24
avr

Lééééééééééééon…

Avez-vous lu cette histoire d’un paon follement amoureux d’une pompe à essence, qui passe 18 heures par jour (trois mois par an) à faire sa parade amoureuse devant ladite pompe ? Et ce depuis trois ans. Attiré par le bruit des pompes, similaires aux bruits des paonnes, parait-il.

Les deux frères de ce paon original sont respectivement amoureux d’une chatte et d’un réverbère.

Comme quoi je ne suis pas la seule à m’amouracher des pas bons, pas beaux, pas gentils, pas drôles, pas faits pour moi…

Me vlà rassurée.

Appelez-moi Anaïs la Paonne dorénavant.paon

18:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
avr

Attention le petit oiseau va sortir !

Petite promenade au programme. J’ai dit petite ! Le but est de profiter un peu du soleil avant les heures chaudes (à savoir que les températures qui règnent en ce moment, c’est déjà trop pour bibi. Bibi aime pas avoir trop froid, Bibi aime pas avoir trop chaud. Bibi râle tout le temps ? Elle sait…) et de retrouver mes petits canetons pour les immortaliser et vous faire partager cet instant.

J’emporte donc l’indispensable pour un petite balade : un jus de fruits pour éviter la déshydratation fulgurante, une gauf’ pour l’hypoglycémie galopante, une banane pour faire le plein de sucres lents, mon spray magique anti asthme, un mouchoir pour nez qui coule, un motilium instant pour nausée impromptue, des sparadraps pour mes pauvres orteils pas encore habitués à vivre sans leurs bottes, un lecteur MP3, un livre, mon portefeuille au cas zoù, mon carnet de notes pour l’inspiration et mes lunettes de soleil pour éviter les froncements annonciateurs de rides monstrueuses et irréversibles.

Voilà je suis prête.

En route. J’avance, vaillamment, sous un soleil déjà de plomb. C’est fabuleux, le printemps comme l’été. Je marche vers mon destin lorsque…

Oups, j’ai oublié le principal : l’appareil photo. C’est nin possip d’être aussi tête en l’air (tête de mule aussi, je sais…). Retour at home.

Je suis re-prête.

Re-en route.

Et là, c’est un miracle qui m’attend sur l’eau. Ils sont là, ils m’attendent. Je me gave de leur beauté, de leur maladresse, de leurs petits cris. Ils me font le plaisir de sortir de l’eau pour aller béqueter quelques feuillages. Comme ils sont choux. Ils sont à moins de deux mètres. Je fonds. Je fais des aaaaah, des oooooh (Pourvu qu’elles soient douces, Mylène Farmer). Je bave de bonheur comme un chien face à sa boîte de croquettes. Et lorsque les petits s’aventurent sur la route, ils sont vite rappelés à l’ordre et courent en vitesse se réfugier dans l’eau, déployant leurs petites ailes pour courir plus vite. Le spectacle est tordant. Deux petites choses à duvet qui courent à perdre haleine, moignons d’ailes à l’horizontale, sur leurs petites pattes palmées. A mourir de rire.

J’ai le bonheur de croiser un couple de cinquantenaires qui ne me prend pas pour une tarée lorsque je m’extasie devant le spectacle qui s’offre à moi. Ça fait du bien de ne pas être la seule gaga des canetons de la Meuse ! J’apprends que l’oie qui colle les petits, avec sa bosse sur la tête, est le mâle. Tiens, contrairement aux humains, le cerveau des oies mâles est donc plus gros que celui des femelles… Comme quoi tout arrive dans le monde animal.

Est-ce normal que j’aie le cœur qui sautille dans ma poitrine, que je me sente toute chose, une larmichette au coin de l’oeil, que j’aie envie de chanter mes morceaux de MP3 à tue-tête (rassurez-vous je m’abstiens, pas envie d’être internée en ce beau dimanche) ? Je dois avoir une insolation. Tant pis, je profite, je profite, je profite.

Vous, les namurois aussi ridiculo-débilo-dingues des canetons que moi, allez les voir, ça vaut le déplacement !canetonsptcanetons2pt

18:01 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
avr

Canard laqué

J’adore le WE. J’adore le WE quand je me promène. J’adore le WE quand je me promène sous le soleil. J’adore le WE quand je me promène sous le soleil et que mon cœur fait boum boum.

J’ai vu mes oies habituelles en bord de Meuse. Une oie blanche (et je ne parle pas de moi, vilains pas beaux que vous êtes) était suivie de ses deux petits. Un caneton tout jaune, un caneton jaune tacheté. Adorables. Craquants à souhait. Et comme j’ai un besoin irrépressible de partager ce que je ressens, j’ai eu le malheur de dire à deux personnes que j’ai croisées lors de ma balade, et qui me disaient un petit bonjour sympa, que c’était extraordinaire cette évolution de la vie, ces deux canetons qui n’étaient pas là la semaine dernière (logique, Anaïs, banane, ils étaient encore prisonniers de leur œuf), que la nature était magnifique aujourd’hui, et blablabli et blablabla. J’ai de suite remarqué que ma tirade n’avait pas l’effet escompté. Dans leur regard, une interrogation. « C’est qui cette folle fan de canetons qui nous bassine avec ses considérations écolo ? »… Oups… Photo bia-bouquetoiescanetons

19:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
avr

Lundi de Pâques régressif

Non je n'ai pas été à une chasse aux œufs. Non je ne me suis pas gavée de Kinder surprise (d'ailleurs les cloches ne m'ont rien apporté, avis aux parents submergés de Kinder en tous genres, je suis preneuse pour le surplus dont vous ne voudriez pas pour vos têtes blondes, je suis en manque en manque en manque de surprises et de chocolat). J'ai passé la journée avec ma filleule d'amour et c'était très régressif.

D'abord une balade durant laquelle les passants se demandent qui est l'adulte et qui est la môme. Ben oui, je veux pas être une marraine chiante moi, enfin j'essaie... Alors on rit déjà comme deux gamines.

Ensuite, repas au Mac Do. Deux Happy Meal. Ben quoi, j'ai un appétit d'enfant moi. Et puis les cadeaux c'est Hello Kitty. Y'a pas d'âge pour aimer Hello Kitty. J'explicationne d'ailleurs à la petite que de mon temps Hello Kitty existait déjà. Elle ne s'en remet pas "mais Marraine, t'es sûre ? Ça existait déjà ? Mais en moins perfectionné j'imagine, t'as quel âge toi déjà ?" Glups, la vérité sort-elle toujours de la bouche des enfants ?

Après la dégustation de cette bouffe grasse et riche (mais tellement booooonne), une petite partie de Play Station 2 s'impose (c’est d’ailleurs pour ça qu’on squatte Mac Do et pas Quick). Malheureusement je n'ai pas fait de graduat "gestionnaire manette Play Station". Donc entre les boutons de gauche, les boutons de droite, la manette gauche, la manette droite, les boutons du dessus gauche et ceusses du dessus droit, j'y perds mon latin (d'autant que je n'ai jamais fait de latin). Pendant que la petite essaye de faire en sorte que Super Sonic ou Zelda ou Megaman tue les singes qui gravitent autour de lui (même que pour faire décoller la fusée elle m'a demandé mon aide et m'a promis ses choco-princes en cadeau, mais j'ai pas réussi bien sûr donc pas de choco-princes), je m'entraîne à la course automobile (Cars). Ensuite on fait la course à deux : je prends facilement un tour d'avance, pendant que la petiote tente de comprendre les règles (que je connais déjà gnark gnark) puis elle me rattrape et me dépasse en moins de temps qu'il ne faut pour le dire gnourf gnourf). Rien à faire, je suis une marraine ringarde, ça doit être l'âge.

Ensuite, direction glacier : la violette nous fait de l'œil, de même que la pistache et la spéculoos (y a-t-il quelque chose de meilleur que la glace au spéculoos, je vous le demande).

Enfin, cinéma. Je tente par tous les moyens (vilaine marraine pas belle égoïste) de la convaincre d'aller voir "Miss Potter" (allez m'chou, une histoire d'écrivain qui dessinait des lapins, ça te tente pas, t’es sûre ?), mais elle veut aller voir "le secret de Térabithia". Et vu que je suis la plus belle marraine de tout l'univers la plus gentille la plus rigolote la plus chouette, on va voir "le secret de Térabithia". J'adore. Pleure comme un veau. Braille comme deux veaux. Une histoire d'amitié entre ados, dont la morale est "ouvre toi à ce qui t'entoure, crée ton monde imaginaire". Je vous la conseille avec vos têtes blondes pas trop jeunes.

Voilà un lundi régressivement régressif de chez régressif : calorires, sucrerires et câlinerires.

 

Add. du 11/04 : j'oubliais : on a aussi chanté l'alphabet scout en rue, mais si qq'un a les paroles de Q à Z ça m'arrangerait...

18:11 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
avr

Une crise de rire et une oie dépressive

Hier soir je suis allée faire une très chouette balade en bord de Meuse après le boulot, avec Mon Steak (alias Mostèk), c’était revigorant. Ma ville est belle. Tant sous le soleil qu’au crépuscule. Belle belle belle (comme le jour – Cloclo). Ma Meuse est belle.

J’ai lu ce matin qu’on respirait mal, surtout nous, les femmes, vu qu’on rentre tout le temps le ventre dans un souci d’esthétique, enfin les femmes comme moi, pas les Claudia Chou Fleur en herbe. Et donc on n’a pas une respiration abdominale. On respire superficiellement, qu’y disent ! Tant qu’on respire encore, y’a de l’espoir.

J’ai lu aussi que rire était super bon pour la respiration. Paraît que ça fait bosser un paquet monstre d’alvéoles en général au repos, donc les poumons bossent comme des bêtes et c’est super bon pour l’organisme.

Et ben je peux vous dire que Mon Steak et moi on aura fait plaisir à nos alvéoles ce soir, ça fait longtemps que j’avais plus tant ri. Et rire de tout et surtout de rien, ça fait un bien fou. Mes alvéoles n’en sont pas encore remises. On va remettre ça illico presto, les endorphines m’ont fait un effet bœuf. Je suis vidée, une bonne fatigue physique qui colle au cœur et au corps.

A noter que tout le monde n’était pas dans le même état que nous. Malheureusement.

On a croisé une magnifique oie couleur sauvage (pas la bête oie blanche, si vous voyez ce que je veux dire, mais un genre de brunasse clair avec une tête noire, bon allez ça va je vais sur www.bia-bouquet.com vous en choper une, pffff tout c’qui faut pas faire pour satisfaire son public mamma mia). Cette oie n’allait pas bien. Elle était en pleine dépression. Elle avait un sticker autour du cou, sur lequel était écrit, en grandes lettres, « BYE ». Je pense qu’elle préparait son suicide, lui restait juste à accrocher un petit sac de pierres à son cou et … BYE.

On a pensé tenter d’amorcer un dialogue, la dissuader de commettre l’irréparable, mais on ne parle pas l’oie, voilà le problème. La barrière des langues nous aura empêchées d’aider cet animal au bout du rouleau. C’est la vie (si je puis dire).oies2

07:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |