13
mar

Belle de l’intérieur…

Belle de l’intérieur…C’est la nouvelle mode. On essaie de nous faire croire qu’en ingurgitant des potions magiques à longueur de journée, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Y zappellent ça des alicaments (contraction d’aliment et médicament).

Problèmes intestinaux : mange le yaourt miracle qui te refait une flore d’enfer en deux temps trois mouvements

Problèmes d’immunité : prends la mixture magique qui va renforcer ça en moins de deux

Peau déshydratée : ingurgite-moi ce liquide miraculeux qui va te rendre ta peau de jeune fille

Pas le temps de peler ta pomme : avale ce mix de fruits et le tour est joué

On nous prend décidément pour des nouilles, nous les femmes. Et des nouilles beaucoup trop cuites damned.

Qui va avaler (c’est le cas de le dire) le fait que ces remèdes miracles aient vraiment de tels effets ? Et bien certaines mutuelles, qui cautionnent largement l’achat de ces fioles hors de prix (le rapport prix/quantité est à tomber raide d’effroi), en proposant divers remboursements.

Je m’y oppose fermement. Du moins tant qu’il ne sera pas vraiment scientifiquement prouvé que le résultat est visible.

J’offre mon corps en pâture à Danone, je me propose comme cobaye éternel (parce que je l’avoue, j’adore le goût de ces petites choses liquides, trop bon, trop bon, trop bon). Vu ma santé, je serai la preuve vivante que ça peut marcher, le cas échéant. Mannequin vedette chez Danone alicaments, pas mal non ?

Et s’ils veulent pas de moi, de toute façon, la beauté intérieure, c’est la vaste blague du 20e siècle. Comme si les hommes s’intéressaient à notre beau intérieure, non mais franchement, je suis peut être bébête, mais pas complètement ravagée par la débilité. La beauté intérieure ! « Regardez donc ma beauté intérieure : beau foie ma petite dame, belle rate scélérate, beaux reins (et non beaux seins), et cette belle langue hein, elle est pas belle ma langue, et mon utérus, mon dieu ce qu’il est beau ».

9
mar

Tout ça c’est voooootre faaaaauuuuute

Et je ne le dis pas pour rire, je suis très sérieusement sérieuse. Sérieuse et mouéche comme on dit ici (je sais le dire, pas l’écrire).

Pendant que je vous rédigeais quelques bafouilles, en alternance avec mes rédactions d’articles (le travail c’est la santé, glander c’est la conserver), concentrée que j’étais pour tenter de vous faire rire tout en faisant passer des messages hautement philosophiques, j’avais introduit ma dernière (important détail) lasagne Farniente dans mon four déjà chaud (les fritofour vous connaissez ?), histoire que je puisse simplement la réchauffer au four micro-ondes demain. Mmmmmh.

Absorbée que j’étais, j’ai oublié. Je me suis pourtant dit, à 20h30, à 21h12, à 22h03, à 22h47 et à 23h04 « mais quelle est cette odeur, c’est dingue ce que ces frites laissent une odeur dans mon home sweet home ».

Quand tout à coup, la révélation : cette p… (ça mérite un gros mot) de lasagne, cuit et recuit, depuis 20 h ! Moi qui ai fait ça (radiiiiine) pour utiliser un four chaud et faire de substantielles économies tout en préservant l’environnement, voilà un four qui a turbiné trois heures durant.

Et m’a cramé ma lasagne. Ma dernière lasagne Farniente. La petite dernière, que j’en bavais déjà rien que d’y penser que j’allais la manger demain. Ces lasagnes qu’on ne trouve nulle part sauf au siège de la boîte qui les fabrique, là-bas, si loin de chez moi.

Mon repas de demain s’envole. Grève de la faim. Et par conséquent grève de l’écriture, car d’une part sans carburant alimentaire, je perds toute inspiration, et d’autre part c’est votre faute. Oui. Alors vous ne l’aurez pas volé ! A dimanche. Na.

