27
avr

Les vrais œufs… sans la poule

J'ai donc reçu six vrais œufs pondus par six vraies poules (enfin non, pas sûre qu'elles étaient six, en fin de compte).  Pas des œufs de batterie, pas des œufs de poules nourries avec des trucs chimiques, pas des œufs de poules qui ne verront jamais la couleur d'un brin d'herbe.

De vrais œufs de vraies poules, je vous dis.  Des poules dont je vous parlais hier.

Je nageais dans le bonheur, en les recevant.  Ça peut paraître ridicule, après tout ce ne sont que des œufs.

Et bien non non non, trois fois non.

Ce ne sont pas que des œufs.

Déjà, en les cassant, le jaune est super jaune, ça se voit de suite.  Mais surtout, il est super gros.  Si gros qu'une fois mélangé au blanc, le résultat est encore super jaune.  Tandis qu'avec les œufs des poules Delhaize, le mélange est jaunasse, beigeasse, bref hyper clair.  Une couleur qui ne donne pas envie.

Mais la couleur, finalement, on s'en moque un peu.

Ce qui compte, c'est le goût.

Et là, aussi, c'est incroyable.

Une fois dans la poêle grésillant de beurre, l'omelette reste d'un jaune plus ensoleillé que le soleil.  C'est beau à voir.  Et une fois dans la bouche, c'est peut-être psychologique, mais la texture semble plus moelleuse, plus onctueuse, et surtout plus gouteuse.  Ça, c'est pas psychologique, la différence de goût, foi d'Anaïs.

Dès la première bouchée, me voilà submergée par des souvenirs d'enfance.  Ce goût, cette omelette, c'est mon enfance.  Clairement et indubitablement mon enfance.  Enfin une omelette qui a du goût, sans y ajouter quoi que ce soit sinon un soupçon de poivre.  Du goût.  Du vrai goût.

Une omelette à l'œuf !

Et encore un orgasme gustatif à ajouter à ma liste, un.

Et quelques jours plus tard, je me faisais un petit buffet d'œufs... photo ?  Photo !

oeufsduo

22
mar

Les cakes aux fruits rouges

Vous l'attendiez depuis jeudi, la voici.  La recette du gâteau aux fruits rouges.  Enfin des gâteaux, car je les fais dans de tout jolis petit moules colorés en silicone achetés pour rien, ou presque, chez Blokker.  Et oui, j'ai maintenant tout mon matos en silicone : petits moules, moule à cake, moule à tarte.  Je fais jamais de tartes, mais sait-on jamais.  Et puis je fais des quiches.  Et j'ai aussi un moule à cake papillon, qui vient de La demoiselle au petit pois, ce magasin adorable que j'avais découvert lors du tournage pour Plug RTL.  Moule reçu pour mon anniversaire, avec un carnet, du même magasin, pour noter mes recettes, et un kit pour faire des macarons.  Y'a du message subliminal là-dedans, c'est clair.

Bref, les petits cakes aux fruits rouges.

C'est d'une facilité déconcertante, vu que j'ai réussi à en faire et qu'ils étaient mangeables.  Meilleurs la première fois que la seconde, je l'avoue, mais je ne perds pas espoir de revenir à la super qualité du coup d'essai.

Mélangez un pot de yaourt nature avec deux œufs, un sachet de levure, un pot (le pot vide de yaourt que vous n'avez bien sûr pas jeté, futés que vous êtes) de sucre en poudre, trois pots de farine (que vous aurez achetée préalablement, pas comme moi qui ai dû aller pleurer chez ma voisine car je n'avais plus qu'un pot et demi, puis qui ai dû aller au magasin car ma voisine n'avait pas de farine, pourtant ça rime, donc une voisine devrait toujours avoir de la farine), un pot d'huile (la margarine ça va aussi, mais la mettre en pot, c'est plus complexe), et, au choix, du chocolat en poudre, des copeaux de chocolat ou des fruits rouges.  Moi j'ai opté pour les fruits rouges surgelés du Delhaize.  La prochaine fois je tenterais les airelles.  Ça donne un petit goût acidulé, les fruits rouges, c'est d'enfer.  Par contre, faut manger les gâteaux rapido presto, je vous préviens, car les fruits, ça mouille, et quand c'est mouillé, ça pourrit vite (dit celle qui a retrouvé ses derniers gâteaux tout pleins de fourrure grise).  Versez dans vos petits moules (ou dans un grand, c'est permis aussi), et enfournez à 200 degrés.  Ils disent une demi-heure pour le grand moule, donc sans doute un peu moins pour les petits, zavez qu'à surveiller, je ne vais pas tout faire pour vous hein.

Dégustez.

Pour la version chocolat, ils proposent de tartiner de Nutella avant dégustation... why not...

Et merci à Mostek qui m'a filé cette recette et qui va bientôt m'apprendre à faire des sushis (message subliminaaaaaaaaal).

Je dis ça je dis rien, mais avec toutes les bonnes recettes que je vous donne, vous n'avez pas envie, par hasard, de me proposer de découvrir vos créations ?  Je peux même en parler sur le blog, genre « votre quart d'heure de gloire ».  Mini gloire, gloirette, mais bon...  Allez quoi, les heures passées à vous écrire ma vie, ça mérite bien ça non ?  Non ?  Bon, tant pis, j'aurai essayé.

cakefruitsrouge

18
mar

Les recettes du jour : la mousse au chocolat, et le cake aux fruits rouges, caméra en bonus

Ce billet a été écrit, comme je vous le disais hier, du moins la partie reprise en italique, avec une caméra braquée sur moi... Ceux qui ont eu l'immense joie de me voir en train de rédiger un billet savent de quoi je parle (pour les autres, tant pis).  Ce qui est rigolo, c'est que ce tournage a eu lieu un ou deux jours après que j'aie écrit le billet publié hier, dans lequel je vous explique comment je rédige mes billets... génial non ?   J'ai laissé le billet tel quel, corrigeant juste les fautes de frappe (hé ho, c'est stressant d'inventer un billet, comme ça, de façon improvisée, avec une caméra qui vous scrute, croyez-moi).

(là, la caméra commence à tourner, et moi à écrire) Ce matin j'ai décidé de cuisiner, grande nouvelle du jour, vous vous en doutez.  Du sucré, pour changer, Anaïs aime le gras et le sucré, ce n'est plus un secret.

Recettes du jour, donc : la mousse au chocolat, et le cake aux fruits rouges.

La mousse au chocolat me terrorise depuis de nombreuses années.  Pas la manger, non, mais la faire. 

« Pourkwa ? », vous demandez-vous ...

Passqu'il y a des années, au siècle dernier, j'ai voulu faire de la mousse au chocolat, pour un souper auquel j'étais invitée.  J'ai donc scrupuleusement suivi la recette de ma môman.  Tellement scrupuleusement, sans doute, que je l'ai réalisée trop lentement.  Et à un moment donné, le moment où je dois « mélanger les jaunes d'œuf au chocolat et au beurre fondu », j'ai lentement versé mes jaunes d'œufs, si lentement qu'ils ont cuit sur place, les vilains jaunes d'œufs pas beaux du tout.

Résultat : les invités au souper ont dû déguster une mousse au chocolat au jaune d'œuf cuit.  Croyez-moi, l'œuf dur dans la mousse au chocolat, personne ne m'en a réclamé ensuite.  Personne ne m'a d'ailleurs réclamé la recette.

Donc, depuis le siècle dernier, je n'ai plus fait de mousse au chocolat.  Terrorisée l'Anaïs.  Terrorisée. 

Mais ce samedi, j'ai décidé d'affronter mes peurs.  De braver le danger et l'angoisse pour faire une mousse au chocolat en suivant la recette ancestrale familiale.

(là, le cameraman cesse de filmer, je prends une pause).

Fin du tournage.

La journaliste me demande si j'écrivais « vraiment » quelque chose.  Et béh oui...  Comme si je pouvais écrire n'importe quoi alors que je suis filmée, non mais.  Déjà, quand on tape à dix doigts, il est impossible de « faire semblant ».  Et si je dois faire semblant, je tape n'importe quoi.

Essai pour « faire semblant » :

Bonjour comment allez vous moi ça va super bien sauf que je suis malade mais bon c'est pas grave et vous rien de neuf dans la vie 

Fin de l'essai pour « faire semblant ».  Vous constaterez que quand je fais semblant, je tape n'importe quoi (qui a dit « tu tapes toujours n'importe quoi », que je le fracasse à grands coups de machine à écrire rouge bien lourde de 1983, quand j'ai commencé à apprendre la dactylo), donc je tape n'importe quoi, sans ponctuation, et sans traits d'union.  J'ai un souci avec les traits d'union, qui changent de place en fonction des claviers, ne facilitant pas mon travail.

Voilà, le billet est fini.  Enfin sous l'œil de la caméra.

Passque vous voulez peut-être la recette de ma mousse au chocolat ?  Surtout que je l'ai réussie, en plus... vu que je me suis concentrée lors de l'ajout des jaunes d'œufs, pour éviter que le drame d'antan se reproduise.

Donc la mousse au chocolat.

Faites fondre 200 grammes de chocolat au lait (moi j'ai pris du Côte d'or, le meilleur au monde, vous le savez) dans deux cuillères à soupe d'eau.  Pour ma part, vu l'existence du micro-ondes, qui n'avait pas été inventé lorsque j'ai écrit cette recette dans mon livre de recettes, genre en 1989 (à l'époque, je pensais qu'un jour, je serais mariée, deux enfants, une maison, un chien, un tablier à carreaux rouges et une cuisine, bref la petite maison dans la prairie version moderne, et je pensais que je cuisinerais chaque jour de bons petits plats familiaux, d'où ce livre que j'avais rempli de recettes familiales, aaaaaah « si j'aurais su »), donc, moi, maintenant, je fais fondre ensemble les 200 grammes de chocolat avec 90 grammes de margarine, le tout au micro-ondes, doucement pour pas que le chocolat ne deviennent cramé et dur (je parle d'expérience oui, comment avez-vous deviné ?).

Donc, ajoutez trois jaunes d'œuf (c'est là que j'ai foiré, vous l'aurez compris, enfin au siècle dernier, vu que pour ce siècle-ci, j'ai réussi nananère), la margarine (ou du beurre) - si vous l'avez ajouté avant comme proposé par bibi, n'en rajoutez bien sûr plus, 3 cuillères à soupe de sucre et les blancs d'œufs battus en neige (3, puisque vous avez mis trois jaunes avant, suivez un peu hein, concentrez-vous). 

Direction raviers, puis direction frigo, puis direction estomacs.

Un régal.

La seconde recette, le cake aux fruits rouges, ce sera pour demain, car ce billet est aussi long qu'un jour sans mousse au chocolat, mazette.

Et une photo, une (et non, je ne suis pas sponsorisée par Whirpool).

moussechocolat

2
mar

J’ai testé Pancho Villa à Namur et Le Royal à Namur (aussi)

Je me dois de le reconnaître, j'ai déjà testé Pancho Villa à plusieurs reprises, et j'en étais contente.  Mais ce vendredi, ce fut le summum du « service de m... ».  Est-ce la migration future des types de plats pour y adjoindre de la cuisine italienne, dès fin mars, qui est responsable d'un tel laxisme, je l'ignore...  mais ce ne fut pas une réelle partie de plaisir...

Flash back.

Nous arrivons un peu avant 20 heures, la salle est déjà presque pleine.  Jolie salle, pas de déco kitsch à la mexicaine, mais du rose quasi fuchsia et du vert pétant.  J'aime. 

Perchés sur nos chaises hautes, nous analysons la carte.  Et commandons quelques cocktails pour nous mettre en appétit.  Les cocktails arrivent, apportés par un serveur souriant, au moment même où je suis sous la table (nan, n'allez rien imaginer de pornographique, bande de petits pervers), insérant des kilos de serviette sous son pied, afin qu'elle arrête de se balancer sans cesse.  Bien sûr, le serveur ne propose pas d'aider, petite Anaïs, t'es pas dans un quatre étoiles, débrouille-toi.

Il oublie également les chips.  Toutes les tables en ont, pourquoi pas nous, pitiéééééééééééééé.  Nous réclamons des chips, et en recevons.  Bon, il a fallu réclamer, mais ils sont là, crontch crontch, ça pique et c'est bon.

La commande est passée, tortilla poulet, tortilla viande, tortilla, mixte, tortilla crevettes.

La soirée va bon train, on s'amuse bien.  Petit cadeau d'anniversaire.  Cool.

Arrivent les plats, et c'est là que le désastre commence.

Tortilla viande.  Ok.

Tortilla mixte.  Ok.

Tortilla crevettes.  Pas ok.  « C'est pas aux crevettes ça, Madame la serveuse ».  « Ben si c'est aux fruits de mer ».  « J'ai pas demandé fruits de mer, j'ai pris la version uniquement crevettes ».  « Je vous dis que c'est ça, et là il me reste dans l'autre main une tortilla poulet ».  J'interviens et saisis MA tortilla poulet, passque la serveuse, ben, elle est pas contente, et j'ai pas envie que ma tortilla soit victime de son courroux.  Et elle continue à prétendre que la seule tortilla qu'elle a en main, c'est aux crevettes.  Bien, on va en avoir le cœur net.  Avec un couteau.  Tentation de le planter dans le bide de la serveuse, mais résistance extrême, et opération à cœur ouvert de la tortilla, qui révèle son contenu : crevettes et saumon (voire éventuellement d'autres choses, mais on n'a pas de microscope sous la main).  Et la serveuse de surenchérir « ben vous voyez, ça, c'est de la crevette, mais hachée », en désignant le saumon.  C'est dingue le monde de 2010, qui parvient à transformer de la crevette hachée en saumon émietté.  Dingue.  Le pire, c'est la mauvaise foi, ça, c'est bien le pire.  Proposition est faite d'échanger la tortilla éventrée contre une nouvelle, à la viande.  Me demandez pas pourquoi on n'en a pas proposé une aux crevettes, 100 % crevettes, je sais pas.

On peut enfin manger.  Enfin 3/4 de la table peuvent manger, le quart restant attendant la nouvelle tortilla.

Et c'est là qu'on constate l'absence du riz.  Sur les assiettes, une tortilla, une feuille de salade déprimée, un dé de tomate, un rond de concombre.  Punt.  Pas de riz.

Je me lève avec peine de ma chaise haute (hé, on n'a plus vingt ans), et je vais près du serveur pour demander s'il n'a pas oublié le riz.  Regard assassin « oui, ça vient » (sous-entendu : fais pas chier hein, bobonne).  Je retourne à ma place.

Cinq bonnes minutes plus tard, arrive un bol de riz.  Un bol de riz pour quatre (la tortilla à la viande remplaçant celles aux crevettes sans crevettes ayant été livrée entre-temps).  C'est peu.  Très peu.  A peine une cuillère à soupe par personne.  Et y'a des mecs parmi nous hein, des mecs forts et musclés, qui ont besoin de bien manger.

Donc on demande un second bol de riz.

Dix minutes plus tard, les assiettes sont vides.  Le bol de riz est toujours attendu.  Nos estomacs crient famine, mais il est trop tard.

Je hèle le serveur (ras-le-bol de riz - ah ah ah, riez, enfin riz-ez - de me lever sans cesse), lequel m'envoie bouler d'un geste qui veut dire « oui, j'arrive, bobonne ».  Il rejoint sa comparse serveuse et lui dit « va un peu voir ce qu'ils veulent, ceux-là ».

« Ceux-là, ils veulent annuler le bol de riz, c'est trop tard maintenant ».

Et ceux-là, ils s'en vont manger un dessert ailleurs.  Sous le regard moqueur du serveur.

Faut tout de même reconnaître que la serveuse a fini par s'excuser et proposer un pousse-café en dédommagement, qu'on a refusé, un peu énervés par les événements, et qu'on n'a pas payé la tortilla aux crevettes sans crevettes ni son intérimaire, alias la tortilla à la viande.  Deux bons points pour Poncho Villa, mais qui arrivent bien tard malheureusement...

Dès fin mars donc, le resto deviendra mexicain/italien... je crains le pire, pâtes en accompagnement des plats mexicains, s'ils ne les oublient pas...  Sauce carbonara dans les tortillas, « mais non Médéme, c'est du poulet à la tomate, m'enfin, ouvrez vos yeux ».

PS : dans la série restauration, une bonne nouvelle tout de même : Tarte et Pain a fermé ses portes.  Si si, ça c'est une super bonne nouvelle.

PS2 : le dessert, on l'a mangé au Royal, totalement redécoré en gris et fuchsia, superbe.  Les serveurs sont aussi en fuchsia, et le dessert, « Trilogie de dessert » à 2,5 eur (pas cher), était succulent : mini-mousse chocolat blanc, mini soupe de papaye, mini-crème brûlée.  Pour 2,5 eur, c'est que du bonheur.  Avec le sourire en prime.  J'avais déjà testé l'assiette landaise, totalement divine : foie gras, magret, toast et mini-nem chauds farcis de foie gras.  Un régal.  Le Royal est « made by le D'Arville », excusez du peu...

PS3 : j'ai tout de même aimé ma tortilla sans riz, et l'ai bien digérée.  Dommage pour le reste, car j'aime cet endroit.

25
fév

Le bonheur du jour

Un kit découverte sushis, succulent, et y'a même des baguettes "rétractables", trop meugnon.  Puis du chocolat pour célibataire en manque d'amour.

sushissss