14
fév

La phrase qui tue du jour...

Discussion entre collègues sur les mecs ce matin, Saint-Jelediraipoint oblige.  Après les discussions sur les cadeaux d'amour et les surprises, j'explique que dernièrement, suite à une invitation à une soirée entre amis que j'ai refusée because pas de tuture, l'hôte de l'occasion, un monsieur célibataire que je ne connais pas, m'a proposé par mail de rester dormir chez lui, vu que pas de tuture.

Euh, non, merci.

Et ma Collègue sans surnom, pour ne pas le citer, de me dire "il est peut-être totalement désespéré".

Euh, oui, bon, faut-il en effet qu'il soit désespéré pour me faire ce genre de proposition, non mais, chuis si thon que ça, moi ?

12:02 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
avr

J’ai rencontré Pat Ibulaire

Bon, clair que j’aurais préféré rencontrer Saint-Nicolas avec ses chocolats, mais j’ai pas eu le choix.

Alors j’ai rencontré Pat Ibulaire.  Vous connaissez ?  C’est un personnage du Journal de Mickey ou de Super Picsou ou de … ben je sais plus, ce sont les trois journaux que je lisais quand j’étais môme, le Journal de Mickey était hebdomadaire, le … mensuel et le Super Picsou tous les deux mois (mais chais pas comment on dit, car bimensuel c’est deux fois par mois non ?)  Au milieu des gentils donc, y’avait le méchant, Pat Ibulaire.

Le matin, je suis la première à arriver au bureau.  Enfin pas tout à fait, vu que la femme de ménage technicienne de surface est là avant moi, bien avant moi.  Elle est cool et après notre conversation matinale habituelle, savoir le lundi « ça va, ben comme un lundi, oui vivement vendredi », le mardi « ça va, fatiguééééééééééééééée », le mercredi « ça va, vivement le wiiiiiiiiiikende », le jeudi « ça va, ouiiiiiiiiii, demain wiiiiiiiiiiiiiiikeeeeeeeeeeeeeeeeendeeeeeeeeeeeuh » et le vendredi « ça va, yes yes yes, que du bonheur c’est vendredi et demain c’est samedi on fout l’camp d’ici oh (ça se chante hein ça) », je rejoins mes pénates.

Soudain, même pas assise l’Anaïs, on sonne.

Trop tôt pour être le facteur.

Vu que je bosse dans le bureau « fort fort lointain », comme Shrek, il me faut un temps fou pour rejoindre le hall d’accueil et l’ouvre-porte.  J’entame donc ma randonnée jusqu’à la porte d’entrée, pas après pas, marche après marche, persuadée que c’est pas le facteur.  Et que j’ai pas envie d’ouvrir, du coup, mais c’est mon devoir.

Durant le trajet, ça sonne à nouveau, de façon impatiente.  Oui, l’impatience se remarque dans le coup de sonnette, vous n’aviez jamais remarqué ?

Après ce long périple, j’arrive à quelques mètres de la porte quand, soudain, le drame se produit : les coups de sonnettes exaspérés ont laissé place à des coups répétés sur la porte, assortis de mouvements violents sur ladite porte, pauvre petite chose fragile secouée pire qu’un morceau de fruit dans un blender à smoothies.  L’individu aimable qui sonnait gentiment à la porte a laissé place à une sorte d’Incroyable Hulk excédé de ne pouvoir entrer…  Et moi aussi je suis excédée de ce manque de respect.  Tout bien réfléchi, je suis plus effrayée qu’excédée, car c’est l’aube et je suis seule, la technicienne de surface m’ayant lâchement abandonnée pour se réfugier à la cave, une fois que les coups répétés ont commencé.  Et l’individu insiste, secouant la porte à qui mieux mieux, dans l’espoir vain de la voir céder… ce qui serait, somme toute, assez amusant.  Non ?  Non.

Je prends donc mon courage à deux pieds, j’ouvre la porte, et découvre… une petite dame toute menue toute frêle, à l’air courroucé de la puce face à un Sphynx.  L’air de rien, elle me remet un courrier.  Un simple courrier !  Un bête courrier.  Puis elle s’en va, toujours l’air de rien.  Tout ça pour ça…

Je vous le dis, ma bonne Dame, la clientèle n’est plus ce qu’elle était.

pat hibulaire.jpg

 

10
fév

Pourquoi les drames se cumulent-ils toujours ?

Mardi midi.  Au bureau.  Je viens de déguster un succulent plat de pâtes aux scampis et asperges, agrémenté d’une sauce au Philadelphia poivre et poivron (ou tomate, je sais plus). 

Delicious.

Une heure plus tard, mon état l’est moins, delicious.  Le drame incommensurable.

Comment vous dire… j’ai comme une sorte de gastro-entérite fulgurante, mais sans la gastro, si vous voyez ce que je veux dire.

Pourtant, j’ai mangé le même plat la veille, sans aucun souci.  Un scampi aurait-il décidé de me pourrir la vie et les entrailles, le vilain pas beau.

Bref, me voilà en train de faire des allers et retours entre mon bureau et « les commodités » (waw que ça fait débile, de ne pas utiliser mes mots classiques comme WC, toilettes, djocks). 

Et je fais des allers et retours.

Et j’en fais encore.

Et encore.

Puis ça passe.

Puis ça revient.

ça s'en va et ça revient... et ça me rappelle un air célèbre.

Jusqu’à ce que je réalise que, sur ce coup-là, il est temps que j’aille chercher un petit stock de rouleaux de papier WC, passque j’ai épuisé la réserve.

Je me rends donc à la cave, où ils se trouvent.

Nada.

J’interroge mes collègues de l’autre section (oui, ça en jette grave, je sais, nous avons trois toilettes au bureau + une pour les clients, le super luxe de la mort qui tue, normalement c’est une pour les femmes, une pour les hommes, une pour les clients et une pour les… extra-terrestres j’imagine, mais comme elles sont à des niveaux différents, n’en déplaise à l’inspection du travail, elles sont devenues mixtes).

Et là, le drame incommensurable. Le second drame.  Plus rien en stock.  A peine un chtit rouleau qui traîne.

My god, je vais mourir, là, immédiatement.  L’angoisse me tenaille les tripes, ce qui n’arrange rien à mon état, pour sûr.

Je m’accroche à ce dernier rouleau comme un naufragé à sa bouée, j’ingurgite des Immodium à qui mieux mieux et je fais de savantes prières au Dieu des chieurs pour qu’il m’aide à guérir rapidement…

Le Dieu des chieurs, savoir Immodium, m’entend, et me sauve… enfin me constipe pour les heures à venir…

Si y’a un pruneau volontaire qui passe par ici, qu’il se manifeste, j’en ai bien besoin en ce moment.

wc.png

07:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs bosse... parfois | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |