11
oct

C'est ty pas la plus belle chose au monde ?

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(photo made by Mostek)

08:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
oct

Le brame du cerf au fond des bois…

Y’a comme ça dans la vie des choses que j’ai toujours rêvé de faire.

Rien d’extraordinaire, pas de vol spatial, pas de plongée dans les coraux, pas de nage avec les requins, même si ça me tente bien aussi, hormis le vol spatial, vous êtes fous ou quoi ?

J’avais ainsi toujours rêvé de sauver des crapauds, je l’ai fait au printemps dernier.

J’ai également toujours rêvé d’écouter les cerfs bramer.  Et c’est maintenant chose faite.  Merci la vie.

Etant donné que le brame du cerf, ben c’est pas public pour un sou, c’est même interdit à ceusses qui n’y connaissent rien en cerf, nous nous inscrivons à l’activité « brame » de Han-sur-Lesse.  Plus précisément à l’activité « brame + buffet », tant qu’à faire.

Le rendez-vous est fixé à 18h30, nous quitterons donc Namur à 17h30, histoire d’être bien en avance.

17h30.  Direction la tuture pour le grand départ.

17h35.  Nous réalisons qu’un énorme camion, enfin une remorque, enfin un camion sur lequel on met des trucs quoi, bloque la seule issue.

17h36.  Drame incommensurable, comment partir ?

17h37.  Le chauffeur du camion/remorque nous informe qu’il est là pour charger un truc, qu’il le fait illico.

17h40.  Il installe son camion au bon endroit.

17h42.  Il sort de son camion.

17h44.  Il ouvre la grille d’accès et part à la recherche du « truc » à charger.

Et nous, on attend.  Calmement.  Mouahahah, non, pas calmement.  Mappy a dit 37 minutes pour Han-sur-Lesse, faut donc partir au plus tard à 17h53.  C’est mal barré.

17h45.  Un passant nous informe du fait qu’un pneu de notre voiture est dégonflé. 

17h50.  Toujours pas de trace de notre chauffeur.  De la fumée commence à sortir de mes naseaux.

17h53.  Le voilàààààààààààààààà, alléluiaaaaaaaaaaaaaaa.  Perché sur son Bobcat, il l’oriente tant bien que mal vers son camion, plutôt mal que bien d’ailleurs, ce truc étant vachement difficile à diriger.

17h55.  Il parvient à monter le Bobcat sur le camion, comme un miracle.

17h58.  Nous fait un petit signe signifiant « désolé » et s’en va.

17h59.  Nous traçons vers la nationale.

18h04.  Opération regonflage de pneu.

18h07.  Enfin sur l’autoroute, vite vite vite, on sera en retard, le petit train attendra-t-il ?

18h10.  Bouchon sur la bande opposée, les pauvres. 

18h12.  Bouchon sur notre bande, pauvres de nous.

18h15.  C’est foutu, on est plus qu’en retard là.

18h20.  Le bouchon se dilue comme neige au soleil, on retrace la route.

18h39.  Arrivée à Han-sur-Lesse, mais où est ce fichu point de départ ?

18h43.  On tourne en rond dans le quartier, on ne trouve pas, sacrebleu.

18h45.  Enfin trouvé, et le petit train est là-bas, à l’horizon, pitiééééééééééééé, attendez-nous.

18h47.  Ils nous ont attendus.  Victoire.  Miracle.  Merci la vie.

18h50.  Grand départ.

18h54.  On s’arrête pour attendre d’autres retardataires qui nous rejoignent, conduits en tuture.  Si c’est pas inadmissible ces gens toujours en retard.

18h57.  Et c’est parti mon kiki.

Les paysages sont superbes, car légèrement embrumés, trooop boooooooo. 

Tout de go, nous découvrons un cerf entouré de son harem.  Il brame pas le bougre, il les a toutes à ses pieds, nul besoin de se fatiguer.

Sur la route, nous croisons plein de bestioles passionnantes : des marcassins et leurs parents, des chèvres, des lynx, des chats sauvages, des chevaux, des genres de mammouth de l’an 2010 et surtout des rennes. Keskils sont craquants les rennes, quand ils suivent le petit train en galopant.  Ça y est, je me crois au Pôle Nord, manque plus que Papa Noël et la neige, car niveau température, ça caille comme là-bas, dans le big grand Nord.

Ensuite, enfin, un cerf.  Tout seul dans sa clairière.  Qui brame.  Il brame doucement, passque la météo n’est pas propice, paraît que la pluie, ça fait tomber les hormones de tous les cerfs du coin au sol, et que du coup ben les cerfs, ils sentent pas les hormones de leurs rivaux donc ils se la coulent douce sur leur bout de gazon, et ils brament pas fort.  Tant pis, il brame un peu, c’est l’essentiel.

Et quand un cerf brame, ben c’est étrange.  Passque le brame, finalement, c’est comme un meuglement de vache enrouée, ni plus ni moins.  Avec puissance, le meuglement de vache enrouée, mais je vous jure, ça fait comme une vache.  Et je m’y connais en vaches qui font meuh-meuh depuis qu’elles m’ont réveillée un dimanche matin à la mer du Nord (mais je vous ai pas encore conté mes dernières escapades-vacances, c’est vrai).

Nous écoutons donc notre cerf qui se prend pour une vache.  Enfin nous tentons, passque l’animateur, il faut que parler et ça me saooooooooooooooule (note pour les animateurs de brame du cerf : quand le cerf brame, ben fermez-la, merci).  C’est beau.  C’est étrange.  C’est dingue.  J’aime vraiment la nature, moi.

Nous poursuivons notre route en petit train, découvrant différents cerfs qui brament, brament et brament encore.  Puis nous aboutissons près des ours, et ça c’est dur.  Des spots sont braqués sur eux, et ils tournent en rond comme des lions en cage. Pas heureux, les ours.  C’est pas une vie pour un ours ça, être campé dans un si petit espace.  Devraient les laisser en liberté comme les cerfs… ah bon, c’est dangereux de laisser nounours en liberté ?

Il commence à faire vraiment froid, et la fin de la balade est la bienvenue.  Nous nous réfugions ensuite dans la cafeteria, glaciale elle aussi, de Han-sur-Lesse, et nous nous ruons sur le buffet, au sein duquel les pâtés très automnaux retiennent mon attention, de même que les scampis, le jambon, les carottes, les javanais, les misérables et les mousses au chocolat, et puis le vin rouge qui tache.

Ensuite, retour au bercail pour un gros dodo, de jolies images plein les yeux.

Septante-deux heures plus tard, sur le coup de quasi minuit, l’heure du crime, je sens poindre un léger frémissement dans mon gosier, frémissement qui se transforme ensuite en picotement, puis en grattement, et enfin en lacérations de couteaux suisses… 

Voilà, j’ai la crève.

Après le brame du cerf au fond des bois, c’est parti pour le brame d’Anaïs au fond de son lit…

PS : paraît que le brame du cerf serait aphrodisiaque pour les humains, mais ne voyez aucun lien de cause à effet entre cette rumeur et le fait que je passe mes journées au lit depuis lors…

Quelques photos :

 Les deux rennes pas farouches pour un sou

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Ben non cette photo de sangliers n'est pas râtée... c'est de l'aaaaart en mouvement

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Et un chtit arc-en-ciel, un

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Le cerf et son harem

 

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Paysage embrumé

 

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Et trois belles photos, qu'Olivier m'a envoyées exprès pour mettre ici, qu'il en soit remercié sur quinze générations.  ça c'est de la belle photo, de la photo de pro, rien à voir avec mes photos à moi.  J'aime.

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24
sep

L'enquête...

Suite à notre virée « photos-cygnes » hyper agréable mais un peu foireuse because confusionation intense entre tous les bébés cygnes devenus grands, nous décidons, Mostek et moi, de faire une big méga enquête de la mort qui tue, en ce jeudi après-midi. 

Le rendez-vous est fixé à 5 PM, pour un départ en bord de Meuse, munie de nos appareils photos et de nos notes quant aux bagues d’identification des cygnes namurois. 

Mostek arrive chez moi, en nage. Paraît qu’il fait torride, encore.  Je n’ai pas remarqué, vu que j’ai siesté comme un chat de 25 ans, mi-ombre, mi-soleil, mi-en bikini, mi-sous ma grosse couette douillette. 

Je lui fais confiance et m’habille léger. 

Le ciel est encore dégagé. 

Pour notre aventure, nous emportons de quoi boire et des éclairs au chocolat, vu que c’est tea time, ou presque. 

Une fois en bord de Meuse, nous repérons de suite la famille cygne « port de plaisance » au complet : papa, maman, bébé beige devenu grand et quasi blanc, bébé gris devenu grand et toujours gris.  Pas de trace de la famille à enfant unique, j’ai nommé la famille « pont des Ardennes », celle que nous recherchons puisque le but de notre enquête est de retrouver Jadex, le petiot de la photo du Jardin Extraordinaire.  Tant pis, nous nous contenterons de la famille « port de plaisance » Ils sont sur l’autre rive, damned.  Il nous faut de la salade, damned. 

Aussitôt pensé, nous nous ruons vers le primeur du coin pour y dégotter deux salades bien fraîches pour attirer nos chéris. 

En chemin, nous réalisons combien nous avons faim faim faim.  Faim faim faim est le Seigneur, comme je chante parfois… Et moi j’ai envie d’une fricandelle.  Avec de la mayonnaise.  Gras sur gras. Passque, c’est bien connu, moins par moins donne plus.  Donc du gras sur du gras neutralise le gras, non ? 

Après les salades, donc, petit détour par la friterie, fricandelles et sauces au programme.  Ainsi qu’une boisson qui pique pour bibi.  Il est déjà 5 :30 PM, du coup. 

C’est en sortant de la friterie que nous réalisons l’ampleur de la catastrophe : il pleut.  Et voilà, la météo ne s’était pas trompée, pour une fois.  La pluie annoncée par l’Ouest, ben la voilà.  Pile au moment de notre petit pique-nique en bord de Meuse, si c’est pas malheureux. 

Qu’importe, ce n’est pas une goutte de pluie qui va nous effrayer, non mais. 

Une goutte, non… mais des trombes d’eau, peut-être un peu… 

Arrivées au port, nous repérons nos cygnes, qui ont sans doute, mus par un instinct incroyable, repéré les salades, car ils arrivent ventre à terre… ou plutôt panse à eau, c’est plus adéquat cygnement parlant. 

Mais moi j’ai faim, alors mon estomac avant le leur. 

Nous envisageons un instant de nous protéger du déluge en squattant une des namourettes, mais j’ai peur des représailles, bien que le panneau explicatif n’indique pas la moindre interdiction d’y monter.  Malgré tout, nous nous installons sur un muret en bord de Meuse, lovée l’une contre l’autre sous notre seul parapluie, et dévorons nos fricandelles grasses surmontées de sauces tout aussi grasses.  Un régal. 

Ensuite, étant donné que la colonie entière d’oies (du Nil, bernache, blanches… toutes quoi), de colvert et autres poules d’eau s’est donné rendez-vous près de nous, sans oublier la famille cygnes qui a rappliqué, nous décidons de nourrir enfin nos bestiaux. 

Sont affamés, les cygnes.  Se ruent sur notre salade sans la moindre crainte.  Tous les quatre.  Les deux adultes.  Les deux bébés plus si bébés que ça.  Zont quasi la taille des parents.  Si ce n’était la couleur du plumage et du bec, ils pourraient passer pour des adultes.  D’ailleurs, les parents les traitent comme des adultes : plus question de leur céder la place face à une feuille de salade, que nenni.  Alors c’est à qui la chopera le premier.  A qui grognera le plus fort pour effrayer « l’adversaire ».  Et les petits devenus grands, étonnamment, continuent à gazouiller comme les cygneaux qu’ils étaient il y a quelques mois encore.  Un gazouillis à mourir de rire lorsqu’il s’échappe d’une si grande bestiole, désormais.  Entre gazouillis et grognements, notre famille cygnes, ben on l’adooooore. 

