8
aoû

Mangeons follement

En commentaire sur le billet qui précède, Alex me propose plusieurs types de restos insolites.  Chouette, merci Alex.

Alors, analysons tout cela...

- un resto à Taïwan où les tables sont des baignoires recouvertes d'une vitre et les sièges des wc : oui ou non ? Oui, bien sûr, rigolo et aucun danger

- A Paris ou Montréal, manger dans le noir total : oui ou non ? Ah oui, j'adore cette idée, du moins si je peux choisir le menu, et si ça se passe à Paris

- A New York, manger couchée dans un lit : oui ou non ? Oui trois fois oui, manger couchée, c'est mon dada, sauf que je devrai aller en bateau jusque là

- Un steak de boeuf de 2 kg dans un observatoire à Johannesburg : oui ou non ? 2 kilos, non, non et non, trop c'est trop

- Derrière les barreaux d'une prison au Japon : oui ou non ? L'idée de la prison j'aime bien, mais le Japon, c'est loin

- Dans un petit resto en équilibre sur une montagne à 5395 m d'altitude en Bolivie : oui ou non ?  Non, jamais de la vie, horreur et damnation

- 5 mètres sous la mer rouge : oui ou non ?  Non, trop claustrophobe


Et il y en a encore d'autres. Alors, ton choix est fait ?  Un repas dans le noir couchée dans une baignoire (ce qui permet de prendre un bain ensuite... passque manger dans le noir, ça tache).

31
jui

NOG

Naaaaan, je ne me suis pas emberlificoté les pinceaux et les lettres, voulant vous parler d’une ONG.

Ouiiiii, vous lisez bien le sujet du jour : NOG.

NOG comme Nouvel Orgasme Gustatif.

Tout nouveau tout beau et qui me laisse encore un goût incroyable en bouche.

J’ai testé la pâte à tartiner au spéculoos. 

J’ignore si cette merveille existe ailleurs qu’en Belgique, mais si ce n’est pas le cas, vous n’avez plus qu’une solution : courir, voler, galoper jusqu’ici pour goûter.

Parce que c’est tellement divin que mourir sans avoir mangé de la pâte à tartiner au spéculoos, c’est impensable, tout bonnement impensable.

Tout d’abord, il y a l’odeur.  Spéculoos puissance 10.  Puissance 100.  Puis la couleur.  Spéculoos.  Tout simplement.  Ensuite, la texture.  On s’attend à voir cette pâte étrange devenir biscuit, mais que nenni.  Onctueux.  Tendre.  Fondant.  Rien qu’à la voir, la salivation est assurée.  Enfin, il y a le goût.  Le summum du bonheur intense.  L’extase à l’état pur, pour plagier une célèbre marque de shampooing. 

A déguster pur, ou sur un petit beurre de Lu.  Enfin sur plusieurs petits beurres de Lu.  Divin, nirvanesque, orgasmique.  Il n’y a pas suffisamment de mots dans notre belle langue française pour qualifier ce moment.

Mais je préfère vous prévenir.  L’addiction est assurée, et une fois le pot entamé, le risque est énorme que vous fassiez comme moi : passer la soirée à l’ouvrir, le pot, pour y tremper une cuiller, ou, mieux encore, un doigt.

lotus

23
jui

J'ai vu Jean-Philippe Darcis... en vrai !

Après Arthur presqu'en vrai, après Christophe Willem en vrai, voilà que j'ai rencontré Jean-Philippe Darcis.  Monsieur Darcis.  Le célèbre Monsieur Darcis, pâtissier et surtout fabricant de macarons qui font baver le monde entier et Paris...  Prononcez Darci, sans le S, comme Monsieur Darcy cher à Jane Austen.

Flash back.

Samedi 21 juin.

C'est l'été.

J'ai mal à la tête.

Mais je brave la douleur et je pars à l’aube (ah si, partir un samedi à 9h49, c’est l’aube, je vous le dis) vers la gare et le train qui me mènera, je l’espère, à Verviers, siège de la société de Monsieur Darcis, que, pour l’occasion, je me permettrai d’appeler Jean-Philippe, ce sera plus simple (en espérant qu’il ne m’en tiendra pas rigueur et ne me fera pas livrer mon poids en macarons à l’ail et au poivre en guise de représailles).

Grâce à mon sens de l’orientation inné, ainsi qu’à trois cartes, deux plans et un croquis reçu de Jean-Philippe, qui n’a pu résister à mes mails angoissés « oùske vous êtes ? comment vous trouver ? pitiéééé aidez-moi », j’arrive à l’heure pour l’atelier et me joins aux quelques dames qui attendent déjà.  Des dames... oui, uniquement des dames.  J’abandonne illico mes rêves de grand brun ténébreux venu apprendre à faire des macarons pour me séduire, et fais connaissance avec le harem de Jean-Philippe.  12 participantes.  Je suis la 13e, argh, pourvu que ça ne fasse pas tourner la crème pâtissière, brûler le chocolat ou pourrir les fraises.  J’annonce immédiatement la couleur à mes comparses d’une après-midi : je ne mettrai pas la main à la pâte et me contenterai d’observer, de photographier et de noter sur mon joli carnet tout chic tout neuf sorti pour l’occasion, le tout pour un article.  Je précise immédiatement qu’il s’agit d’un article pour le web, au vu de leurs regards soudain interrogateurs, me faisant un bref instant croire que je suis une journaliste célèbre.  Que nenni.  C’est juste pour internet, mes bonnes Dames.

Jean-Philippe nous rejoint vers 13h30, tout de blanc vêtu, manches longues malgré la chaleur, et nous emmène à l’atelier, via un labyrinthe de couloirs, d’escaliers et de cuisines.  Toutes ces dames, prévoyantes, ont pris des tabliers, blancs, bordeaux, à froufrous ou à fleurs.  Moi, bien entendu, je n’ai rien pris et je sens que les citrons, les fraises et le chocolat vont se précipiter sur moi comme la gale sur le bas clergé (j’ai lu cette expression sur un blog, mais je me demande s’il ne s’agit pas plutôt de la petite vérole ou de la syphilis, mais qu’importe).

Le menu est donc annoncé : macarons au chocolat, tartelettes au citron meringuées et éclairs à la crème au jasmin et fraises fraîches du pays.  Argh.  Je sais, à ce moment précis, vous me haïssez.  Je vous comprends.  Et je vous pardonne.

Jean-Philippe nous donne les recettes des trois desserts (moyennant gros pots de vin, je peux envisager l’éventualité de vous les céder, si vraiment vous êtes très très gentils) et c’est parti pour une après-midi gourmandise.  Il maîtrise parfaitement son sujet, passant d’une recette à l’autre en fonction de ce qui doit refroidir, cuire, durcir ou autres verbes réguliers en -ir.  Une participante surveille la cuisson d’une préparation (une fameuse responsabilité que je n’aurais endossée pour rien au monde, my god) pendant que nous observons le maître à l’œuvre, et c’est déjà un régal.  Même s’il nous avoue être de moins en moins souvent « aux fourneaux », business oblige (et rançon de la gloire aussi), on sent qu’il est passionné et que c’est cette passion et le goût du travail bien fait, qui ont fait son succès.

Tout en nous expliquant les étapes de la préparation des trois desserts, il nous livre certaines anecdotes rigolotes (c’est qu’il a le sens de l’humour, en plus) et détails passionnants de sa profession, ses études, sa société, et ses recettes, comme les points noirs de véritable vanille contenus dans sa crème pâtissière, parfois mal vus par la clientèle et considérés comme « des crasses » (sacrilège, alors qu’ils sont signes de présence de vanille, fichtre*).  Jean-Philippe se raconte en préparant une ganache au chocolat, laquelle servira à farcir ensuite les macarons... L’odeur de la ganache est orgasmique, et je regrette sincèrement que la science n’ait pas encore inventé les PC odorants, vous m’en auriez dit des nouvelles.  En matière d’odeurs, nous serons servies : citron, vanille, fraise, chocolat... De quoi tomber en pamoison.  