PS : vous savez ce que ça coûte ces lasagnes ? mon budget mars s’envole en fumée puante.
PS : Boulu si tu oses émettre l’idée de manger une Come a Casa, tu le paieras cher.lasagne

7
mar

Dis moi ce que tu manges… je te dirai qui tu es

On est à la mode de l’alimentaire respect : qui respecte le taux de cholestérol, qui respecte l’envie de minceur des femmes, qui respecte la flore intestinale, qui respecte la nécessité des fruits et légumes, bref qui respecte les personnes que nous sommes, ou qui prétend le faire.

Moi aussi, je me prends parfois à ce jeu pervers et débile.

Par exemple, au Quick, je m’offre le super big menu bien gras bien lourd, mais avec Coca Light, bien sûr. Le côté ridicule de la chose me frappe toujours en plein visage, mais après tout, autant tenter de limiter un tant soi peu l’apport calorique de ce menu déjà monstrueusement monstrueux.

En plus, je suis passée aux boissons light uniquement pour arrêter de faire des hypoglycémies, car à l’époque j’étais mince, jeune et belle, et totalement inconsciente que l’âge m’obligerait à surveiller mon alimentation jusqu’à la fin de mon existence, et ce dès le cap fatidique des 30 balais. Dire que je suis sujette aux hypoglycémies serait un euphémisme. Où que j’aille, je me balade toujours avec biscuits, bonbons, sucres, bref tout le nécessaire pour survivre à une crise de manque. Car c’est de cela dont il s’agit : le corps se met à trembler, à l’intérieur comme à l’extérieur, les sueurs froides dégoulinent le long du dos, il faut manger manger manger manger manger. Ce n’est pas la faim, c’est juste le manque. Je dois être programmée pour m’alimenter toutes les deux heures, sous peine de mort imminente dans d’atroces souffrances.

Donc je suis passée au coca light (ce fut dur, mais avec le temps on finit par s’habituer à cet arrière-goût pas bon du tout). A la mayonnaise light (que l’on n’appelle d’ailleurs pas mayonnaise, elle n’en a que la couleur, mais certainement pas le goût), aux yaourts lights (qui ne remplaceront jamais une mousse au chocolat jacky, c’est mon ami), aux biscuits lights (tellement petits et insipides que j’en mange trois fois plus), à la vinaigrette light, au camembert light. Bref, j’ai une tête chercheuse dans les magasins, programmée pour s’arrêter sur « light ». J’entasse donc quelques produits lights à côté de mes courses habituelles : pâtes, sauce bolognaise, pizzas, chicons au gratin, fromage à raclette (pas light, je le veux chaud et gluant de gras), grosses gauf’ de Liège, barres chocolatées de toutes sortes. Ces quelques produits soi-disant allégés sont censé me déculpabiliser pour le reste, et faire effet auprès de la caissière « le light c’est pour moi, le gras pour les enfants, vous savez comme sont les enfants, zont besoin de choses qui tiennent au corps ». Et ça marche.

Dernièrement j’ai testé les Fitness miel amandes (remboursés – sujet que je n’ai pas encore vraiment abordé, ma passion du remboursé, j’y reviendrai bientôt). Délicieux. Et ça s’appelle Fitness, donc c’est censé aider à faire régime. Mais, ils nous prennent vraiment pour des dindes, ces pétales de maïs contiennent bien plus de calories que les corn flakes classiques, tout en étant quatre fois plus chers, vu que, bien sûr, c’est évident, le prix de ces produits light ne l’est jamais, light. Au contraire, dans ce domaine, nous sommes plumés comme des coqs ! Plus c’est light, plus c’est cher, ça doit être ça, le principe des vases communicants.

Tout à l’heure j’ai vu une pub pour Mars Delight, et j’ai décidé de l’adopter, car après tout y’a le mot « light » dedans, c’est bon signe, non ??? Et je vais aussi m’offrir du savon Sunlight, histoire de maigrir en me lavant. Futée, Anaïs, n’est-il pas ?

20
fév

En forme(s)

J’ai grossi !

 

Ce n’est pas ma balance qui le dit, c’est ce joli pantalon en velour rose, acheté beaucoup trop large l’an dernier, qui maintenant me serre presque… 

 

Mon string me le dit aussi « tu as grossi ».  Je subis actuellement l’effet saucisson du string.  L’effet filet, en d’autres termes.  Cette vue de mon gras enserré dans un string (et ce qui est serré à un endroit ressort inéluctablement à un autre endroit) me convainc d’une réalité réelle qui doit être réellement acceptée : j’ai grossi.

 

Ma balance est en stand by, comme mon régime d’ailleurs, depuis plusieurs semaines.  Depuis que les piles ont refusé de travailler.  Il y a un mois j’ai daigné retourner délicatement la chose et ouvrir l’habitacle desdites piles.  Ce jour, j’ai enfin enlevé les piles.  Reste à en insérer d’autres, mais je manque de motivation.

 

J’avais pourtant pris la bonne résolution de ne plus manger que des salades vertes insipides, de la viande blanche grillée sèche comme une semelle et du pain au philadelphia extra light goût craie.  Mais je ne tiens pas. 

 

Et, comme je l’ai lu quelque part « j’ai fait régime quinze jours… j’ai perdu deux semaines ! ».

 

Deux semaines à ne pouvoir manger des pizzas dégoulinantes de gras chez Pizza Hut, des Happy Meal ou des Magic Box (ça me déculpabilise de manger la version kids), des spaghettis à toutes les sauces, et du chocolat en veux-tu en voilà, est-ce une vie ma bonne Dame ? 

 

Par contre je dois bien l’avouer : lorsque je suis en formes, je ne suis pas en forme. 

 

J’avais perdu un bon paquet de litres de gras il y a un petit temps, suite à des problèmes de santé pas graves mais ô combien douloureux.  La tonne et demie de médicaments ingurgitée m’avait coupé l’appétit.  Résultat : une Anaïs mince comme un fil, anéantie par la douleur, avachie par les calmants.  Mais mince de chez mince. 

 

La douleur partie, en l’espace de quelques mois, j’ai repris du poil de la bête, et du gras par ci par là. 

 

Ce fut une première pour moi : j’ai pensé faire régime.  Aaaaargh.  Moi qui ai toujours été trop mince, me voilà envahie par ces idées débiles véhiculées par les magazines tellement culpabilisants pour les pauvres femmes gourmandes que nous sommes.   Faut-il être filiforme pour plaire ?  Qui a décidé ça (que j’aille lui en flanquer deux) ? 

 

Loi de la vexation, depuis que j’essaie de faire régime, que je me pèse très régulièrement (8h, 12h, 16h, 20h, 23h), qu’une fois par semaine je daigne surveiller mon alimentation, je n’ai pas perdu un gramme.  Pire, je gonfle comme une outre.  Qu’en dirait Docteur Psy ? Qu’être obsessionnée par les kilos fait grossir, tiens.  CQFD.

 

Bon je vous quitte, mes lasagnes sont prêtes.  Mousse au chocolat au dessert.  Le mot régime est dorénavant bani de mon vocabulaire … jusqu’à nouvel ordre.

8
jan

Buon Appetito !

Mon repas ce soir : spaghettis sauce tomate ail (ben oui quoi, j’ai pas de crapaud à embrasser ce soir), allongée de crème la sauce, car en restait pas assez (naaaan je ne l’ai pas préparée avec amour dans ma petite cuisine verte – confidence sur moi, ma cuisine est vert pomme - j’ai juste acheté le pot au Deléééééz). Mon repas d’hier soir : penne sauce tomate ail (pas de crapaud hier non plus) nature, je venais d’ouvrir le pot (à midi). Mon repas d’hier midi : penne sauce tomate ail (odeur de déjà vu). Mon repas d’avant-hier farfale sauce bolognaise coupée de crème, vous savez déjà pourquoi.

