18
mar

Les recettes du jour : la mousse au chocolat, et le cake aux fruits rouges, caméra en bonus

Ce billet a été écrit, comme je vous le disais hier, du moins la partie reprise en italique, avec une caméra braquée sur moi... Ceux qui ont eu l'immense joie de me voir en train de rédiger un billet savent de quoi je parle (pour les autres, tant pis).  Ce qui est rigolo, c'est que ce tournage a eu lieu un ou deux jours après que j'aie écrit le billet publié hier, dans lequel je vous explique comment je rédige mes billets... génial non ?   J'ai laissé le billet tel quel, corrigeant juste les fautes de frappe (hé ho, c'est stressant d'inventer un billet, comme ça, de façon improvisée, avec une caméra qui vous scrute, croyez-moi).

(là, la caméra commence à tourner, et moi à écrire) Ce matin j'ai décidé de cuisiner, grande nouvelle du jour, vous vous en doutez.  Du sucré, pour changer, Anaïs aime le gras et le sucré, ce n'est plus un secret.

Recettes du jour, donc : la mousse au chocolat, et le cake aux fruits rouges.

La mousse au chocolat me terrorise depuis de nombreuses années.  Pas la manger, non, mais la faire. 

« Pourkwa ? », vous demandez-vous ...

Passqu'il y a des années, au siècle dernier, j'ai voulu faire de la mousse au chocolat, pour un souper auquel j'étais invitée.  J'ai donc scrupuleusement suivi la recette de ma môman.  Tellement scrupuleusement, sans doute, que je l'ai réalisée trop lentement.  Et à un moment donné, le moment où je dois « mélanger les jaunes d'œuf au chocolat et au beurre fondu », j'ai lentement versé mes jaunes d'œufs, si lentement qu'ils ont cuit sur place, les vilains jaunes d'œufs pas beaux du tout.

Résultat : les invités au souper ont dû déguster une mousse au chocolat au jaune d'œuf cuit.  Croyez-moi, l'œuf dur dans la mousse au chocolat, personne ne m'en a réclamé ensuite.  Personne ne m'a d'ailleurs réclamé la recette.

Donc, depuis le siècle dernier, je n'ai plus fait de mousse au chocolat.  Terrorisée l'Anaïs.  Terrorisée. 

Mais ce samedi, j'ai décidé d'affronter mes peurs.  De braver le danger et l'angoisse pour faire une mousse au chocolat en suivant la recette ancestrale familiale.

(là, le cameraman cesse de filmer, je prends une pause).

Fin du tournage.

La journaliste me demande si j'écrivais « vraiment » quelque chose.  Et béh oui...  Comme si je pouvais écrire n'importe quoi alors que je suis filmée, non mais.  Déjà, quand on tape à dix doigts, il est impossible de « faire semblant ».  Et si je dois faire semblant, je tape n'importe quoi.

Essai pour « faire semblant » :

Bonjour comment allez vous moi ça va super bien sauf que je suis malade mais bon c'est pas grave et vous rien de neuf dans la vie 

Fin de l'essai pour « faire semblant ».  Vous constaterez que quand je fais semblant, je tape n'importe quoi (qui a dit « tu tapes toujours n'importe quoi », que je le fracasse à grands coups de machine à écrire rouge bien lourde de 1983, quand j'ai commencé à apprendre la dactylo), donc je tape n'importe quoi, sans ponctuation, et sans traits d'union.  J'ai un souci avec les traits d'union, qui changent de place en fonction des claviers, ne facilitant pas mon travail.

Voilà, le billet est fini.  Enfin sous l'œil de la caméra.

Passque vous voulez peut-être la recette de ma mousse au chocolat ?  Surtout que je l'ai réussie, en plus... vu que je me suis concentrée lors de l'ajout des jaunes d'œufs, pour éviter que le drame d'antan se reproduise.

Donc la mousse au chocolat.

Faites fondre 200 grammes de chocolat au lait (moi j'ai pris du Côte d'or, le meilleur au monde, vous le savez) dans deux cuillères à soupe d'eau.  Pour ma part, vu l'existence du micro-ondes, qui n'avait pas été inventé lorsque j'ai écrit cette recette dans mon livre de recettes, genre en 1989 (à l'époque, je pensais qu'un jour, je serais mariée, deux enfants, une maison, un chien, un tablier à carreaux rouges et une cuisine, bref la petite maison dans la prairie version moderne, et je pensais que je cuisinerais chaque jour de bons petits plats familiaux, d'où ce livre que j'avais rempli de recettes familiales, aaaaaah « si j'aurais su »), donc, moi, maintenant, je fais fondre ensemble les 200 grammes de chocolat avec 90 grammes de margarine, le tout au micro-ondes, doucement pour pas que le chocolat ne deviennent cramé et dur (je parle d'expérience oui, comment avez-vous deviné ?).

Donc, ajoutez trois jaunes d'œuf (c'est là que j'ai foiré, vous l'aurez compris, enfin au siècle dernier, vu que pour ce siècle-ci, j'ai réussi nananère), la margarine (ou du beurre) - si vous l'avez ajouté avant comme proposé par bibi, n'en rajoutez bien sûr plus, 3 cuillères à soupe de sucre et les blancs d'œufs battus en neige (3, puisque vous avez mis trois jaunes avant, suivez un peu hein, concentrez-vous). 

Direction raviers, puis direction frigo, puis direction estomacs.

Un régal.

La seconde recette, le cake aux fruits rouges, ce sera pour demain, car ce billet est aussi long qu'un jour sans mousse au chocolat, mazette.

Et une photo, une (et non, je ne suis pas sponsorisée par Whirpool).

moussechocolat

2
mar

J’ai testé Pancho Villa à Namur et Le Royal à Namur (aussi)

Je me dois de le reconnaître, j'ai déjà testé Pancho Villa à plusieurs reprises, et j'en étais contente.  Mais ce vendredi, ce fut le summum du « service de m... ».  Est-ce la migration future des types de plats pour y adjoindre de la cuisine italienne, dès fin mars, qui est responsable d'un tel laxisme, je l'ignore...  mais ce ne fut pas une réelle partie de plaisir...

Flash back.

Nous arrivons un peu avant 20 heures, la salle est déjà presque pleine.  Jolie salle, pas de déco kitsch à la mexicaine, mais du rose quasi fuchsia et du vert pétant.  J'aime. 

Perchés sur nos chaises hautes, nous analysons la carte.  Et commandons quelques cocktails pour nous mettre en appétit.  Les cocktails arrivent, apportés par un serveur souriant, au moment même où je suis sous la table (nan, n'allez rien imaginer de pornographique, bande de petits pervers), insérant des kilos de serviette sous son pied, afin qu'elle arrête de se balancer sans cesse.  Bien sûr, le serveur ne propose pas d'aider, petite Anaïs, t'es pas dans un quatre étoiles, débrouille-toi.

Il oublie également les chips.  Toutes les tables en ont, pourquoi pas nous, pitiéééééééééééééé.  Nous réclamons des chips, et en recevons.  Bon, il a fallu réclamer, mais ils sont là, crontch crontch, ça pique et c'est bon.

La commande est passée, tortilla poulet, tortilla viande, tortilla, mixte, tortilla crevettes.

La soirée va bon train, on s'amuse bien.  Petit cadeau d'anniversaire.  Cool.

Arrivent les plats, et c'est là que le désastre commence.

Tortilla viande.  Ok.

Tortilla mixte.  Ok.

Tortilla crevettes.  Pas ok.  « C'est pas aux crevettes ça, Madame la serveuse ».  « Ben si c'est aux fruits de mer ».  « J'ai pas demandé fruits de mer, j'ai pris la version uniquement crevettes ».  « Je vous dis que c'est ça, et là il me reste dans l'autre main une tortilla poulet ».  J'interviens et saisis MA tortilla poulet, passque la serveuse, ben, elle est pas contente, et j'ai pas envie que ma tortilla soit victime de son courroux.  Et elle continue à prétendre que la seule tortilla qu'elle a en main, c'est aux crevettes.  Bien, on va en avoir le cœur net.  Avec un couteau.  Tentation de le planter dans le bide de la serveuse, mais résistance extrême, et opération à cœur ouvert de la tortilla, qui révèle son contenu : crevettes et saumon (voire éventuellement d'autres choses, mais on n'a pas de microscope sous la main).  Et la serveuse de surenchérir « ben vous voyez, ça, c'est de la crevette, mais hachée », en désignant le saumon.  C'est dingue le monde de 2010, qui parvient à transformer de la crevette hachée en saumon émietté.  Dingue.  Le pire, c'est la mauvaise foi, ça, c'est bien le pire.  Proposition est faite d'échanger la tortilla éventrée contre une nouvelle, à la viande.  Me demandez pas pourquoi on n'en a pas proposé une aux crevettes, 100 % crevettes, je sais pas.

On peut enfin manger.  Enfin 3/4 de la table peuvent manger, le quart restant attendant la nouvelle tortilla.

Et c'est là qu'on constate l'absence du riz.  Sur les assiettes, une tortilla, une feuille de salade déprimée, un dé de tomate, un rond de concombre.  Punt.  Pas de riz.

Je me lève avec peine de ma chaise haute (hé, on n'a plus vingt ans), et je vais près du serveur pour demander s'il n'a pas oublié le riz.  Regard assassin « oui, ça vient » (sous-entendu : fais pas chier hein, bobonne).  Je retourne à ma place.

Cinq bonnes minutes plus tard, arrive un bol de riz.  Un bol de riz pour quatre (la tortilla à la viande remplaçant celles aux crevettes sans crevettes ayant été livrée entre-temps).  C'est peu.  Très peu.  A peine une cuillère à soupe par personne.  Et y'a des mecs parmi nous hein, des mecs forts et musclés, qui ont besoin de bien manger.

Donc on demande un second bol de riz.

Dix minutes plus tard, les assiettes sont vides.  Le bol de riz est toujours attendu.  Nos estomacs crient famine, mais il est trop tard.

Je hèle le serveur (ras-le-bol de riz - ah ah ah, riez, enfin riz-ez - de me lever sans cesse), lequel m'envoie bouler d'un geste qui veut dire « oui, j'arrive, bobonne ».  Il rejoint sa comparse serveuse et lui dit « va un peu voir ce qu'ils veulent, ceux-là ».

« Ceux-là, ils veulent annuler le bol de riz, c'est trop tard maintenant ».

Et ceux-là, ils s'en vont manger un dessert ailleurs.  Sous le regard moqueur du serveur.

Faut tout de même reconnaître que la serveuse a fini par s'excuser et proposer un pousse-café en dédommagement, qu'on a refusé, un peu énervés par les événements, et qu'on n'a pas payé la tortilla aux crevettes sans crevettes ni son intérimaire, alias la tortilla à la viande.  Deux bons points pour Poncho Villa, mais qui arrivent bien tard malheureusement...

Dès fin mars donc, le resto deviendra mexicain/italien... je crains le pire, pâtes en accompagnement des plats mexicains, s'ils ne les oublient pas...  Sauce carbonara dans les tortillas, « mais non Médéme, c'est du poulet à la tomate, m'enfin, ouvrez vos yeux ».

PS : dans la série restauration, une bonne nouvelle tout de même : Tarte et Pain a fermé ses portes.  Si si, ça c'est une super bonne nouvelle.

PS2 : le dessert, on l'a mangé au Royal, totalement redécoré en gris et fuchsia, superbe.  Les serveurs sont aussi en fuchsia, et le dessert, « Trilogie de dessert » à 2,5 eur (pas cher), était succulent : mini-mousse chocolat blanc, mini soupe de papaye, mini-crème brûlée.  Pour 2,5 eur, c'est que du bonheur.  Avec le sourire en prime.  J'avais déjà testé l'assiette landaise, totalement divine : foie gras, magret, toast et mini-nem chauds farcis de foie gras.  Un régal.  Le Royal est « made by le D'Arville », excusez du peu...

PS3 : j'ai tout de même aimé ma tortilla sans riz, et l'ai bien digérée.  Dommage pour le reste, car j'aime cet endroit.

25
fév

Le bonheur du jour

Un kit découverte sushis, succulent, et y'a même des baguettes "rétractables", trop meugnon.  Puis du chocolat pour célibataire en manque d'amour.

sushissss

9
jan

Les recettes du jour : biscuit de Savoie et choco-mousse (rhaaaaaaaaaaaa, on bave en chœur)

Afin de survivre au froid, l'être humain a besoin de se couvrir de peaux de bêtes de manger du gras et du sucré.  Anaïs va vous y aider, avec deux recettes ancestrales familiales : le biscuit de Savoie (c'est de circonstance) et le choco-mousse de bonne-maman (la seule recette qu'elle m'ait laissée, adieu le biscuit roulé, adieu les galettes, adieu la tarte au sucre sans sucre (ouf), adieu la tarte aux fraises congelées absolument immonde (re-ouf), adieu le pintadeau, adieu le lapin du fond du jardin, mais vive le choco-mousse).

Commençons par le biscuit de Savoie.  Il vous faudra : 3 œufs, 125 grammes de sucre, 100 grammes de farine et un sachet de sucre vanillé (mais moi je m'en passe, jamais ça en stock). 

Attention, ces ingrédients suffisent pour un tout petit cake, pour un format normal digne d'une célibataire gourmande, doubler les doses.

La recette est d'une simplicité rare : séparez les blancs des œufs de leurs jaunes, battez-les en neige très ferme (les blancs hein !).  Mélangez les jaunes et ajoutez-y peu à peu le sucre, puis la farine, puis le sucre vanillé (croyez-moi, à ce stade, le mélange est si dur qu'y faire entrer du sucre vanillé relève de l'exploit, voilà pourquoi je trouve cela inutile, pas envie d'avoir une opération des canaux carpiens à mon âge, déjà que la dactylo et le piano n'arrangent rien), et enfin les blancs battus en neige (très ferme on a dit, donc pas de blanc non battu dans le fond hein).

Là, vous obtenez une pâte excellente.  Résistez à l'envie de la manger crue (j'ai déjà fait ça, une recette format un seul œuf, à dévorer en pâte, succulent) et faites-la prudemment glisser dans un moule rectangulaire, en laissant une couche dans le fond du plat, à manger avec le doigt.  Pour le moule, en silicone c'est mieux, mais bon, faites avec ce que vous avez.  Au four à 200 degrés durant environ 45 minutes.

Défournez et admirez votre biscuit de Savoie.  Il est beau, il est doré à souhait.  Goûtez-le.

Soyez prudents, car le biscuit de Savoie est un étouffe-chrétien.  Vous aurez remarqué qu'il ne contient pas de graisse.  Qui dit pas de graisse dit étouffe-chrétien qui peut nécessiter, si vous mastiquez trop peu et avalez trop vite, une manœuvre de Heimlich.  Ne venez pas porter plainte ici, je vous ai préviendus.  Ça ne glisse donc pas dans le gosier, et c'est assez sec, mais moi j'aime ça car ça déculpabilise : pas de gras, que du sucre.

Pour ma part, j'avais oublié qu'il fallait doubler les doses, et j'ai interverti les dosages sucre et farine, donc j'ai obtenu une petite brique bien dure, encore plus revêche que d'habitude, mais mangeable.  J'en ai refait le lendemain, non mais, avec double dose, et il est tout beau.

Donc, pas de gras, que du sucre, disais-je.

D'où l'intérêt du choco-mousse de bonne-maman, à base de gras et de chocolat, pour tartiner vos tranches de biscuit de Savoie, ah ah ah, je suis futée je sais.

Alors, pour faire le choco-mousse de bonne-maman : 200 grammes de chocolat Côte d'or noir périmé (enfin, le mien était périmé, mais c'est pas obligatoire of course, par contre le Côte d'or, c'est le meilleur, n'allez pas me chercher une crasse suisse ou à base d'huile autre que provenant du cacaomachinarbre hein), un verre de lait, un verre de sucre, un œuf et c'est tout, enfin je pense mais mon carnet de recettes qui date de l'adolescence (époque où j'envisageais encore de devenir une femme idéale) est loin de moi, va falloir que je me lève... pfff, bon je me lève, ok... j'ai bien fait, faut aussi 250 grammes de margarine.

Au boulot : faites ramollir chocolat et margarine.  Dans un plat, mélangez lait, sucre et œuf au mixer.  Ajoutez chocolat et margarine ramollis.  Mélangez, remplissez des pots et faires durcir au frigo.  Avec ces quantités, j'ai pu remplir deux pots moyens (genre 400-450 gr).

Ce n'est pas une mousse au chocolat, mais du choco-mousse (de bonne-maman), faut apprendre à lire.  Donc ça se mange sur du pain, comme du choco quoi.  Ou, mieux, sur du biscuit de Savoie bien sec, CQFD.

Bon appétit.

Et une petite photo pour vous mettre l'eau à la bouche.  Le choco-mousse a déjà été entamé, of course, tiède c'est déjà bon, et froid sur le biscuit de Savoie, en couche hyper épaisse, c'est  un régal.

Le rouge dans l'assiette, c'est mon lapin-gratin dauphinois-poire aux airelles que j'ai englouti, trop bon !  Vous voulez ma recette ? (par contre, pour la photo, c'est rapé, sauf si je me fais vomir là, de suite - bon ça va, je rigole).

cakechocomousse

12
nov

Dis-moi comment tu manges, je te dirai qui tu es

J'ai réalisé récemment que les êtres humains ne mangeaient pas tous de la même manière.  Bien sûr, y'a les gauchers et les droitiers (moi chuis gauchère pour manger mais droitière pour plein d'autres choses).  Bien sûr y'a les mâchouilleurs et les engloutisseurs (moi chuis mâchouilleuse, sauf en cas d'hypoglycémie fulgurante, auquel cas je me transforme en engloutisseuse folle).  Bien sûr y'a les fins gourmets et y'a les adeptes du « grosse bouffe a faim grosse bouffe a très faim » (je suis plutôt fin gourmet, en ce sens que je suis vite rassasiée, mais par contre je ferais bien six à sept repas par jour).

Mais il est également une façon de manger qui peut totalement différer en fonction des individus : y'a ceux qui mangent d'abord tous leurs féculents, ensuite tous leur légumes, enfin toute leur viande (ou dans un autre ordre, cela ayant sans doute une importance dont je ne maîtrise pas les tenants et aboutissants) et ceux qui mangent un peu de tout à chaque bouchée. 

Je fais partie de la seconde catégorie, et vous ?

Au Quick par exemple, alors que certains se plongent d'abord dans les frites, qu'ils n'abandonneront qu'une fois la dernière engloutie, pour se ruer ensuite sur leur hamburger, pour terminer par une chtite boisson, moi j'alterne une frite, une bouchée de hamburger, une gorgée de Coca light, et ainsi de suite, histoire de varier les plaisirs.

A chaque repas, il m'est indispensable d'avoir un morceau de chaque aliment dans chaque bouchée.  Va comprendre.

Rassurez-vous, cette envie n'est nullement obsessionnelle, et je ne fais pas une maladie si, ô drame, à la fin du repas je me retrouve avec un morceau de steak orphelin.  C'est triste, et je tente de faire en sorte que cela n'arrive pas. Mais non, je ne me rue pas en hurlant et tapant de mes petits poings serrés sur le sol.  Quoique...

Je pense que cette habitude résulte d'une peur de manger froid.  Car pour moi, manger d'abord toute la viande revient à manger ensuite des légumes tiédasses et pour finir des féculents froids.  Vous me direz qu'en mangeant un peu de tout, le résultat est le même, puisque les dernières bouchées seront froides...  Je saaaaaaaaiiiiiiiis.

Je sais.

Mais c'est ainsi, j'aime mélanger les goûts.

Et s'il est un repas estival que j'aime préparer, c'est l'assiette de tomates mozzarella jambon de parme.

Un plaisir.

Je coupe d'abord ma tomate en quatre parts égales, ma boule de mozza en quatre parts égales (important, que les parts soient égales), et je prends quatre tranches de jambon de parme.

Je coupe ensuite chaque quartier de tomate et de mozza en trois parts égales, et je fais de même avec les tranches de jambon.

Enfin, je répartis les douze morceaux de fromage, les douze morceaux de tomates ainsi que les douze morceaux de jambon sur l'assiette, trois par trois, histoire d'avoir douze portions totalement parfaites.  J'arrose le tout d'huile d'olive et je saupoudre de basilic (non, je ne compte pas les goutes d'huile ni les morceaux de feuille de basilic, ma folie ne va pas - encore - jusqu'à cet extrême).  Un régal !  Et cette assiette parfaite, pleine de portions idéales, c'est un bonheur pour le palais et les yeux.  La certitude de n'avoir pas « d'orphelin » en fin de repas me réjouit le cœur (toujours ce petit côté Cosette, je sais).

 Qui a dit que je devais consulter un docteur psy ?