Nous entamons la conception des macarons.  Ou plutôt... conceptualisation... du moins en ce qui concerne ceux de la gent féminine.  Alors que ceux de Jean-Philippe forment un damier régulier, et qu’il semble faire ça avec une réelle facilité, les nôtres sont... de l’art abstrait, de toutes tailles, de toutes formes.  Nous rions beaucoup malgré la concentration intense.  Les miens (oui, finalement, je me prends au jeu, mais refuse que l’on fasse une photo, non mais, le ridicule ne tue pas, mais tout de même, moi en train de cuisiner, ma grand-mère s’étranglerait d’un fou rire dans sa tombe), donc les miens sont tellement gros qu’ils se rassemblent en un genre de bonhomme de neige brun, pour former un trio de macarons indissociable.  La gourmandise est un vilain défaut, je sais...  Au final, nous en comptons 133 : il y aura donc un orphelin, puisqu’un macaron contient deux parties collées par un fourrage (pour les ceusses d’entre vous qui reviendraient du Sahara et ignoreraient encore ce qu’est un macaron).

Les participantes posent un tas de questions dont je comprends à peine le sens : quel type de sucre, eske ça peut cuire dans un four à air pulsé, un four avec ou sans vapeur d’eau (ah bon, les fours contiennent de la vapeur d’eau, première nouvelle, vive le progrès).  Pendant ce temps, je mitraille à tout va, les « mottes » de cinq kilos de beurre (argh, j’ai pris cinq kilos, c’est donc ça... cinq kilos de gras), des « fouets » format géant, une bassine ancienne magnifique, des centaines de macarons découverts dans un coin et Jean-Philippe qui travaille (pour une fois, dirons les punaises que nous sommes).  

En faisant la pâte à choux, il s’emballe, et au lieu des 8 œufs prévus dans la recette, tout en nous parlant et nous expliquant des tas de choses, il ajoute des œufs, encore et encore... 9, 10, 11...  Nous écarquillons les yeux, stupéfaites.  Et il rit.  Il sait ce qu’il fait.  Il a l’œil.  La pâte sera parfaite, bien sûr.

Nous entamons une discussion sur les macarons, Ladurée, Hermé, qualité, goût, format, prix, succès.  Un conseil à retenir : n’achetez pas des macarons trop petits, ils manquent de moelleux et de fondant, dixit Jean-Philippe, qui se refuse à en faire de trop petits (et je confirme, pour en avoir goûté).

Jean-Philippe est aussi à l’aise avec ses spatules et ses platines qu’avec une horde de femmes gourmandes.  Il nous donne également un tas de trucs utiles pour la pâtisserie, trucs que j’oublie immédiatement (du genre mélanger sucre et eau à 121 degrés, non mais, est-ce que j’ai une tête à avoir un thermomètre de cuisson ?), car je le sais, jamais je ne tenterai de préparer ces gourmandises, j’en suis tout bonnement incapable.  Faut savoir reconnaître ses failles et ses (in)capacités.  Et pourquoi perdre mon temps à faire de la pâtisserie ratée, alors que très bientôt un salon Darcis ouvrira à Namur, j’en suis convaincue.  J’ai entamé ma croisade dès mon arrivée, et n’ai cessé de répéter que ma ville serait parfaite, j’ai bien dit par-fai-te, pour un tel salon, avec sa bourgeoisie, ses dames de la haute et ses tas de gourmandes.

Gourmandes dont je fais bien sûr partie.  Et je déplore que tous ces plats utilisés pour fabriquer meringue italienne, crème pâtissière, crème au citron ou ganache au chocolat se soient retrouvés au lave-vaisselle sans que j’aie pu les relécher, sacrilège.  Gaspillage.  Je parviens tout de même, en faisant ma tête du chat potté de Shrek, à manger le demi-macaron orphelin prévanté, recouvert de ganache.  Un régal.  Mais un peu dur, comme l’avait prévu Jean-Philippe : un macaron se mange le lendemain de sa préparation, retenez (et pour avoir mangé mes cinq précieux miens hier, je confirme, le lendemain, c’est un régal, mais un régal, vous n’imaginez pas ce que vous avez manqué, troooooop booooon).

