9
jan

Les recettes du jour : biscuit de Savoie et choco-mousse (rhaaaaaaaaaaaa, on bave en chœur)

Afin de survivre au froid, l'être humain a besoin de se couvrir de peaux de bêtes de manger du gras et du sucré.  Anaïs va vous y aider, avec deux recettes ancestrales familiales : le biscuit de Savoie (c'est de circonstance) et le choco-mousse de bonne-maman (la seule recette qu'elle m'ait laissée, adieu le biscuit roulé, adieu les galettes, adieu la tarte au sucre sans sucre (ouf), adieu la tarte aux fraises congelées absolument immonde (re-ouf), adieu le pintadeau, adieu le lapin du fond du jardin, mais vive le choco-mousse).

Commençons par le biscuit de Savoie.  Il vous faudra : 3 œufs, 125 grammes de sucre, 100 grammes de farine et un sachet de sucre vanillé (mais moi je m'en passe, jamais ça en stock). 

Attention, ces ingrédients suffisent pour un tout petit cake, pour un format normal digne d'une célibataire gourmande, doubler les doses.

La recette est d'une simplicité rare : séparez les blancs des œufs de leurs jaunes, battez-les en neige très ferme (les blancs hein !).  Mélangez les jaunes et ajoutez-y peu à peu le sucre, puis la farine, puis le sucre vanillé (croyez-moi, à ce stade, le mélange est si dur qu'y faire entrer du sucre vanillé relève de l'exploit, voilà pourquoi je trouve cela inutile, pas envie d'avoir une opération des canaux carpiens à mon âge, déjà que la dactylo et le piano n'arrangent rien), et enfin les blancs battus en neige (très ferme on a dit, donc pas de blanc non battu dans le fond hein).

Là, vous obtenez une pâte excellente.  Résistez à l'envie de la manger crue (j'ai déjà fait ça, une recette format un seul œuf, à dévorer en pâte, succulent) et faites-la prudemment glisser dans un moule rectangulaire, en laissant une couche dans le fond du plat, à manger avec le doigt.  Pour le moule, en silicone c'est mieux, mais bon, faites avec ce que vous avez.  Au four à 200 degrés durant environ 45 minutes.

Défournez et admirez votre biscuit de Savoie.  Il est beau, il est doré à souhait.  Goûtez-le.

Soyez prudents, car le biscuit de Savoie est un étouffe-chrétien.  Vous aurez remarqué qu'il ne contient pas de graisse.  Qui dit pas de graisse dit étouffe-chrétien qui peut nécessiter, si vous mastiquez trop peu et avalez trop vite, une manœuvre de Heimlich.  Ne venez pas porter plainte ici, je vous ai préviendus.  Ça ne glisse donc pas dans le gosier, et c'est assez sec, mais moi j'aime ça car ça déculpabilise : pas de gras, que du sucre.

Pour ma part, j'avais oublié qu'il fallait doubler les doses, et j'ai interverti les dosages sucre et farine, donc j'ai obtenu une petite brique bien dure, encore plus revêche que d'habitude, mais mangeable.  J'en ai refait le lendemain, non mais, avec double dose, et il est tout beau.

Donc, pas de gras, que du sucre, disais-je.

D'où l'intérêt du choco-mousse de bonne-maman, à base de gras et de chocolat, pour tartiner vos tranches de biscuit de Savoie, ah ah ah, je suis futée je sais.

Alors, pour faire le choco-mousse de bonne-maman : 200 grammes de chocolat Côte d'or noir périmé (enfin, le mien était périmé, mais c'est pas obligatoire of course, par contre le Côte d'or, c'est le meilleur, n'allez pas me chercher une crasse suisse ou à base d'huile autre que provenant du cacaomachinarbre hein), un verre de lait, un verre de sucre, un œuf et c'est tout, enfin je pense mais mon carnet de recettes qui date de l'adolescence (époque où j'envisageais encore de devenir une femme idéale) est loin de moi, va falloir que je me lève... pfff, bon je me lève, ok... j'ai bien fait, faut aussi 250 grammes de margarine.

