12
fév

Cette fois c’est sûr

Enfin, pour tout vous dire, c’est plutôt sucré, mais c’est sûr, dans le sens de « certain » : les macarons Darcis sont les meilleurs du monde et de l’univers.

Je m’étais dit que peut-être je n’étais pas dans de bonnes dispositions au moment de la dégustation des Ladurée : estomac barbouillé, moral en berne (sans que j’en eus pleinement conscience), esprit perturbé par mes questions sur Louis-Auguste, Marie-Antoinette et l’histoire de France… que sais-je.

Parce que, comment était-il possible que je n’aie pas craqué comme une allumette rien qu’en les reniflant, qu’en les zieutant, qu’en les dégustant, ces macarons Ladurée dont tout le monde parle, que tout le monde aime et vénère.  J’ai craqué pour le design à l’ancienne de la boutique, j’ai craqué pour son côté glamourous-chic, j’ai craqué pour ces centaines de macarons qui s’alignaient poliment (un macaron parisien est toujours poli) sous mes yeux, j’ai craqué pour les jolis emballages.  Et puis je n’ai pas craqué, telle une allumette mouillée, en les mangeant.  Pas du tout. Aucune sensation, aucun orgasme.

De quoi se poser énormément de questions.  Vu les orgasmes gustatifs répétitifs que j’avais vécus en mangeant mes premiers Darcis rapportés de Liège.  Etais-je à jamais dégoûtée des macarons, quels qu’ils soient ?  Mon organisme était-il arrivé à saturation en moins de deux mois depuis la découverte de mon tout premier macaron, le jour de mon anniversaire ?

Maintenant je sais.

J’ai mangé mes macarons Darcis livrés par Macarons-man, en provenance de Bruxelles, et je sais.  Je sais que le cassis-violette, enfin découvert après tant d’attente (33 jours), est mille fois meilleur que le cassis-violette Ladurée, déjà relativement bon, je l’admets, sans être toutefois transcendant.  Je sais que le pouvoir d’un seul petit macaron est tel qu’il devrait être remboursé par la mutuelle : remède contre la morosité, antidépresseur, idéal pour toute déclaration d’amour, orgasmisque à souhait, antidouleur, anti-tout ma bonne Dame.  Je sais que ces macarons ronds doivent envahir les rues de Belgique, d’Europe et du monde entier, et qu’ils feront la renommée de mon pays, après les frites, la bière et le chocolat.

Je sais que ces macarons ronds sont les meilleurs au monde et que le monde doit le savoir.

Je me propose dès lors de devenir l’attachée de presse officielle de Monsieur Jean-Philippe Darcis, parce que personne mieux que moi n’est à même de décrire le feu d’artifice des sens que représente un seul petit macaron rond de Monsieur Darcis, c’est maintenant indéniable (« toi Darcis moi Jane Austen », me dis-je à l’instant, après avoir dégusté un macaron praliné, c’est dire s’il doit contenir des substances clairement hallucinogènes).

Je me propose de faire découvrir au monde entier les macarons ronds belges, de parcourir les routes de France et de Navarre afin de présenter les macarons ronds à tous les futurs macarons-addicts.  De devenir l’ambassadrice des macarons Darcis, tout simplement.

Je me propose de réfléchir à de jolies boîtes de présentation, des coffrets glamour, des boîtes cadeau à faire tomber en pamoison toute femme qui se respecte, parce que là est la grande lacune des macarons Darcis : les sachets en plastique ne les mettent définitivement pas en valeur.  Il faut que ça change.

Et pour tous ces services rendus à la patrie, je ne demanderai aucune rémunération.  Rien. Juste des macarons à volonté.

Tope là, Monsieur Darcis ?

Je dédie ce billet à Alex, à qui j’ai tant pensé en mangeant mes macarons cassis-violette.  
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11
fév

Un monde, des filles et des macarons

Hier, découvrant une visite sur mon blog en provenance d’un blog que je ne connaissais pas (Sacrebleu), je découvre que Mlle Gilma a réalisé, sur son blog, une semaine « blog de fille » très sympathique d’ailleurs, dans laquelle elle disait notamment en avoir marre du foin qu’on fait autour des macarons Ladurée, qui ne sont pas les meilleurs, et de loin.  Avis que je partage, vous le savez (et vous le saurez encore plus prochainement avec le récit de ma dernière dégustation de macarons livrés par Macarons-man – mercredi sur ce blog, teasing teasing).

J’ai alors proposé que nous créions une bannière influenceurs, du genre de ma bannière anti-saint-valentin.  Ou plus précisément, j’ai lancé l’idée et Gima a tout fait, passque c’est une pro de chez pro !  Puis, l’idée d’un blog a été évoquée pour que, à la manière des sacs de filles, chacun puisse parler de ses macarons favoris, en magasin ou home made…  Ici aussi, Gilma s’est occupée de tout, rapidement, talentueusement.  En deux coups de cuiller à pot, le blog était lancé.

Voici donc la bannière influenceurs, que je vous invite à relayer sur votre blog si le sujet macarons vous passionne autant que moi en ce moment.

Et puis voici notre blog commun à Gilma et moi, "un monde, des filles et des macarons", qui se veut collaboratif… donc n’hésitez pas à participer, photos, récits, anecdotes…
 

5
fév

Des macarons et Marie-Antoinette

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J’ai donc dégusté mes macarons Ladurée rapportés de mon périple parisien (et je vous remets le dessin tout mignon de Mahaut, tant qu'à faire) en zieutant le film Marie-Antoinette, de Madame Coppola (j’écris Madame car son prénom ne me revient pas, là, de suite, et que j’ai un rat avachi sur mon épaule, empêchant toute recherche sur internet à l’instant où je vous écris).

Le choix du film colle parfaitement à l’ambiance macarons, si ce n’est que mes neurones se sont énormément entrechoqués durant le générique, me poussant à me poser cette question hautement intellectuelle « Marie-Antoinette, c’était qui ? »  Ooooooooooh, ne riez pas immédiatement, je sais que c’était la femme du roi de France, décapitée à la révolution (je l’ai toujours su, et si tel n’avait pas été le cas, vu l’intérêt récent que j’ai manifesté pour Versailles, dont je parlais récemment sur ce blog, clair que maintenant, je le saurais).  La question précise, mais non moins digne d’une inculturée telle que moi, je l’avoue, était la suivante : « c’était la femme de quel roi exactement ? »  Louis XIV ?  Que nenni, puisque ce roi a fait construire Versailles, bien avant la révolution.  Louis XV ?  Oups je l’avoue, connais pas.  Louis XVI ?  Pourquoi pas, puiqu’il n’y a pas eu de Louis XVII, si je ne m’abuse.  Louis XVI fut le dernier roi, donc le décapité.

Avec ces réflexions déneuronées qui ont fortement pertubé la charmante damoiselle qui m’accueillait en son château pour la dégustation de macarons, j’ai loupé le début du film.

Concentration.

Suite du début du film.

Et là tout s’embrouille à nouveau dans ma tête, avec le mariage de Marie-Antoinette avec Louis-Auguste.  Mais c’est qui ce Louis-Auguste ?  N’est-ce pas Louis XVI qu’elle doit épouser ?  Je sais, ce billet aurait dû s’appeler « blonde », car je le suis.  C’est définitif.  Brune à l’extérieur.  Blonde à l’intérieur.  Comme un kinder.

Mais je ne suis pas ici pour vous parler d’œufs en chocolat, mais de macarons.  De chez Ladurée.

Et sur ce coup là, vous risquez d’être déçus… car je l’ai été.  Déçue.  Oui.  Vous lisez bien : Anaïs a été déçue par ses macarons Ladurée.  Auxquels elle préfère, de loin, ceux de chez Darcis.  Voilà, c’est dit.

C’est la farce qui ne me convainc pas, du moins pour certains macarons, comme le caramel au beurre salé, que je trouve passablement écoeurant, ou la framboise, dont la farce se rapproche trop de la confiture.  Par contre, je fonds pour le cassis-violette, au goût prononcé, ou le pétale de roses et le praliné, tendres à souhait.

Mais tout bien réfléchi, rien à faire, je préfère les Darcis.  Ou quand l’élève dépasse le maître (Darcis ayant été formé par Ladurée, pour rappel) !

Passqu’avec les Ladurée, j’ai pas eu la magie.  Pourtant je m’étais mise en condition : un film où même Marie-Antoinette mange des macarons, une charmante compagnie, une boîte jolie comme un cœur (même si c’est pas la boîte que je voulais et que j’en râle encore).  Alors qu’avec les Darcis, ben j’ai eu la magie.  En regardant je sais plus quoi à la TV.  En pyjama pilou rose.  Et seule.  C’est dire s’ils sont magiques, les Darcis.

Oufti, quand essque je retourne à Liège ?
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23
jan

Une histoire de macarons

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(Pour la petite histoire, à 18h ce mardi, Mahaut me propose d'illustrer quelques billets, je pense à celui-ci, je lui en parle, et moins d'une heure plus tard, j'ai mon dessin, merci Mahaut, non seulement tu es talentueuse, mais tu es rapide).

 

On m’a dit un jour « tu as testé les lentilles de contact, pour ensuite revenir (contrainte et forcée) aux lunettes, c’est un peu comme si on te filait une Porsche pour ensuite t’obliger à rouler en 2cv… un monde de différence ».


Voilà la sensation que j’ai après avoir goûté aux macarons de Jean-Philippe Darcis.  Qui a été formé chez Ladurée, à Paris.  C’est dire si sa réputation est faite.

Mes premiers macarons, vous vous en souviendrez, m’avaient été offerts pour mon birthday par mes collègues Mostèk et Moustique-ex-pétasse.  Je les avais adorés.

Mais voilà, j’ai goûté aux Macarons de Monsieur Darcis (Macarons avec un grand M, ils le méritent), et ma vie ne sera plus jamais pareille.

Car plus jamais je ne pourrai manger les macarons de ma région.  Plus jamais.  Sorry les collègues chéries, après la Porsche du macaron, plus moyen de conduire la 2CV du macaron, vous comprendez ?  (En plus on a appris qu’ils les congelaient, leurs macarons, c’est pas bien ça hein, je ferai plus leur pub, c’est clair !)

Lors de mon escapade dans la cité ardente, vous le savez, Alex m’a fait découvrir ce palais du palais.  Et les Macarons de Monsieur Darcis (j’ai l’impression d’être téléportée dans Orgueil et Préjugés là… même si l’orthographe n’est pas semblable).

Et depuis, je n’en suis pas remise.

Je peux le dire clairement : Alex et moi, on a connu un orgasme gustatif.  Même plusieurs.  Ensemble et seules (bizarreté de la langue française qui veut qu’ensemble soit singulier et seuls pluriel).

Après avoir goûté à deux macarons sur place, je me suis offert un petit sac pour moi rien que pour moi tout pour moi, contenant cinq précieux macarons : pain d’épice, framboise, coquelicot-fraise, pistache et nougat.  Seul regret, il n’y avait plus de cassis-violette, le meilleur paraît-il.

De retour chez moi, je m’installe confortablement, je mets le DVD de Alive, le film contenant la première apparition de Christophe Willem, un film dont je rafolais bien avant qu’il soit méga célèbre et tout et tout.

Et je déguste.

Je fonds.

Je bave.

J’orgasme.

Cinq fois.

D’affilée.

Je pense n’avoir jamais rien mangé d’aussi bon.  Un goût prononcé, malgré l’absence d’arômes artificiels, un moelleux incomparable, une sensation à la fois de croquant et fondant (la sensation des gaufrettes Verkade – ça croustille sous la dent, dans la bouche c’est fondant, aaaah les gaufrettes Verkade, c’est croustifondant – mais avec des goûts incroyables en sus).  Je n’en suis toujours pas remise.  Toujours pas.

Je le dis et je le dirai jusqu’à ma mort : dans une vie humaine, y’a une chose à faire absolument : manger un Macaron de Jean-Philippe Darcis.  C’est impératif.

