2
fév

Ma petite Anaïs, as-tu un alibi ?

L’autre jour, je regardais un des derniers épisodes de Medium, cette série géniallissime avec Miss Arquette (sorry pour le prénom, l’infâme Mostek n’a pas voulu m’aider, la vilaine pas belle), ah ça m’est reviendu, c’est Patriciaaaaaaaaaaaa, cette actrice hyper mignonne qui a dû lutter pour pas devoir faire un 36 pour jouer son rôle, comme si faire un 36 influait sur la qualité de sa prestation, non mais.  Et puis aussi avec son mari hyper craquant qui en bave toutes les nuits.  Un homme comme lui, moi y’en a bien vouloir, je signe des deux mains et des deux pieds.

Bref.

Je regardais Medium.

En VO sous-titrée, pour avoir la vraie voix d’Alison Dubois, passque la voix doublée, elle est gnangnan de chez gnangnan.

Et dans Medium donc, que je regardais (au cas où vous zauriez pas encore tilté), le suspect, ben il a pas d’alibi.  Et il est accusé, sans pouvoir justifier de son emploi du temps de façon incontestable.  Il a juste commandé une pizza et l’a mangée chez lui.

Et moi, je suis seule chez moi, il est genre 18 heures, et je m’apprête à passer la soirée seule.

Et je réalise que, moi non plus, je n’aurai pas d’alibi incontestable.  Et si une personne que je connais est assassinée, je sais pas moi, au hasard Mostek par exemple, ben je ne pourrai prouver que je n’ai rien fait (nan, promis juré, je n’ai pas l’intention de l’assassiner, tout ce que j’écrirai ici ne pourra être retenu contre moi). 

C’est l’enfer non ?

Alors, je me dis que je devrais peut-être commander, moi aussi, une pizza, ça serait un commencement de preuve…  Au moins, on tracerait mon appel.  Au moins, le livreur témoignerait qu’il m’a bien déposé mon repas à telle heure.  Ensuite… advienne que pourra.

C’est là que vous vous dites « mais à quoi skelle pense l’Anaïs, des fois », et que je vous réponds « pas des fois, en permanence ».

Alors, je surfe sur internet et je découvrir les boîtes de pizza de ma région.  Dingue ce qu’il y en a.  Finalement, j’ai une folle envie d’un Pizza Hut.  Vous allez me dire que c’est pas de la vraie pizza.  Je sais, c’est de la pizza hut, et parfois, c’est bon aussi.  Je passe une demi-heure à analyser les tarifs, à préparer mon menu et tout et tout.

Puis je commande rien.

Passque commander des pizzas pour soi tout seul, c’est pas rigolo.  Même si ça fait un bon alibi…

28
déc

La recette de la patate au foie gras

Alors que je me vantais sur Culchèvre de m’être empiffrée de patates au foie gras le jour de Noël, on m’a demandé la recette.

La recette est si complexe que je ne disposais pas d’assez de place pour indiquer cette fameuse recette qui a réjoui mes papilles et celles de nombreuses personnes en ce jour de la nativité.

J’ai donc décidé de vous la révéler en exclusivité mondiale sur ce blog.

Attention, après avoir goûté la patate au foie gras, vous bouderez jusqu’à votre mort et même après tout toast, qu’il soit nature, grillé, aux figues, aux graines de sésame ou à quoi que ce soit.

Car cette recette magnifie, rehausse, glorifie et j’en passe, votre morceau de foie gras.

Elle le sublime, voilà le mot adéquatement adéquat : la patate sublime le foie gras.

Bon, trève de blabla intempestif, la recette :

Cuisez votre papate en chemise (dans l’eau ou au micro-ondes).

Coupez-là en deux.

Déposez délicatement un morceau de foie gras.

Dégustez.

Vous m’en direz des nouvelles.

En bonus, je vous conseille un chouia de magret de canard : testé et approuvé.

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15
déc

Quick, nous c’est le priiiiiiiiiiiiiiiiix

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Vous allez me dire que de toute façon le principe Quick et autre Mac Do, c’est de l’arnaque, car une heure après on a faim.  Ok ok, mais j’appelle pas ça la véritable arnaque vraie de vraie, le consommateur ayant le choix d’y aller ou pas.

L’autre jour, direction Quick entre collègues.  Dans notre enveloppe de chèques repas, nous avons découvert des bons de réduction.

Moi, j’opte quasi toujours pour le Menu OK, qui est suffisant pour mon petit estomac avide de crasses post Quick.  Ben oui, c’est pas passque je mange des crasses en plat principal que j’ai plus envie de crasses en dessert.

J’offre donc mon bon pour un menu salade à 6 euros.  Un menu salade.  Non mais, vous m’avez bien vue ?  Moi, manger un menu salade, allons allons, soyez raisonnables.

Une fois à table, j’apprends par mes collègues qui ont pris ce fameux menu salade, qui entre parenthèses a l’air bien sympa, même si ça manque de frites, même si ça manque de hamburger, qu’elles ont dû le payer 7 eur et non 6.  Kwaaaaaaaaaaaaaaaa, m’exclame-je alors, estomaquée au point que je risque d’en régurgiter mon cheeseburger.  C’est quoi ce beans / binz / Bee’ns ?  Il s’avère que, d’après la serveuse, le menu est à 7,75 eur, que le bon propose le menu à 6 eur écrit en bien grand, mais qu’en bas tout petit tout mimi genre faut mettre six paires de lunettes pour le voir, est inscrit « réduction limitée à 0,75 eur ».

Mon sang ne fait qu’un tour, mais vu que le problème ne me concerne pas vraiment, je m’abstiens de retourner à la caisse faire une crise d’hystérie.  C’est pas mon argent qui a été dépensé outrageusement hein.  Mais tout de même, cette malhonnêteté me hérisse : pourquoi indiquer que le menu est à 6 eur si de toute façon, après réduction, le prix ne pourra pas baisser en dessous de 7 eur ?

J’y pense puis j’oublie, c’est pas ma vie pas ma vie pas ma vie.

Le lendemain, petite bouffe avec Moustique, mon ex-collègue Baygonisée. 

Au Quick.  Mais un autre de la région namuroise.

Et là, j’ai envie d’une salade.

Rigolez pas, y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Je m’attends à payer 7,75 eur, vu que j’ai (bête fille que je suis) si pigeonnément gentiment offert mon bon de réduction pour le menu à 6 eur mais en fait 7 eur.

La caissière (ou dois-je dire hôtesse ?) me prépare mon petit plateau, avec ma salade de poulet chaud (vachement bonne, même si elle manque énormément de poulet, je vous suggère de prendre les chicken dips en bonus, si vous avez un appétit plus grand que celui d’un boa ayant déjà avalé un éléphant le matin même). Elle me communique ensuite le prix : 6,75 eur.

Et là, mon sang ne fait qu’un tour, dans l’autre sens.

Le prix, dans ce Quick, est donc de 6,75 eur (d’où 6 eur avec la réduction, ce qui est conforme au bon), tandis que dans l’autre Quick il est de 7,75 eur.  Déjà que dans cet autre Quick plus cher, j’ai réalisé, un soir d’horreur, en compagnie de Mostek, qu’après je ne sais plus quelle heure, genre 23 heures ou minuit, les prix sont majorés de 10 %... ça devient grave de chez grave.

J’y perds mon latin, que je n’ai de toute façon jamais appris.  J’y perds mon anglais, mon néerlandais, mon espagnol et mon italien, ma bonne Dame.  Même mon wallon, m’feye.

Non mais sérieux, c’est normal que les prix soient différents d’un Quick à l’autre ?

A mon avis, malheureusement, c’est normal, car sur leur site, le prix ne sont pas indiqués.  Mais je persiste à dire que c’est de la vaste couillonnade et de l’arnaque, pour une même enseigne, de proposer des tarifs différents.  Enfin ça, ça passe encore, mais l’arnaque réelle et indubitable, c’est qu’en donnant un bon de réduction pour un menu à 6 eur, il faille le payer 7 eur.

Depuis lors, pour la petite histoire, j’ai envoyé un message à la centrale internationale Quick, le gérant m’a recontactée et ce drame alimentairement financier a été résolu, c’était bel et bien une erreur du personnel, ouf, sont finalement honnêtes chez Quick, c’est déjà ça.

20
nov

J’ai testé « Le resto des frangines »

 

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« Le resto des frangines » est un endroit magnifique qui a ouvert il y a quelques mois à Bouge.  Une ancienne maison joliment rénovée, dans des tons à la fois chaleureux et sobres.  Une déco que j’adore.

Nous décidons donc de tester les lieux, quelques jours seulement après l’ouverture.

Nous sommes une bonne dizaine à occuper une grande table, un jour à midi.

Le service est très aimable et sympathique… mais la lenteur est en proportion.  Cela s’explique sans doute par l’ouverture récente.  En général, les premiers jours, on patauge dans la choucroute.  Sauf qu’à midi, on n’a pas trop le temps.  Mais en soi, ce n’est pas dramatiquement dramatique.  Tant que le sourire y est…

Tant que le sourire y est ?  Oui, d’accord, le sourire est primordial.  Mais le contenu de l’assiette aussi, pour une gourmande telle que moi.

Je commande, pour ma part, un tartare de bœuf, plus communément appelé un américain frites.  Disons que tartare de bœuf c’est la version « Lequesnoy » tandis que « américain frites » c’est la version « Groseille ».  Donc pour moi, ce sera un américain frites, siouplait.  Les autres prennent des plats variés et divers, dont notamment les tagliatelles aux scampis.

Après une attente aussi longue que la digue d’Ostende, nos plats arrivent.

Mon américain semble tout joli.  Mais au goût il est bof.  Passque le bœuf est tiède (décidément, les problèmes de température sont récurrents dans les restos de nos jours).  Il donne l’impression d’avoir été préparé rapidement puis mis de côté en attendant que les autres plats soient prêts.  Et bien c’est pas bon l’américain tiède.  Et puis le tout est très fade.  Bref, chuis déçue de chez déçue.

Quant aux tagliatelles aux scampis, si leur tête est jolie aussi, leur goût est pareil que mon bœuf.  Là, c’est chaud, donc c’est déjà ça.  Par contre, c’est hyper fade aussi.  Et la sauce est hyper liquide, pas relevée, sans aucune contenance ni goût ni rien du tout à part quelques pauvres scampis déprimés d’en être arrivés là.

Les autres plats commandés, dont je n’ai pas vraiment souvenance, car autour de moi, y’avait que de l’américain ou de la tagliatelle, ne séduisent aucun d’entre nous.

Dommage.

Déception totale pour un endroit hyper cosy, hyper accueillant, mais dont les plats ne sont pas à la hauteur.

Je sais ske vous vous dites : « Anaïs, elle fait rien que critiquer les restos ».  Déjà, c’est faux, quand c’est bon, je le dis, comme chez Elles deux ou Côté Sud. Et puis dans ce cas, mon avis n’est pas unique, nous étions toute une bande dans ce resto, et personne n’a vraiment bien mangé.  Unanimité dans la déception.  En plus c’était cher.  Et pour ma part, une première expérience non concluante dans un nouveau resto, ne me donne nullement envie de réitérer.

Peut-être une maladie de jeunesse, premiers jours d’ouverture obligent… peut-être.  Mais franchement, manger au resto, de nos jours, c’est vraiment pas bon marché, hein, ma bonne Dame, alors je préfère choisir un endroit sûr en matière de rapport qualité prix, tant qu’à faire.

 

3
nov

Le Mont Blanc et moi

 

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J'ai toujours rêvé d'aller au Mont Blanc.

 

Naaaaaaaaaaaaaaaaaan, je parle pas de la montagne, vous m'avez bien regardée ?  Avec mes muscles en chewing gum et mes poumons d'emphysémique, je suis juste cap de le regarder à la télévision, le Mont Blanc. 

Je parle du Mont Blanc à Ciney. 

Le glacier le meilleur du monde et de l'univers, enfin à ce qu'il paraît.

Bien sûr, j'ai déjà pris une boule ou l'autre à l'occasion, sur un cornet quoi, enfin dans un pot because j'aime pas les cornets.

Mais je rêve d'aller m'asseoir au Mont Blanc et de m'enfiler une énooooorme coupe de glace.

Il y a quelques années, avec une bande d'amis, on décide d'aller au Mont Blanc.  On fixe une date, on se retrouve, on part en voiture et une fois devant, patatras, fermé.  Closed.  Pour inventaire, congés annuels ou chais pas trop quoi.  Big déception de la mort qui tue la vie.

L'an dernier, avec Mostek et Moustique, on décide d'aller au Mont Blanc.  En plein été.  Là, sûr que ça sera ouvert.  Trois jours avant la date prévue, je sombre dans une immonde bronchite pleine de glaires qui m'ôte toute envie d'aller déguster une coupe de glace.  Je passe la journée au lit.  Il pleut toute la journée.  Vive l'été, la pluie et les bronchites.

Alors, quand une amie m'a proposé d'aller au Mont Blanc en ce 1er novembre, je me suis dit que c'était une super idée ça, de s'empiffrer de glace pour la Toussaint.  J'ai jamais aimé la Toussaint.  Il fait froid à la Toussaint.  Ça sent la naphtaline à la Toussaint.  On va visiter des tombes de gens qu'on connaît même pas, à la Toussaint (j'ai fait ça toute mon enfance, beurkitude intégrale).  On pense aux morts à la Toussaint.  C'est bien le but, mais c'est pas gai.

Donc une Toussaint-Mont-Blanc, je dis oui.

On organise tout.

Et le 31 octobre, chais pas pourquoi, une pulsion, un pressentiment, une mauvaise impression.

Je vais sur le site du Mont Blanc et je découvre l'intolérable réalité : fermeture annuelle tout le mois de novembre.

Novembre, ça commence quand ?  Le premier.

Et demain on sera quand ?  Le premier.

Et voilà, jamais deux sans trois, mes rêves de glace, sans doute avec gauf' ou crêp', vu le temps, s'effondrent comme un château de cartes sous le souffle d'un vilain enfant.

Il doit être écrit quelque part que j'irai jamais au Mont Blanc.  Jamais jamais.