8
mai

Recettes à moins de 300 calories - Carole Nitsche

"Le dimanche, on MAIGRIT au lit".

Ce que j'aime dans ce petit libre de recette, c'est d'abord sa taille.  Tout petit, au point qu'on peut le coincer dans un tiroir de sa cuisine et en faire un usage fréquent.

Ensuite, son prix, tout petit, 2,90 eur, quasi le prix d'un magazine.  Moins que le prix d'un magazine, j'ai acheté le Gaël vendredi, car on y parle de ce blog (yessss, la gloire en avant dernière page, sur quatre lignes), ben 3,5 eur ma bonne Dame.

Petite aussi, la liste des ingrédients nécessaires pour chaque recette, et ça j'apprécie, passque dans certains bouquins, faut tout un caddie pour une simple recette.

Petit, le temps nécessaire à chaque recette, maximum 20 minutes.  Des recettes faciles comme tout, et savoureuses, et variées.  Exemples : crumble de courgettes et amandes en entrée, pennes au saumon et citron vert en plat, tartelettes aux framboises en dessert.

Enfin, tout petit, le nombre de calories ingurgitées, et c'est bien là le but.

Conclusion : il est temps que j'adopte ce petit livre, pour que mon poids devienne tout petit, lui aussi.

 

29
mar

Les dangers d’une opération « cuisinons sainement »

Chais pas si c’est because le grand soleil qui nous sait gré de sa présence actuellement, because ma visite chez Docteur Mamour du Cœur de la semaine dernière (je dois encore vous conter cette aventure) qui m’a discouru de pas manger gras sucré salé (pour salé j’ai promis, pour le reste, argh, dur dur) ou because ma nouvelle cuisine toute rangée toute belle toute géniale, mais quand je suis allée faire des courses samedi dernier, il s’est passé quelque chose de très suspect…

J’ai pas acheté de kinder delice.

J’ai pas acheté de gauf’o’suc.

J’ai pas acheté de Danette.

J’ai pas acheté de chips (non je rigole, j’en achète jamais, trop addictif).

J’ai pas acheté de Bichoc, oups, Délichoc qu’on dit maintenant.

J’ai acheté que du bon du sain du frais.

Jugez plutôt…

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Oui, bon y’a un intrus, le poulet tikka massala, j’ai pas pu résister…

Et en arrivant à la caisse, je suis fière comme artaban de disposer tous mes achats de femme consciente de son potentiel santé à préserver sur le tapis roulant.  Fière que je suis.  De moi.  De cette journée remplie de choses passionnantes : me faire manger les pieds par des péchons, aller acheter plein de jolies choses pour ma terrasse (un grand zoizeau de métal, des fleurs en veux-tu en voilà, deux petits zoizeaux sur une mini vasque en fausse pierre – ouais, je sais, c’est kitsch, j’assume –, des chaussures – ouais, je sais, c’est pas pour la terrasse, j’assume), arranger ma terrasse avec mes nouvelles jolies choses, sans oublier la prévision de préparer une bolognaise maison dans laquelle je vais tenter d’intégrer champignons et carottes.  Frais.

Que du bonheur.

Et donc, en arrivant à la caisse, fière comme artaban, je me dis « heureusement que j’ai remis mon portefeuille dans mon sac, imagine la gêne si je l’avais oublié ».  Passque mon portefeuille, je l’ai sorti pour rembourser ma voisineke qui m’a rapporté un nénuphar tout choli de chez Aldi.  Depuis qu’il ont installé tous les Aldi à Outsiplou, je vais plus chez Aldi.  Merci ma voisineke.  Sauf que je l’ai pas remboursée, j’avais que vinzeuros sur moi.  Nœud dans mouchoir : pas oublier rembourser voisineke.

Donc je me dis « heureusement que j’ai remis mon portefeuille dans mon sac, imagine la gêne si je l’avais oublié ». 

Puis, un quart de seconde plus tard je me dis « étrange, j’ai pas souvenance d’avoir remis mon portefeuille dans mon sac, j’ai beau me creuser le neurone, je me vois pas faire le geste de le ranger à sa place ».

Et, alors que la caissière s’apprête à scanner mon premier article, comme au ralenti, je me dis « m…, j’ai pas remis mon portefeuille dans mon sac » et je pousse un cri de Tarzan version femelle : « Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, bougez pluuuuuuuuuuuuuuuus, ai oublié portefeuille ».  Rouge écrevisse, je range tout mon barda étalé sur le tapis roulant dans mon Jimmy, savoir mon caddy à roulettes de mémé hyper pratique (ma vie, c’est pas Joe le Taxi, c’est Jimmy le Caddy) et je file dare dare chez moi chercher mon portefeuille, toujours posé sur la table de salon, endroit où je l’avais négligemment jeté en rentrant de chez ma voisineke.

Je file ensuite dare dare au magasin, récupère Jimmy, tente tant bien que mal d’installer mes achats sur le tapis, envahi par la personne qui me suit, qui imagine que je n’ai comme courses que les légumes surgelés que j’ai récupéré dans le congélateur en revenant… ô surprise, j’ai beaucoup plus, dégagez dégagez (comme disait Georges Clooney/Doug Ross dans Urgences), que je m’installe.

Je paie et je rentre chez moi, continuer mon jardinage et préparer ma succulente sauce bolo.

8
mar

Quand Anaïs teste ses nouveaux appareils ultra perfectionnés – leçon deux, le four multifonctions qui vient d’une autre planète

Le four multifonctions qui vient d’une autre planète, par rapport aux taques vitrocéramiques, c’est un peu la calculatrice scientifique mille boutons mille fonctions face au boulier en bois : l’enfer descendu sur terre.

Je me suis donc contentée de la fonction micro-ondes durant plusieurs semaines.  Mais même cette fonction, elle est complexe.  Moi j’étais habituée au micro-ondes de base : un bouton rond pour augmenter le temps, un poussoir pour la puissance, un start, un stop.  Et quand je dis « start » et « stop », j’entends des boutons sur lesquels sont écrits, noir sur blanc (ou blanc sur noir, chuis pas raciste) « start » et « stop », pas des hiéroglyphes incompréhensibles.

Déjà, pour trouver la fonction micro-ondes, ça m’a pris des plombes.  J’ignorais, moi, que des petites vagues, ça veut dire micro-ondes.  Une fois cette fonction trouvée, faut encore régler la puissance et le temps, ce qui m’a pris quelques plombes supplémentaires.  Et là, je vous parle des boutons basiques.  Passqu’à l’intérieur de la porte de mon four, j’ai aussi d’autres boutons plein de dessins pourtant explicites : un poisson, un légume, un flocon de neige… ben j’ai toujours pas pigé à quoi servent ces boutons.  J’ai beau pousser dessus, rien ne se passe.

« Elle devrait lire son mode d’emploi », pensez-vous.  Avez-vous déjà lu un mode d’emploi de l’an 2011 ?  Y’a 20 ans, j’étais la reine de la compréhension du mode d’emploi.  Vingt ans plus tard, j’ignore s’ils se sont complexifiés ou si j’ai perdu des neurones en route, mais j’y pige que dalle.

Mais ce week-end, j’ai tenté la folle aventure : cuire un cake.  Au four.  Au vrai four.  Avec chaleur tournante, air pulsé, grill, saupoudreur automatique de sucre, rafraîchisseur d’air et aspirateur de salon intégré (biffez la mention inutile).

Le tout dans mon joli moule papillon en silicone que j’ai reçu pour mon anniversaire en décembre.  Décembre… 2009.  Il avait jamais servi, le pauvre.  Il était temps. (Il vient de La demoiselle au petit pois à Namur, mon moule, au cas zoù)

Ben je vais vous dire, cuire un cake dans un four avec chaleur tournante, air pulsé, grill, saupoudreur automatique de sucre, rafraîchisseur d’air et aspirateur de salon intégré (biffez la mention inutile), c’est le bonheur intersidéral.

Plus besoin de retourner mon moule à mi-cuisson pour que le cramé et le cru se répartissent correctement.  Mon new four cuit uniformément.

Plus besoin d’attendre le préchauffage en surveillant la lumerotte.  Mon new four biiiipe quand il est préchauffé. 

Plus besoin de me brûler quand je sors mon cake cramé/cru.  Mon new four m’indique la température interne, en guise de warning warning.

Et mon cake, il est tout beau tout moelleux tout doré tout tout tout.

Moi je dis : vive les new four avec avec chaleur tournante, air pulsé, grill, saupoudreur automatique de sucre, rafraîchisseur d’air et aspirateur de salon intégré (biffez la mention inutile).

Quelques photos de cette folle aventure…

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23
fév

Je patisse, tu patisses, nous patissons

Régulièrement, j’aime faire de la pâtisserie.  Enfin, de temps en temps.  Oui bon, j’avoue, tous les trois ans.

Ce matin, fièvre patisseriesque.  Je sais qu’il me reste six œufs qui se morfondent dans le frigo (à l’origine pour une omelette, mais pour une raison que j’ignore, je n’ai jamais plus envie d’omelette depuis quelques mois, moi qui adorais en déguster avec ciboulette, tomate, jambon, fromage, pommes de terre et j’en passe, chais pas skispass’ – toute change hein ma bonne Dame, même les goûts).

Tout l’après-midi, je me réjouis de faire un petit cake ce soir à mon retour.  Un biscuit de savoie que ça s’appelle.  C’est une recette de ma môman, que j’ai scrupuleusement recopiée dans mon petit carnet magique à recettes que j’ouvre jamais d’ailleurs. 

Il est sympa, le biscuit de Savoie de maman.  Je vous ai déjà donné la recette d'ailleurs.  En plus, il doit pas être trop calorique, car il ne contient pas de matière grasse, hormis celle des œufs.  Bon, j’avoue il est un peu sec, limite étouffe-chrétien, mais si on l’enduit d’une épaisse couche de confiture, voire mieux, d’une énorme couche de Nutella (n'en déplaise à certaines hystériques qui m'agressent quand je parle Nutella, siiii, je vous jure, dingue), ou, encore mieux, d’une somptueuse couche de choco-mousse (recette de ma mère-grand dont je vous ai déjà parlé aussi mais que je ne vous révélerai même pas sous la torture… enfin si allez, si vous insistez, c’est un succulent choco à déguster froid, j’en suis raide dingue - d'un autre côté me demande si je l'ai pas donnée ici, la recette, dans un élan de générosité), ce biscuit de savoie est un régal.  Dans ce cas, niveau matière grasse, la cote d’alerte est atteinte, mais qu’importe hein, je suis pas ici pour veiller à votre cholestérol que je sache.

Me vlà donc chez moi, après une harassante journée de travail, en train de préparer ma… préparation (je manque de vocabulaire culinesque, je le consens).  D’abord j’ai un œuf qui est cassé, le vilain pas beau.  Restriction, ce sera un biscuit de Savoie avec cinq œufs et pas six, qu’importe.  Et puis, le plus agréable, bien sûr, c’est de manger la pâte avant cuisson.  Une tradition qui me vient de ma mère-grand, encore elle, lorsqu’elle faisait des galettes et m’octroyait une monstrueuse et délicieuse cuiller de pâte bien collante, aaaaargh j’en veux (oserais-je me ruer sur le premier vendeur de gauf’ de lièch’ et demander « une gauf’ pas cuite siouplait » en souvenir du bon vieux temps ?).  Mon biscuit de Savoie (j'avais écrit "de savoir", ah ah ah) sera donc tout petit, car je me réserve le quart de la pâte aux fins de dégustation régressive… le bonheur, je veux !

Pas de choco-mousse à disposition.  Pas de Nutella non plus (pour le bonheur des hystériques, nan, j'ai pas de Nutella chez moi, rien que de la confiote). Je me contenterai dès lors de mon biscuit étouffe-chrétien à la confiote.

La recette ?  Six œufs, 200 gr. de farine, 250 gr. de sucre.  Et voilà.  Vous mélangez tout.  45 minutes à four doux (ne me demandez pas le sens de l’expression, je l’ignore).  Au fait, faut battre les blancs en neige avant de les incorporer…  Bon appétit.

2
fév

Ma petite Anaïs, as-tu un alibi ?

L’autre jour, je regardais un des derniers épisodes de Medium, cette série géniallissime avec Miss Arquette (sorry pour le prénom, l’infâme Mostek n’a pas voulu m’aider, la vilaine pas belle), ah ça m’est reviendu, c’est Patriciaaaaaaaaaaaa, cette actrice hyper mignonne qui a dû lutter pour pas devoir faire un 36 pour jouer son rôle, comme si faire un 36 influait sur la qualité de sa prestation, non mais.  Et puis aussi avec son mari hyper craquant qui en bave toutes les nuits.  Un homme comme lui, moi y’en a bien vouloir, je signe des deux mains et des deux pieds.

Bref.

Je regardais Medium.

En VO sous-titrée, pour avoir la vraie voix d’Alison Dubois, passque la voix doublée, elle est gnangnan de chez gnangnan.

Et dans Medium donc, que je regardais (au cas où vous zauriez pas encore tilté), le suspect, ben il a pas d’alibi.  Et il est accusé, sans pouvoir justifier de son emploi du temps de façon incontestable.  Il a juste commandé une pizza et l’a mangée chez lui.

Et moi, je suis seule chez moi, il est genre 18 heures, et je m’apprête à passer la soirée seule.

Et je réalise que, moi non plus, je n’aurai pas d’alibi incontestable.  Et si une personne que je connais est assassinée, je sais pas moi, au hasard Mostek par exemple, ben je ne pourrai prouver que je n’ai rien fait (nan, promis juré, je n’ai pas l’intention de l’assassiner, tout ce que j’écrirai ici ne pourra être retenu contre moi). 

C’est l’enfer non ?

Alors, je me dis que je devrais peut-être commander, moi aussi, une pizza, ça serait un commencement de preuve…  Au moins, on tracerait mon appel.  Au moins, le livreur témoignerait qu’il m’a bien déposé mon repas à telle heure.  Ensuite… advienne que pourra.

C’est là que vous vous dites « mais à quoi skelle pense l’Anaïs, des fois », et que je vous réponds « pas des fois, en permanence ».

Alors, je surfe sur internet et je découvrir les boîtes de pizza de ma région.  Dingue ce qu’il y en a.  Finalement, j’ai une folle envie d’un Pizza Hut.  Vous allez me dire que c’est pas de la vraie pizza.  Je sais, c’est de la pizza hut, et parfois, c’est bon aussi.  Je passe une demi-heure à analyser les tarifs, à préparer mon menu et tout et tout.

Puis je commande rien.

Passque commander des pizzas pour soi tout seul, c’est pas rigolo.  Même si ça fait un bon alibi…