en perspective.  Pour la peine, Mostek est armée d'un nouvel appareil photo méga perfectionné qui devrait calmer ses nerfs durant le concert...

Le débat de la veille sur les frites m'a donné une énooooorme envie d'en dévorer, ce que je fais dès notre arrivée : frites bien belges, mayo bien grasse, servie à part of course (vous connaissez maintenant ma philosophie sur le sujet frites).

La foule est déjà bien là, toute différente de la veille.  Aujourd'hui, très peu d'enfants et beaucoup de fans de Calogero, Calogero, Calo, Calo, Calogero (les fans connaissent cet air que j'ai décliné sous toutes ses formes durant la soirée : je veux des frites, je veux des frites, je veux, je veux, je veux des frites; je crève de soif, je crève de soif, je crève, je crève, je crève de soif... et ainsi de suite).  

18h30.  Vincent Venet.  Ah, je l'avais oublié, attendant Rose impatiemment.  Je tombe illico en pamoison.  Mais keskil est beau ce Vincent.  Voilà, chuis amoureuse, c'est définitif.  Irréversible.  En plus, ce qui ne gâche rien, il chante bien.  Et dégage une énergie folle.  Une passion.  Il est dans son trip, et nous y emmène allègrement durant une heure trente.  Premier concert de la soirée.  Réussi.  Mostek fait de jolies photos, l'ambiance bat déjà son plein.  Le soleil est de la partie (j'ai même trop chaud).  Le bonheur est intersidéral.  

Phrase du moment : "la plus jolie équation, la plus belle des déclarations, se love dans l'ADN de notre amour".

Découvrez Vincent Venet ici (avec plein de morceaux à écouter).

Petite pause.  Tout le monde s'assied sur le sol.  Je fais pareil.  Difficilement.  Ben oui, chuis plus si jeune moi, qu'on se le dise.  Pendant que Mostek file nous chercher des cocktails (Mojito pour moi, mélange à base de fraises pour elle), je me concentre sur un bouton situé sur le dos d'une fille assise devant moi.  Folle envie de lui faire un sort.  Je m'abstiens.  A ma gauche, une seconde fille parvient à envoyer des SMS, manger des pâtes et fumer une clope (en m'enfumant sans remords) en même temps.  Admiration.  Exaspération.  Quelque part près de moi, ça sent l'ail.  Horrible et vomitif.  Je hais les festivals.  Le mojito arrive.  Je me régale.  Je goûte le cocktail à la fraise et j'en asperge une troisième fille à ma gauche.  Plates excuses.  Demain, je prends ça, c'est décidé.  J'adore les festivals.

20h.  Rose fait son entrée.  D'une beauté époustouflante, avec son jeans, son top en satin et ses chaussures rouges.  Sans oublier son inséparable guitare.  Simple et belle comme un coeur.  Belle comme... une rose (je sais, c'est facile).  Elle nous fait rire avec son "Sombre con", nous raconte l'histoire de "La liste", écrite lors d'une rupture consécutive à des vacances sans doute foireuses.  J'ai chaud.  Rose nous chante l'alcool, précisant que non, elle n'est pas dépressive, malgré le thème de ses chansons.   Pour nous le prouver, elle nous chante le premier extrait (le seul écrit à ce jour, nous dit-elle) de son second album "J'guéris".   Puis Rose nous quitte.  Pensant son départ définitif, nous appelons Calogero.  Sacrilège, son musicien vient nous faire taire d'un "vous allez la heurter, là".  Rires.  Retour de la belle.  Qui rit aussi.  J'ai mal au coeur pour elle.  Passqu'on l'aime Rose, même si on est là pour Calo.  "Ciao bella" conclut ce joli concert.

Phrase du moment : "J'y pense et puis j'écris".

Découvrir Rose. 

21h20.  Attente.  Je m'assieds à nouveau, toujours avec difficulté.  Chaud.  Soif.  Mal au dos.  Mal aux pieds.  Mais tellement ravie d'être là, dans cette ambiance bon enfant pleine de rires, de musique, de Mojitos et... de tabac (vivement qu'il soit interdit sur l'ensemble du territoire tiens).

21h30.  Calogero devrait faire son entrée mais il n'arrive pas.  Devant moi, une grande asperge jusqu'alors sur la droite s'est déplacée de 50 centimètres et me gâche la vue.  Devant elle, une seconde asperge.  A côté de la seconde, une troisième.  Je veux mourir.  Ou grandir.  J'entame alors un ballet lent et stratégique : plutôt que d'être derrière la première asperge, je vais tenter de me faufiler à ses côtés.  En une demi-heure, j'y parviens, et ma vue est magnifique.  Je n'ai jamais vu Calogero d'aussi près ma bonne Dame.  A Forest National, je le voyais dans le lointain.  Ici, il est presqu'à portée de main.  Enfin, quand il arrivera, car il se fait attendre.  L'ambiance monte d'un cran, l'attente accentue l'excitation.

22h.  Le voilàààààààààààààà.  Fidèle à lui-même.  En quelques instants, il enflamme l'atmosphère et son public, avec quelques tubes bien rythmés.  Petite pause tristesse avec "Drôle d'animal", "Danser encore" et "Si seulement je pouvais lui manquer", sans doute mes préférées parmi les préférées.  Comme d'hab, j'y vais de ma petite larme sur la dernière.  Enfin de ma grosse larme.  Déjà lorsque je l'écoute at home, en faisant ma vaisselle, je pleure, alors en concert, c'est le déluge de Noé.  Rapide retour au rythme avec "poupée de cire poupée de son" version 2008.  Suivent un paquet de succès.  Les bras se lèvent presque en permanence.  Je crois même entendre Calo dire "je veux voir toutes les mains en l'air... on n'est pas à Paris ici".  Clair que l'enthousiasme du public belge n'est plus à prouver, c'est pas pour rien qu'il a enregistré son live dans mon chtit pays, alleye une fois.  Je n'ai plus de voix.  Je craignais que l'ambiance "festival" ne nuise à l'ambiance "concert".  Il n'en est rien.  Le plein air, la chaleur ambiante et l'ambiance chaleureuse (waw, chuis fière de ma formulation sur ce coup-là) exacerbent le plaisir de la scène.  Plaisir partagé, car Calogero est réellement dans son élément, là, face à nous.  Et nous sommes tellement dans notre élément, également, que la communion est parfaite.

Mostek ne se sent plus.  Elle en est à 150 photos.  C'est la première fois qu'elle voit Calogero et à chaque fois que je me retourne, j'ai l'impression qu'elle va s'évanouir d'extase.  Clair que sur scène, il est fabuleusement fabuleux.  

La fin approche, et Calo invite Rose sur scène pour un duo sur "Poupée de cire poupée de son".  

Fin.  Argh.  Trop court, trop bon.  Mostek ne se remet pas.  Elle fait plaisir à voir.  Et le plaisir est partagé.  Encore une fois, j'ai adoré, j'ai crié, j'ai chanté, je me suis explosé les phalanges et je vais faire de jolis rêves, c'est sûr.

Phrase du moment, en guise de conclusion : "danser encore", parce qu'elle est pleine d'espoir, cette chanson, sans doute ma préférée de l'album, malgré sa tristesse, parce que l'instrument est original et vient du bout du monde... enfin presque.  Parce que Calo nous a fait rire sur cette anecdote liée à l'instrument au son si joli, malgré la gravité du morceau.  Comprendront ceux qui étaient là... à Ciney ou ailleurs.

Ce soir... Christophe Maé.
 
