3
oct

J'ai testé shooting de star

Y'a quelques semaines, j'ai été invitée par Skynet à me la jouer star.  Of course, j’ai accepté, because je suis une star.  Nan, je rigole, j’ai accepté car je me suis dit « voilà l’occasion de savoir si un photographe de talent peut faire du beau avec du moche ».  Car c’est bien de photos dont il s’agit : Skynet proposait à plusieurs blogueuses un shooting de star avec un pro.

Une fois le rendez-vous pris, grosse angoisse de la mort qui tue la vie : j’ai rien à me mettre.

Passque pour un shooting de star, faut être naturelle, mais pas débraillée, classe sans faire déguisée.  Et ça, moi, je sais pas faire.  En plus, je veux pas qu’on voie mes bras sur les photos, sont moches mes bras.  Donc je mettrai des manches.

C’est en mai, il fera frisquet, les manches seront bienvenues.

J’aime pas le dérèglement climatique.

Le jour J, il fait 30 degrés à l’ombre, et je suis habillée d’un sous-pull noir à manches longues.  J’ai chaud.

Heureusement, le dieu du blog est avec moi : les grosses auréoles de transpiration, sur du noir, ça se voit pas.

Nous voilà donc parties vers la capitale, en train, par une chaleur digne d’un mois d’août (en août, il fera dix degrés, va comprendre).  Trajet en train suivi d’une longue marche jusqu’à l’avenue Louise, White Hotel.  Souvenirs souvenirs, l’avenue Louise, là où, du temps oùsque j’y bossais, j’engloutissais une Haagen Dasz chaque vendredi.  A l’époque, les calories glissaient sur moi comme l’eau sur un poisson rouge.  De nos jours, elles s’accrochent à moi comme une puce à son chien, c’est triste le troisième âge.

Et je retrouve Julie, qui me présente ceux qui vont faire de moi une star : le photographe et la maquilleuse.

Zauriez pas un petit verre d’eau des fois ?

Le maquillage commence.  Et mon ego se paie une déprime accélérée : « Ouh comme votre peau est sèche / grasse / mixte » (j’ai oublié, c’est dramatique, je pense que ma peau a l’air grasse mais qu’elle est sèche, va comprendre).  « Faudrait me faire un petit peeling de temps en temps hein » (pour enlever toute cette merde de votre visage) « on voit que vous avez pas l’habitude du maquillage »  (pourtant ça vous ferait pas de mal), et la conclusion « vous allez vous coiffer avant les photos non ? » (euh, je SUIS coiffée).

Bon, ça, c’est fait.

Direction le shooting.

Gianni Candido, le photographe de la star du moment que je suis, me précise de suite que ça va être une séance photos « conceptuelle ».  Euh, vous pouvez traduire pour une blogueuse vieille et pas au top de la conceptualisation des choses ?

Bon, on a dit conceptuel alors…

Fort heureusement, Gianni a l’avantage suprême, outre sa belle gueule d’amour, de mettre à l’aise, et ça aide vachement.  Après des clichés sur lesquels je suis aussi tendue qu’un string trop petit, la bonne ambiance s’installe, grâce à quelques délires « élantesques » (dingue comme le fait de singer un élan – ah ah, drôle comme expression – avec des bougeoirs peut dérider une Anaïs), quelques photos tout aussi élantesques (merci au directeur de l’hôtel d’avoir prévu un élan, c’était que du bonheur), je commence à aimer ça.

Même que quand Gianni me dit « bon, soyons conceptuel, pour illustrer le célibat, prends l’air triste et songeur », je me prends un fameux fou-rire.  De toute façon, quand je prends l’air triste et songeur, j’ai l’air de tirer la gueule d’une célibattante en manque d’orgasme, alors on va éviter.

Une heure plus tard, c’est emballé et pesé, dans la boiboite, faudra attendre pour le résultat.

On voit passer des boîtes de Champagne.  On peut goûter ?  Non.  Dommage, fait très très soif, ça aurait fait encore plus star, une petite coupe de champ’, non ?

Merci merci, au revoir au revoir, encore merci merci, et nous terminons par une petite bouffe dans la chaleur (j’ai troqué mon sous-pull pour une tunique sans manche, avec bras visibles, pas grave, plus de photographe à l’horizon), suivie d’une séance shopping dans le quartier exotique de la capitale, babouche, semoule et fruits secs en bonus.

Retour à la capitale de la Wallonie, ensuite, exténuée, mais ravie.

Quelques jours plus tard, je reçois des dizaines de photos, dont j’extrais quatre jolis clichés.  Jolis au naturel, mais superbes une fois retouchés par l’artiste, qui bénéficie désormais de ma gratitude éternelle, car il a réussi son pari : faire du beau avec du moche (nan, je dis pas que je suis belle, je dis qu’il a réussi à transformer ma tronche de thon en quelque chose d’artistiquement joli).

Si vous êtes mes zamis sur FB, vous avez déjà découvert ces bouts de clichés.  Si non, y’a une chtite interview de moi sur Skynet ce jour, avec une photo en entier, en couleurs et tout et tout à découvrir.  Prière de ne pas rire…

Merci à toute l’équipe pour cette super expérience, et merci aux deux élans qui y ont participé, celui en carton qui squatte toujours à l’hôtel, et celui en chair et en os qui m’a déridée durant la séance, il (enfin elle) se reconnaîtra.

