13
aoû

Les boules à thé et moi, l'amour-haine

Depuis un petit temps, grâce à ma voisine adorée, j'ai découvert le plaisir du thé. Le vrai, en vrac, qui ne fait pas que sentir le thé (ou les fruits, car je suis plutôt tisanes) comme les marques de supermarché, mais qui goûte aussi le thé ou les fruits (alors que les sachets du supermarché gouttent l'eau chaude). Celui oùsqu'on n'a pas besoin de rajouter du sucre ou du miel.

C'est que du bonheur...

Du moins, ce ne serait que du bonheur, s'il n'y avait un petit minuscule microscopique souci : les boules à thé.

Et oui, passque pour faire du thé en vrac, faut une boule à thé.

Et les boules à thé et moi, c'est tout une histoire (mais pas une histoire d'amour, plutôt un film d'horreur), que je m'en vais vous conter.

J'ai quelque part dans mes tiroirs la boule à thé classique, en métal, à visser, avec une petite cordelette en métal. Je l'ai depuis des années, mais je vous avoue que j'ignore où elle est précisément.

J'ai également depuis des années une boule à thé métallique « treillis », qui s'ouvre à la manière d'une paire de ciseaux. Perdue quelque part, également.

Dommage car avec le recul, elles me semblent attrayantes...

Je les avais achetées en craquant pour du thé en vrac en vacances, genre à Londres ou sur un marché de Noël. Je succombe, dans l'ambiance, puis je n'en fais rien de ces thés, ni de ces boules.

En succombant récemment au plaisir des thés fruités, j'ai succombé à l'attrait des boules à thé en silicone.

Je m'en suis donc acheté une dans un magasin chicos de vaisselle à Namur, qui venait de déménager. Mais je ne l'ai pas trouvée pratique.

Ensuite, j'en ai acheté deux, vu leur prix riquiqui, dans un magasin discount. Une rose fuchsia, une vert pomme. Sauf qu'elles ont un souci, elles flottent, se renversent et sont à la limite de la bascule.

J'ai alors acheté une boule en plastique, à visser. Qui n'a eu de cesse de se dévisser dans l'eau. Et de répandre son contenu. Pas bon, les bouts de thé en bouche.

Décision fut ensuite prise d'investir dans de la bonne boule à thé, de la boule à thé de compet, de luxe, dans un de ces nouveaux magasins de cuisine qui ont la cote à Namur. J'ai opté pour une superbe boule mauve, avec support, breveté pour son côté flotteur. Tout ça pour la modique somme de ... non je n'ose pas le dire. Ah ben oui, pour flotter elle flottait, et verticalement cette fois. Jusqu'au jour où j'ai entendu un gros plop, et où la partie métallique s'est enfoncée tel le Titanic, tandis que la partie plastique a continué à flotter, tel l'iceberg. Occasionnel au début, ce problème est devenu quotidien en peu de semaines.

Dans l’intervalle, j'ai reçu une tasse combiné avec support à thé, en verre vert, de ma voisine, toujours elle, qui est hyper pratique pour boire le thé chez moi, dans une tasse. Mngybb (euh ça c'est Iguaï qui fait des siennes), mais, disais-je, au bureau, je fais mon thé dans un mug, pour le garder chaud des heures.

J'ai aussi acheté un autre support à thé, en métal, passqu'un ne me suffisait pas, des fois que je voudrais boire deux thé en même temps (mon côté hamster est incurable).

Enfin, désespérée, je suis revenue vers la boule classique, sphérique coupée en deux, se fermant par deux clapets, à accrocher à mon mug.

Ah non, j'oubliais les deux supports à thé achetés chez Ikéa l'autre jour, qui me semblent très pratiques pour le thé en tasse, car on peut boire tout en les laissant sur le bord de la tasse (les tisanes peuvent infuser sans souci).

Bref, j'espère qu'avec tout ça, je vais m'en sortir... un jour.

Question bonus : combien de « boules » à thé (toutes formes confondues) vivent chez moi ?

Question subsidiaire : combien de sous ai-je claqué dans tout ce matos ?

PS : pour info, mes thés viennent de la Magie du Thé à Namur, ils sont succulents, et l'accueil y est chaleureux comme une bonne tasse de thé jeunesse éternelle (bien qu'on m'ait confirmé que la nomination n'était pas garantie de résultat, dommage).

 

Petit échantillon (avec le toutnu, toujours curieux)

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3
mar

Recette de crêpes validée et approuvée par Iguaï

Il me restait trois de mes huit oeufs, j'ai donc fait des crêpes... enfin NOUS avons fait des crêpes...

œufs, farine, lait - checked (miaou, c'est bon les œufs)

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Copie de IMG_7871.JPG

Enlève ça de mon neeeeeeeez !

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Battre les ingrédients - checked (remarquez ce savant mouvement d'oreille gauche pour éviter le batteur tout en vérifiant qu'il n'y a pas de grumeaux)

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beurre fondu : checked

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 Cuisson parfaite : checked

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Dégustation !

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27
fév

Etude comparative scientifique du comportement félin durant la préparation d’une mousse au chocolat et d’une brouillade

Toujours suivant les conseils de mes zamis FB, j’ai préparé une brouillade pour souper. Une brouillade, c’est une omelette version brouillée, à l’aspect vomitif, mais au goût pas vomitif.

J’ai donc préparé une brouillade aux pommes de terre, tomate, gruyère, jambon.  Voilà, vous avez la recette. C’était bon. Mais tout aussi pénible, félinement parlant, savoir Iguaïement parlant.  Sinon plus pénible…

Au sortir des ingrédients du frigo, faire descendre Iguaï du plan de travail. Désormais, il ne descend plus seul en entendent ma voix stridente, il s’aplatit comme une crêpe et me jette des regards assassins que je traduis par « pourquoi je peux y aller quand t’y es pas et je peux pas y aller quand t’y es alors que j’aime y aller quand t’y es et que ça sent bon ».

En mélangeant mes œufs et mon gruyère, pousser Iguaï en vain, puis le faire descendre, en évitant qu’il ne se brûle les pattes sur la plaque halogène qui commence à chauffer. Note que ça me ferait des vacances, une petite convalescence féline. J’ai qu’à pas me plaindre car j’avais qu’à pas lui donner les trucs gluants des œufs (qu’on appelle, euh attendez j’ai pas retiendu, je vais voir sur FB, les chalazes, voilà un mot que je ne retiendrai pas, dommage, je l’aime bien), maintenant Iguaï il adoooore les œufs.

En coupant le jambon, mettre des bouchons d’oreilles pour ne pas entendre les cris de désespoir de ce fauve. Conclusion : l’odeur du jambon attire plus Iguaï que l’odeur du chocolat.

En laissant mijoter les pommes de terre, surveiller Iguaï qui tente par tous les moyens de monter voir de plus près ce qui se passe dans son QG privé que j’envahis exceptionnellement.

Laisser mijoter.

Laisser mijoter.

Laisser mijoter.

Pourquoi ça cuit pas ?

Accroitre le rayon de la taque halogène pour que ça cuise (blonde).  Tout cela en portant Iguaï, câlinant Iguaï, criant sur Iguaï, riant du comportement d’Iguaï, râlant du comportant d’Iguaï (aucune mention inutile).

En ajoutant les œufs, jambon, fromage, plaquer Iguaï au sol du pied gauche, afin de lui apprendre la brasse sur carrelage. Ne pas prêter attention à ses hurlements, tout ça c’est rien que de la comédie.

Déposer le plat ayant contenu le mélange au sol, pour nourrir Iguaï, fan absolu de l’œuf. Ça l’occupera quinze secondes maximum.

En laissant cuire la brouillade, se servir un verre de coca light, afin de détourner l’attention d’Iguaï.

Servir la brouillade un peu baveuse, pour tester ça, et la manger avec Iguaï à dix centimètres, œil culpabilisant, queue culpabilisante, oreilles culpabilisantes.

Conclusions de l’étude :

- la brouillade baveuse, c’est super bon

- Iguaï préfère la brouillade à la mousse au chocolat

- la brouillade, contrairement à la mousse au chocolat, ça sent bon

- la mousse au chocolat titille le côté pot de colle du chat

- la brouillade titille son côté pot de colle, son côté hurleur qu’on égorge, son côté gourmand, son côté chieur total

- le toutnu est silencieux durant la préparation chocolatée, hystérique niveau cris durant la préparation euh, comment skon dit oeuf en adjectif ?

- alors que la mousse au chocolat n’attire que les toutnus, la brouillade attire aussi les bouclés

- vivement l’été que je l’enferme dehors

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Moche, mais booooooooooooooooooooonne

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27
fév

Ma recette de la mousse au chocolat, avec la bienveillante contribution d’Iguaï

Je m’y étais engagée hier, j’allais trouver une solution pour mes œufs. J’ai cette tendance bien fâcheuse à acheter des œufs, à les stocker, puis à les jeter quand ils courent tout seuls dans mon frigo, quand les poussins frigorifiés tentent de s’en échapper…

Hier, dans mon frigo, squattaient donc huit œufs.  Et c’était tout, ou presque, zappons le coca light et le cécémel, la mayo et la moutarde.  Le néant (dertal) dans mon grand frigo.

Après une demande sur FB genre « que faire de mes œufs », j’ai reçu des suggestions intéressantes, et j’ai décidé de faire une brouillade (j’adore ce mot que je n’ai jamais utilisé) et pis une mousse au chocolat. Tant pis pour le régime, que je commence chaque jour demain. Donc ça sera pour demain.

Je vous livre donc en exclusivité mondiale ma recette de la mousse au chocolat de ma maman, la meilleure du monde et de l’univers. Elle la tient elle-même de sa maman, qui la tenait de son arrière-grand-mère, laquelle l’avait trouvée dans un grimoire datant de 1627, retrouvé au fond d’un caveau familial.

Non je rigole, elle vient du carnet de recettes de ma maman, mais j’en sais pas plus.

Alors il vous faut :

- 125 grammes de chocolat. Normalement c’est 130 grammes mais moi je mets 125 grammes car 125 grammes ça fait cinq bâtons, na.  Du Côte d’or au lait, c’est parfait, mais chuis pas raciste, si vous voulez du noir ça le fait aussi, ou du Callebaut, pas mal. Mais le Côte d’or, c’est quand même le meilleur des meilleurs, et made in Belgium.

- 90 grammes de beurre (on a dit demain le régime)

- 3 œufs (plus que cinq à utiliser, youpie)

Et la recette dit 3 c. à soupe de sucre, mais franchement je m’en passe, avec le chocolat au lait pas besoin.

Bon passons aux choses sérieuses.

La recette. Ma recette.

Aller acheter le chocolat, car j’ai que les œufs en stock.

En profiter pour acheter de la litière pour félins.

Traîner au rayon surgelés pour tester la nouvelle pizza Delhaize qu’y paraît qu’elle est avec de bonnes choses inside.

Traîner au rayon livres pour lire le résumé d’un ersatz de 50 nuances de Grey version sexe avec un fantôme.

Passer à la caisse et réaliser que j’ai oublié la litière dans un rayon, surgelé, livres, va savoir.

Rentrer chez moi et réaliser que j’ai oublié le beurre.

Trouver un bout de beurre pas trop périmé dans le frigo, victoire.

Sortir beurre, œufs du frigo. Les déposer sur le plan de travail. Faire descendre Iguaï dudit plan de travail.

Sortir deux plats et un pichet micro ondes.  Repousser Iguaï.

Prendre le chocolat dans mon sac de courses.  Eloigner le beurre d’Iguaï.

Faire fondre le chocolat et le beurre (ou margarine) au micro-ondes, 500 watts, 2 à 2,5 minutes.

Pendant ce temps, casser les œufs et séparer les blancs des jaunes. 

Empêcher Iguaï de plonger son nez dans les jaunes d’œuf.

Nettoyer le bout du nez d’Iguaï.

Enlever le truc gluant qui lie le jaune au blanc, et tenter de le faire manger à Iguaï.

Bénir le ciel qu’Iguaï aime ça. Lui donner tous les trucs gluants à dévorer.

Profiter des cinq secondes de répit durant la dégustation pour brancher le batteur.

Battre les blancs en neige très ferme.

Profiter de la disparition d’Iguaï because le bruit du batteur.

Sortir le chocolat et beurre fondus et les ajouter rapidement aux jaunes d’œufs battus, très rapidement, pour pas que les jaunes cuisent (vécu) et pour pas qu’Iguaï ne tente de les chopper (vécu aussi).

Repousser Iguaï en hurlant, le faire descendre du plan de travail en disant « non non non vilain vilain tu ne peux pas ».

Se rincer les doigts un peu gras.

Faire redescendre Iguaï qui est remonté dans la foulée, en le repoussant du pied.

Ajouter les blancs en neige à la préparation, et continuer à mélanger, tout en tenant Iguaï à distance de l’autre main.

Sortir cinq raviers en verre de l’armoire.

Courir vers Iguaï qui veut entrer dans le plat de mousse, l’en empêcher.

Verser la mousse dans les raviers et mettre à refroidir au frigo, sous les hurlements courroucés d’Iguaï.

Relécher le plat sous les hurlements stridents d’Iguaï.

Lui faire relécher le fond du plat en se demandant si c’est pas nocif le chocolat pour les chats.

Etre rassurée car il n’aime pas ça, la mousse au chocolat au fond du plat.

Etre choquée car il n’aime pas la mousse au chocolat de sa môman, une si ancestrale recette.

Aller revêtir une tenue d’intérieur à l’étage, en repoussant Iguaï qui tente de se faufiler.

Trébucher sur une assiette lavée et mal séchée, déposée sur l’escalier pour la rendre à ma voisine.  Glisser sur l’assiette et manquer se casser la jambe.  Se rattraper à la rampe.

Se vautrer sur le canapé, en attendant que la mousse soit prête. Gratouiller Iguaï sur la tête pour le remercier d’avoir été si sage.

Rêvasser au moment où je dégusterai ma mousse, avec Iguaï tournant autour de moi. Bénir le ciel que les deux mémères soient calmement endormies près du poêle.

 

(cette photo ne date pas d’aujourd’hui, vous n’y pensez pas, photographier les raviers était courir le risque de photographier les raviers AVEC Iguaï en pleine tentative de dégustation - cette photo montre mes mousses ratées, car trop épaisses, elles sont censées être plus liquides, onctueuses, ne collant pas au palais)

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10
jan

Comment affronter l'hiver (et les soldes) ?

En mangeant une bonne tarte aux frites ! Bon appétit...

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