Quelques photos pas trop nulle, dont le sésame nous donnant accès à tous les concerts, avec cholies photos des zartiss' et décolleté de Mostek en bonus.
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Tempo Festival - part one - Jenifer

Le départ a lieu juste après le boulot (pour la peine, j'ai bossé toute la journée, argh je veux mourir, histoire de partir directement, avec Mostek, ma bien connue collègue que je ne vous présente plus), direction Ciney.  Mostek a organisé le voyage comme un tour du monde : plans, itinéraires, analyses sur le net durant plus d'une heure, demandes de conseils à un habitant de Ciney en matière de circulation, d'emplacements de parking, de sens interdits et j'en passe.  Nos sacs sont remplis de victuailles et de boissons, genre pour tenir un siège durant 48 heures.  Prévoyantes ?  Vigilantes !

17h30.  Nous sommes parées.

18h.  Nous sommes arrivées.

18h01.  Je réalise que j'ai laissé ma boisson au frigo.  Argh.  Instantanément, j'ai soiiiiiiiif.  Mais soif comme si j'étais perdue en plein désert depuis trois jours.  Je veux boire. 

18h02.  Nous allons chercher nos laissez-passer à la billetterie, accompagnée d'une journaliste namuroise amie de Mostek, laquelle a le privilège d'interviewer Jenifer avant le concert.  J'ai tenté de pouvoir l'accompagner, afin de vous faire un chtit billet sur "comment se passe une interview de star menée de main de maître par une pro", mais j'ai fait ma demande bien trop tard, et les accréditations étaient closes.  Dommach. 

18h30.  Avant d'abandonner Hélène (la journaliste) à son joyeux sort d'intervieweuse, nous entamons une conversation philosophique sur les frites (à cause de l'odeur qui règne à l'entrée du Festival, of course) : l'une les préfère baignées de mayonnaise coulante qui les refroidit et les ramollit, l'autre préfère la sauce à part pour en maintenir la chaleur et le croustillant, la troisième est du même avis.  Passionnant.  On a faim.  Et j'ai toujours soif.

18h35.  Hélène nous quitte pour rejoindre Jenifer, et Mostek et moi partons à la recherche d'une boisson pour bibi.  Il fait une moiteur folle, malgré les nuages et le vent. 

19h.  Nous rejoignons enfin le Festival proprement dit, en franchissant les postes de contrôles, munies de nos si jolis badges.  Clair que rien que le badge vaut le déplacement, je vous le dis.

L'endroit est plus petit que je n'imaginais, et c'est tant mieux.  Je craignais de ne rien voir, imaginant des kilomètres carrés de foule en délire, devant une scène située à l'horizon.  Il n'en est rien.  Le public est diversifié : pas mal de familles, un stock de fillettes incroyable, des trainings, des tenues chic avec bottes à talons hauts, des gros pulls, des petits chemisiers, des colliers brillants, des polars bien chauds.  Il faut de tout pour faire un monde.  Des GSM addicts pianotent sur leur appareil (elles pianoteront d'ailleurs durant tout le concert, je n'ose imaginer ce qu'elles écrivent : "ça commence", "ooh c'est beau", "ma chanson préférée, là", "ça y est c'est fini" - captivant).  Des enfants ont prévu des cadeaux pour Jenifer, fleurs, peluches, banderoles pleines de mots doux genre "Jenifer t'es trop sexe"... Derrière nous, la tribune PMR, que j'avais d'abord crue réservée à "presse média radio", accueille les "personnes à mobilité réduite" (blonde, moi, m'enfiiiiin, qu'allez-vous imaginer).  Derrière nous, mais l'autre derrière, le personnel entretient la tribune VIP, afin que les spectateurs privilégiées dont je ne fais pas partie n'aient pas le derrière mouillé par les pluies qui sont tombées durant l'après-midi.

La foule n'est pas encore dense.  Jenifer ne chante qu'à 21h30.  Waka et Pascal Gil (un namurois) occupent la scène en attendant, et nous les écoutons vaguement.  Petit délire avec Mostek sur "pas toujours à la hauteur".

20h.  Le ciel s'éclaircit soudain et les nuages menaçants laissent place à un soleil bien chaud.  Nous nous asseyons sur le sol, et profitons de l'instant.  Hélène nous rejoints enfin (nous l'avions un instant crue kidnappée par la sécurité ou invitée par la chanteuse à profiter du spectacle backstage).  L'interview s'est bien passée, Jenifer est adorable, simple, souriante et zen.  Point de star qui se la pète.  Keske j'aurais aimé voir ça.

21h20.  ça commence.  Yesssss.  Enfin.  Je connais peu son dernier album, mais je vais le savourer tout au loin de la soirée, tant il n'est pas nécessaire de l'avoir écouté en boucle pour l'aimer.  Jenifer a revêtu une petite robe noire qui lui va à merveille, constellée de paillettes qui riment avec les lumières clignotantes du fond de scène.  Joli.  Haut perchée sur ses talons, elle se déplace cependant avec une facilité déconcertante et est fidèle à ce qu'Hélène m'a décrit : simple, souriante, passionnée, pleine de peps et d'énergie, sautillant sur la scène ou se déhanchant au rythme des chansons. 
Ses nouveaux succès ("Quitte à se quitter", "Tourner ma page", "Comme un hic", "Touche-moi") s'entremêlent aux anciens pour donner un spectacle qui met des étoiles dans nos yeux.

"Nos futurs" apporte un soupçon de gravité à la soirée, vite balayé par "Au soleil", bénéficiant d'un nouvel arrangement bien agréable à entendre.  Cette chanson me rappelle nos délires, avec Mostek et Moustique, en voiture, lorsque nous la chantons (crions ?) à tue-tête, fenêtres ouvertes...  c'est bon.

J'observe Jenifer au moyen de mes jumelles.  Elle a bien changé, la "petite" gagnante de la Star Ac, aux joues encore rebondies par l'enfance.  C'est une femme maintenant, et cela lui va tellement bien.

Nous tentons quelques photos, mais vu la distance, elles sont floues et même pas dignes de figurer ici.  Vive le numérique qui permet de mitrailler sans risque et de jeter ensuite.  Mostek s'énerve sur son appareil qui ne lui offre que des clichés flous.  Le mien n'est pas mieux, mais je crois avoir réussi une photo sur les 57 prises durant le début du concert.  Oh joie.  Nous nous approchons doucement de la scène, histoire de baigner encore plus dans l'ambiance musicale, et de tenter d'autres photos. 

Je fonds pour la sensualité de "Le parfum", je craque pour "(Je veux bien l'enfer) si c'est une île", qui dégage une énergie folle, à la manière de "Kiss the bride" de mon cher Christophe Willem.  Je chante à m'en crever les tympans sur "Donne-moi le temps".  Je me rappelle la période Star Ac sur "J'attends l'amooouuuuur".

La fin du concert approche, les premiers rangs inondent la scène de confettis, paillettes, serpentins et ballons, pour finir par sortir bouées, palmiers et guitares gonflables, qui donnent un petit côté festif bien agréable.

L'ambiance festival me paraît détendue.  Le plein air donne un petit plus au concert.  Un air de vacances, tout bonnement.

Résumé de la soirée : une chanteuse pétillante comme du champagne, un dernier album magnifique, une voix ayant pris en gravité (et buttant d'ailleurs parfois dans les aigus) et une réelle joie d'être sur scène.  Une joie que j'ai partagée.

Une phrase en guise de conclusion, extraite d'une chanson de son dernier album "le bonheur nous va au teint".  Comme elle a raison.

Ce soir : Calogerooooooooooo !

PS : pour écouter des "bouts" de son album (en bas, vous pouvez zapper de l'un à l'autre...)

Quelques photos ratées (ce sont les moins ratées, croyez-moi) et l'ambiance avant concert, pleine de soleil.
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