Durant les finitions, savoir le fourrage et la décoration, le silence est religieux.  Nous observons le chef, admirant sa rapidité et sa dextérité.  Waw !  Une séance de photos s’impose.  Je mitraille à qui mieux mieux, pour immortaliser cet instant magique.  Nous installons ensuite nos réalisations (enfin, celles de Jean-Philippe, faut pas se voiler la face) pour la photo finale.

18 heures.  Nous repartons, gâtées comme un matin de Saint-Nicolas (ou de Noël), chargées comme des mules, les yeux pleins d’étoiles, les carnets pleins de notes, les estomacs pleins d’envies, et salivant à l’idée de déguster, le soir même, ou le lendemain, nos macarons, éclairs et tartelettes, ainsi que les macarons et pralines que Jean-Philippe nous a offerts.  Sans oublier les achats faits en repartant.  Gourmandes ?  Ben oui.  Vous en doutiez encore ?

Je regagne ensuite ma ville natale, priant Dieu et tous les saints pour que mes précieuses denrées ne soient pas écrasées à l’arrivée.

Je le savais, bien sûr, mais cette demi-journée en compagnie de Jean-Philippe m’a fait à nouveau réaliser combien la fabrication de pâtisseries et des macarons est un art, prend un temps de fou, demande une énergie énorme ainsi qu’un amour de la perfection et justifie tellement le prix de ces petites choses qui séduisent régulièrement nos palais.  Combien chaque minute compte.  Combien chaque degré de température a son importance.  Combien chaque gramme de sucre, de farine ou de chocolat peut tout changer.  Et surtout, surtout, combien il est interdit d’engloutir un si beau et si bon éclair jasmin-fraise comme l’a fait Jean-Philippe, en deux bouchées à peine (ne niez pas, je vous ai vu, nous vous avons toutes vu, vous le savez, Jean-Philippe, ne niez pas), car une pâtisserie, un macaron, ça se regarde, ça se découvre, ça s’admire, ça se hume, et puis, seulement, lentement, très lentement, avec amour et délectation, ça se savoure.

J'ai toujours mal à la tête.

* à ce sujet, ne vous fiez pas toujours aux apparences, j’ai un jour mangé du yaourt saveur vanille, contenant uniquement des arômes artificiels... malgré les faux points noirs de vanille s’y trouvant.
carnet
beurre
 
eclairs
 
eclairs2
 
eclairs3

 
eclair
 
ganache
 
travaille

 
macarons
 
macarons2
 
tartelettes
 
tartelettes2
 
pistache
 
equipe
 
doggybag

13
jui

Recette inédite

Ça vous arrive parfois d’imaginer une recette, en long et en large, de haut en bas, de saliver rien qu’en y pensant, puis de la réaliser et d’être déçue, mais déçuuuuuuuue.

Moi oui. 

Ooooh, je vous entends ricaner d’ici, petits coquins : « Anaïïïïïsssssss, cuisiner, ah ah ah (rire gras) ».

Ben oui, de temps en temps j’ai des idées.  Enfin, on m’en donne.

L’autre jour, je repère dans un supermarché un bocal de coeurs d’artichauts aux herbes.  J’adore les artichauts.  Sur une pizza quatre saisons, pleine de fromage, tomate, jambon et champignon, les artichauts sont la cerise sur le gâteau, ze cherry on ze cake qu’on dit quand on est moderne.

Alors je prends le bocal d’artichauts, sans savoir ce que j’en ferai exactement.  Mais il me le faut.  Il est à moi.  J’émets un vague « keskejevaiscuisineravecça » signifiant « dans quoi vais-je pouvoir jeter le contenu de ce bocal, pour ensuite prononcer un puissant abracadabra et récolter un divin et succulent petit plat ».  Moustique me suggère les pâtes à la crème, aux coeurs d’artichauts et au jambon de parme, que son mari chéri lui a justement préparées la veille : orgasmiquement gustatif, ou plutôt gustativement orgasmique.

J’en bave de plaisir.  J’achète de la crème utra light et du jambon pas de Parme mais tout comme.

Et je rentre chez moi, préparer mes pâtes, des tagliatelles, car la crème, les coeurs d’artichauts et le jambon de presque Parme ne vont qu’avec des tagliatelles, n’est-ce pas ?

Je prépare ma recette, une recette réalisable pour la pro en cuisine que je suis : cuire les pâtes, ajouter les autres ingrédients, mélanger, manger.  Yessss.

Je m’installe ensuite devant un chouette DVD, prête à me régaler.

(Là, je vous sens espérer une bourde genre sucre à la place du sel dans l’eau de cuisson, pâtes trop cuites, artichauts velus ou crème aigre, avouez-le, va).

Que nenni.  Tout est parfait.  Je goûte les pâtes.  Parfaitement cuites.  Al dente.  Le jambon de parme, bien découpé, bien mélangé aux autres ingrédients.  La crème, un peu trop light, limite insipide, mais pas mal.  Les artichauts.  Aaaaaaaaaaaah.  Voilà le problème.

Sont pas bons.  Enfin, pas ceux-là particulièrement, mais les artichauts c’est pas bon.  Pas bon du tout.  Du moins dans des pâtes à la crème et au jambon quasi de Parme.  Mais pas bon.  Ce goût d’artichaut gâche tout le plat.  En plus j’en ai mis une quantité monstrueuse, de ces artichauts.  Et comme certains se sont désagrégés, je les confonds avec les tagliatelles.  Beurk beurk beurk. 

Je finis par manger d’abord tous les artichauts, pour m’en débarrasser au plus vite et me régaler ensuite de mes pâtes au jambon pas tout à fait de Parme.

Morale de l’histoire : les artichauts, uniquement sur les pizzas.  Quoi se le dise.

Seconde morale : moi, cuisiner ?  JA-MAIS.

Ma bonne Dame !

(PS : chais pas pourquoi, j'écris toujours artichaud au lieu de artichaut... ça vous laisse imaginer les corrections que j'ai dû faire, car Word, il était pas content du tout du tout).

Un dessin de Titoun en cherry on ze cake.
cuisineutilise

7
mai

Les sushis me causent des soucis


Ça fait des années que j'en entendais parler à tous les coins de rue et de bureau.  Et qu'ils étaient délicieux, et qu'ils étaient succulents, et qu'ils étaient fins, très fins, ça se mange sans faim (ça me rappelle quelque chose).  Et qu'il fallait A-BSO-LU-MENT que je m'y mette (comment, Anaïs, t'as jamais goûté, m'enfin, si c'est pas malheureux).

Il était donc temps que je succombe à la mode incontournable des sushis.

C'est vrai que dans leur petite barquette noire, ils avaient l'air appétissants, ces sushis : revêtus de saumon, de scampi, de surimi, emballés dans des algues.  Sans oublier que c'est du "ready to eat", et ça c'est parfait pour la célibataire que je suis, d'autant que, le week-end venu, je me transforme en larve lymphatique en fin de vie pour m'affaler dans le canapé et visionner des comédies romantiques en ingurgitant du vite fait-bien fait.

Ce soir là donc, sushis au repas.  Et comédie romantique.

J'installe donc confortablement mes sushis sur une assiette.  Je déverse le contenu d'une petite fiole mystérieuse en forme de poisson ainsi que le contenu d'un petit sac portant le nom étrange de "wasabi".

Puis j'installe ma carcasse sur le canapé, pour un plateau télé.

Je commence par goûter cette mixture bizarre dénommée "wasabi", en déposant l'équivalent d'un petit pois sur le bout de ma langue.  Aaaaaaaaaaaaargh, c'est l'heure de ma dernière heure  ma bonne Dame.  Ils pourraient mettre un avertissement, tout de même, du genre "warning, cette mixture verdasse peut trouer une langue en trente secondes chrono".  Après avoir avalé deux verres d'eau, je goûte enfin les sushis.

Et c'est la déception totalement décevante.  J'ai pas aimé.  Mais alors là pas du tout.  C'est clair et net.  C'est fade, même avec le liquide au soja.  Ça colle aux dents.  Ça n'a aucune saveur, à part celle du riz cuit froid.  Tant qu'à faire, autant me cuire un sachet de riz et le manger une fois refroidi avec un petit bout de saumon et deux crevettes, ça me coûtera nettement moins cher...

Non, décidément, les sushis, c'est pas ma tasse de thé.  Et vous, zaimez ça ?
sushis