Je suis la pro de la sauce bolognaise, je vous conseille la marque Delééééz 705 gr, vraiment bonne, je vous déconseille la Delééééééz 500 gr « faite maison », dans un Wek. Vous connaissez les Wek (non pas les Wok, ça c’est super moderne, ça vient d’Asie, c’est in, on les met même à table comme les appareils à raclette ou à fondue), je parle ici des WEK, ces bocaux fermés hermétiquement par un caoutchouc orange. Toute mon enfance, voilà pourquoi j’ai testé cette sauce, par pure nostalgie des infectes carottes et des monstrueux haricots de ma grand-mère (pas ma bonne-maman adorée, non, ma grand-mère, l’autre, Tatie Danielle). Si vous aimez avoir la langue brûlée et le gosier en feu, tentez le coup, je vous promets bien du plaisir avec cette sauce en Wek. Je compte écrire au service clientèle du Deléééééz pour me plaindre. Non, objectivement, elle est pas mal cette sauce maison, mais pour moi qui doit boire trois litres d’eau rien qu’à la vue d’un demi-piment, c’est vraiment trop.

Je me rends compte que je suis tombée bien bas, parler ainsi de mes achats de pots de bolo, sujet pour le moins soporifique et inintéressant. Mes escuuuuus, j’ai pas l’inspiration originale ce soir.

Revenons-en aux choses sérieuses, c’est préférable.

Avant-hier midi et avant-avant-hier soir, farfale sauce bolo. J’avais prévu un stock de farfale, c’est clair. Vous trouvez anormal que je me nourrisse exclusivement de pâtes ? Ben non pourquoi, mon rat se nourrit bien exclusivement de bouffe pour rat.

D’autant que moi je varie les plaisirs : ce WE j’étais dans la tomate, mais je peux mettre du fromage, de la crème, du saumon, des lardons. Rien que du bon ma bonne dame. Maintenant va falloir maigrir en mangeant ça, là c’est un autre problème, mais je compte sur mon nouveau site de calcul pour me concocter un petit programme qui me permettre d’éliminer ces calories superflues, en passant l’aspirateur dans toute la maison, en faisant un footing en bord de Meuse (la folle dingue hirsute qui passe, repasse, et repasse – j’aime pas trop m’éloigner quand il fait noir – c’est moi), voire faire l’amour toute la nuit à mon ours en peluche.

Voilà, à force d’écrire mes spaghettis sont tout froids !

PS : Je suggère à Crayat un rendez-vous dans un Delééééééz pour changer du parc. La folle qui sera en train de tirer sur les caoutchoucs des Wek de sauce bolognaise, pour faire sauter les couvercles, c’est moi ! Essayez de faire sauter les couvercles, c’est super rigolo, ça va vite, c’est facile, ça occupe. Je mets ma main au feu que ces bocaux feront long feu en rayon ! Car contrairement à la croyance populaire (voire populeuse), l’expression « faire long feu » signifie « ne pas durer ». Donc lorsqu’on dit « la nouvelle histoire d’amour d’Anaïs ne fera pas long feu », c’est une erreur de la langue française, on doit dire que « ma nouvelle histoire fera long feu », soit qu’elle capotera au premier coin de rue comme les précédentes. Pigé ? L’explication historique ? Allez si vous insistez (au point où j’en suis). Il était une fois un canon de fusil qui, mal rempli, faisait long feu, soit la poudre se consumait si lentement que le fusil ne parvenait pas à assumer ses fonctions, donc ça capotait, comme mes histoires d’amour. Pigé ? Que je suis culturée, avouez ! Fin du post le plus chiant de la vie d’Anaïs.