14
fév

la première soirée de St-Jelediraipoint virtuelle entre filles est lancée, tadaaam

Rendez-vous sur Facebook, on est à l'apéro...

Et les pâtes cuisent.

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12
fév

La soupe aux courgettes de Mostek

L’autre jour, j’ai annoncé à Mostek que je voulais faire une soupe.  Je lui ai demandé une recette simplissime.  J’ai reçu pour mon anniversaire un livre de soupes des Paresseuses ainsi qu’un petit thermos assortie, puis des codes-barres de ma voisine (j’avais lancé un appel ici pour elle, et finalement elle m’a offert un stock, le monde à l’envers quoi, adorable voisine) pour obtenir un mixsoupe.

Bref mon destin me dit depuis décembre « fais de la soupe ».

Et comme c’est l’occasion qui fait le larron, ce dimanche, j’avais l’occasion de tenter une soupe.

Me fiant à 100 % aux qualités culinaires de Mostek, elle m’a donné sa recette.

Et j’ai donc annoncé sur Facebook que je me la jouais « Comme un chef » en ce dimanche : ma première soupe.  Un événement, fais un vœu Anaïs.

Si vous n’êtes pas mes amis sur Facebook (comment ça, et pourquoi vous n’êtes pas mes amis sur Facebook ?  vous ignorez ce que vous manquez, allez zou, venez vite), vous n’aurez pas lu la centaine de commentaires sur ce sujet phénoménal qui tient le monde entier en haleine : ma première soupe.  Et vous n’aurez pas lu non plus que quelqu’un, dont je préserverai l’anonymat, a mis en doute la véracité de ma soupe.

Voici donc la photo qui prouve que j’ai bien fait ma soupe.

Enfin la soupe de Mostek.

Recette : plonger 2 petites courgettes et un oignons, épluchés et coupés, dans ½ litre d’eau, faites cuire jusqu’à ce que les légumes soient… cuits (précision de Mostek pour la blonde que je suis cuits = se désagrègent dans l’eau).  Ajoutez du bouillon cube de poule (moi j’ai mis fines herbes car j’avais que ça).  Mixez le tout.

Si l’envie vous titille, ajoutez du mascarpone.

Voilà voilà, alors, Facebookeuse anonyme, je peux l’avoir ma médaille ?

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3
fév

Le poulet au Whisky

Alors les petits zamis, mangé des crêpes hier ?

Moi pas, alors que j'avais prévu des crêpes avec mon fameux cidre... mais nous avions le repas de nouvel an au bureau, succulemment composé de noix de Saint-Jacques rôties, d'un poisson dont j'ai oublié le nom (ça ne s'invente pas, de faire appeler Dori et oublier le nom du poisson ingurgité) accompagné d'un petit risoto, et d'un moëlleux au chocolat et sa glace vanille totalement divin.  Bien mangé, bien ri, bien chanté et bien parlé de mes problèmes de poisson rouge avec boss chéri.

Et au retour, pas faim, donc pas de crêpes.  Et pas de cidre.

Et vous ?

Pour rester dans l'alimentaire, je viens de recevoir d'une collègue aussi matinale que moi cette petite recette bien sympa.  Je la connaissais, mais je l'aime toujours autant, alors je partage, comme on me l'a appris au catéchisme.

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"Acheter un poulet d'environ 1,200 kg et une bouteille de whisky.

Prévoir du sel, du poivre, de l'huile d'olive et de la farce de poulet.

Vérifier que vous avez un tube de mayonnaise, on ne sait jamais.

Farcir le poulet, le saler, le poivrer et ajouter un filet dhuile d'olive.

Préchauffer le four à température moyenne (220C ou thermostat 5) pendant 10 minutes.

Se verser un verre de whisky et le boire.

Mettre le poulet au four dans un plat de cuisson approprié.

Se verser un verre de whisky et le boire.

Renouveler cette dernière opration.

Après un quart beurre, fourrer l'ouvrir pour surbeiller la buisson du coulet.

Brendre la vouteille de biscuit et s'envoynet une bonne rasade.

Après un tard un far t'heure... abrès un moment quoi, dituber jusqu'au bour.

Oufrir la borte, reburner, revourner... mettre le noulet dans l'aurte sens.

S'asseoir sur une butain de chaise et se reverdir 2 ou 3 verres de ouisti.

Buire, tuire, cuire le loulet bandant une deni-heure. E

t hop ! 3 berres de blus.

Se reberser une bonne voule de poulet... non de visky.

Rabasser le loulet (qu'est tombu bar terre), l'ettuyer et le voutre sur un blat.

Se béter la fihure à cause du gras sur le barrelage de la buisine.

Ne pas essayer de se reveler.

Déciver qu'on est bien par derre et binir la mouteille de misky.

Blus tard, ramber jusqu'au lit, dorbir ze qui reste de la muit.

Le lendemain matin, prendre un Alka Seltzer, manger le poulet froid avec de la mayonnaise en tube et nettoyer le bordel que vous avez mis dans la cuisine.

La semaine prochaine : la dinde au ricard !"

Et si cela vous a donné envie de poulet au whisky, voici une recette, une vraie de vraie :

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28
jan

Je me trouve grosse, mais je ne me révulse pas encore

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Je me trouve grosse.  D’après mon IMC, je ne le suis pas, enfin pas trop.  J’ai un IMC de 21,61.  Normal, d’après les standards.  Mais je suis mal proportionnée, j’ai un physique de poule, même si ça fait rire Mostek quand je le lui dis.  Je vous le jure, j’ai un physique de poule : un gros corps sur des pattes maigrelettes.  Si j’étais croyante, je dirais que Dieu m’a faite ainsi (à son image warf warf) et que je m’accepte comme telle.  Mais bon, chuis pas trop croyante.  Je suis une poule.  C’est dramatique mais c’est ainsi. 

Le malheur, c’est que c’est la vie (et tout ce qui surgit d’elle : les mecs, la mode, les magazines, les médecins, la famille…) qui nous file des complexes.

A 14 ans, je me croyais jolie.  Dingue mais vrai, je l’ai même écrit dans mon journal intime de l’époque.  Puis j’ai commencé à sortir en boîte avec mes copines de classe, et j’ai compris que je ne l’étais pas, jolie. Les mecs draguaient mes copines, pas moi.  Les mecs offraient des verres à mes copines, pas à moi.  Les mecs embrassaient mes copines, pas moi.  Les mecs baisaient mes copines, pas moi.

J’ai donc compris que j’étais un thon.  Merci les mecs.

A 14 ans, je me croyais normale.  Normale au sens où l’entend toute balance.  D’un poids normal quoi.  Jusqu’à ce que les médecins ne cessent de me répéter « faut grossir », « faut manger », « faut vous épaissir un peu », « trop mince », « trop maigre ».  Pas anorexique non, ça n’existait pas à mon époque, juste peu d’appétit, n’aimant rien, mangeant peu, c’est ainsi.  Si on ne m’avait pas sans cesse répété que je devais grossir, je ne serais peut-être pas devenue une poule.

J’ai donc compris que j’étais un échalas. Merci les docs.

A l’heure actuelle, je suis un thon à morphologie de poule, avec des rides en pleine croissance et des nibards qui tirent la tronche.  Merci la vie (et accessoirement les lasagnes Farniente, les M&m’s, les chipito à la cacahuète et les manons de Léonidas).

Car oui, depuis lors, j’ai grossi.  J’ai pris du cul, tant mieux, c’était complexe de me trouver des fringues, avant.  J’ai pris des nibards, très embêtant puisque, de nos jours, même un taille 42 ne peut contenir qu’un bonnet A, va comprendre.  J’ai pris du bide, ça c’est mon enfer personnel et quotidien.  J’ai pris des rides, c’est mon enfer à venir, je suppose, dans une société où un homme qui vieillit gagne en charme, une femme qui vieillit se transforme en pomme plus trop comestible.  J’ai pris des années et grâce à ces années j’ai enfin compris que si ce n’est qu’en grandissant qu’on se ride, que nos loches flirtent avec le sol, et que la décrépitude nous guette, c’est pour que la sagesse des années qui passent nous aide à l’accepter.  A tenter de l’accepter.

La question que je me pose est : comment font les ados, de nos jours, pour ne pas tomber dans l’obsession de la balance, de la beauté, de l’apparence ?  Passque de mon temps, l’anorexie, c’était une bestiole d’un pays lointain ou une bactérie inconnue, de mon temps des fringues en 38, c’était un vrai 38, pas un 38 qui boudine celles qui font du 36, de mon temps les catalogues et les défilés montraient des femmes presque normales, pas des IMC de 16.

Malgré tout, je me trouve grosse, et quand je découvre un article parlant d’une jolie pub pour des fringues pour rondes (enfin pour grosses, car grosse n’est pas un mot interdit, que je sache, d’ailleurs, y’en a un peu marre de devoir dire « ronde » au lieu de « grosse », « black » au lieu de « noir », « non voyant » au lieu de « aveugle ») en des termes aussi durs que « cela me révulse », je m’interroge sur le pourquoi du comment d’une telle haine.  

On peut aimer les gros ou les minces, les bruns ou les blonds, les poilus ou les glabres, les yeux bleus ou les bruns, les chauves ou les chevelus, les goûts et les couleurs hein…  moi j’aime les grands bruns chauves pas rasés mais sans poil à yeux foncés… qui sait si je ne finirais pas mes jours (et mes nuits) avec un petit blond hyper poilu aux yeux bleus ?  J’aimais les minces… avec le temps je me sens de plus en plus attirée par le côté nounours des plus rondouillards… ce qui prouve que tout évolue, même les goûts et les couleurs.  Et les goûts et les couleurs des autres, je m’en moque comme de ma première tétine (et même, ma première tétine, si elle fait encore partie de ce monde, j’aimerais la retrouver), mais pourquoi ressentir le besoin d’exprimer un tel dégoût ?  Si proche de la haine… Quel intérêt ?  Quel but ?  Voilà ma seule question : pourquoi ?  Si vous avez la réponse, je la veux bien…

Et si vous vous demandez pourquoi j’ai écrit ceci, c’est simplement en réaction à cela (paru sur le site du Nouvel Obs).  Un article qui, somme toute, n’est pas si monstrueux que le buzz le laissait entendre, mais qui comporte quelques perles de l’ignominie anti-grosse.  Et puis moi, cette pub animée, avec cette « grosse » qui se dandine, ben j’aime.  Cette femme, je ne la trouve pas ridicule, je la trouve belle.  Elle a pas un physique de poule, elle.  Alors, on se fout de savoir si les hommes préfèrent les grosses ou les minces.  On s’en fout !   Y’a pas de « vraies » femmes, y’a que des femmes, grosses, minces, maigres, par choix, par métabolisme, par maladie, par envie, et y’a les hommes qui les aiment, pour leur image, mais aussi, et surtout, pour ce qu’elles ont dans les tripes, dans le cœur et dans le cerveau.

Na.

« Cette grosse qui remue me révulse : je ne supporte pas la pub Castaluna

En ces temps aseptisés, il convient d’aimer tout le monde et de respecter les différences. Mais là trop, c’est trop… de kilos. Je déteste la pub de Castaluna.

Si vous ne l’avez pas vue, vous ne connaissez pas votre bonheur. C’est un clip qui met en scène une femme trop grosse, pardon, bien en chair, ou mieux présentant une surcharge pondérale. Et elle danse.

A la limite, elle ne bougerait pas, ce serait encore tolérable. Mais non, elle remue. Et ses formes plus que plantureuses aussi. Bien que corsetées, contenues par tous les moyens textiles modernes, ses chairs flottent et le résultat me révulse.

Alors je comprends bien que durant des années, les femmes qui font plus que du 44 ont été rejetées, brimées, moquées, raillées, limite persécutées. Il était temps qu’elles prennent leur revanche, puisqu’elles sont de plus en plus nombreuses. La faute à une alimentation excessive, mais ça chut, il ne faut pas le dire trop fort.

Toutefois, de là à imposer sur les écrans une femme qui se donne pratiquement en ridicule, il y a une marge.

Certes, il est difficile pour une femme qui pèse plus de 100 kilos de se représenter comment serait, sur elle, une robe présentée par une femme de 40 kilos. Mais les « vraies » femmes, comme elles aiment se faire appeler, ne sont plus vraiment à plaindre.

En quelques années, les « rondes » ont réussi à faire passer dans le langage courant qu’une femme normale, mince donc, est une « anorexique ». Comme si faire attention à sa ligne était une maladie.

Autre affirmation véhiculée par les défenseurs des autoproclamées « vraies » femmes : elles plairaient davantage aux hommes que ces brindilles qui les narguent.

Chacun le répète pour faire plaisir, mais il est battu en brèche chaque jour. Voyez-vous Brad Pitt ou David Beckham au bras de « rondes » ? Non. Dès qu’un homme a le choix, il préfère être vu en compagnie d’une femme mince.

