24
sep

J'ai testé "la leçon de piano"

J'ai toujours voulu être une artiste.  Mais c'est mal barré, vu que j'ai rien fait depuis ma tendre enfance, ni danse, ni musique, ni peinture.  J'avais donc fait une croix sur mes rêves de danseuse étoile, peintre ou dessinatrice archi célèbre.  Mais dans le coin de ma tête trottait une idée, une envie : apprendre le piano.  Quand j'étais môme, y'avait un piano dans ma famille.  Je l'admirais, je le touchais timidement, sans plus.  Jamais osé investiguer.  Pas l'oreille musicale, l'Anaïs.

Donc, à ce jour, je sais juste jouer "fais dodo" : si la sol sol la sol la si sol si la sol sol la si la sol, à jouer sur n'importe quelles trois touches d'ailleurs.

Puis la vie m'a appris qu'on pouvait être vivant un jour et paf, sans préavis, sans avertissement de nulle part, être mort.  Et qu'il fallait réaliser ses rêves durant la vie.  Avant qu'il ne soit trop tard.

Alors j'ai décidé de réaliser mon rêve, et je me suis inscrite à des cours de piano.

J'ai de suite abandonné l'idée de l'académie, lorsque j'ai appris que pour les adultes, faut se farcir une année de solfège avant de toucher la moindre touche, noire ou blanche.  Pour les enfants c'est pas comme ça, ils sont à la fois confrontés au solfège et à l'instrument, mais je n'ai pas trouvé une bonne façon de faire croire que j'avais dix ans.  Et même si le solfège est indispensable, ça me bottait pas de me coltiner une année d'apprentissage sans pouvoir tenter quelques mélodies.  Je me connais, j'allais abandonner de suite.

J'ai donc pris des cours avec "intégration progressive du solfège".

Ben je vais vous dire, on n'a pas la même notion d'intégration progressive.  Passque dès le premier cours, le gentil prof tout jeune tout blond tout pas brun ténébreux, il voulait que je joue à deux mains.  Et en lisant une partition, pardi.  Moi qui n'ai plus lu de partition depuis mes cours de flûte en première rénové.  Moi qui n'ai plus voulu toucher à cette flûte depuis la fin de l'année scolaire, passque j'aimais pas le filet de bave qui en coulait chaque fois que je m'entraînais.  Comment dégoûter une ado de toute envie d'apprendre la musique ?  Lui imposer une année de musique avec un prof fêlé et une flûte en plastique beige.

Dans ma bêtise, j'imaginais un truc fastoche comme tout, progressif, à l'aise blaise, relax max, cool raoul, moi qui tape à dix doigts plus vite que la meilleure des meilleures.  Avec un peu de pratique, c'était dans la poche.  Fingers in the noze.  Quelques exercices et voili voilà.

J'ai eu deux cours à ce jour.

Mon nouveau prof, il est sympa.  Même s'il est pas très consciencieux.  Faut dire que c'est sa première fois en tant que prof.  Et que j'attends depuis une semaine des adresses pour acheter mon piano (merci Mostek pour le prêt de ton synthé, ça m'aide very much), et que là il est 21h14 et j'ai toujours rien reçu malgré la crise que j'ai piquée ce jour pour avoir enfin les infos et les partitions pour la gosse débutante que je suis, non mais, non mais !, message subliminal, toi ô prof de piano, si j'ai pas ton mail avant demain, je te fais bouffer les 88 touches mercredi).  Il est sympa donc.  Même s'il semble bien optimiste.  Paraît que j'ai bien le jeu legato, sans coupure brusque entre les notes (merci les vingt-cinq ans de dactylographie), alors il s'imagine que j'ai la science musicale infuse.  Mais bon, avec de l'entraînement, je vais finir par y arriver hein, à jouer Fais dodo (en entier), J'ai du bon tabac, A la claire fontaine et autres comptines bien sympatoches.  J'y crois j'y crois j'y crois.  Promis, je vous convie à mon premier concert.

Je réalise donc mon rêve, enfin, et je vous prie de croire que j'en ai des auréoles sous les bras après la leçon.  Et que, les heures qui suivent, j'arrête pas de voir des touches devant mes yeux, et de répéter les notes dans ma tête.  Et que j'ai joué quinze fois J'ai du bon tabac en rentrant.  Et que le rat il apprécie pas la chose, même si je mets le son au minimum.  Il s'agite comme un rat d'égout lors d'une inondation.

