5
fév

Des macarons et Marie-Antoinette

feemacaronpt
J’ai donc dégusté mes macarons Ladurée rapportés de mon périple parisien (et je vous remets le dessin tout mignon de Mahaut, tant qu'à faire) en zieutant le film Marie-Antoinette, de Madame Coppola (j’écris Madame car son prénom ne me revient pas, là, de suite, et que j’ai un rat avachi sur mon épaule, empêchant toute recherche sur internet à l’instant où je vous écris).

Le choix du film colle parfaitement à l’ambiance macarons, si ce n’est que mes neurones se sont énormément entrechoqués durant le générique, me poussant à me poser cette question hautement intellectuelle « Marie-Antoinette, c’était qui ? »  Ooooooooooh, ne riez pas immédiatement, je sais que c’était la femme du roi de France, décapitée à la révolution (je l’ai toujours su, et si tel n’avait pas été le cas, vu l’intérêt récent que j’ai manifesté pour Versailles, dont je parlais récemment sur ce blog, clair que maintenant, je le saurais).  La question précise, mais non moins digne d’une inculturée telle que moi, je l’avoue, était la suivante : « c’était la femme de quel roi exactement ? »  Louis XIV ?  Que nenni, puisque ce roi a fait construire Versailles, bien avant la révolution.  Louis XV ?  Oups je l’avoue, connais pas.  Louis XVI ?  Pourquoi pas, puiqu’il n’y a pas eu de Louis XVII, si je ne m’abuse.  Louis XVI fut le dernier roi, donc le décapité.

Avec ces réflexions déneuronées qui ont fortement pertubé la charmante damoiselle qui m’accueillait en son château pour la dégustation de macarons, j’ai loupé le début du film.

Concentration.

Suite du début du film.

Et là tout s’embrouille à nouveau dans ma tête, avec le mariage de Marie-Antoinette avec Louis-Auguste.  Mais c’est qui ce Louis-Auguste ?  N’est-ce pas Louis XVI qu’elle doit épouser ?  Je sais, ce billet aurait dû s’appeler « blonde », car je le suis.  C’est définitif.  Brune à l’extérieur.  Blonde à l’intérieur.  Comme un kinder.

Mais je ne suis pas ici pour vous parler d’œufs en chocolat, mais de macarons.  De chez Ladurée.

Et sur ce coup là, vous risquez d’être déçus… car je l’ai été.  Déçue.  Oui.  Vous lisez bien : Anaïs a été déçue par ses macarons Ladurée.  Auxquels elle préfère, de loin, ceux de chez Darcis.  Voilà, c’est dit.

C’est la farce qui ne me convainc pas, du moins pour certains macarons, comme le caramel au beurre salé, que je trouve passablement écoeurant, ou la framboise, dont la farce se rapproche trop de la confiture.  Par contre, je fonds pour le cassis-violette, au goût prononcé, ou le pétale de roses et le praliné, tendres à souhait.

Mais tout bien réfléchi, rien à faire, je préfère les Darcis.  Ou quand l’élève dépasse le maître (Darcis ayant été formé par Ladurée, pour rappel) !

Passqu’avec les Ladurée, j’ai pas eu la magie.  Pourtant je m’étais mise en condition : un film où même Marie-Antoinette mange des macarons, une charmante compagnie, une boîte jolie comme un cœur (même si c’est pas la boîte que je voulais et que j’en râle encore).  Alors qu’avec les Darcis, ben j’ai eu la magie.  En regardant je sais plus quoi à la TV.  En pyjama pilou rose.  Et seule.  C’est dire s’ils sont magiques, les Darcis.

Oufti, quand essque je retourne à Liège ?
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23
jan

Une histoire de macarons

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(Pour la petite histoire, à 18h ce mardi, Mahaut me propose d'illustrer quelques billets, je pense à celui-ci, je lui en parle, et moins d'une heure plus tard, j'ai mon dessin, merci Mahaut, non seulement tu es talentueuse, mais tu es rapide).

 

On m’a dit un jour « tu as testé les lentilles de contact, pour ensuite revenir (contrainte et forcée) aux lunettes, c’est un peu comme si on te filait une Porsche pour ensuite t’obliger à rouler en 2cv… un monde de différence ».


Voilà la sensation que j’ai après avoir goûté aux macarons de Jean-Philippe Darcis.  Qui a été formé chez Ladurée, à Paris.  C’est dire si sa réputation est faite.

Mes premiers macarons, vous vous en souviendrez, m’avaient été offerts pour mon birthday par mes collègues Mostèk et Moustique-ex-pétasse.  Je les avais adorés.

Mais voilà, j’ai goûté aux Macarons de Monsieur Darcis (Macarons avec un grand M, ils le méritent), et ma vie ne sera plus jamais pareille.

Car plus jamais je ne pourrai manger les macarons de ma région.  Plus jamais.  Sorry les collègues chéries, après la Porsche du macaron, plus moyen de conduire la 2CV du macaron, vous comprendez ?  (En plus on a appris qu’ils les congelaient, leurs macarons, c’est pas bien ça hein, je ferai plus leur pub, c’est clair !)

Lors de mon escapade dans la cité ardente, vous le savez, Alex m’a fait découvrir ce palais du palais.  Et les Macarons de Monsieur Darcis (j’ai l’impression d’être téléportée dans Orgueil et Préjugés là… même si l’orthographe n’est pas semblable).

Et depuis, je n’en suis pas remise.

Je peux le dire clairement : Alex et moi, on a connu un orgasme gustatif.  Même plusieurs.  Ensemble et seules (bizarreté de la langue française qui veut qu’ensemble soit singulier et seuls pluriel).

Après avoir goûté à deux macarons sur place, je me suis offert un petit sac pour moi rien que pour moi tout pour moi, contenant cinq précieux macarons : pain d’épice, framboise, coquelicot-fraise, pistache et nougat.  Seul regret, il n’y avait plus de cassis-violette, le meilleur paraît-il.

De retour chez moi, je m’installe confortablement, je mets le DVD de Alive, le film contenant la première apparition de Christophe Willem, un film dont je rafolais bien avant qu’il soit méga célèbre et tout et tout.

Et je déguste.

Je fonds.

Je bave.

J’orgasme.

Cinq fois.

D’affilée.

Je pense n’avoir jamais rien mangé d’aussi bon.  Un goût prononcé, malgré l’absence d’arômes artificiels, un moelleux incomparable, une sensation à la fois de croquant et fondant (la sensation des gaufrettes Verkade – ça croustille sous la dent, dans la bouche c’est fondant, aaaah les gaufrettes Verkade, c’est croustifondant – mais avec des goûts incroyables en sus).  Je n’en suis toujours pas remise.  Toujours pas.

Je le dis et je le dirai jusqu’à ma mort : dans une vie humaine, y’a une chose à faire absolument : manger un Macaron de Jean-Philippe Darcis.  C’est impératif.

Je suis dès lors actuellement confrontée à un cruel dilemme : aller vivre à Liège pour manger des Macarons à volonté, mais me passer ad vitam d’écharpes Strelli, ou rester à Namur sans plus jamais connaître la joie de déguster les macarons de Jean-Philippe…  Seule solution : tenter de convaincre l’un, ou l’autre, d’ouvrir un nouveau magasin.  Jean-Philippe, je t’en conjure, Monsieur Darcis, je vous implore : ouvrez un macaron’shop à Namur, par pitié.  A défaut, j’irai vivre à Paris et manger des macarons Ladurée, tant qu’à faire.

Voir les macarons de Monsieur Darcis.  

Et puis mes macarons à moi.
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19
sep

Orgasmique, totalement orgasmique

J’ai fait récemment une découverte qui va me faire courir à ma perte.  A moi les capitons et autres cellules adipeuses, le ventre flasque et rond (enfin ça c’est déjà le cas, de toute façon), adieu la ligne de sylphide, la taille mannequin dont je rêve depuis des mois.

J’adore le tiramisu (j’imagine que vous connaissez tous ce dessert italien à base de mascarpone (plein, faut que ça dégouline, que ça colle aux dents, que ça tapisse l’estomac) et de boudoirs trempés dans du café (peu, si possip’) saupoudré de cacao (plein, faut que ça fasse éternuer et que le mangeur soit trahi par tout le chocolat qui lui colle au visage).

Moi, dans le tiramisu, j’aime pas les boudoirs.  Je les trouve inutiles.  D’autant que dans les restaurants, ils en mettent plein, au point qu’on goûte même plus le mascarpone.  Parce que dans le tiramisu, le plus cher, c’est le mascarpone.  Mais le meilleur, c’est le mascarpone.

Il va de soi que je suis incapable de faire un tiramisu maison.  Et ça vaut mieux, car la dernière fois que j’ai tenté une mousse au chocolat, mes convives ont dû enlever au préalable tous les petits bouts d’œuf cuit que contenait la mixture (j’en peux kéééékchose, moi, si la recette prévoit de mélanger les jaunes d’œuf à l’appareil – admirez ma connaissance du langage cuisinesque – encore chaud, et si du jaunes d’œuf dans une mousse au chocolat chaude, ça cuit).

Ainsi donc, j’ai découvert (ou plutôt, on m’a fait découvrir – honte à toi, digne envoyée du diable) le tiramisu aux spéculoos.  C’est simple, il suffit de remplacer les infects boudoirs gorgés de café pas bon (j’aime pas le café, mais dans le tiramisu je fais un effort surhumain) par de succulents spéculoos bien belges.

J’hésite fortement à vous dire où j’ai trouvé ce dessert divin, dont l’apport glucidique doit être équivalent à mon âge multiplié par mon tour de taille.  Rien n’est indiqué sur l’emballage, il y a un dieu pour les gourmandes.  J’en suis déjà à mon sixième en quelques semaines, je sais c’est déconner (comme dirait la diablesse qui m’a fait goûter cette succulente petite préparation toujours disponible et pas chère en plus).

Bon, allez, je vous le dis, sait-on jamais que le big boss de la boîte tomberait sur mon blog et m’offrirait mon poids en tiramisu spéculoos… On trouve ça chez Villeroy Club à Namur, j’imagine que vous connaissez déjà cette maison réputée comme tout dans notre chtite ville.  C’est un régal, c’est extra, c’est un orgasme gustatif comme je les aime tant.

Alors dès que vous passez par là-bas, essayez le tiramisu spéculoos (et pour celles qui n’aiment pas les spéculoos – comment, ça existe ça ? – y’a aussi du tiramisu tout ce qu’il y a de plus classique et du tiramisu fruits rouges).

Orgasmez bien !

PS : Si vous vous sentez l’âme d’une cuisinière, ou si vous vivez loin de chez moi (pauvres de vous), découvrez la recette sur le blog des bonheurs de Sophie, une belge qui est passionnée de cuisine, et qui a même écrit un livre.
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10
sep

Rituels gustatifs… la suite

Parce que des rituels gustatifs, j’en ai des tas, et parce qu’une de mes lectrices s’interroge et que je ne peux décemment aller rejoindre mon amant Morphée (je surnomme mon vibro ainsi, c’est plus discret) en la laissant dans l’ignorance, voici un addendum à ce billet publié à l’époque sur Madmoizelle et sur ce blog, « rituels gustatifs » (je vous conseille d’ailleurs de lire d’abord ce long premier billet, histoire de vous mettre dans l’ambiance gourmandise). 

Comment manger un cuberdon ?

D’abord, c’est quoi un cuberdon ?

C’est un chapeau d’arlequin ou de clown triste, rouge plutôt que blanc, et sans les pompons.  

C’est un cône de signalisation, plus dodu, et sans les rayures.

C’est un chapeau de sorcière, à bout arrondi, et sans les mauvais sorts.

C’est un sapin de Noël, tout lisse, et sans les épines.

C’est tout cela, en tout tout petit format.

Et le principal : ça se mange et keske c’est bon.

Comment manger un cuberdon ?

Le tenir par sa base, délicatement, du pouce et de l’index, afin d’éviter qu’il ne s’échappe.  D’un coup de dent, lui ôter sa tête, suffisamment pour y passer le bout de la langue.  Laper ensuite, avec la pointe de ladite langue, le liquide gélatineux, jusqu’à atteindre le fond du cuberdon.  Bien racler les coins, c’est indispensable (si tant est que je puisse appeler le fond d’un cuberdon conique des « coins »).  Dévorer ensuite sa « carapace ».

Ça a quel goût le cuberdon ?

Quelle question ! ça goûte le cuberdon, tiens.

Sauf que de nos jours (y’a plus de respect des traditions, ma bonne dame), on en fait de toutes les couleurs, des mauves à la violette, des verts à la menthe, des jaunes au citron, des noirs à l’anis.  

Mais rien ne vaudra jamais le vrai de vrai.  

Le rouge.  

Au goût de cuberdon.
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30
jui

Le virus continue à faire des dégâts

Je vous avais dit que c’était grave, mais c’est encore pire que ce que j’imaginais. Je sens que je vais bientôt abandonner ce blog pour en créer un consacré uniquement à mes recettes de cuisine.

J’ai encore eu une poussée virale ce dimanche. Alors qu’il me restait un bon gros bout de rien de viande, des patates et qu’il me suffisait de cuire quelques zharicots pour faire un succulent repas, j’ai eu une idée lumineuse.

Ouvrant le frigo et y trouvant le reste de saumon fumé (celui qui a servi pour la quiche), j’ai soudainement eu une folle envie de pâtes au saumon fumé…

J’ai les pâtes, j’ai le saumon, j’ai du gruyère. Manquerait bien un peu de crème mais j’ai pas. Je pense alors à une béchamel. Je n’ai bien sûr jamais fait de béchamel de ma vie (enfin pour tout avouer si, une fois, mais avec de la maïzena, un genre de farine qui ne grumelle pas). J’ai du lait, le reste de la bouteille utilisée pour la quiche. Faut trouver de la farine (remarquez que sans en avoir jamais fait, je sais comment la faire, cette béchamel, c’est ça la culture), j’extirpe un vieux sac poussiéreux du fond d’une armoire. Elle ne semble pas à demi dévorée par des cancrelats, des charançons ou des cafards, Alléluia.

Je me lance donc concomitamment dans la cuisson des pâtes et la préparation d’une béchamel. Ça commence mal, très mal, le lait se met à bouillir comme un damné avant même que je n’ai eu le temps d’ouvrir le paquet d’emmenthal. Je verse tant bien que mal un peu de farine, ça fait des bulles de dingue et la farine crame immédiatement en faisant de gros grumeaux bien bruns. Je ne me décourage pas, je rajoute du lait, puis de la farine, puis du gruyère, et je fais pour la première fois usage du batteur magique acheté pour seulement 119,99 eur chez Tupperware y’a quatre ans. Le mélange (ou l’appareil, pour les calées en cuisine) devient un magma épais et informe, une sorte de grumeau géant. Je goûte, c’est… particulier, dirons-nous. Je dirais bien « spécial », mais je connais une cuisinière chevronnée qui risquerait de mal le prendre si elle passait par ici (Mostèk pour ne pas la citer). Je décide de persévérer, je rajoute un peu d’eau et je malaxe durant toute la cuisson des pâtes.

Je mélange ensuite pâtes, béchamel, saumon, je saupoudre du reste d’emmenthal et je m’installe confortablement sur mon canapé…

Verdict : c’est succulent. Franchement. Bon, je n’aurais pas osé le servir à des invités, y’a quand même quelques grumeaux qui subsistent (mais tout petits, et ils ne se percent pas pour déverser de la farine, ouf), mais pour une première béchamel, je suis très très fière de moi. Na.

Et il m’en reste même pour ce midi au bureau, keske je vais me la péter…

Je songe à l’instant que je cuirais bien quelques bouquets de romanesco pour ajouter à mon reste de pâtes…

Ouiiiiiiiin, Jamie Oliver, sors de mon corps.

PS : quelques heures plus tard, j’extirpe une vieille cassette vidéo enregistrée y’a des mois et je l’insère, curieuse, dans le magnétoscope. Verdict : un reportage d’Envoyé Spécial sur une grande école de cuisine française à New-York (qui est le premier Envoyé Spécial de la saison dernière, donc ça a dix mois, c’est dire si la cassette a sagement attendu son tour pour surgir exprès aujourd’hui, où la malédiction Jamie Oliver me guette). C’est viral je vous dis ! L’heure est grave.SPATULE