Alors, je le sais, c’est très méchant. Mais voilà je n’aime pas cette pub. »

En guise de conclusion, un extrait de la réponse de la fondatrice de cette ligne de vêtements, qui mérite réflexion : "Notre monde est capable de commercialiser des armes, des organes humains, et des enfants pour répondre à une demande. Mais des vêtements pour les rondes, non, quand même, c’est vraiment trop dégoûtant…."

28
jan

J’ai un problème…

Qui a dit « si tu pouvais n’en avoir qu’un », que je lui éclate la tronche à grands coups de … de chais pas quoi ?

J’ai un problème avec l’alcool.  

Je suis incapable de boire seule.  C’est génétique.  Ou anti-génétique.  C’est selon.

Vous allez me dire que c’est formidable de ne pas pouvoir boire seule.  

Je suis d’accord, c’est bien mieux que de boire seule, c’est clair.  Vu que statistiquement, je suis plus souvent seule qu’accompagnée, c’est mieux.  Tenez, ce week-end par exemple, les seules personnes à qui j’aurai parlé, outre le rat qui attend ma mort pour me dévorer, tel un berger allemand, c’est mon dentiste (qui m’a dit, entre « ouvrez, rincez, crachez, ouvrez plus grand, rincez, payez », « vous avez prévu quoi ce week-end ? toujours célibataire ? » - depuis qu’il m’a entendue à la radio, il se passionne pour ma carrière de célibataire-écrivain) et ma sœur qui m’a apporté du baume périmé de la mort qui tue pour gencives enflammées.  Ça fait peu.  Vous imaginez si, entre ces quelques moments de haute sociabilité je devais boire, ce serait dramatiquement dramatique.

Donc je ne bois qu’en société.  Entre amis.  Avec un mec.  En famille.

Jamais seule chez moi.  

Et mon problème, donc, c’est le cidre.

Chaque fois que je vais en France, genre en Normandie, en Baie-de-Somme, enfin par là-bas quoi, dans le haut à gauche, je bois du cidre, avec des moules bouchot.  C’est la tradition : cidre et moules bouchot (d’ailleurs, là, de suite, j’irais bien au Cap Gris Nez pour en dévorer, malgré mes dents d’octogénaire).

Et c’est tellement bon, tellement génial, ces moules et ce cidre, que je ne peux résister : j’achète du cidre.  Je rapporte du cidre en Gelbique.

Et je mets mon cidre dans mon frigo.

Puis je ne le bois jamais.  

Et, après quelques mois, je jette le cidre.

Là, par exemple, j’ai dans mon frigo un litre et demi de cidre rapporté en juillet dernier, de mon périple foireux en Baie-de-Somme (faudra que je vous raconte un jour cette expérience dénommé « j’ai testé la chambre de non-hôtes en Baie-de-Somme »).

Et, chaque fois que j’ouvre mon frigo, ce cidre me nargue.  Si, il me nargue.  Il veut être bu.  C’est fait pour ça non, du cidre, être bu ?  C’est le but ultime de son existence de pomme pressée, non ?

Mais rien à faire, je ne bois jamais seule.  J’ai bien tenté de le proposer à tout qui passait chez moi, alleye, une petite bolée de cidre ?  En vain.  Et puis, une fois en Gelbique, ben mon cidre, il a perdu tout son charme, ses embruns, ses relents de moules bouchot, alors il ne me tente plus, seul, perdu dans mon frigo.

Mais il me nargue.

Et moi, chaque fois, je me dis « demain, je le bois ».

Hier, j’ai même dit, dans un élan de bravoure « ce soir, je le bois ».

Mais je l’ai pas bu.

Promis, je prends rendez-vous chez un psy de toute urgence.

Et, promis, à la chandeleur, je fais des crêpes, et je le bois.  Qui veut venir pour une crêpe-cidre qui pétille plus très fort party chez moi ???

Alleye, une chtite photo de mon cidre et si vous êtes sages, je vous montre tout mon frigo de célibataire tout à l’heure, passionnant, captivant, thrillant…

Et puis une photo de Baie de Somme... vous comprendrez qu'entre là-bas, en chouette compagnie, avec des moules et des mouettes et mon frigo ici, toute seule, ben ce cidre ait perdu un tantinet de saveur, titchu.

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