6
avr

Deuil national ce lundi de Pâques

Il fait chaud. Tellement chaud que je serai bientôt contrainte de remiser mes écharpes Strelli au placard, au milieu des boules de naphtaline ou des rondelles en bois de cèdre. Ça sera pour moi une journée de deuil national, pour sûr.

Je préconise de tenir ce deuil lundi, journée annoncée comme la plus chaude du WE de Pâques. J’aime pas Pâques. Parce que les cloches, le bon Dieu, ou le lapin magique, appelez ça comme vous voulez, m’oublie(nt) systématiquement. Trop vieille ? Est-on un jour trop vieux pour trouver quelques œufs dans son home sweet home un matin de Pâques ? Est-on un jour trop vieux pour ne plus avoir envie de ce genre de surprise ? Faut croire que oui, vu que c’est mon cas. Snif. Vraiment journée de deuil national, lundi. Re-snif.

17
mar

Cinq fois par jour !

... des fruits et légumes fraisfruitlegume

13
mar

Belle de l’intérieur…

Belle de l’intérieur…C’est la nouvelle mode. On essaie de nous faire croire qu’en ingurgitant des potions magiques à longueur de journée, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Y zappellent ça des alicaments (contraction d’aliment et médicament).

Problèmes intestinaux : mange le yaourt miracle qui te refait une flore d’enfer en deux temps trois mouvements

Problèmes d’immunité : prends la mixture magique qui va renforcer ça en moins de deux

Peau déshydratée : ingurgite-moi ce liquide miraculeux qui va te rendre ta peau de jeune fille

Pas le temps de peler ta pomme : avale ce mix de fruits et le tour est joué

On nous prend décidément pour des nouilles, nous les femmes. Et des nouilles beaucoup trop cuites damned.

Qui va avaler (c’est le cas de le dire) le fait que ces remèdes miracles aient vraiment de tels effets ? Et bien certaines mutuelles, qui cautionnent largement l’achat de ces fioles hors de prix (le rapport prix/quantité est à tomber raide d’effroi), en proposant divers remboursements.

Je m’y oppose fermement. Du moins tant qu’il ne sera pas vraiment scientifiquement prouvé que le résultat est visible.

J’offre mon corps en pâture à Danone, je me propose comme cobaye éternel (parce que je l’avoue, j’adore le goût de ces petites choses liquides, trop bon, trop bon, trop bon). Vu ma santé, je serai la preuve vivante que ça peut marcher, le cas échéant. Mannequin vedette chez Danone alicaments, pas mal non ?

Et s’ils veulent pas de moi, de toute façon, la beauté intérieure, c’est la vaste blague du 20e siècle. Comme si les hommes s’intéressaient à notre beau intérieure, non mais franchement, je suis peut être bébête, mais pas complètement ravagée par la débilité. La beauté intérieure ! « Regardez donc ma beauté intérieure : beau foie ma petite dame, belle rate scélérate, beaux reins (et non beaux seins), et cette belle langue hein, elle est pas belle ma langue, et mon utérus, mon dieu ce qu’il est beau ».

9
mar

Tout ça c’est voooootre faaaaauuuuute

Et je ne le dis pas pour rire, je suis très sérieusement sérieuse. Sérieuse et mouéche comme on dit ici (je sais le dire, pas l’écrire).

Pendant que je vous rédigeais quelques bafouilles, en alternance avec mes rédactions d’articles (le travail c’est la santé, glander c’est la conserver), concentrée que j’étais pour tenter de vous faire rire tout en faisant passer des messages hautement philosophiques, j’avais introduit ma dernière (important détail) lasagne Farniente dans mon four déjà chaud (les fritofour vous connaissez ?), histoire que je puisse simplement la réchauffer au four micro-ondes demain. Mmmmmh.

Absorbée que j’étais, j’ai oublié. Je me suis pourtant dit, à 20h30, à 21h12, à 22h03, à 22h47 et à 23h04 « mais quelle est cette odeur, c’est dingue ce que ces frites laissent une odeur dans mon home sweet home ».

Quand tout à coup, la révélation : cette p… (ça mérite un gros mot) de lasagne, cuit et recuit, depuis 20 h ! Moi qui ai fait ça (radiiiiine) pour utiliser un four chaud et faire de substantielles économies tout en préservant l’environnement, voilà un four qui a turbiné trois heures durant.

Et m’a cramé ma lasagne. Ma dernière lasagne Farniente. La petite dernière, que j’en bavais déjà rien que d’y penser que j’allais la manger demain. Ces lasagnes qu’on ne trouve nulle part sauf au siège de la boîte qui les fabrique, là-bas, si loin de chez moi.

Mon repas de demain s’envole. Grève de la faim. Et par conséquent grève de l’écriture, car d’une part sans carburant alimentaire, je perds toute inspiration, et d’autre part c’est votre faute. Oui. Alors vous ne l’aurez pas volé ! A dimanche. Na.

PS : vous savez ce que ça coûte ces lasagnes ? mon budget mars s’envole en fumée puante.
PS : Boulu si tu oses émettre l’idée de manger une Come a Casa, tu le paieras cher.lasagne

7
mar

Dis moi ce que tu manges… je te dirai qui tu es

On est à la mode de l’alimentaire respect : qui respecte le taux de cholestérol, qui respecte l’envie de minceur des femmes, qui respecte la flore intestinale, qui respecte la nécessité des fruits et légumes, bref qui respecte les personnes que nous sommes, ou qui prétend le faire.

Moi aussi, je me prends parfois à ce jeu pervers et débile.

Par exemple, au Quick, je m’offre le super big menu bien gras bien lourd, mais avec Coca Light, bien sûr. Le côté ridicule de la chose me frappe toujours en plein visage, mais après tout, autant tenter de limiter un tant soi peu l’apport calorique de ce menu déjà monstrueusement monstrueux.

En plus, je suis passée aux boissons light uniquement pour arrêter de faire des hypoglycémies, car à l’époque j’étais mince, jeune et belle, et totalement inconsciente que l’âge m’obligerait à surveiller mon alimentation jusqu’à la fin de mon existence, et ce dès le cap fatidique des 30 balais. Dire que je suis sujette aux hypoglycémies serait un euphémisme. Où que j’aille, je me balade toujours avec biscuits, bonbons, sucres, bref tout le nécessaire pour survivre à une crise de manque. Car c’est de cela dont il s’agit : le corps se met à trembler, à l’intérieur comme à l’extérieur, les sueurs froides dégoulinent le long du dos, il faut manger manger manger manger manger. Ce n’est pas la faim, c’est juste le manque. Je dois être programmée pour m’alimenter toutes les deux heures, sous peine de mort imminente dans d’atroces souffrances.

Donc je suis passée au coca light (ce fut dur, mais avec le temps on finit par s’habituer à cet arrière-goût pas bon du tout). A la mayonnaise light (que l’on n’appelle d’ailleurs pas mayonnaise, elle n’en a que la couleur, mais certainement pas le goût), aux yaourts lights (qui ne remplaceront jamais une mousse au chocolat jacky, c’est mon ami), aux biscuits lights (tellement petits et insipides que j’en mange trois fois plus), à la vinaigrette light, au camembert light. Bref, j’ai une tête chercheuse dans les magasins, programmée pour s’arrêter sur « light ». J’entasse donc quelques produits lights à côté de mes courses habituelles : pâtes, sauce bolognaise, pizzas, chicons au gratin, fromage à raclette (pas light, je le veux chaud et gluant de gras), grosses gauf’ de Liège, barres chocolatées de toutes sortes. Ces quelques produits soi-disant allégés sont censé me déculpabiliser pour le reste, et faire effet auprès de la caissière « le light c’est pour moi, le gras pour les enfants, vous savez comme sont les enfants, zont besoin de choses qui tiennent au corps ». Et ça marche.

Dernièrement j’ai testé les Fitness miel amandes (remboursés – sujet que je n’ai pas encore vraiment abordé, ma passion du remboursé, j’y reviendrai bientôt). Délicieux. Et ça s’appelle Fitness, donc c’est censé aider à faire régime. Mais, ils nous prennent vraiment pour des dindes, ces pétales de maïs contiennent bien plus de calories que les corn flakes classiques, tout en étant quatre fois plus chers, vu que, bien sûr, c’est évident, le prix de ces produits light ne l’est jamais, light. Au contraire, dans ce domaine, nous sommes plumés comme des coqs ! Plus c’est light, plus c’est cher, ça doit être ça, le principe des vases communicants.

Tout à l’heure j’ai vu une pub pour Mars Delight, et j’ai décidé de l’adopter, car après tout y’a le mot « light » dedans, c’est bon signe, non ??? Et je vais aussi m’offrir du savon Sunlight, histoire de maigrir en me lavant. Futée, Anaïs, n’est-il pas ?