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08:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
sep

L'avant après de mon living cosy

En janvier, après ma "cuisine par temps de grippe", j'ai juré de ne plus faire de travaux.

Alors, j'ai fait des travaux en avril.

J'ai fait des travaux en août.

J'ai fait des travaux en septembre.

Et je ferai des travaux en octobre.

Qui a dit que les femmes étaient synonymes de contradictions ?

Là, je sors de l'épreuve "living" et de l'épreuve "placards", qui devaient se suivre, mais se sont chevauchées, yéhé, que du bonheur de ne plus être chez soi nulle part.  Mais le résultat vaut le coup.  Pour mes cholis placards à la Carrie Bradshaw, faudra attendre que ça soit tout rangé, mais je vous montre déjà le living...

Pas beaucoup de photos avant, mais en voici une durant ce week-end que j'ai passé à tout enlever, tout tout tout.  Là, j'avais commencé, et je faisais des tests pour réaménager le coin TV, que j'ai finalement centrée, ça donne super bien de chez super bien, ça élargit la pièce, alors qu'avant, avec la TV à gauche et les deux clubs ensuite, ça faisait un chouia étriqué.  Vue sur le vieux vinyl imitation "chaispaskwa" :

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Autre vue, une fois le sol posé :

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Et voilà le résultat final avec le nouveau sol :

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Et ce jour, à mon retour du boulot, un chouette cadeau :

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Durant la remise en peinture, qui m'a fait réaliser combien le blanc vire au pas blanc avec le temps, argh :

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Et en bonus, ce que j'attendais depuis dix ans : découvrir ce qui se cachait sous cette bosse du living : une mygale momifiée ?  Un mini lingot d'or ?  Un nid de bestioles étranges ?  Juste un petit bout de bois...

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17
aoû

Un visiteur typiquement namurois

J'adore les voir déambuler, presqu'autant que j'adore les manger...

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12:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : escargot, namur |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
aoû

J’ai testé « lutte contre les forces de la nature »

Hier, j’ai testé « lutte contre les forces de la nature », et j’ai perdu la bataille.

J’étais avachie sur mon transat, profitant de la visite improptue et tellement attendue du soleil, à lire Maxime Chattam, In tenebris.  Pour l’anecdote tiens, et passque j’adore passer du poulet au mulet (ça rime mieux que du coq à l’âne, non ?), ça me rappelle un groupe de discussion lecture où j’étais inscrite y’a quelques années et où je m’étais exprimée « ça doit être dingue de vivre avec un auteur de thrillers genre Maxime Chattam, ça doit faire peur de savoir tout ce qu’il a dans le cerveau », à quoi un autre membre m’avait répondu « ah ben, en fait, c’est mon ex ».  Toujours la reine des gaffes moi.

Bon, revenons à nos agneaux, à ma lecture au soleil.  Je lisais donc, lorsque, aaaaaaaaaaargh, je repère une énorme toile d’araignée entre deux branches.  Pas grave, je laisse faire la nature, du moins à l’extérieur.  Sauf que dans cette toile, une petite boule d’un brun orangé.  Je m’approche, sachant qu’il est inutile de lutter contre ma myopie.  Et je réalise l’ampleur du désastre : cette petite boule brun orangé est en fait une coccinelle.

Et là, mon sang ne fait que deux tours : je ne peux laisser mourir une bébête à bon dieu.  Alors, je récupère la petiote, l’arrachant à la toile qui la tue à petit feu, au grand dam de miss araignée, qui attendait à deux pas de là et qui s’enfuit aussi vite que ses huit pattes le lui permettent.

Une fois la coccinelle en sécurité dans la paume de ma main, j’ai la confirmation qu’elle est vivante.  Je lui propose donc de continuer sa vie.  Sauf qu’elle ne peut bouger, elle est entourée de toiles.  Alors, délicatement, tout en douceur, je la débale.  Et ce n’est pas un euphémisme, elle est comme dans un cocon de toile d’araignée, au point que ses deux pattes inférieures ne peuvent plus bouger.  Je parviens à totalement la libérer et la joie me remplit le cœur lorsqu’elle se met à se balader sur ma main.  Elle tente même une envolée, mais n’y parvient pas.  Je soupçonne que ses étrilles soient encore un tantinet collées, bigre.  Une coccinelle qui ne vole plus, ça ne va pas.

Je décide alors de la laisser se reposer, et l’installe sur mon appui de fenêtre, histoire de surveiller sa convalescence.

(pour l’anecdote bis, j’écoute en boucle la comédie musicale Roméo et Juliette.  Paroles du moment : « elle est tombée sur la villecomme une araignée tissant son fil ».  Tchu, de circonstances.)

Elle s’installe paisiblement.

Deux heures plus tard, je la retrouve sur le dos.  Morte. 

RIP, petite coccinelle.  Je t’offre un joli enterrement mauve.

Bref, pour résumer, clore le débat rapidement et conclure enfin : la coccinelle est décédée, et l’araignée a été privée de souper. 

Morale de l’histoire : Anaïs, ne te mêle plus jamais du fonctionnement de la nature.

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10
aoû

Le bonheur du jour

Acheté cette année et déjà une fleur, c'est une première, d'habitude je dois attendre minimum une saison.  Que du bonheur, jaune en plus, une grande première.  Un peu de soleil dans mon ciel morose.

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