25
aoû

J'ai testé le San Marino Namur

Trouver un bon resto italien à Namur, c'est comme trouver un brun ténébreux célibataire quand on s'appelle Anaïs : impossible.  Tout bonnement impossible.  Et pourtant, je les ai tous testés : ceux où les pizzas sont sèches comme un jour de canicule, ceux où les escalopes sont dures comme une semelle de botte Pataugas (je rêve d'en avoir une paire, c'est obsessionnel), ceux où les pâtes sont nappées d'une sauce aussi artificielle que le visage de certaines stars du cinéma (je ne citerai pas de nom, n'insistez pas).

Mais y'en a un que j'avais plus testé depuis des années, c'est le San Marino.  Pas celui de Jambes, absolument infect, pas celui de Ciney, que je n'ai jamais testé mais que paraît qu'il est super bon et tout et tout.  Celui de Namur.

A notre arrivée, la foule est dense.  Normal, c'est jour de marché.  C'est de bon augure (augure est masculin, je l'ai lu deux fois dans mon thriller du jour, un Nicci French, pour changer), non, un resto bondé, les Namurois sont pas fous au point d'aller dans un resto mauvais, enfin dans un mauvais resto, si vous préférez.  Quoique... l'expérience qui suit me démontrera que les Namurois sont soit dénués de papilles gustatives, soit complètement fous.

Y'a tellement de monde que nous nous retrouvons stockées à côté du bar, où le va et vient perpétuel est saoulant au possible, mais ça nous fera des économies, pas besoin de prendre un apéritif comme ça (ah ah ah, mon humour fou vous fait toujours le même effet, je sais).

Nous passons commande.  Je prends une escalope pizzaiola qui, comme son nom l'indique, est nappée d'une sauce tomatée à l'ail.  Mes compagnes d'infortune prennent également des escalopes, mais différentes, et j'avoue avoir oublié la recette choisie.  Peu importe. 

Après une sympathique entrée en matière, olives et apéritifs, voilà les plats.

Mon escalope arrive en premier (le serveur annonçant bel et bien une pizzaiola) et elle est bien étrange.  Pour moi, une escalope, c'est plat... La mienne ressemble à un oiseau sans tête.  Ou une boulette, comme vous préférez.  Bref à une petite balle.  Je crains le pire en comprenant qu'elle doit être roulée et farcie.  J'aime pas les escalopes farcies.  C'est la raison pour laquelle j'ai choisi une escalope pas farcie, ma bonne Dame.  Interloquée, je plonge mon couteau dans l'escalope/oiseau sans tête/boulette, je le ressors.  S'en échappe alors un liquide visqueux et blanc.  Un peu comme quand on perce un énorme bouton surinfecté, vous voyez ?  Beurkitude intégrale, moi je veux une escalope plate comme une sole limande.  Je veux ce que j'ai commandé.

Ayant maintenant la certitude qu'une farce emplit mon escalope, j'interpelle le serveur et lui demande s'il s'agit bien d'une pizzaiola, car la pizzaiola est pas supposée être farcie...  Sans un mot d'excuse, il reconnaît l'erreur, m'arrache mon assiette et m'apporte enfin mon escalope.  La vraie de vraie.  Laquelle est pannée, ce qui n'était pas non plus stipulé.  J'aime pas les escalopes pannées, mais soit, je me tais.  Grosse erreur tout de même, car si j'avais été allergique au gluten, hein ?  A part ça, elle est bonne, mon escalope.  Rien d'exceptionnel, mais bonne.  Je le reconnais.

Ce qui n'est pas le cas de l'escalope de l'amie qui m'accompagne.  La sienne ressemble à tout sauf à une escalope.  Les siennes, devrais-je dire, car il s'agit en réalité de morceaux étranges, super épais, durs comme du chewing-gum prémâché et n'ayant ni l'aspect ni le goût d'escalope de veau.  Je bénis le ciel d'avoir pris une pizzaiola, je vous l'assure.  Elle appelle donc à nouveau le serveur, pour demander s'il s'agit bien de sa commande.  Et bien oui, cette recette d'escalope est faite de la sorte.  Bizarre, moi je pensais qu'une escalope, c'était une escalope, point barre.  Et bien non, en fonction de la sauce choisie, l'escalope est soit plate et pannée, soit faite de morceaux durs qui ne fondent pas lentement, comme disait la célèbre pub.  On dirait plutôt un amalgame de restes d'escalopes non mangées par de précédents clients.  J'ai dit "on dirait" hein, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.  Ou bien on dirait des morceaux de porc savamment camouflés.  Quoi qu'il en soit, c'est immangeable, mais le serveur refuse de faire quoi que ce soit.  A la rigueur, il veut bien recommander une escalope, mais qu'il faudra payer.  Ben voyons, tant qu'à faire, autant repayer pour une nouvelle escalope, qui sera sans doute tout aussi infecte que la première, y'a écrit "bécasse" sur nos fronts monsieur ?

Nous mangeons donc, tout en discutant de ce restaurant dans lequel nous ne viendrons plus.  Afin de palier à l'escalope immangeable de mon amie, tous les convives lui offrent un morceau de leur propre escalope.  Grugées oui, mais solidaires aussi. 

Une fois ce magnifique repas terminé, big méga surprise.  Le serveur, qui tire dorénavant une tête de six pieds de long, se pointe avec une nouvelle escalope... toujours composée de drôles de morceaux, mais à l'aspect bien plus mangeable.  Sauf qu'il arrive un peu tard, qu'on a fini nos assiettes.  Il tend cependant l'assiette à mon amie (et on sent dans son regard une envie de lui déverser l'assiette sur la tête), et s'en va presque en courant, la laissant avec une assiette à demi-vide sur la table et une assiette en main.  Voilà un serveur... peu serviable.  Nous nous dépatouillons pour enlever la première assiette, afin que le repas puisse continuer... tant que faire se peut.  Un peu meilleur, mais toujours l'incertitude d'avoir affaire à du veau.  Ou alors, c'est un veau vachement (ah ah) malade, genre atteint de la progéria du veau, qui rend sa chair quasi impropre à la consommation.

Morale de l'histoire : on a mal mangé, mais on a bien ri, c'est l'essentiel.

Je ne vous parlerai pas, enfin si je vous en parlerai passque faut dire les choses comme elles sont, de mon Coca Light, totalement imbuvable car plat, servi dans un verre, sans que la bouteille l'accompagne, ce qui semble une de leurs habitudes, car j'ai pu constater que, hormis les Coca, toutes les eaux plates servies au bar provenaient de bouteilles de Cristalline, une eau très bon marché, transvasées dans des verres... Je me demande d'ailleurs si cette façon de faire est bien autorisée dans l'horeca, car je crois me souvenir que, pour éviter le black, les restaurateurs sont contraints de servir la bouteille à table, voire de la décapsuler au moment de la servir, devant le client.  Je me trompe peut-être mais faut que j'investigue.  En tout cas je ne pense pas que servir de la Cristalline soit autorisé, et je peux facilement supposer que mon Coca Light n'était pas un vrai de vrai mais un ersatz de supermarché...  ce qui en soi n'est pas dramatique, pourvu qu'il  pétille ! Si quelqu'un a des infos au sujet de la législation, je suis preneuse.

Discutant de cette expérience avec une connaissance, j'ai appris qu'elle avait vécu la même mésaventure : un repas infect, des escalopes de porc et non de boeuf, cachées par de la panelure (ce mot ne semble pas exister, mais vous me comprendre hein), tiens tiens...  Mais pour elle, en cerise sur le gâteau, le serveur a exigé un paiement en liquide, refusant absolument et à grands coups de remarques agressives le paiement par carte de crédit, malgré l'indication sur la façade (ben voyons, qui c'est qui veut frauder et faire du noir, hein, qui c'est ?)  Ce n'est qu'après une longue discussion dont il ressortait que, sans argent liquide, il était impossible de payer en liquide, cqdf, que le serveur a, bien malgré lui, accepté la carte, en ronchonnant énormément.

Morale de l'histoire : fuyez fuyez fuyez.  Bouffe infecte, serveurs de mauvaise foi et boissons à la limite de la légalité.  Le tout pour un prix inversement proportionnel à la qualité.

Prochaine fois, je teste la Tour de Pise, selon moi le meilleur resto italien du Namurois... du moins il y a quelques années.  A voir s'il l'est toujours.

19
aoû

Il a quel âge, mon cœur ?

Sur le site belge www.becel.be, on peut tester l'âge de son cœur.  Ça me rappelle vaguement la pub dont j'avais un jour parlé, Nicole Kidmann testant l'âge de son cerveau.

Pour connaître l'âge de votre cœur, allez sur ce site, munissez-vous d'un mètre ruban pour calculer votre tour de taille (moi je l'ai fait avec un mètre métallique, ça caillait ferme - bien que le mot « ferme » soit inadéquat pour qualifier mon bidou).  Si vous connaissez votre taux de cholestérol et votre tension, c'est encore mieux.

Et bien, contre toute attente, mon cœur il a le même âge que moi. 

Ce qui m'étonne fortement vu mon taux de cholestérol qui grimpe au paradis, mon inactivité caractérisée et mon addiction aux lasagnes dont je ne cite plus la marque tant que je n'en reçois pas mon poids (c'est tout de même pas pour rien que j'ai pris ces quelques kilos, c'est pour avoir de la lasagne supplémentaire).

Je suis également étonnée que mon cœur ne soit pas plus vieux que moi, vu les épreuves qu'il a subies tout au long de sa vie, le pauvre 'tit bout.  Il a pas eu une super vie, mon cœur d'artichaut, je vous le dis, que du malheur.  Là c'est le moment de pleurer dans les chaumières Mesdames et Messieurs...

Et votre cœur, il a quel âge physique, et quel âge émotionnel ?

12
aoû

Une révolution glacée

Moi, j'aimais déjà la glace au spéculoos avant qu'elle n'existe.

Comment ça, c'est pas possip ?  Et si je vous le dis ?  Et si je vous dis que c'est vrai, pourkwa vous pas me croire ?  Bande de Saint-Thomas va.

Moi je vous dis que je l'aimais avant qu'elle n'existe.  Avant qu'elle n'existe !  Enfin presque.

En 2001 déjà, j'aimais la glace au spéculoos, et je vous prie de croire qu'à l'époque, j'étais presque la seule à Namur, en Gelbique, dans le monde, voire dans toute la galaxie. D'ailleurs on n'en trouvait pas dans le commerce, en 2001.  2001, pour le spéculoos, c'est comme l'âge de glace, pour l'homme.  Donc, au temps du cromagnonage de la glace au spéculoos, je la commandais à un artisan qui la fabriquait et la vendait par personne interposée... et une fois avalée, c'était galère car je ne pouvais m'approvisionner à volonté.  La pénurie était quasi permanente.

Puis, d'année en année, d'été en été, la glace au spéculoos a envahi les étals des marchands.  A la boule, cela devenait de plus en plus facile d'en trouver.  Un bonheur.  Mais toujours un risque de pénurie.  Surtout en hiver.  Bon, c'est vrai, en hiver j'ai rarement envie de glace.  Pour ainsi dire jamais, mais tout de même : l'idée, c'est de savoir qu'en cas d'envie soudaine, on peut en trouver, vous comprenez... juste au cas zoù, même si le cas zoù ne se produit qu'une fois par décennie.  Fort heureusement, je pouvais compenser avec la glace la meilleure du monde, malgré son imprononçabilité et sa non-écrivibilité totales : la Haagen Dasz.  Praliné and cream, macadamia nut brittle, pour ne citer qu'elles.  Rhaaaaaaaaa.

Ensuite y'a eu la Delhaize.  Spéculoos cinnamon (comment ça sdit en français ?  Ah oui, cannelle.  C'est là que le bât blessait (vi ça s'écrit comme ça, dingue hein) : cet arrière goût de cannelle, pas trop mon fort.  J'adore la cannelle en odeur.  J'adore la cannelle en chewing-gum.  Mais j'aime pas l'association cannelle-spéculoos.  Dommage.

