14
jui

Cholesté-drôle

Cholestérol et moi, c’est une grande histoire d’amour. Une longue histoire d’amour. On est inséparables, il s’accroche à mon organisme comme la coquille à son escargot.

Ado déjà, une prise de sang (je trouve ignoble d’infliger une telle torture à une jeune ado frêle et innocente, mais soit) a révélé que Cholestérol avait élu domicile en moi. "Attention mademoiselle", me dit Monsieur Docteur "tu es sur la mauvaise pente, malgré tes 34 kg pour 1m65, si Cholestérol est là, très bientôt il va envahir tes artères, squatter ton cœur, et à toi les joies du quadruple pontage à quarante ans, si du moins tu es toujours en vie et que tu n’as pas été terrassée par un accident vasculaire cérébral." Comment se développer ensuite sainement et sans devenir paranoïaque, en ayant cette épée de Damoclès sur la tête… Merci Monsieur Docteur !

Depuis lors, j'ai grandi et atteint un âge canonique. Enfin, si j'étais top model ou championne de tennis, j'aurais un âge canonique. Mais je ne suis qu'Anaïs, donc mon âge est respectable, juste respectable.

Cholestérol, lui, s'est fait une place tout aussi respectable en moi, et rien n'y fait, il ne part pas. Chaque prise de sang révèle son ampleur, au grand dam de Monsieur Docteur.

J'ai pourtant tout tenté pour échapper à cette escalade diabolique de mon taux de mauvais cholestérol : avaler des petites fioles miraculeuses (2), tartiner mes tartines (ben oui quoi, que voulez-vous qu'on tartine d'autre que des tartines ?) de beurre à puissance magique qui anéantit toute trace de cholestérol (six jours), mettre des cierges à Sainte-Rita, faire des longues marches dynamisantes, supprimer le chocolat, les biscuits, les sauces, les fast food, les boissons sucrées durant une journée par mois. Rien n'y fait.

Et pis de toute façon, Cholestérol c'est pas une affaire d'alimentation, c'est Stress qui est le méchant responsable, nan ?

Et Stress et moi, c’est une grande histoire d’amour. Une longue histoire d’amour. On est inséparables, il s’accroche à mon organisme comme la coquille à son escargot.

Et puis je m'en fiche, na. Je vieillirai toute grasse de l'intérieur, toute bouchée des artères, toute pleine d'AVC, et morte. Na.

Et puis, ce matin, j'apprends de source sûre que Cholestérol ne serait pas un danger, que toutes les théories qu'on nous sert à la louche bien remplie depuis des décennies sont totalement foireuses. J’hésite entre aller trouver illico le Minissss’ de la santé pour lui faire payer ce que j’ai subi depuis tant d’années ou me réjouir et m’empiffrer de graisse pour fêter ça. Allez, je me réjouis…

Youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie. Je vieillirai toute grasse de l'intérieur, toute bouchée des artères, toute pleine d'AVC, et vivante. Na.

Je m'en vais de ce pas célébrer cet événement : un big méga burger avec giga portion de frites, mayo bien grasse et un grand Sprite non light, siouplé M'ssieur.

Inspiré du dessin d’Acide que voici, merci Acide (lien à gauche dans les Artisss’).cholesterol

18
mai

J’aime Dim (pas le collant, le ravioli)

J’ai faim. Je m’offre un festin. Des Dim Sum. Connaissez-vous les Dim Sum ? Ce sont des raviolis vapeur issus d’une contrée asiatique. Vu que je connais l’Asie aussi bien que ma table mathématique par 153, j’opterais pour la Thaïlande, mais ça peut aussi bien être vietnamien, chinois ou japonais, de toute façon, j’avoue que je m’en contrefiche, tant que c’est mangeable. No soucy, no sushi.

Les Dim Sum, c’est un peu comme certains hommes. A première vue, pas fort tentants. Un aspect pas très net. Rien d’appétissant. Un teint blafard. Un air gluant. Un visage gras. Un intellect poisseux.

J’ai rencontré ces raviolis vapeur pour la première fois il y a quelques années. Dans un resto mi-italien mi-asiatique (oui c’est étrange, je partage votre avis). D’où ma confusion, lorsque je commande des raviolis crevettes, de voir arriver, à la place de raviolis en provenance de la botte ritale, nappés d’une sauce bien italienne, un panier vapeur plein de feuilles vertes (en général, les feuilles sont vertes, je le consens) rempli de trucs gluants, blancs et collants. Pas ragoûtants. J’ai horreur du gluant. Exit les omelettes baveuses, vous le savez. Exit les gâteaux gélatineux. Exit les pieds de porc en gelée et autres trucs immondes bien visqueux.

Ensuite, j’ai goûté. J’ai adoré. Comme un homme à qui on ne trouvait rien de prime abord et qu’on découvre, un matin, transformé, par un miracle inexplicable, en objet de dévotion. C’est l’amour fou. J’aime les Dim Sum. Gluants, blancs, visqueux, je les aime envers et contre tout.

Je pense tout d’un coup au reportage que j’avais vu sur les appartements raviolis à Paris, oùsqu’on fabriquait des raviolis avec des vieilles crevettes pourries, des déchets de bœufs verdâtres, des pattes de poulets resséchées, le tout congelé, décongelé, recongelé, totalement impropre à la consommation. Euh…. N’y pensons plus.

Bon assez parlé, je vais manger.anaismakopt

1
mai

Grève de la lasagne

greveCe mardi 1er mai 2007, fête du travail. Pffff, comme s’il fallait fêter le fait d’être obligé de travailler pour gagner sa croûte, se loger, se laver, se vêtir décemment d’écharpes Strelli et se nourrir sainement de lasagnes.

J’ai bien dit de lasagnes.

J’ai pas dit de lasagnes Farniente.

Parce que c’est décidé : plus jamais, je dis bien plus jamais, je ne mangerai de lasagnes Farniente.

Et j’attends de vous la même chose, ça va de soi.

Pourquoi ?

Passque je vous l’ai caché, depuis de semaines, mais il est temps que la vérité éclate au grand jour : les lasagnes Farniente ont un gros problème de dates de péremption. A savoir que s’il est indiqué « à consommer jusqu’au 10 mai » et bien le 1er mail, elle est déjà toute rance, la lasagne. Et c’est pas la première fois que ça m’arrive. Et pas qu’à moi. Apparemment, sont tellement fraîches ces lasagnes qu’elles ne restent consommables que quelques jours. D’habitude je les congèle immédiatement, mais j’ai failli à mes bonnes habitudes, et me voilà ce 1er mai, jour férié, aucun magasin ouvert, avec une lasagne rance comme unique pitance.

Et puis aussi, et surtout je l’avoue humblement ? passque j’ai envoyé un mail à Farniente pour leur montrer ce que j’écrivais sur eux et tout et tout, espérant qu’ils trouvent ça rigolo (et accessoirement m’offrent mon poids en lasagnes – vu que j’ai grossi, l’opération promettait d’être juteuse). Et bien, croyez-le ou pas, ils n’ont même pas répondu. Ont-il ri ? Aucune idée. Ont-il lu mon mail ? Je n’en suis même pas sûre. Mais c’est pas sympa, pas sympa, pas sympa du tout du tout du tout.

Alors j’invite tout autre fabricant de lasagnes à me contacter au plus vite pour d’autres essais gustatifs.

Et je vous invite, si vous le jugez nécessaire (zavez intérêt à le juger nécessaire), à manifester votre désapprobation face au silence de Farniente en leur envoyant un mail. Je ne vous donnerai pas leur adresse mail, pour pas être accusée d’incitation à la révolte. Je vous dirai juste qu’il y a info dans l’adresse, et aussi le nom de la marque, et que la marque est belge…

Je termine ma lasagne rance (en priant pour échapper à l’intoxication alimentaire qui me scrute là, au fond de la barquette) et puis j’arrête définitivement les Farniente.

Na.

6
avr

Deuil national ce lundi de Pâques

Il fait chaud. Tellement chaud que je serai bientôt contrainte de remiser mes écharpes Strelli au placard, au milieu des boules de naphtaline ou des rondelles en bois de cèdre. Ça sera pour moi une journée de deuil national, pour sûr.

Je préconise de tenir ce deuil lundi, journée annoncée comme la plus chaude du WE de Pâques. J’aime pas Pâques. Parce que les cloches, le bon Dieu, ou le lapin magique, appelez ça comme vous voulez, m’oublie(nt) systématiquement. Trop vieille ? Est-on un jour trop vieux pour trouver quelques œufs dans son home sweet home un matin de Pâques ? Est-on un jour trop vieux pour ne plus avoir envie de ce genre de surprise ? Faut croire que oui, vu que c’est mon cas. Snif. Vraiment journée de deuil national, lundi. Re-snif.

17
mar

Cinq fois par jour !

... des fruits et légumes fraisfruitlegume