Au boulot : faites ramollir chocolat et margarine.  Dans un plat, mélangez lait, sucre et œuf au mixer.  Ajoutez chocolat et margarine ramollis.  Mélangez, remplissez des pots et faires durcir au frigo.  Avec ces quantités, j'ai pu remplir deux pots moyens (genre 400-450 gr).

Ce n'est pas une mousse au chocolat, mais du choco-mousse (de bonne-maman), faut apprendre à lire.  Donc ça se mange sur du pain, comme du choco quoi.  Ou, mieux, sur du biscuit de Savoie bien sec, CQFD.

Bon appétit.

Et une petite photo pour vous mettre l'eau à la bouche.  Le choco-mousse a déjà été entamé, of course, tiède c'est déjà bon, et froid sur le biscuit de Savoie, en couche hyper épaisse, c'est  un régal.

Le rouge dans l'assiette, c'est mon lapin-gratin dauphinois-poire aux airelles que j'ai englouti, trop bon !  Vous voulez ma recette ? (par contre, pour la photo, c'est rapé, sauf si je me fais vomir là, de suite - bon ça va, je rigole).

cakechocomousse

12
nov

Dis-moi comment tu manges, je te dirai qui tu es

J'ai réalisé récemment que les êtres humains ne mangeaient pas tous de la même manière.  Bien sûr, y'a les gauchers et les droitiers (moi chuis gauchère pour manger mais droitière pour plein d'autres choses).  Bien sûr y'a les mâchouilleurs et les engloutisseurs (moi chuis mâchouilleuse, sauf en cas d'hypoglycémie fulgurante, auquel cas je me transforme en engloutisseuse folle).  Bien sûr y'a les fins gourmets et y'a les adeptes du « grosse bouffe a faim grosse bouffe a très faim » (je suis plutôt fin gourmet, en ce sens que je suis vite rassasiée, mais par contre je ferais bien six à sept repas par jour).

Mais il est également une façon de manger qui peut totalement différer en fonction des individus : y'a ceux qui mangent d'abord tous leurs féculents, ensuite tous leur légumes, enfin toute leur viande (ou dans un autre ordre, cela ayant sans doute une importance dont je ne maîtrise pas les tenants et aboutissants) et ceux qui mangent un peu de tout à chaque bouchée. 

Je fais partie de la seconde catégorie, et vous ?

Au Quick par exemple, alors que certains se plongent d'abord dans les frites, qu'ils n'abandonneront qu'une fois la dernière engloutie, pour se ruer ensuite sur leur hamburger, pour terminer par une chtite boisson, moi j'alterne une frite, une bouchée de hamburger, une gorgée de Coca light, et ainsi de suite, histoire de varier les plaisirs.

A chaque repas, il m'est indispensable d'avoir un morceau de chaque aliment dans chaque bouchée.  Va comprendre.

Rassurez-vous, cette envie n'est nullement obsessionnelle, et je ne fais pas une maladie si, ô drame, à la fin du repas je me retrouve avec un morceau de steak orphelin.  C'est triste, et je tente de faire en sorte que cela n'arrive pas. Mais non, je ne me rue pas en hurlant et tapant de mes petits poings serrés sur le sol.  Quoique...

Je pense que cette habitude résulte d'une peur de manger froid.  Car pour moi, manger d'abord toute la viande revient à manger ensuite des légumes tiédasses et pour finir des féculents froids.  Vous me direz qu'en mangeant un peu de tout, le résultat est le même, puisque les dernières bouchées seront froides...  Je saaaaaaaaiiiiiiiis.

Je sais.

Mais c'est ainsi, j'aime mélanger les goûts.

Et s'il est un repas estival que j'aime préparer, c'est l'assiette de tomates mozzarella jambon de parme.

Un plaisir.

Je coupe d'abord ma tomate en quatre parts égales, ma boule de mozza en quatre parts égales (important, que les parts soient égales), et je prends quatre tranches de jambon de parme.

Je coupe ensuite chaque quartier de tomate et de mozza en trois parts égales, et je fais de même avec les tranches de jambon.

Enfin, je répartis les douze morceaux de fromage, les douze morceaux de tomates ainsi que les douze morceaux de jambon sur l'assiette, trois par trois, histoire d'avoir douze portions totalement parfaites.  J'arrose le tout d'huile d'olive et je saupoudre de basilic (non, je ne compte pas les goutes d'huile ni les morceaux de feuille de basilic, ma folie ne va pas - encore - jusqu'à cet extrême).  Un régal !  Et cette assiette parfaite, pleine de portions idéales, c'est un bonheur pour le palais et les yeux.  La certitude de n'avoir pas « d'orphelin » en fin de repas me réjouit le cœur (toujours ce petit côté Cosette, je sais).

 Qui a dit que je devais consulter un docteur psy ?

27
oct

Quand Anaïs cuisine, ça donne ça…

L'autre jour j'ai été invitée chez une amie, et on a fait un succulent repas : des spaghettis aux scampis et courgette sauce curry tomatée.  Un régal, légèrement piquant, mais adouci par la tomate, des scampis et des courgettes à la fois moelleuses et croquantes.  Le tout saupoudré d'une bonne dose de fromage et arrosé d'une boisson fraîche, passqu'il faisait chaud (ça date déjà de l'autre jour, je vous l'ai dit).

Donc, j'ai bien aidé pour la recette (siiii, j'ai aidé, j'ai goûté les pâtes et épluché les courgettes) et j'ai tellement aimé que j'ai décidé de la noter dans mon grand livre de recettes, encore tout blanc, mais dans lequel j'ai décidé d'ajouter mes idées de cuisine récentes (lasagne courgette, poulet courgette, ratatouille à la courgette et maintenant pâtes scampis courgette - oui, quand je découvre un ingrédient, je le tente à toutes les sauces).  Je l'ai mise dans un coin de ma tête pour le jour où je retrouverais ce fameux joli livre, puis j'ai vaqué à mes occupations.

Et l'autre jour, l'envie m'est venue : j'allais refaire la recette.

J'ai donc été acheter une courgette, ça va de soi.

Et c'est tout, car j'avais chez moi tout le reste.

Des spaghettis.

Du fromage râpé.

De la sauce... ah ben non, mince, pas de boursin cuisine scampi, juste du boursin cuisine ail et fines herbes light.  Ça fera l'affaire.

Des scampis... ah ben non, flûte, j'ai oublié d'en acheter, mais j'ai du saumon fumé, ça compensera bien.

Des tomates... ah ben zut de zut, ça non plus j'ai pas, pfffffffff, tant pis, ça sera sans tomates.

Mes spaghettis aux scampis et courgette sauce curry tomatée sont donc devenus, abracadabras, des spaghettis au saumon fumé et courgette sauce ail et fines herbes.

Et bien croyez-le, c'était vachement bon.

Et ça me fait une nouvelle idée pour mon livre encore blanc, que j'ai retrouvé depuis, d'ailleurs.

Et puis l'autre jour (dingue comme ma vie est faite d'autres jours), j'ai tenté la recette initiale.  Juste coupé la sauce curry avec de la crème, ce qui n'était pas nécessaire car ça a enlevé le piquant.

Je vous le dis, c'était super bon mes pâtes aux scampis courgette sauce curry tomatée.  Testez, vous m'en direz des nouvelles : facile, rapide, succulent.

C'est que du bonheur de cuisiner... je m'en rends compte. 

Alors, si vous avez des idées de recettes hyper faciles hyper bonnes, sucrées ou salée, ce serait cool de me les donner en commentaires, je tenterai de tester, si je m'en sens capable (soyez cool hein, vous savez que même cuire un œuf est malaisé pour mes deux mains gauches), et je vous conterai l'expérience, photo à l'appui.

Illu de cyberbv

faim

3
oct

Semaine fée du logis 3 : que faire avec une courgette ?

Ce titre m'est inspiré par une pub pour des sex toys que j'ai vue récemment sur internet, une pub à mourir de rire...  où un jeune homme a invité ses beaux-parents à manger, en l'absence de sa copine, et leur a servi un concombre qui traînait dans le frigo... on voit ensuite la tête de la copine qui rentre, et en sous-titre un truc du genre « quand vous déciderez-vous à acheter un vrai sex toy ».  Sans la voir, c'est pas drôle, je sais.

Quoi qu'il en soit, je vais pas vous parler vibro.  Ni concombre.  Mais courgette.

Car aujourd'hui, c'est un grand jour.

J'ai acheté ma première courgette.  Ma toute première.

J'en avais bien reçu une il y a quelques années, que j'avais courageusement farcie de haché, pour la faire ensuite cuire au four : un fiasco. La courgette s'était asséchée comme une vieille semelle, et seule la viande avait été mangeable.

Mais tour récemment, j'ai acheté de la courgette à la sauce tomate surgelée, pensant mieux m'en sortir de la sorte.  Constatant que le contenu se composait finalement d'une part de simple tranches de courgette, de l'autre de pastilles de sauce tomate, je me suis dit que je serai capable de cuire une courgette.

Et j'ai donc visualisé une lasagne à la courgette.  Et j'ai décidé de tenter le coup.

Jour à marquer d'une pierre blanche : Anaïs cuisine.  Ça va quasi devenir une habitude, dingue je sais. Serais-je réellement sur la voie « fée du logis » ???

Je vous passe les détails des « trois fois aller au supermarché », une fois pour les courses de base, une seconde fois car j'avais oublié la courgette, une troisième car j'avais oublié les pâtes à lasagne (qui a dit « mais qu'as-tu donc acheté au premier passage ? » que je le frappe violemment).  Les caissières étaient sympas, c'est l'essentiel.  Et puis je n'ai subi la drache nationale que deux fois sur trois, alors pas de quoi me plaindre.

Bref, me voici de retour avec tout mon matos, dont ma courgette.

Afin d'éviter de réitérer ma première expérience, je me suis renseignée auprès de deux spécialistes es courgette.  Je sais tout de cette drôle de chose verte, et surtout que je ne dois pas la précuire avant de l'insérer dans ma lasagne.

Je me mets donc au boulot, devant mon plan de travail débarassé de toute vaisselle sale (fée du logis, je vous dis).

En bref et super résumé, la recette made in Anaïs de la lasagne à la courgette est la suivante :

Faire suer (c'est comme ça qu'on dit non, quand on est pro de la toque ?) un oignon, y ajouter du haché porc/veau (ma môman m'a toujours dit de prendre du porc/veau et non du porc/bœuf, donc j'obéis).  Pendant ce temps, coupez de fines tranches de courgette, non épluchée, mais bien lavée pour ôter les pesticides et autres trucs dégueu (ou achetez-la bio, c'est plus facile).  Une fois que la viande est cuite, rajoutez une boîte de tomates en dés et une brique de coulis de tomates (sur ce coup-là, j'utilise pas encore de tomates fraîches, je l'avoue), ainsi que de la crème, pour adoucir le tout.

Dans un plat à gratin, alternez les couches : rondelles de courgettes, feuilles de lasagnes à ne pas précuire merci le progrès, sauce, rondelles, feuilles, sauce, rondelles, feuilles, sauce...  Sur la dernière couche, disposez une boule de mozzarella coupée en fines tranches puis saupoudrez d'emmenthal, celui qui a des trous, contrairement au gruyère (j'ai bien retiendu la leçon hein ?)

Moi j'ai aussi ajouté neuf dés de boursin apéritif basilic ciboulette qui traînaient dans le frigo.

Mettez au four : une demi-heure avec une couche d'alu dessus, un quart d'heure sans pour le gratin.

Et voilà.

J'ai eu une angoisse quand, après 35 minutes de cuisson, les tranches de courgette du haut semblaient encore totalement crues.  C'est qui qui allait se faire sonner les cloches par Anaïs hein ?  Mais finalement, après 55 minutes au four (mon four est un tantinet paresseux), les courgettes étaient encore croquantes, mais mangeables.

Et je vous assure que je me suis régalée.  Ma lasagne, et bien, elle était pas parfaite, mais elle était succulente.  Et c'est bibi qui l'a faite.  Chuis fière de chez fière.  Mais ne le répétez pas, je serais obligée de la faire goûter à ceux qui passeraient par chez moi, ma lasagne à moi rien qu'à moi.

Franchement, c'est que du bonheur de faire une lasagne home made.

30
sep

Semaine fée du logis 2 : quand je cuisine…

Je vous l'ai dit hier, ma vie est un peu perturbée en ce moment, au point que, de temps en temps, je cuisine.  Je sais, c'est dingue.  J'ai ainsi fait un crumble aux fruits rouges (étalez les fruits rouges surgelés dans le fond du moule, saupoudrez de pâte à crumble achetée au rayon frais du supermarché, enfournez), des pêches au thon (ouvrez la boîte de pêches, ouvrez la boîte de thon) et une quiche saumon romanesco (ça se complique fortement, je vous épargne la recette).

Vous vous dites, là, en me lisant « mais c'est qu'elle perd la tête notre Anaïs (le 'notre' symbolise votre attachement fou à mon égard - nan j'ai pas abusé d'alcool, je rigooooole), cuisiner, keskiluiprend ? »

Je vais vous dire ce qui me prend.

Ma chère môman m'a, il y a un petit temps déjà, mis en tête une idée vilaine pas belle : « les graisses hydrogénées, c'est dangereux ».

Elle a pris pour me dire ça l'expression terrorisée de la femme enfin responsable qui a tout compris et qui, plus jamais, est-ce clair, n'avalera le moindre microgramme de graisse hydrogénée.

Passque les graisses hydrogénées, comme dirait une autre petite blogueuse belge, c'est le mal.  C'est mauvais.  C'est cancérigène.  Ça fait grossir du gros orteil.  Ça provoque des éruptions sur les fesses.  Ça donne des cheveux blancs.  Ça rend célibataire.  (Biffer les mentions inutiles).

J'ai ricané.

Puis j'ai trouillé.

Et j'ai commencé à analyser les étiquettes de tous ces trucs que j'aime manger.  Et, bien entendu, le verdict est tombé (ça vire en poésie mes billets, zavez vu comme ça rime) : les graisses hydrogénées, elles sont partout.  Dans le chocolat les cakes les quiches les pizzas les gâteaux les galettes les plats surgelés les crêpes le chocolat blanc le chocolat noir le chocolat au lait le chocolat lait noisette le chocolat blanc spéculoos... PARTOUT.

J'ai donc pris une bonne résolution.  Supprimer toutes les sucreries de mon alimentation, et faire mes desserts moi-même.

Au menu : quatre quart(s ?), et crêpes.  J'ai donc acheté du sucre à 84 centimes, de la farine à 39 cents, des œufs à 1.99 eur et du lait à 41 cents (c'était l'époque où les 14 centimes de hausse n'étaient pas encore ajoutés et à payer par les consommateurs pigeons que nous sommes).

Ben franchement, je vais vous dire : je suis maintenant la reine de la crêpe.  Et du quatre quarts.  Bon, j'avoue, je suis la reine de la crêpe qui se désagrège ou toute noire crâmé, et du quatre quarts foncé à l'extérieur (pour ne pas dire brûlé) et mou à l'intérieur (pour ne pas dire cru).

Mais j'aime ça, faire de bonnes petites choses avec mes dix petits doigts.

Depuis lors j'ai même tenté le gâteau aux pommes.  J'en ai fait quatre.  Ben oui, j'avais reçu un sac de pommes, fallait bien en faire quelque chose.  Zétaient bons, mes gâteaux aux pommes.

J'ai aussi tenté les lasagnes (recette demain).  Et la ratatouille.  Et le poulet à la tomate et aux carottes.  Et le jus d'orange frais chaque jour.

Je deviens presque parfaite, je vous le dis.

Le seul hic : j'ose pas faire goûter ce que je fais.  Aucune confiance en moi.  Peur d'être confondue avec la méchante reine/sorcière de Blanche-Neige, vous savez, celle de la pomme empoisonnée.