Je suis dès lors actuellement confrontée à un cruel dilemme : aller vivre à Liège pour manger des Macarons à volonté, mais me passer ad vitam d’écharpes Strelli, ou rester à Namur sans plus jamais connaître la joie de déguster les macarons de Jean-Philippe…  Seule solution : tenter de convaincre l’un, ou l’autre, d’ouvrir un nouveau magasin.  Jean-Philippe, je t’en conjure, Monsieur Darcis, je vous implore : ouvrez un macaron’shop à Namur, par pitié.  A défaut, j’irai vivre à Paris et manger des macarons Ladurée, tant qu’à faire.

Voir les macarons de Monsieur Darcis.  

Et puis mes macarons à moi.
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19
sep

Orgasmique, totalement orgasmique

J’ai fait récemment une découverte qui va me faire courir à ma perte.  A moi les capitons et autres cellules adipeuses, le ventre flasque et rond (enfin ça c’est déjà le cas, de toute façon), adieu la ligne de sylphide, la taille mannequin dont je rêve depuis des mois.

J’adore le tiramisu (j’imagine que vous connaissez tous ce dessert italien à base de mascarpone (plein, faut que ça dégouline, que ça colle aux dents, que ça tapisse l’estomac) et de boudoirs trempés dans du café (peu, si possip’) saupoudré de cacao (plein, faut que ça fasse éternuer et que le mangeur soit trahi par tout le chocolat qui lui colle au visage).

Moi, dans le tiramisu, j’aime pas les boudoirs.  Je les trouve inutiles.  D’autant que dans les restaurants, ils en mettent plein, au point qu’on goûte même plus le mascarpone.  Parce que dans le tiramisu, le plus cher, c’est le mascarpone.  Mais le meilleur, c’est le mascarpone.

Il va de soi que je suis incapable de faire un tiramisu maison.  Et ça vaut mieux, car la dernière fois que j’ai tenté une mousse au chocolat, mes convives ont dû enlever au préalable tous les petits bouts d’œuf cuit que contenait la mixture (j’en peux kéééékchose, moi, si la recette prévoit de mélanger les jaunes d’œuf à l’appareil – admirez ma connaissance du langage cuisinesque – encore chaud, et si du jaunes d’œuf dans une mousse au chocolat chaude, ça cuit).

Ainsi donc, j’ai découvert (ou plutôt, on m’a fait découvrir – honte à toi, digne envoyée du diable) le tiramisu aux spéculoos.  C’est simple, il suffit de remplacer les infects boudoirs gorgés de café pas bon (j’aime pas le café, mais dans le tiramisu je fais un effort surhumain) par de succulents spéculoos bien belges.

J’hésite fortement à vous dire où j’ai trouvé ce dessert divin, dont l’apport glucidique doit être équivalent à mon âge multiplié par mon tour de taille.  Rien n’est indiqué sur l’emballage, il y a un dieu pour les gourmandes.  J’en suis déjà à mon sixième en quelques semaines, je sais c’est déconner (comme dirait la diablesse qui m’a fait goûter cette succulente petite préparation toujours disponible et pas chère en plus).

Bon, allez, je vous le dis, sait-on jamais que le big boss de la boîte tomberait sur mon blog et m’offrirait mon poids en tiramisu spéculoos… On trouve ça chez Villeroy Club à Namur, j’imagine que vous connaissez déjà cette maison réputée comme tout dans notre chtite ville.  C’est un régal, c’est extra, c’est un orgasme gustatif comme je les aime tant.

Alors dès que vous passez par là-bas, essayez le tiramisu spéculoos (et pour celles qui n’aiment pas les spéculoos – comment, ça existe ça ? – y’a aussi du tiramisu tout ce qu’il y a de plus classique et du tiramisu fruits rouges).

Orgasmez bien !

PS : Si vous vous sentez l’âme d’une cuisinière, ou si vous vivez loin de chez moi (pauvres de vous), découvrez la recette sur le blog des bonheurs de Sophie, une belge qui est passionnée de cuisine, et qui a même écrit un livre.
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