Ce qu’on adore moins, par contre, c’est cette pluie qui nous trempe.  Vu la torpeur au moment du départ, et sur les conseils de Mostek, j’ai pas emporté de manteau, moi.  Et puis ma chemise est toute mouillée.  Et puis j’ai froid.  Et puis ça continue à pleuvoir. 

Alors, bravant tous les dangers, les brigades de surveillance et le GIGN, nous nous réfugions enfin sur la Namourette pour y dévorer notre dessert, pour rappel, un éclair au chocolat.  Au sec.  Que du bonheur que cet éclair au chocolat dévoré au sec, sur la Namourette, en observant ce qui nous entoure : la famille cygne qui nous a suivies et rode autour de l’embarcation, la citadelle qui nous salue, le pont de Jambes qui fait trempette, les deux autres Namourettes, vides, elles, quelques araignées qui se préparent pour le souper, les gouttes de pluie qui rendent notre Namourette encore plus jolie…  Bonheur bonheur.  Bonheur bonheur.  Jusqu’à ce que Mostek s’offre une jolie gamelle dans la Namourette, oubliant une marche, captivée qu’elle est par les photos qu’elle prend.  Jusqu’à ce que je manque de mourir étouffée par un fou-rire lors d’une séance photos mémorable « singing in the rain ».  J’avais plus autant ri depuis bien longtemps ma bonne Dame. 

Ensuite, comme la pluie menace toujours, nous rentrons chez nous.  La longue balade en bord de Meuse à la recherche de Jadex, ça sera pour plus tard.  Pas trop, car j’ai lu sur le net (sur un site passionnant qui m’a aussi appris que les cygnes sont souvent devenus sédentaires) qu’une fois l’hiver passé, les cygnes nés dans l’année sont chassés par leurs parents et devront se trouver leur territoire à eux.  Ce sera alors pour nous le moment des adieux à Jadex, à bébé beige et bébé gris.  Ce sera aussi le moment des nouvelles naissances printanières… 

Merci la vie.

Mostek nourrit la petite famille.  Remarquez le bec du petit beige, encore bien clair par rapport à celui de papa.

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 Moi en train de nourrir les deux petits, zavez vu ma new bague ?

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 La famille entière est au RV. Y'a même de la salade qui traine sur bébé gris.

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 Mon chouchou d'amour vu de la Namourette... et sous la pluie.

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Et un petit éclair dans le ciel... et un petit éclair dans l'estomac.

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L'heure des adieux, le déluge est là...

 

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 Choli non ?

 

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23
sep

Alerte alerte enquête enquête

Après enquête, il s'avère que, malheureusement, l'ado cygne présenté ci-dessous ne serait pas le bébé de la photo primée au Jardin Extraordinaire.

En effet, le couple de parents nichant au pont des Ardennes, ayant eu un petit, est bagué comme suit : papa A78 maman C63.

Le couple nichant au port de plaisance, ayant eu deux petits, est bagué comme suit : papa A36 maman C58

Vous en fichez comme de votre première culotte ?  Ah bon. Vous me décevez.

La photo du billet qui précède est donc celle de l'un des petits du couple du port de plaisance et non du couple du Pont des Ardennes.  Nous ignorons où se trouve l'autre petit.

Il ne s'agit donc pas du bébé cygne de la photo du Jardin Extraordinaire. 

Nous avons pris des photos d'un autre bébé hier, bagué H56, impossible de voir les bagues des parents, mais l'enquête se poursuivra ce jour. Je vous le présente d'ores et déjà, il est encore tout gris tout beau.  Nous espérons découvrir les bagues des parents pour confirmer nos doutes.

Si vous détenez une quelconque information pouvant nous aider à retrouver le bébé de la photo du Jardin Extraordinaire, soit l'enfant unique du couple du Pont des Ardennes, merci de contacter le poste de police ou de gendarmerie le plus proche ou de laisser un commentaire sur ce blog.

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09:57 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
sep

Bébé cygne deviendra grand

On l'avait mitraillé, avec Mostek, peu après sa naissance...

On vous l'a retrouvé... bébé cygne est devenu grand.

Son surnom : jadex (pour Jardin Extraordinaire).  Le voici, le voilà, petiot puis adolescent un peu flou because la nuit tombe vite en ce début d'automne.

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08:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |