26
aoû

J’ai testé « Elles deux » ou « quand Anaïs mange encore des pêches au thon »

 

 

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Peu de temps après mon expérience « pêches au thon infernales à La cité des anges » (cf le billet juste en dessous, là, vous voyez, lisez-le en premier, c’est plus mieux), je décide, car je suis une baroudeuse qui vraiment n’a peur de rien, de retenter l’aventure pêches au thon.  Indiana Jones version femme moi être, n’est-il pas ?

 Nous découvrons donc ce nouveau petit resto qui vient d’ouvrir à Jambes, j’ai nommé « Elles deux ».  

La déco est toute mignonne et l’accueil l’est tout autant : sourire au programme.  Déjà un point bonus. 

Vu la canicule toujours de rigueur, nous boudons la terrasse, somme toute très petite et face à la circulation, pour nous installer à une petite table bien sympa, au calme, au frais. 

« Elles deux » n’ouvre que le midi, à l’exception du mercredi soir où, de plus, un menu est proposé. 

Soyons fous, prenons le menu, qui se compose ce soir-là de jambon de parme melon, pêches au thon et tiramisu framboise meringue.  Vu la chaleur, ça sera parfaitement parfait.  J’en bave déjà comme un escargot.  Nous commandons, la boss est toute gentille toute jolie toute souriante, ça fait un bien fou.  La seconde boss l’est tout autant.  Que du bonheur qu’un tel accueil. 

L’entrée arrive et nous nous régalons.  Jambon de parme et melon, y’a rien de meilleur après une journée à 30 degrés, je vous le dis.  Pas original, mais booooooooooooooon. 

Ensuite, le plat.  Des pêches au thon.  De délicieuses pêches au thon.  Enfin.  Froides.  Savoureuses.  Accompagnée d’une bonne petite salade fraîche bien assaisonnée et d’une salade de riz froid elle aussi assaisonnée et agrémentée de petites choses bien bonnes (genre maïs ou autres, je sais plus trop, ça date de la canicule, donc déjà de quelques semaines).  Pas de frites, ça change mais c’est succulent. 

Quant au dessert, je ne vous dis pas le bonheur orgasmique que représente ce tiramisu plein de framboises, de coulis de framboise et de morceaux de meringue bien croquante.  Le bonheur.  Le bonheur.  Le bonheur.  Orgasmique. Orgasmique. Orgasmique. 

Pour vous résumer, et passque non, je ne fais pas que critiquer (enfin pas toujours quoi), je critique quand c’est nul, mais quand c’est bien je le dis aussi : la déco est toute mimi, les deux boss (d’où « Elles deux ») le sont aussi, leur sourire est permanent, on sent qu’elles adorent leur petit endroit et la nourriture y est fraîche et bonne.  Tout ça pour 17 euros le menu ma bonne Dame.  Nous aurions eu tort de nous en priver. 

Verdict de l’aventure : Elles deux, c’est le paradis. 

Promis, on reviendra…

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26
aoû

J’ai testé « La cité des anges » ou « quand Anaïs mange des pêches au thon »

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« La cité des anges » est un resto que j’ai régulièrement fréquenté du temps oùsqu’il se situait à Namur, rue Saint-Nicolas.  J’y ai toujours bien mangé et l’accueil était très sympa, genre familial et tout et tout.  Je me souviens par exemple de champignons à l’ail ou de moules à damner un saint, ce qui est de circonstance dans une cité angélique, non ?

J’ai ensuite appris que le resto déménageait à Jambes, sous l’Acinapolis.

Supeeeeeeeeeeeeeer, de quoi se faire une bonne petite soirée resto + ciné, moi aimer ça, les soirées resto + ciné.

Un soir de canicule, donc, nous prévoyons une soirée bouffe + ciné avec Moustique, mon ex-collègue démoustiquée il y aura bientôt deux ans (ça ne nous rajeunit pas ma bonne Dame).

Il est presque 19 heures, la séance est à 20 heures, nous avons donc peu de temps, et il fait encore genre 30 degrés dehors, l’enfer.  Je propose donc de zapper notre habituel « Cat’s » (cet endroit sympa ou pour pas cher on dévore un wrap au poulet avec des frites au paprika et un ice tea en refaisant le monde entre filles, cf ce billet), pour nous réfugier à « La cité des anges », où l’air conditionné est de rigueur.  Ce sera ainsi l’occasion de découvrir le nouvel endroit et de redécouvrir le patron et cette cuisine que je connais déjà.  Echapper à l’enfer des températures pour se réfugier à « La cité des anges », chouette moment en perspective.

Nous nous installons en terrasse, à l’intérieur… oui, passque la terrasse est dans le hall du complexe Acina, c’est donc assez rigolo de manger dehors, mais dedans… et c’est bien pratique en cas de canicule.

Rapidement, le boss nous apporte les cartes.  Il a pas l’air de bonne humeur le boss.  Vraiment pas de bonne humeur.  A peine un bonjour marmonné sans un regard.  C’est pas son genre, pourtant, du moins d’après mes souvenirs du temps oùsqu’il était à Namur.  Bon, il doit être mal luné exceptionnellement, ça arrive.  Ça devrait pas arriver dans l’horeca, mais ça arrive.  Nous optons pour des pêches au thon avec des frites, bonne petite bouffe simple, rafraîchissante, mais néanmoins copieuse, merci les frites.  Afin de faciliter la tâche au patron, je décide de lui rapporter les cartes et préciser la commande, ça lui évitera de ressortir.  Vu la gueule d’enfer (là, c’est vraiment pas de circonstance, quand on appelle son resto « La cité des anges », mais soit) qu’il me tire, je comprends que mon initiative lui plait pas.  Mais il était déjà pas de bonne humeur à l’origine, donc passons...

Dialogue :

Moi « Je vous rapporte les cartes, ce sera plus simple, et comme ça je vous dis ce qu’on prend, ça vous évite de ressortir. »

Lui « … » (pas un mot pas un regard)

Moi « … » (sois patiente, il est concentré sur ses salières, tu vois pas que tu le déranges Anaïs)

Lui « … »

Moi « On va prendre deux pêches au thon et deux coca light, s’il vous plait merci bien à tout à l’heure merci encore merci merci. »

Lui « Grmfl. » (vague grognement signifiant sans doute « je prends bonne note de votre commande, je vous prépare tout ça et vous l’apporte rapido presto merci madaaaame », le tout d’un air chantant et enjoué)

Je retourne ensuite sagement à ma place.

Les coca light arrivent en silence.  Je lance un « merci » lorsque le mien arrive devant moi, sans pour autant avoir eu droit à un quelconque « s’il vous plait » ou « voilà » ou, chais pas moi », « et un ptit coca light pour vous rafraîchir mes petites demoiselles, ça va, bien installées, contentes, la forme… ? ».  Nada, que dalle.  Silence d’enfer, encore et toujours.

On papote, on se rafraîchit le gosier, on a faim.

Et les pêches au thon arrivent rapidement, accompagnées d’une bonne dose de frites.

Et là, je commets l’erreur fatale.

La faute de chez faute.

Je demande de la mayonnaise, à grands renforts de s’il vous plait et merci d’avance, car je sens déjà que cette requête est celle à ne pas faire, mais moi chais pas manger mes frites sans mayo, voilà tout.

En attendant ladite mayo, que je soupçonne de ne jamais arriver, mais je veux pas faire l’oiseau de mauvais augure, nous entamons notre dégustation.

Et là, c’est l’enfer, encore et toujours.

Le thon est chaud de chez chaud.  Les pêches aussi.  Pourtant, c’est d’une simplicité rare d’ouvrir une boîte de pêches, une boîte de thon, de mélanger le thon avec de la mayo et un peu d’aromates, et le tour est joué.  Même moi chuis cap’ de le faire, si, j’vous jure.  Ben là, on sent que les boîtes de conserve n’étaient pas au frigo, et vu la chaleur ambiante, les pêches et le thon, ben on dirait que ça sort du four.  J’exagère un tantinet, bien sûr, mais c’est tiède.  Et des pêches au thon tièdes, c’est vraiment dégueu, je vous prie de le croire.

Autour de nos pêches au thon tièdes, quelques miséreuses feuilles de salade saupoudrée de paprika (enfin d’une poudre orange, va savoir ce dont il s’agit) et d’un brin de ciboulette.  Point barre.  Pas la moindre goutte de vinaigrette. Pas le moindre soupçon de mayonnaise.  Le néant absolu.  Et la salade sans rien de rien, c’est dégueu.  Surtout si elle est tiède, aussi, la pauvre.  Et molle.  Et sèche.  On dirait des feuilles de pissenlit qui ont trop subi le soleil.  Et chuis pas un lapin moi, alors manger de la salade non assaisonnée, c’est vraiment pas le pied.  Insipide.  Inodore.  Inavalable.

La mayonnaise arrive, c’est un miracle miraculeusement miraculeux.  Sans un mot sans un regard sans un sourire (mais là, bon, je m’y attendais, je ne crois plus à Papa Noël), le boss dépose le pot de mayo sur notre table.  On sent son enthousiasme, au point que je crains un instant que la violence du geste n’expédie de grandes giclées de mayo sur nous, mais non, ouf, sauvées.

Nous nous ruons donc sur les frites.  Bien chaudes.  Ouf.  Passque des pêches au thon tièdes avec des frites tièdes, ça aurait été le pompon.  Elles sont chaudes, mais molles.  Enfin, elles sont chaudes, je vais pas me plaindre.

Nous allons ensuite payer l’addition à l’intérieur, et là, l’incroyable se produit, le boss se fend d’un sourire et d’un trait d’humour car son serveur s’est trompé en notre défaveur.  Honnête, le boss.  C’est déjà ça.

Tout ça pour 12 eur l’assiette de pêches au thon…  C’est cher en plus.

Je jure, mais un peu tard, qu’on ne m’y prendra plus.

Verdict de l’aventure : La cité des anges, c’est l’enfer.

Question du jour : combien de fois ai-je pu placer le mot « enfer » dans ce billet sur cet endroit pas « angélique » ?

22
jui

J’ai testé "Côté Sud" et le pique-nique en bord de Meuse

 

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Côté Sud, c’est un petit resto namurois de grillades et couscous que j’ai découvert dans le cadre de nos soirées « Romantic girls & the city team ».

A la proposition « soirée couscous ? », j’ai répondu « bien volontiers, yesssssssss », et c’est ainsi que nous sommes allées nous approvisionner chez Côté Sud, qui propose aussi ses plats à emporter.  Le resto a déjà un an, mais j’ignorais son existence jusqu’alors.

Vu qu’il faisait caniculaire, j’ai eu l’idée saugrenue mais ô combien sublimissime de pique-niquer en bord de Meuse.  Passque chaque jeudi, au port de plaisance de Namur, maintenant, on a droit à de la musique.  Même que l’autre fois, avec Mostek, y’avait une cabane à crêpes.  Même qu’on en avait envie mais qu’on a tellement tergiversé qu’au moment où on s’est décidées, c’était fermé.  Même qu’une oie perdue se balade au port et que c’est bien triste de l’entendre geindre de solitude.  Même que… bon, je reviens à mon sujet, keske je peux bavarder moi, et me disperser, pfff.

Côté Sud se situe rue Notre-Dame, cette rue que j’ai toujours considérée comme sordide mais qui s’améliore, je trouve, d’année en année.  Hé, excusez du peu, s’y trouve même actuellement un resto étoilé, dont j’ai oublié le nom (pas grave, sans doute trop cher pour moi).

Nous avons pris nos plats à emporter, mais j’ai pu noter la jolie déco du resto, sobre et un tantinet exotique.  Tout choli, comme le sourire des propriétaires, super accueillants et aimables, ce qui n’est pas une normalité à Namur, croyez-le bien.  En plus, les plats à emporter sont 10 % moins chers, tant qu’à faire…

Une fois munies de notre énorme caisse pleine de semoule, brochettes de poulet et légumes, ainsi que d’un sac rempli de vaisselle et d’une couverture, direction le port de plaisance.  Il est 19h30 mais la chaleur est encore stoffante à souhait.  Nous nous réfugions à l’ombre d’un arbre et installons notre couverture, nos assiettes, verres et couverts, ainsi que nos victuailles.

Et le moment de pur bonheur commence.

Manger, en bord de Meuse, dans une douce chaleur (enfin, stoffante, mais j’écris « douce » pour renforcer le côté idyllique du moment), avec un repas succulent et hyper copieux (j’en ai remangé deux fois le lendemain), un verre de coca light glacé en main, des amies avec qui causer de beaucoup de tout et de plein de rien, une vue sur les cygnes qui se promènent en famille.  Que du bonheur je vous dis.

Seule difficulté, à laquelle j’avais pensé bien sûr, mais j’aime bien faire des trucs débiles, et j’aime encore mieux convaincre mes comparses de la Romantic girls…, bon appelons-la la RGATCT, ce sera plus rapide, donc j’aime les convaincre de faire des trucs débiles, la seule difficulté, disais-je, fut de manger de la semoule durant un pique-nique, passque le chemin qui va de l’assiette à la bouche est drôlement plus long quand on est assises sur une couverture de pique-nique, croyez-moi.  Même qu’on a renversé plein de semoule, et aussi du jus de légumes, partout partout.  Mais on s’en fout, chuis pas maniaque.  Mais la tache orange, elle était du jour, je le confirme et j’insiste, c’était du jus de légumes du jour, non mais, je l’ai dit et je le redis, chuis pas maniaque mais tout de même hein.

Je vous conseille donc Côté Sud, sur place ou à emporter, sourire du patron et succulent repas garantis.  Leur site web c’est www.restocotesud.be.

A suivre sur ce blog, j’ai testé « le resto des frangines », j’ai testé « la cité des anges » et j’ai testé « L deux ».  Pas toujours une réussite, croyez-moi…

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9
jui

Je n’ai plus de soucis avec les sushis, j’ai des soucis avec les sushis, je n’ai plus de soucis avec les sushis

Il y a un petit temps déjà (que le temps passe vite, hein, ma bonne Dame, je le disais d'ailleurs tout à l'heure à mes collègues, moi qui suis la plus ancienne de la boîte, bouhouhouhou), je vous disais à quel point j'avais des soucis avec les sushis.   

A force de me lamenter sur l'insipidité des sushis (ça existe, ça, comme mot, insipidité ?), j'ai fini par me laisser convaincre de tester Ogawa, un nouveau bar à sushis qui venait d'ouvrir à Namur.  Ça date déjà de plus d'un an, genre deux ans, le temps passe vite, hein, ma bonne Dame, bis.

Et ce fut la révélation.  J'ai commencé par le plateau découverte, composé de sushis, d'une soupe miso et d'une salade.  Un régal.  Puis, au fur et à mesure des visites en ce lieu de perdition pour la cellulite (enfin bon, façon de parler, vu que les sushis, c'est diététique), j'ai affiné mon choix, pour le porter définitivement sur 1. les raviolis, 2. les sashimis de thon et saumon, 3. les maki de concombre et graines de sésame.  Que du bonheur.  Bonheur réitéré à plusieurs reprises.

C'était écrit, je n'avais plus de soucis avec les sushis.

Puis, lors de notre dernière visite chez Ogawa, ce fut la déception intégrale et intersidérale.  Mes sashimis avaient rétréci au lavage pour atteindre le volume peu honorable de petits pois japonais.  Les quelques algues demandées par Mostek lui furent facturées au prix de 3 euros.  La folie furieuse.  Un rapport qualité prix totalement inversé, en quelques mois.  Ce n'était plus shashimis, c'était shame on me (ah ah ah, mes blagues à deux euros ne font rire que moi, je sais, mais une personne qui en rit, c'est déjà bien non ?).  Décision fut prise de ne plus jamais remettre les pieds dans ce lieu de perdition pour le portefeuille, lieu qui a d'ailleurs déménagé depuis, dans un joli endroit, mais j'ose plus retester, peur de me faire encore plumer comme un bébé cygne (euh, un bébé cygne ne peut se faire plumer, Anaïs, il n'a pas de plumes, que du duvet).

J'avais à nouveau des soucis avec les sushis.

Puis, Mostek m'a annoncé son acquisition d'un kit sushis.  Et j'ai lancé quelques messages subliminaux sur ce blog (les plus attentifs s'en souviendront).  Les messages sont bien passés, et un beau jour, elle m'a proposé de faire nos propres sushis.  Oui, vous lisez bien : NOS SUSHIS à nous rien qu'à nous, tout frais tout bon tout comme on voulait.

De prime abord, l'idée m'a paru génialissime.

Mais le jour même, l'angoisse tenaillait mon petit estomac totalement peu maïtésien.  Un estomac maïtésien est un estomac d'un humain aussi doué en cuisine que Maïté, logique.  Pas logique ?  Bon, je recommence.  Mais le jour même, l'angoisse tenaillait mon petit estomac, tel celui d'une anguille face à Maïté.  C'est mieux ?

Passque faire des sushis, c'est une totale aventure de la mort qui tue.

D'abord, faut acheter du poisson.  Saumon.  Thon.  Prévoyez de casser votre petit cochon en porcelaine si vous voulez des sashimis en veux-tu en voilà.  Les makis sont bien moins onéreux, bon à savoir.  Ruée sur le poisson frais au rayon Carrouf (très bon péchon là-bas, enfin parfois...) : thon et saumon.  Du surimi, c'est bien aussi (vous savez, ce crabe sans crabe mais qui a le goût de crabe, sans être du crabe, qu'on présente comme du crabe au Télévie, prétendant qu'il n'y a plus de surimi).

Ensuite, faut acheter des kits sushis.  Alléluia, Delhaize (et Carrouf aussi) a prévu tout ça : des kits contenant un tapis de fabrication, un duo de baguettes, des algues, du riz pour sushis (moi je pensais qu'on disait riz rond poisseux, mais Mostek me précise qu'on dit riz pour sushis), du wasabi et de la sauce soja.

Enfin, faut des légumes.  Et des fruits.  Concombre.  Et avocat.  Et graines de sésame, aussi, accessoirement.

Voilà pour le matos.

Ensuite, faut tenir compte de Moustique, chez qui nous décidons finalement d'aller faire nos sushis.  Plus on est de fous, plus on riz hein, ah ah ah ah ah, j'ai l'humour japoniais en ce moment...  Réorganisation de notre aventure « fabriquons nos sushis ».  Départ chez Moustique, munies de notre petit matos de la parfaite sushi-girl.

Pour le reste, ben tout est dans les photos et la vidéo quoi :

- cuire le riz (suivre les instructions de la boîte hein, je vais pas vous faire un dessin) (Mostek précise qu'il faut ajouter du vinaigre de riz après cuisson)

- l'étaler sur des assiettes afin qu'il refroidisse

- prendre l'apéro en bonne compagnie, chips et alcooooool

- dresser une jolie table pleine d'assiettes et de tapis de fabrication de sushis

- installer le tapis en bambou devant vous.  Attention, ça se complique.  Je croyais savoir qu'il y avait un sens, mais j'ignorais lequel, en grande Kinder devant l'éternel.  Passque, par définition, pour rouler un tapis de bambou, faut que les tigettes soient dans le sens qui permette de rouler, sinon on les casse.  Moi être blonde, vous le savoir

- déposer une feuille d'algue sur votre tapis

- imaginez que votre algue est un tableau exel et que vous devez remplir trois lignes (trois colonnes pour Mostek, qui aime la complication et faire tourner les tapis à sushis, ce qui peut poser problème si vos bambous ne sont plus parallèles, car ils casseront, vous piger ce que moi vouloir dire ?)

- remplissez votre tableau exel vert de trois lignes de riz

- ajoutez-y ce que vous voulez (pour moi, ce fut un melting pot de tout, pour ne faire que deux ou trois rouleaux, Mostek et Moustique, bien plus gourmandes, ayant opté pour un rouleau par aliment)

- c'est ici que cela se corse, même si on est au Japon (wahahahaha - sabi) : roulez le rouleau (logique) en tenant fermement votre algue, le tout avec une dextérité égale à la mienne sur la vidéo (je sais, je mourrai de modestie un jour)

- une fois le rouleau bien roulé bien serré, appliquez un pau d'eau sur son bord, pour le fermer

- saisissez un énooooorme couteau super bien aiguisé

- plongez-le dans l'eau froide, et coupez délicatement vos makis

- installez-les joliment sur votre assiette, avec de la sauce soja dans laquelle vous aurez dilué un peu de wasabi

- offrez-vous une séance photos délirantes (je ne peux, par respect pour mes comparses, vous les montrer, of course)

- dégustez dégustez dégustez

En dessert, y'avait des éclairs (et ça rime), mais vous pouvez varier les plaisirs.

Voilà comment, depuis cette soirée, je n'ai définitivement plus de soucis avec les sushis.

Lexique :

- sushis : morceaux de poisson ou scampi sur une boulette de riz

- sashimis : fines tranches de poissons

- makis : rouleaux d'algues farcis au riz et, au choix, avocat, concombre, poisson...

- wasabi : genre de moutarde verdasse qui pique qui pique qui pique (comme le hérisson qui piquait qui piquait qui piquait, et qui voulait qu'on l'caresse -resse -resse, on l'caressait pas pas pas pas pas, non pas passqu'y piquait pas, mais passqu'y piquait).

Deux photos du plateau Ogawa, que je ne peux plus vous conseiller actuellement, bien malgré moi.  Puis photos de la préparation de mes makis, sont beaux hein ? Puis vidéo.

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27
mai

Un repas mémorable

Quand j'étais enfant et jeune ado, soit au siècle dernier, aller au restaurant était un supplice pour moi.  Parce que je n'aimais rien.  Et surtout parce que j'avais un appétit de bébé moineau à peine sorti de l'œuf (quoique la comparaison me semble malvenue, un bébé moineau à peine sorti de l'œuf piaillant, si mes souvenirs sont bons, comme un hystérique, après son premier ver de terre).

Bref je détestais ça, parce, vu que j'affichais également sur la balance un poids de moineau à peine sorti de l'œuf, cela me valait systématiquement des regards compatissants des serveuses et autres chefs, dans lesquels je lisais des trucs du genre "la pauvre, est-elle malade ?", s'ils ne me disaient pas carrément "ça ne vous a pas plu ?" ou, s'adressant à mes géniteurs, comme si j'étais lourdement handicapée et incapable de sortir deux mots sensés "elle a pas faim la petite ?"

Et cette épreuve qui a bercé violemment mon enfance, je viens de la revivre.  A mon âge.

Dans un très joli resto du namurois, tout décoré de gris et de rouge, où boss chéri avait organisé un sympathique et délicieux repas il y a peu : coupe de champagne accompagnée de mises en bouche (petit potage tomaté onctueux, bœuf poêlé sur son lit de salade), plat principal composé d'agneau tendre à souhait, de petites pommes de terre et de champignons, et dessert est somptueux : moelleux au chocolat rafraîchi à la glace vanille.  Mon dessert favori.

Et bien, vous zallez être étonnés : je n'ai rien mangé.  Et quand je dis rien, c'est rien.  Rien de rien.  Même pas le délicieux moelleux au chocolat.  Sacrilège, je me suis entendue dire à la serveuse « je ne prendrai pas de dessert ».  Rien mangé.  Ou, pour être précise, rien su manger.  Rien qu'à voir tous ces plats, j'avais la nausée, des crampes d'estomac et les intestins qui voulaient se faire la malle.  Un enfer.  Deux heures, voire plus, que ça a duré.  Avec boss à côté de moi, à qui j'essayais de cacher, tant bien que mal, mon état.  Plutôt mal que bien d'ailleurs, puisque plus les minutes passaient, plus je m'enfonçais sur ma chaise, plus je devenais livide et moins je parlais.  A la serveuse, je n'ai rien su cacher, puisqu'elle repartait avec les plats sans que j'y aie touché, ou presque.  Disons que je bougeais un peu les ingrédients, histoire de faire comme si, que je tentais de cacher la viande sous les légumes ou l'inverse, mais impossible de donner le change.   Et impossible d'ingurgiter quoi que ce soit.  Quel drame.  De si bonnes choses.  Et un moelleux au chocolat.

Ce qui devait être un chouette moment convivial s'est transformé pour moi en horreur qui a duré deux longues heures.  Deux heures qui m'ont replongée dans mes souvenirs d'enfance, et le calvaire que je vivais à l'époque dans les restaurants.  Fort heureusement, actuellement (enfin, en général quoi, à part cette fois) j'aime manger et je parviens presque à vider mon assiette.  En général.  Parce que ce jour là, après m'être confondue en excuses, entre deux vagues nauséeuses, je suis rentrée coucher ma vieille carcasse vide de toute énergie, et je n'ai rien mangé jusqu'au matin suivant.  Non, je me trompe, jusqu'au surlendeain.

Tout ça à cause d'un médicament.  Un seul tout petit petit médicament, avalé à peine deux heures plus tôt, et qui m'aura totalement empêchée de manger durant 48 heures.   Et fait perdre deux kilos, maigre (c'est le cas de le dire) consolation.  Il en reste 27 dans la boite : quelqu'un veut perdre deux kilos ?

Morale de l'histoire : les médicaments ne sont pas nos amis, même s'ils sont parfois bien nécessaires.

J'ai envie d'un moelleux au chocolat... là, de suite.