4
mar

Les macaronis jambon fromage

Grande discussion au bureau l'autre jour sur les macaronis jambon fromage.  (NB : je sais qu'on écrit normalement macaroni, car un macarono, deux macaroni, mais bon, l'usage accepte dorénavant le pluriel, donc j'aime le pluriel).

Le tout à neuf heures du mat', histoire d'avoir très très faim et très très envie de macaronis jambon fromage quasi à l'aube.  J'espère d'ailleurs que vous lirez ce billet à l'aube également, ça vous fera le même effet (gnark gnark gnark).

Le débat est complexe et ardu : comment faire des macaronis jambon fromage ?  Mieux : comment faire de délicieux macaronis jambon fromage ?

Plusieurs choix s'offrent à vous :

- le macaroni jambon fromage sans aucun ajout, mais gratiné

- le macaroni jambon fromage crème, gratiné ou pas

- le macaroni jambon fromage béchamel, gratiné ou pas

- la barquette Igloo jambon fromage truc collant qu'on sait pas si c'est à base de crème ou de béchamel, vaguement gratiné, sur lequel il serait bon de rajouter un sachet de fromage râpé (qui a dit que c'était ma recette à moi ?)

Ce qui est drôle (enfin pas tellement, mais j'exige de vous que vous riiez un chouia, histoire de me confirmer que c'est drôle, par pitié), c'est que la recette préférée de chacune est celle... de sa môman.  Ben voyons.  Les mômans hein, c'est finalement toute notre vie, ou presque.  On reproduit ce qu'on connaît, sans autre forme de procès. 

Et là, nous nous téléportons immédiatement vers notre enfance, pour une évocation de souvenirs gourmands, passque la tâche de chaque enfant de ce monde (en tout cas de chaque enfant belge de mon jeune temps), lors de la préparation des macaronis jambon fromage, est de couper le jambon et de râper le fromage.  Oui, vous lisez bien, vous les petites jeunes qui faites maintenant usage de fromage déjà râpé et de jambon déjà en dés, de mon temps ou utilisait un couteau pour transformer de vraies tranches de jambon en petits morceaux.  Même qu'on avait le droit de manger tout le gras blanc autour.  C'était du vrai jambon à l'époque, pas du recomposé-mouillé-préservé-hormonisé.  Même que c'était succulent, ce gras blanc.  Puis on râpait le bloc de gruyère.  Même qu'on avait le droit de manger le morceau qui restait systématiquement dans la râpe à la fin.  Et le résultat était bien plus meilleur que les sachets que l'on trouve actuellement dans le commerce.  Passque de mon temps, je pense que le fromage râpé en sachet et le jambon coupé en sachet, ben ça n'existait tout bonnement pas.  Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans... enfin vous connaissez le topo.

Et vous, comment vous préparez vos macaronis jambon fromage ?  Non passque c'est important dans une vie de femme (et d'homme aussi d'ailleurs), les macaronis jambon fromage.

Un petit sondage ?  Un petit sondage... (là, à droite)

23
sep

Le chou-fleur de Mostek

Souviendez-vous, j'ai évoqué, en commentaire, le chou-fleur préparé par Mostek.  Qui n'était pas bon (je la cite, mais n'allez pas lui répéter, elle va pas être contente que je divulgue un tel secret).

Non seulement il n'était pas bon, mais en plus, il vieillit mal, ce chou fleur.  Très mal.

Passque Mostek, dont l'inconscient a sans doute voulu lui faire oublier cet incident, a elle-même oublié son chou-fleur dans le frigo du bureau.  Durant de longues minutes.  De longues heures.  De longues journées.

Puis, durant le WE, il s'est rappelé à son bon souvenir.  Oups.

Et lundi, alors que je m'apprêtais à déguster une petite tartine aux graines de tournesol dont vous me diriez des nouvelles, avec une salade de crevettes à la ciboulette à se rouler par terre tant c'est bon (même que je la mange à la cuillère, pas bon pour mes fesses mais tellement bon pour mon moral), Mostek a décidé de constater l'ampleur des dégâts.

Je n'ai pas vu à quoi ressemblait la mixture au chou-fleur, Dieu m'en préserve.  Mais j'ai senti.

Senti.

Senti.

Si les PC pouvaient diffuser des odeurs, je vous en aurais fait profiter, au risque de voir mon blog déserté à tout jamais.

Un mélange d'odeur d'œuf pourri, de chou-fleur plus très frais, de lait caillé et de vomi. 

Une odeur qui prend aux tripes.  Et au cœur.  Enfin plutôt aux haut-le-cœur qui m'ont envahie après quelques secondes.  Après deux ou trois véritables nausées, je me suis échappée en riant, histoire de ne pas ajouter une odeur supplémentaire à celle qui régnait déjà.

Bon, entendons-nous bien, ouvrir les fenêtres quelques minutes aura suffi à dissiper l'odeur.  Mais mon pauvre nez ne l'oubliera jamais.

Vous voulez la recette ?

 

18
sep

Envie de glace

Un soir d'été.  19h.  Petite musique.  Comptine.  Musique de mobile enfantin.  Musique du marchand de glaces.  Je réalise alors que, même si je squatte dans mon chtit appart depuis plusieurs années, jamais je ne suis descendue m'offrir un cornet chez le marchand de glaces ambulant.

Grosse lacune.

J'ai envie d'une glace.

Là.

De suite.

Comme quand j'étais ado, et, qu'avec mes amies du quartier, nous attendions impatiemment Jean-Pierre.  Jean-Pierre était notre grand pote.  Nous faisions la tournée avec lui, chaque soir.  Servions les gourmands.  Et puis je m'offrais une demi-boule chocolat, et une demi-boule banane, avec de la crème fraîche.  Et des copeaux de chocolat.  Tout ça pour le prix d'une boule, il n'était pas regardant Jean-Pierre.  Et il était cool. Et j'adorais servir des glaces aux amateurs, assistée de Jean-Pierre.  Souvenirs souvenirs.

Vu que je suis affalée sur mon canapé, en petite tenue, je cours dare dare dans ma chambre, je plonge dans un jeans, j'enfile un T-shirt, je saute dans mes baskets, j'attrape mon sac, mes clés, et je descends m'offrir une glace.

Tout cela ne m'a pris que quelques secondes à peine, mais la musique s'est éloignée.  Drame international.

Je l'entends encore, dans le lointain.

Alors je sors.  Et, telle Super Jaimie, je tends l'oreille, afin de déterminer son origine.  Douée comme je suis, je m'oriente à l'opposé de l'endroit oùsqu'elle doit être, cette fameuse camionnette, car après cent mètres, je n'entends plus rien.  Rien de rien.

Alors je fais un petit tour du quartier, espérant voir surgir la camionnette magique.  Mais rien.  Nada.  Le désespoir profond.  Et total.  Je m'affale sur un banc.  Durant de longues minutes.  Y'a un peu de soleil.  Et je rêve d'une glace.  Je garde encore l'espoir que le marchand fasse un petit tour pour venir ensuite me proposer ses milles saveurs, juste sous mon nez.

Mais rien n'arrive.  Le pire, c'est que j'entends encore vaguement la musique tant attendue, mais tellement loin qu'il me faudrait une voiture pour sillonner le quartier.

Alors je rentre chez moi, désabusée.

Et je passe la soirée à rêver de la glace que je n'ai pas savourée.

La vie est une lutte quotidienne, et ce soir, j'ai perdu une bataille.

5
sep

L’Ebly à la provençale made by Mostek

Ne vous évanouissez pas.  N'imaginez pas être sur un autre blog.  Ce vendredi est à marquer d'une pierre blanche.  Car ce vendredi, c'est jour de recette.

Je vous l'avais promise.  La voilà.  En exclusivité mondiale.  Vous ne la trouverez que sur ce blog.  Le reste n'est que piètre contrefaçon.

Voici la recette de l'Ebly à la provençale de Mostek.  Un régal régalement régalant.  Un délice délicieusement délicieux.  Un orgasme orgasmement orgasmique.

Ingrédients :

- un poivron jaune

- un poivron rouge

- une aubergine (il s'en est fallu de peu que le nom de ce superbe légume ne me revienne pas, et que Mostek n'appelle une ambulance tant je m'extasiais devant la beauté de cette aubergine, d'une si jolie couleur... aubergine)

- une (petite) courgette du jardin de papa-maman (si vous n'avez pas de jardin ou, pire, pas de papa-maman, une coucourge du magasin fera l'affaire, mais rien ne vaut une courgette du jardin, c'est clair)

- deux tomates

- une boule de mozzarella

- de l'Ebly

- un tas de brol que je citerai au fur et à mesure de la recette, Mostek étant tunée comme une voiture de ronny en matière culinaire

Videz les poivrons après les avoir coupés en deux.  J'ai bien dit en deux, enfin c'est Mostek qui le dit, pas en quatre.  Entreposez-les dans le four à 200° jusqu'à tant qu'ils soient noircis et que la peau boursoufle (excusez le « jusqu'à tant que », je ne fais que répéter les propos de Mostek, je sais elle parle mal la France, mais on l'aime quand même hein).  Pendant ce temps, on n'entend rien de Secret Story, tant ce four fait du bruit (bordel de dieu).

Coupez l'aubergine en rondelles (Mostek exige que j'indique que j'ai confondu l'aubergine et la courgette, ben quoi, ça se ressemble hein), puis chaque rondelle en lamelles, puis chaque lamelle en dés (my god, compliquéééééééééé).  Faites dorer à la poêle avec trois tonnes de matière grasse bien grasse, car c'est bien connu, l'aubergine pompe le gras aussi vite que mes fesses.  N'oubliez pas une gousse d'ail pressée avec un presse-ail.  J'ai reconnu l'ail, Mostek se dit fière de moi, youpiiiie.  Attention ça brûûûle, et Mostek se brûle le doigt sur sa poêle.  (Vous ai-je déjà dit que j'ai un problème avec le mot poêle, je l'écris toujours poëlle, comment ça vous vous en moquez ?)

Mettez la préparation de côté, si possible près de moi passque ça sent divinement bon et que je passe mon temps à renifler tout ça, même que Mostek dit que je vais y faire tomber des Mickeys, vilaine qu'elle est.  Alors que je ne fais que goûter.  Et c'est succulent, l'aubergine à l'ail, aaaaaaaaargh.

Cuisez ensuite, dans la même poêle, la courgette coupée en rondelles, elles-mêmes coupées en quatre (par pitié soyez précis, faites quatre morceaux identiques, c'est plus joli).  Pas d'ail dans la courgette, elle se suffit à elle-même.

A ce moment précis, faites cuire 60 grammes d'Ebly par personne, dans l'eau bouillante.

Coupez une tomate en dés, sans les cuire.  Coupez l'autre tomate en rondelles de 3 mm d'épaisseur, pour la garniture.  Mostek est une artisss', elle fait de l'art avec une tomate, excusez du peu.

Là, les poivrons sont censés être bruns et avec la peau qui se décolle.  S'ils sont noirs comme du charbon, fallait mieux les surveiller ma bonne Dame !  S'ils sont juste à point, sortez-les du four, et mettez-les, deux par deux, enfin deux demis par deux demis, si possible de la même couleur, c'est plus mieux, dans des sacs de congélation.  C'est pour que la condensation fasse décoller la peau, passque la peau c'est indigeste, vous le savez.  Une fois que c'est bien décollé, sortez les demi-poivrons, et déshabillez-les, c'est facile, ça vient tout seul, par contre ça brûle les doigts, je vous préviens.

Pendant que Mostek se brûle les doigts, je continue à me shooter aux aubergines à l'ail.

Ensuite, coupez les poivrons en dés.

Ça vous prendra bien dix minutes, temps précis de la cuisson de l'Ebly, c'est fabuleux.  Egouttez-le, et ajoutez, dans la préparation, une noix de saveur au basilic et huile d'olive (ça doit se trouver dans le commerce, je pense), les dés de poivrons, courgette, aubergine et tomate et du coulis de légumes dénommé Verdurine (une cuillère à soupe - ça doit aussi se trouver dans le commerce, j'imagine), sel et poivre.

Disposez le tout dans un plat pour four.  Déposez ensuite les jolies rondelles de tomate de 3 mm d'épaisseur, tout un art, et ensuite, très important, une grosse boule de mozzarella découpée en tranches.

Enfournez le tout une vingtaine de minutes, jusqu'à ce que la mozzarella soit coulante, un peu dorée, et que votre langue traine par terre d'envie et de gourmandise.

Installez-vous à table.  Sortez le plat du four, avec des maniques, pour éviter l'hôpital.  Enfin l'inverse, sortez le plat, puis installez-vous à table, ce sera plus pratique.

Et dégustez.

Alors, succulent non ?  Et que du bon, ma bonne Dame.  Du bon, du frais, du délicieux. 

Bon appétit. 

PS : peut-être qu'avec une petite centaine de commentaires élogieux, Mostek accepterait de vous proposer une recette par semaine, que j'irais déguster, afin de vous commenter au mieux les instructions.  Meuh non je ne le ferais pas par intérêt, mais dans VOTRE intérêt.

PS 2 : voilà la bête...

ebly

11
aoû

Ma première fraise Tagada

C’est en lisant certains blogs féminins que j’ai découvert combien on pouvait être accro aux fraises Tagada. En faire des orgies. Se consoler le cœur grâce à elles. Or, sauf erreur, et l’erreur est bel et bien possible, je pense n'avoir jamais vu ces fraises dans les rayons de mon supermarché. Je me suis dit que c’était une spécialité française, tout bonnement, comme les melo-cakes (mmmmmmmmhaaaaaaaaaaargh) sont une spécialité belge, une fois.

Et puis chuis allée à Paris. Et presqu’immédiatement, comme un fait exprès, ma copine française Sophie a cité ces mots magiques « fraises Tagada ». Alors, en bon réflexe pavlovien, mes papilles se sont mises en branle et j’ai salivé salivé salivé. Puis j’ai enfin su.

Ce qu’était une fraise Tagada.

Passque moi, je pensais que ce pût être une fraise bicolore rouge et verte (ben oui, avec la queue), avec ou sans sucre, soit acidulée ou pas, en gomme assez dure et très plate, en forme de fraise écrasée, ou bien une fraise bicolore rouge et blanche, bi-goût également, et bien molle, en gomme très molle en forme de petit dome arrondi.

Et bien que nenni ma bonne Dame.

La fraise Tagada, elle est rouge, entièrement rouge. L’intérieur est blanc, bien sûr, mais l’extérieur est rouge… fraise. Et sans sucre. Ce n’est pas de la gomme non plus.

En fait, la fraise Tagada est indescriptible.

Voilà le souci.

Il faut la goûter.

Et j’ai eu la chance de goûter la VRAIE fraise Tagada, mais également une imitation, histoire de me faire une opinion basée sur des faits réels, comme tout ce que je te raconte ici depuis près de deux ans déjà, dingue, je sais.

J’ai donc rapporté mes deux sortes de fraises, et j’ai goûté. Indéniablement, la véritable Tagada est meilleure, plus petite et d’un rouge plus agréable, moins « colorant ». Mais son imitation peut subvenir plus rapidement à un besoin fulgurant de sucre et d’écoeurement, à un chagrin d’amour.
Je conseille cependant la véritable Tagada. Si le chagrin ou l’envie est trop forte, la double dose est conseillée.

Attention cependant à l’addiction. Elle survient après la toute première prise. Ensuite, c’en est fait de moi.

J’échange donc kilos de melo-cakes contre kilos de fraises Tagada. Urgent SVP.

Donc la Tagada c'est ni ça ni ça ni ça... mais c'est ça, made by Haribo.

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