Et cette année, en Gelbique (et ailleurs ?), c'est la révolution de la glace au spéculoos.  « Aux cuillères citoyens, sortez vos coupe à glace, servons, servons, que des boules énormes, abreuvent nos gosiers, pam pam pam (oui, bon en chanson chuis pas fortiche). »

D'abord.  D'abord y'a la Lotus.  Elle qui semble onctueuse.  Elle qui est pleine de coulis.  Elle qui craque sous la dent. (Là je tente un « ces gens-là » version glace spéculoos, mais bon, est-ce une bonne idée ?  Nan.  Allez j'arrête, la Marseillaise version glace, c'était suffisant niveau vautrage sur blog.  Bref, la Lotus.  Elle a envahi nos petits écrans au point de me faire saliver, et de l'acheter.  Même que ce jour-là, il faisait caniculaire.  Même qu'au Carrouf, y'avait une file monstre.  Même que j'arrêtais pas de tripoter mes 750 millilitres de glace, pour voir s'ils fondaient pas.  Même que Mostek n'arrêtait pas de me dire d'arrêter, passque j'allais accélérer la fonte.  Même que je l'ai goûtée.  Même que j'ai pas trop aimé.  Bon, elle est pas mauvaise, c'est avec du spéculoos Lotus hein ma bonne Dame, mais la glace en elle-même, bof bof.

En un mot (et chuis fortiche de résumer mes pensées en un seul mot, vous me connaissez) : déception.

D'ailleurs, plusieurs semaines après, il m'en reste toujours la moitié au congélo, c'est dire...

Et puis y'a l'autre.  Du caramel plein les coins. (Je continue ces gens-là version glace, même pas honte, enfin si).  La Haagen Dasz.  Toute nouvelle aussi.  Toute belle.  Alors, après ma déception, j'ai pas voulu tenter.  Pas folle l'abeille.  Trop peur d'être désespérée, passque si Lotus foire, si Haagen Dasz foire, que reste-t-il (de nos amours) ?  Mais j'ai eu l'occasion de la goûter il y a peu.

Et là.

Là...

Làààààààààààààààà.

Làààààààààààààààààààààààààààààààààààà.

Le bonheur.

L'extase.

L'orgasme gustatif.

La meilleure glace du monde et des environs, associée à des bouts de spéculoos et des éclats de caramel.  Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

Que vous dire, sinon de la goûter, passqu'aucun mot ne peut exprimer le ressenti en dégustant ce miracle de la gastronomie de la glace.

Depuis lors, j'en ai racheté.  Deux fois.  Et elle n'a pas le temps de lier connaissance avec mon congélo, celle-là, croyez-moi.

Mais keske vous faites encore ici ? 

PS : pour les namurois, cherchez plus, tout le stock de tous les supermarchés est chez moi...

25
mai

L’histoire du poulet anorexique et boulimique

 

Des fois, j'ai une folle envie de poulet.  Rôti.  Du marché.  Le bon poulet tellement rôti que sa peau est presque écœurante.  Pleine d'épices.  Un délice.  Et ça rime. 

Il fut un temps où j'optais pour le blanc de poulet (la partie si saine, si light).  Mais j'ai vieilli.   Et manger du blanc de poulet est devenu trop dangereux pour moi.  Trop sec.  Je frise le « by pass » à chaque bouchée, vous savez, ce problème de déglutition qui fait passer la nourriture dans « le mauvais trou ».  Donc maintenant je prends une cuisse.  Une seule cuisse, en célibataire que je suis.

L'autre jour donc, plein soleil.  Petits zoiziaux.  Ambiance estivale.  Et folle envie de poulet rôti.  A déguster, selon l'envie du jour, avec une petite salade de tomates et quelques patates rôties achetées au même endroit.  Puis une tartelette aux framboises en dessert.  On n'a que le bien qu'on se fait.

J'achète donc ma cuisse de poulet sur un marché bondé (un enfer sur terre, des poussettes, une foule en délire qui avance à pas d'escargots - ça se dit ça, à pas d'escargots, vu que l'animal n'a pas de pieds ?).

Je rentre chez moi et m'apprête à profiter de ce festin.  J'extirpe de son sac ma cuisse de poulet.  Et je découvre qu'elle est malade.

Dans une cuisse de poulet, y'a deux morceaux.  Le pilon, et l'autre morceau dont j'ignore le nom.  En général, vu mon appétit de moineau goulafe, je me fais deux repas avec ces deux morceaux.

Mais avec cette cuisse là, c'est une autre paire de manches.  Je remarque illico que le pilon est souffrant.  Aucune partie comestible sur ce pilon.  Croyez-le ou pas, il est tout maigre.  Rien que de l'os et de la peau.  Un pilon anorexique.  Le pilon d'un poulet qui s'est mis à la diète durant les dix jours précédant son décès, je ne vois que ça.  Et une Anaïs désappointée.

Je me rue alors sur l'autre morceau, pas le choix, que je tente de dépiauter avant de le réchauffer, ce sera plus simple.  Et là encore, big méga déception.  Très peu de viande.  Anormalement peu.  Mais autour de cette viande, partout, dessus, dessous, à droite, à gauche, sous la peau grillée, sur l'os, partout partout, du gras.  Enormément de gras.  Du gras bien blanc bien tremblant (un peu comme un gâteau anglais vert en gelée).  Jamais vu autant de gras sur un bout de poulet de toute ma déjà longue vie.  Ce poulet est boulimique, c'est clair.  Il passait, de son vivant, son temps à se goinfrer de choses pas saines du tout, je ne vois que ça.  Un poulet élevé en plein air, au grain et faisant du sport ne peut être aussi gras.

Une fois enlevé tout ce gras.  Il reste peu, très très peu, de poulet.  Je le réchauffe, accompagné de patates.  Je déguste le tout avec ma salade de tomates.  Je conclus par la tartelette aux framboises.

Puis je sieste au soleil, repue.

Et encore en état de choc d'avoir rencontré pour la toute toute première fois un poulet à la fois anorexique et boulimique.

poulet

7
mai

Blonde jusqu'au bout des cuisses

Aujourd'hui, les cuisses sont en promo chez Delhééééés.  Alors je m'achète des cuisses.  Douze.  A l'ail.  De grenouille of course hein, pas de dinde (la dinde, c'est moi).

Je rentre chez moi, j'allume le four, j'enfourne les cuisses, je mets mon magnifique pyjama tue-l'amour (le bas est en pilou rose bobon, le haut aussi, avec ça j'ai l'air d'un énorme barbapapa), j'allume mon vieux pc agonisant et je matte mes mails.

Au bout de quinze minutes, ça commence à sentir bon l'ail, rhaaaaaaaaaaa.  Je vais vérifier la cuisson, mais les cuisses sont encore blanches.  Normal, le four a dû préchauffer, et mon four est aussi efficace en cuisson que moi en cuisine, c'est dire.

Je retourne donc répondre à mes mails, faire un tour sur facebook, ranger un peu mon intérieur (bonnes résolutions non tenues du 1er janvier obligent).

Quinze minutes plus tard, re-checking des cuisses.  C'est qu'il commence à faire faim.  Toujours pas prêt, y'en a marre.  Patience patience ma petite Anaïs, l'orgasme est au bout du chemin.

Je lis quelques pages du second volet de la saga fascination, dont j'ai oublié le nom, mais ça se termine en -ion.  Bella, rhaaaaaaaaaaa, Edward, re-rhaaaaaaaaaaa. 

Quinze minutes ont passé, mes cuisses doivent être parfaitement parfaites.

Et bien non, toujours pas cuites.  Mais le plus étonnant, c'est que je ne sens aucune chaleur émaner du four qui devrait maintenant être hyper méga super chaud... si je l'avais allumé.

Et c'est reparti pour une demi-heure d'attente...

Blonde !

(et une chtite grenouille de Sondron, une)

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