Dans l'histoire, j'ai pas de bol, car j'ai mon cours après une élève hyper douée et dotée d'une expérience que je n'égalerai jamais.  Tout à l'heure, en attendant mon tour et l'apprentissage de "j'ai du bon tabac", je l'ai entendue jouer la superbe musique de Twilight...  Rhaaaaaaaaaa, trop beau.  Rhaaaaaaaaa, je veux jouer ça.  Rhaaaaaaaaa, jalousie quand tu nous tiens.

Allez, rien que pour vous, mon premier vrai morceau.  Et vous êtes préviendus, le premier qui rira aura une tapette.

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
sep

Où il est question de tomates, et de couilles de taureau...

J'ai un big problème dans la vie : j'adore apprendre, mais je ne mémorise rien.  Enfin, j'adore apprendre, uniquement sur les sujets qui m'intéressent, of course (donc pas sur la politique, ni l'histoire, ni la géographie... que reste-t-il, me direz-vous : plein de choses). 

Donc, j'écoute, je m'intéresse.  Puis j'y pense, puis j'oublie.

Ainsi, tout récemment, lors d'une discussion, me voilà en train de parler de cette très célèbre fête qui a lieu dans le Sud de la France, ou plutôt en Espagne, je ne sais plus (premier hic, qui laisse présager des suivants), durant laquelle des taureaux sont lâchés dans la ville pour une course folle, en même temps que des tonnes de tomates, et durant laquelle, régulièrement, des humains se font encorner, et que c'est tant mieux, car ça me saoule qu'on fasse du mal aux taureaux pour une tradition à la con.  Na.  Enfin c'est hors sujet, mais c'est dit.

Mon interlocutrice me regarde alors avec un air à la fois stupéfait et curieux.  "Une fête avec lâcher de taureaux et de tomates ?  Es-tu bien sûr de ce que tu dis ?"  "Ben oui, ils lâchent des taureaux, et des tomates, c'est hypeeeeeeeeeer connu".  Et moi de réfléchir... Et tout bien réfléchi, ne s'agit-il pas plutôt de deux fêtes ?  Passque bon, taureaux et tomates en même temps, chuis plus si sûre finalement...

Je rejoins ensuite mon home sweet home, toujours en me demandant si cette fête mixte existe ou si elle sort de mon cerveau perturbé.  A mon retour, un mail m'attend déjà : "d'une recherche taureau + tomate sur google, je n'ai trouvé que cette tomate, dénommée couille de taureau".

Oui, bon, tout le monde peut se tromper non ?

J'ai moi aussi investigué sur google, et rien trouvé sur ces deux fêtes.  Rien.  Alors que celui ou celle qui a connaissance d'une fête durant laquelle on lâche des taureaux et de tonnes de tomates, EN MEME TEMPS, me contacte... on sait jamais hein...  sinon, je propose d'organiser cette fête l'an prochain à Namur, j'apporte les tomates, tout taureau volontaire est bienvenu, il ne lui sera fait aucun mal.

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
aoû

Du coton !

Je suis installée sur mon transat, à l'ombre d'un parasol qui ne sert à rien vu qu'il n'y a plus de soleil, et je lis.

Je lis Nicci French.  Encore et toujours.  Je vous ferai un topo dimanche, à l'heure ou "on lit au lit", vu que j'en ai dévoré six en moins de deux semaines, que je m'apprête à commence le septième, qu'un huitième m'attend et qu'un neuvième, le dernier, devrait me parvenir sous peu...

Il me reste quelques pages seulement, l'intrigue va enfin se dénouer, le suspens est à son comble et je me retiens, en tournant les pages, de ne pas aller lire directement, en diagonale, les lignes suivantes ou la fin de la page, pour tenter d'avoir réponse à ces questions que je me pose depuis plus de 500 pages...

Le vent est fou.  Complètement fou.  Il fait un bruit délirant.  Heureusement qu'il fait jour, car le livre + le vent instaureraient en moi une angoisse folle, je pense.  J'aime pas le vent, ni l'orage, ni la pluie... pourtant, quand il fait venteux, orageux et pluvieux et que je suis pelotonnée sur mon canapé, avec une bougie, un bon DVD, j'aime ça.  Contradiction moi être, je sais.  Bref, revenons à nos moutons...

Car c'est bien de moutons qu'il s'agit, mais dans le ciel.  J'ignore pour quelle raison le vent me fait lever la tête.  Je suis couchée sur le transat, pour rappel, donc lever la tête n'est pas un grand effort. 

Je lève la tête, donc.

Et le spectacle est magnifique.

 

Les nuages forment deux couches.  Deux strates.  Une toute légère, haut perchée, faite de petits ronds moutonneux, presque immobiles.  Une plus dense, et plus basse, composée à la fois de petits nuages cotonneux et légers et de gros nuages d'un gris ultra menaçant.  Cette dernière couche avance à vive allure, balayée par le vent.

Magnifique, vous dis-je.

Et comme souvent, face à la beauté de la nature, du monde, de la boule bleue, je me mets à méditer.

Méditer sur le fait que je ne regarde plus les nuages, accaparée que je suis par ma vie pourtant répétitive, mon travail encore plus répétitif, mes loisirs tout aussi répétitifs.  Alors que les nuages, keske c'est beau.  Keske la nature est bien faite, avec ce cycle ininterrompu de pluies, d'eau qui ruisselle et rejoint la mer, s'évapore pour former des nuages, qui pleureront sur nous tout prochainement et la boucle est bouclée (oui, bon, ça va, on l'a tous appris à l'école, je vois encore le schéma explicatif, mais faut avouer que c'est génial tout de même, un peu comme le cycle de la vie la mouche bouffe la m..., l'oiseau bouffe la mouche, le tigre bouffe la mouche et oups, mais qui bouffe le tigre ?).

Et puis ma méditation me conduit à cette époque où tous ignoraient ce qu'étaient les nuages.  Comme ils devaient avoir peur en les voyant arriver, tels des monstres gris.  Et comme ils devaient être terrorisés par les pluies et le tonnerre, colère des dieux.  Et comme tout devait les effrayer, dans la nature, à l'époque où personne ne comprenait rien à rien : pourquoi le soleil s'en va et revient ?  Comment la lune change-t-elle de forme ?  Keskia après la mer, là-bas, au loin, si la terre est plate, eskon tombe dans le néant ?

Voilà à quoi je médite quand je suis face à la nature.  Et je ne vous parle pas de mes questions existentielles sur le sens de la vie, sur la mort, sur la réincarnation, sur le paradis ou l'enfer... vous en feriez une dépression.

N'appelez pas un psy, passque j'aime ça, même si ça fait naître en moi une grosse mais jolie mélancolie.

Dans mon élan, j'ai rechargé ma batterie (enfin pas la mienne, celle de mon Minolta) et j'ai immortalisé le moment, rien que pour vous.  Bon, on voit pas les strates ni le mouvement, mais l'intention y est, vu que j'ai interrompu ma lecture pour ce faire, et que j'ai donc su qu'un quart d'heure plus tard qui était l'assassin...

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
jui

nostalgie

Quand on perd quelqu'un de sa famille, on monte une marche.  C'est du moins l'impression que j'ai eue.  Lorsque les générations « du dessus » s'en vont, on monte une marche.  Pour ma part, ça me projette à chaque fois d'un coup sec vers ma propre mort, vers ma propre mortalité.  Et en même temps, ça me plonge d'un coup aussi sec dans mon passé.  Tout me saute au visage.  Tout me revient.  Par bribes.  Passque j'ai une mémoire de souris, enfin de gruyère.

Un plumet volé à Ny, une croisière dans les pays nordiques, des cuisses de grenouilles à l'ail, des shoppings cigarettes-photos dans le Sud, Sainte-Maxime, It's raining again, des assiettes à pizza, Eurodisney en bourse, Boulouris, Julien Clerc, un karoké aux wallos avec rasoir à la clé et Marie Laforêt, Sandra Kim qui gagne l'Eurovision, Disney On Ice, un junior sans ketchup...  Je m'arrête là, passque c'est du chinois pour vous of course.  Voire pire.  C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup.  France Gall aussi tiens maintenant que j'y pense, deux fois, dont une mémorable (vomir à Forest, ça passe pas inaperçu).  Bref bref bref, je suis en ce moment envahie de souvenirs positifs, et c'est tant mieux, ça fait du bien, ça aide.

Et dans ces souvenirs d'enfance qui remontent en ce moment, Michaël Jackson.  Quand je pense à Michaël Jackson, je me revois avec mon amie d'enfance, que je n'ai plus vue depuis l'enfance d'ailleurs.  Chais pas pourquoi.  C'est flou.  Je me demande si c'est pas elle qui m'a fait connaître le phénomène à l'époque (via Thriller), passque ses frères en étaient fous.  Et vu que j'avais déjà deux guerres de retard, je savais pas qui était Michaël Jackson alors que le monde entier se disputait ses albums.  Cette amie, elle disait toujours « voy a la casa de Anaïs ».  Il m'aura fallu dix années pour comprendre ces mots.  Je pigeais le sens, pas les mots.  Michaël Jackson n'a pas transcendé ma vie, je n'ai pas acheté ses albums, je n'ai pas adoré ses chansons, je n'ai pas suivi sa carrière, j'ai lu les scandales, les folies, les dérives.  Mais il a toujours existé finalement, depuis mon enfance.  Et ça fait tout de même bizarre.  Tout le monde meurt.  Chaque jour.  Partout.  Je suis bien placée pour le savoir.  Et untel n'a pas plus de valeur qu'untel.  Mais bon, c'était Michaël Jackson quoi.  Et voilà ma chanson préférée...

 

19:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
mar

C’est le printemps pilou pilou

En ce 21 mars, étant donné le soleil magnifique qui règne, dès le saut du lit, je plonge sous la douche, je m'habille et je fonce, à pied ma bonne Dame, au marché, dans le but de m'acheter des petites fleurs.

C'est une habitude annuelle, dès que le soleil pointe enfin le bout de son nez en mars, j'ai des envies de fleurs.  Des folles envies de fleurs.  Pas en bouquets, j'aime de moins en moins les bouquets de fleurs mortes (au moins ça sera économique pour homdemavie), nan, des vraies fleurs avec racines et tout et tout, qui vivent longtemps et enjolivent ma vie et mon balcon.

Bref (mot que je devrais rayer de mon vocabulaire, j'en ai conscience), me voilà en train de marcher, au soleil, Hana Pestle dans les oreilles.  Que du bonheur.

Le marché est envahi d'une foule en délire, je déteste ça, mais c'est inévitable avec le soleil.  Quand je serai célèbre, je ferai comme je ne sais plus quelle star qui réserve Harrod's pour elle, je réserverai le marché rien que pour moi, un samedi par mois.

Je ne suis pas célèbre, je slalome donc entre les badauds pour rejoindre le « rayon » fleurs.  Là, il est essentiel de comparer, car des fleurs y'en a de toutes les qualités et de tous les prix.

En général, j'opte souvent pour des pensées, mais cette année, soyons fous (enfin soyons folle), ce sera des primevères.  Acheter des primevères le premier jour du printemps (printemps = primavera), c'est symbolique non ?

Je repère donc l'endroit où les primevères sont jolies comme tout, et pas chères ma bonne Dame, et je hèle la vendeuse.  Comme elle est francophone, ce qui n'est pas systématique, j'ose une question qui m'a été inspirée par une réflexion que l'on m'a faite la veille. Comme ma question est conne, je la formule de la sorte « Dites Madame, j'ai une question à la con : eske ça résiste au gel ces petites bêtes là ? »

Question à la con passque je me doute que si ça s'appelle primevères, c'est passqu'on peut les planter au printemps.  Question à la con passque je plante presque chaque année des pensées dans mes petits pots et que je sais que pensées / primevères, même topo.  Question à la con passque je connais la réponse, mais la réflexion de la veille m'a mis un gros doute, comme si j'étais devenue bête d'un coup (qui a dit que je l'avais toujours été ?).

La Madame, elle rigole bien de mon expression « question à la con », elle confirme que cette question est con, in fact, puis elle me répond que oui ça résiste mais qu'en dessous de -2 ou -3 degrés, les fleurs fanent, faudra attendre les suivantes.  Pas si con que ça ma question, cette dernière info, je l'ignorais.

J'ai donc confirmation que je peux acheter mes petites fleurs, et je fais mon choix : deux jaunes, deux roses, un mauve, une bleutée (comment ça, vous vous foutez de mon choix de couleurs ?).

Surgit alors une charmante dame, fort intéressée par mon achat, qui s'adresse à la Madame-vendeuse et lui dit « tiens, ces fleurs, ça résiste au gel ? »

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah.

La Madame-vendeuse et moi, on rigole bien, passque j'en profite pour ajouter que je suis pas la seule à poser des questions débiles (j'ose pas l'expression « à la con », des fois que ça choquerais la gentille dame).  Mais confirmation est faite que beaucoup de gens s'interrogent sur les vices et les vertus du gel sur les petites fleurs.

Et la charmante dame d'ajouter « donc ça tiendra tout l'hiver ».

Et moi, confortée dans mon idée que, finalement, j'en sais pas mal en matière de jardinage en pot, je lui réponds « ah ben non Madame, c'est pour une seule année les primevères, faudra en remettre après l'hiver prochain ».

Elle conclut alors « vous voyez, y'a plus bête que vous ».

Et on rigole encore et encore.

C'est fou comme le printemps, ça crée des liens.

Je quitte les lieux, avec mes primevères jaunes, roses, bleues et mauves, non sans recevoir un charmant sourire de Madame-vendeuse qui me gratifie d'un « à bientôt » signifiant qu'elle a bien aimé ce petit intermède-sourire.

Vive le printemps.

Illu de Petit Bordel, oui, bon, ce sont des pensées, mais c'est symbolique, hein.

penseespt

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |