8
mar

Quand Anaïs teste ses nouveaux appareils ultra perfectionnés – leçon deux, le four multifonctions qui vient d’une autre planète

Le four multifonctions qui vient d’une autre planète, par rapport aux taques vitrocéramiques, c’est un peu la calculatrice scientifique mille boutons mille fonctions face au boulier en bois : l’enfer descendu sur terre.

Je me suis donc contentée de la fonction micro-ondes durant plusieurs semaines.  Mais même cette fonction, elle est complexe.  Moi j’étais habituée au micro-ondes de base : un bouton rond pour augmenter le temps, un poussoir pour la puissance, un start, un stop.  Et quand je dis « start » et « stop », j’entends des boutons sur lesquels sont écrits, noir sur blanc (ou blanc sur noir, chuis pas raciste) « start » et « stop », pas des hiéroglyphes incompréhensibles.

Déjà, pour trouver la fonction micro-ondes, ça m’a pris des plombes.  J’ignorais, moi, que des petites vagues, ça veut dire micro-ondes.  Une fois cette fonction trouvée, faut encore régler la puissance et le temps, ce qui m’a pris quelques plombes supplémentaires.  Et là, je vous parle des boutons basiques.  Passqu’à l’intérieur de la porte de mon four, j’ai aussi d’autres boutons plein de dessins pourtant explicites : un poisson, un légume, un flocon de neige… ben j’ai toujours pas pigé à quoi servent ces boutons.  J’ai beau pousser dessus, rien ne se passe.

« Elle devrait lire son mode d’emploi », pensez-vous.  Avez-vous déjà lu un mode d’emploi de l’an 2011 ?  Y’a 20 ans, j’étais la reine de la compréhension du mode d’emploi.  Vingt ans plus tard, j’ignore s’ils se sont complexifiés ou si j’ai perdu des neurones en route, mais j’y pige que dalle.

Mais ce week-end, j’ai tenté la folle aventure : cuire un cake.  Au four.  Au vrai four.  Avec chaleur tournante, air pulsé, grill, saupoudreur automatique de sucre, rafraîchisseur d’air et aspirateur de salon intégré (biffez la mention inutile).

Le tout dans mon joli moule papillon en silicone que j’ai reçu pour mon anniversaire en décembre.  Décembre… 2009.  Il avait jamais servi, le pauvre.  Il était temps. (Il vient de La demoiselle au petit pois à Namur, mon moule, au cas zoù)

Ben je vais vous dire, cuire un cake dans un four avec chaleur tournante, air pulsé, grill, saupoudreur automatique de sucre, rafraîchisseur d’air et aspirateur de salon intégré (biffez la mention inutile), c’est le bonheur intersidéral.

Plus besoin de retourner mon moule à mi-cuisson pour que le cramé et le cru se répartissent correctement.  Mon new four cuit uniformément.

Plus besoin d’attendre le préchauffage en surveillant la lumerotte.  Mon new four biiiipe quand il est préchauffé. 

Plus besoin de me brûler quand je sors mon cake cramé/cru.  Mon new four m’indique la température interne, en guise de warning warning.

Et mon cake, il est tout beau tout moelleux tout doré tout tout tout.

Moi je dis : vive les new four avec avec chaleur tournante, air pulsé, grill, saupoudreur automatique de sucre, rafraîchisseur d’air et aspirateur de salon intégré (biffez la mention inutile).

Quelques photos de cette folle aventure…

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23
fév

Je patisse, tu patisses, nous patissons

Régulièrement, j’aime faire de la pâtisserie.  Enfin, de temps en temps.  Oui bon, j’avoue, tous les trois ans.

Ce matin, fièvre patisseriesque.  Je sais qu’il me reste six œufs qui se morfondent dans le frigo (à l’origine pour une omelette, mais pour une raison que j’ignore, je n’ai jamais plus envie d’omelette depuis quelques mois, moi qui adorais en déguster avec ciboulette, tomate, jambon, fromage, pommes de terre et j’en passe, chais pas skispass’ – toute change hein ma bonne Dame, même les goûts).

Tout l’après-midi, je me réjouis de faire un petit cake ce soir à mon retour.  Un biscuit de savoie que ça s’appelle.  C’est une recette de ma môman, que j’ai scrupuleusement recopiée dans mon petit carnet magique à recettes que j’ouvre jamais d’ailleurs. 

Il est sympa, le biscuit de Savoie de maman.  Je vous ai déjà donné la recette d'ailleurs.  En plus, il doit pas être trop calorique, car il ne contient pas de matière grasse, hormis celle des œufs.  Bon, j’avoue il est un peu sec, limite étouffe-chrétien, mais si on l’enduit d’une épaisse couche de confiture, voire mieux, d’une énorme couche de Nutella (n'en déplaise à certaines hystériques qui m'agressent quand je parle Nutella, siiii, je vous jure, dingue), ou, encore mieux, d’une somptueuse couche de choco-mousse (recette de ma mère-grand dont je vous ai déjà parlé aussi mais que je ne vous révélerai même pas sous la torture… enfin si allez, si vous insistez, c’est un succulent choco à déguster froid, j’en suis raide dingue - d'un autre côté me demande si je l'ai pas donnée ici, la recette, dans un élan de générosité), ce biscuit de savoie est un régal.  Dans ce cas, niveau matière grasse, la cote d’alerte est atteinte, mais qu’importe hein, je suis pas ici pour veiller à votre cholestérol que je sache.

Me vlà donc chez moi, après une harassante journée de travail, en train de préparer ma… préparation (je manque de vocabulaire culinesque, je le consens).  D’abord j’ai un œuf qui est cassé, le vilain pas beau.  Restriction, ce sera un biscuit de Savoie avec cinq œufs et pas six, qu’importe.  Et puis, le plus agréable, bien sûr, c’est de manger la pâte avant cuisson.  Une tradition qui me vient de ma mère-grand, encore elle, lorsqu’elle faisait des galettes et m’octroyait une monstrueuse et délicieuse cuiller de pâte bien collante, aaaaargh j’en veux (oserais-je me ruer sur le premier vendeur de gauf’ de lièch’ et demander « une gauf’ pas cuite siouplait » en souvenir du bon vieux temps ?).  Mon biscuit de Savoie (j'avais écrit "de savoir", ah ah ah) sera donc tout petit, car je me réserve le quart de la pâte aux fins de dégustation régressive… le bonheur, je veux !

Pas de choco-mousse à disposition.  Pas de Nutella non plus (pour le bonheur des hystériques, nan, j'ai pas de Nutella chez moi, rien que de la confiote). Je me contenterai dès lors de mon biscuit étouffe-chrétien à la confiote.

La recette ?  Six œufs, 200 gr. de farine, 250 gr. de sucre.  Et voilà.  Vous mélangez tout.  45 minutes à four doux (ne me demandez pas le sens de l’expression, je l’ignore).  Au fait, faut battre les blancs en neige avant de les incorporer…  Bon appétit.

2
fév

Ma petite Anaïs, as-tu un alibi ?

L’autre jour, je regardais un des derniers épisodes de Medium, cette série géniallissime avec Miss Arquette (sorry pour le prénom, l’infâme Mostek n’a pas voulu m’aider, la vilaine pas belle), ah ça m’est reviendu, c’est Patriciaaaaaaaaaaaa, cette actrice hyper mignonne qui a dû lutter pour pas devoir faire un 36 pour jouer son rôle, comme si faire un 36 influait sur la qualité de sa prestation, non mais.  Et puis aussi avec son mari hyper craquant qui en bave toutes les nuits.  Un homme comme lui, moi y’en a bien vouloir, je signe des deux mains et des deux pieds.

Bref.

Je regardais Medium.

En VO sous-titrée, pour avoir la vraie voix d’Alison Dubois, passque la voix doublée, elle est gnangnan de chez gnangnan.

Et dans Medium donc, que je regardais (au cas où vous zauriez pas encore tilté), le suspect, ben il a pas d’alibi.  Et il est accusé, sans pouvoir justifier de son emploi du temps de façon incontestable.  Il a juste commandé une pizza et l’a mangée chez lui.

Et moi, je suis seule chez moi, il est genre 18 heures, et je m’apprête à passer la soirée seule.

Et je réalise que, moi non plus, je n’aurai pas d’alibi incontestable.  Et si une personne que je connais est assassinée, je sais pas moi, au hasard Mostek par exemple, ben je ne pourrai prouver que je n’ai rien fait (nan, promis juré, je n’ai pas l’intention de l’assassiner, tout ce que j’écrirai ici ne pourra être retenu contre moi). 

C’est l’enfer non ?

Alors, je me dis que je devrais peut-être commander, moi aussi, une pizza, ça serait un commencement de preuve…  Au moins, on tracerait mon appel.  Au moins, le livreur témoignerait qu’il m’a bien déposé mon repas à telle heure.  Ensuite… advienne que pourra.

C’est là que vous vous dites « mais à quoi skelle pense l’Anaïs, des fois », et que je vous réponds « pas des fois, en permanence ».

Alors, je surfe sur internet et je découvrir les boîtes de pizza de ma région.  Dingue ce qu’il y en a.  Finalement, j’ai une folle envie d’un Pizza Hut.  Vous allez me dire que c’est pas de la vraie pizza.  Je sais, c’est de la pizza hut, et parfois, c’est bon aussi.  Je passe une demi-heure à analyser les tarifs, à préparer mon menu et tout et tout.

Puis je commande rien.

Passque commander des pizzas pour soi tout seul, c’est pas rigolo.  Même si ça fait un bon alibi…

28
déc

La recette de la patate au foie gras

Alors que je me vantais sur Culchèvre de m’être empiffrée de patates au foie gras le jour de Noël, on m’a demandé la recette.

La recette est si complexe que je ne disposais pas d’assez de place pour indiquer cette fameuse recette qui a réjoui mes papilles et celles de nombreuses personnes en ce jour de la nativité.

J’ai donc décidé de vous la révéler en exclusivité mondiale sur ce blog.

Attention, après avoir goûté la patate au foie gras, vous bouderez jusqu’à votre mort et même après tout toast, qu’il soit nature, grillé, aux figues, aux graines de sésame ou à quoi que ce soit.

Car cette recette magnifie, rehausse, glorifie et j’en passe, votre morceau de foie gras.

Elle le sublime, voilà le mot adéquatement adéquat : la patate sublime le foie gras.

Bon, trève de blabla intempestif, la recette :

Cuisez votre papate en chemise (dans l’eau ou au micro-ondes).

Coupez-là en deux.

Déposez délicatement un morceau de foie gras.

Dégustez.

Vous m’en direz des nouvelles.

En bonus, je vous conseille un chouia de magret de canard : testé et approuvé.

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15
déc

Quick, nous c’est le priiiiiiiiiiiiiiiiix

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Vous allez me dire que de toute façon le principe Quick et autre Mac Do, c’est de l’arnaque, car une heure après on a faim.  Ok ok, mais j’appelle pas ça la véritable arnaque vraie de vraie, le consommateur ayant le choix d’y aller ou pas.

L’autre jour, direction Quick entre collègues.  Dans notre enveloppe de chèques repas, nous avons découvert des bons de réduction.

Moi, j’opte quasi toujours pour le Menu OK, qui est suffisant pour mon petit estomac avide de crasses post Quick.  Ben oui, c’est pas passque je mange des crasses en plat principal que j’ai plus envie de crasses en dessert.

J’offre donc mon bon pour un menu salade à 6 euros.  Un menu salade.  Non mais, vous m’avez bien vue ?  Moi, manger un menu salade, allons allons, soyez raisonnables.

Une fois à table, j’apprends par mes collègues qui ont pris ce fameux menu salade, qui entre parenthèses a l’air bien sympa, même si ça manque de frites, même si ça manque de hamburger, qu’elles ont dû le payer 7 eur et non 6.  Kwaaaaaaaaaaaaaaaa, m’exclame-je alors, estomaquée au point que je risque d’en régurgiter mon cheeseburger.  C’est quoi ce beans / binz / Bee’ns ?  Il s’avère que, d’après la serveuse, le menu est à 7,75 eur, que le bon propose le menu à 6 eur écrit en bien grand, mais qu’en bas tout petit tout mimi genre faut mettre six paires de lunettes pour le voir, est inscrit « réduction limitée à 0,75 eur ».

Mon sang ne fait qu’un tour, mais vu que le problème ne me concerne pas vraiment, je m’abstiens de retourner à la caisse faire une crise d’hystérie.  C’est pas mon argent qui a été dépensé outrageusement hein.  Mais tout de même, cette malhonnêteté me hérisse : pourquoi indiquer que le menu est à 6 eur si de toute façon, après réduction, le prix ne pourra pas baisser en dessous de 7 eur ?

J’y pense puis j’oublie, c’est pas ma vie pas ma vie pas ma vie.

Le lendemain, petite bouffe avec Moustique, mon ex-collègue Baygonisée. 

Au Quick.  Mais un autre de la région namuroise.

Et là, j’ai envie d’une salade.

Rigolez pas, y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Je m’attends à payer 7,75 eur, vu que j’ai (bête fille que je suis) si pigeonnément gentiment offert mon bon de réduction pour le menu à 6 eur mais en fait 7 eur.

La caissière (ou dois-je dire hôtesse ?) me prépare mon petit plateau, avec ma salade de poulet chaud (vachement bonne, même si elle manque énormément de poulet, je vous suggère de prendre les chicken dips en bonus, si vous avez un appétit plus grand que celui d’un boa ayant déjà avalé un éléphant le matin même). Elle me communique ensuite le prix : 6,75 eur.

Et là, mon sang ne fait qu’un tour, dans l’autre sens.

Le prix, dans ce Quick, est donc de 6,75 eur (d’où 6 eur avec la réduction, ce qui est conforme au bon), tandis que dans l’autre Quick il est de 7,75 eur.  Déjà que dans cet autre Quick plus cher, j’ai réalisé, un soir d’horreur, en compagnie de Mostek, qu’après je ne sais plus quelle heure, genre 23 heures ou minuit, les prix sont majorés de 10 %... ça devient grave de chez grave.

J’y perds mon latin, que je n’ai de toute façon jamais appris.  J’y perds mon anglais, mon néerlandais, mon espagnol et mon italien, ma bonne Dame.  Même mon wallon, m’feye.

Non mais sérieux, c’est normal que les prix soient différents d’un Quick à l’autre ?

A mon avis, malheureusement, c’est normal, car sur leur site, le prix ne sont pas indiqués.  Mais je persiste à dire que c’est de la vaste couillonnade et de l’arnaque, pour une même enseigne, de proposer des tarifs différents.  Enfin ça, ça passe encore, mais l’arnaque réelle et indubitable, c’est qu’en donnant un bon de réduction pour un menu à 6 eur, il faille le payer 7 eur.

Depuis lors, pour la petite histoire, j’ai envoyé un message à la centrale internationale Quick, le gérant m’a recontactée et ce drame alimentairement financier a été résolu, c’était bel et bien une erreur du personnel, ouf, sont finalement honnêtes chez Quick, c’est déjà ça.