9
fév

Spéciale anti Saint-Valentin : Un samedi comme les autres

(Paru dans l'ouvrage anti Saint-Valentin, donc à prendre au second degré, inutile de le préciser...)

8h00 :

Célibattante se réveille tôt, son horloge biologique étant déréglée par le réveille-matin qui la harcèle toute la semaine.  Elle glande dans son lit durant quelques heures aux fins de se délecter de séries débiles style Desperate Housewives (ou « quel sera son avenir ?»), Sex and the City (« mais où trouvent-elles si facilement tous ces amants ? »), Greys Anatomy (Docteurs Glamour et Mamour, fantasmes faits hommes) ou Docteur House (« du sang, du cerveau, de la rate et des boyaux ») et des tas d'experts (Les Experts à la Ferme, Les Experts au cirque, Les Experts au zoo), et j'en passe.

Mariée-heureuse se réveille tôt.  Elle a six lessives de retard, elle ne comprendra jamais comment Mari-chéri salit tant de chemises sur quelques malheureux jours.  Sa maison ressemble à une zone sinistrée d'après guerre, elle se met directement au travail : nettoyer, balayer, aspirer (ça lui rappelle vaguement une chanson, mais ça fait tellement longtemps qu'elle n'a plus pris la peine d'écouter de la musique).

10h00 :

Célibattante s'habille pour commencer enfin sa journée : tenue d'intérieur en pilou, grosses pantoufles en forme de vaches, un vrai remède contre l'amour.  Après un petit déj' bien gras (elle doit manger gras pour survivre à l'hiver - elle pensera à son corps de déesse en bikini plus tard, bien plus tard... trop tard ?), soit elle reprend une position couchée, mais dans le canapé cette fois, pour continuer à visionner diverses séries et films (30 % de chances), soit elle bosse un peu dans la maison - ménage, repassage, lessive (0,00000 % de chances), soit elle fait un peu de shopping pour embellir son corps déformé par les petits déj' (50 %), soit elle se plonge dans un bain bouillant qui n'a d'autre vertu que de la relaxer encore plus et de ramollir son corps déformé par les petits déj' (20 %).

Encore essoufflée d'avoir tant frotté, Mariée-Heureuse va prendre une douche rapide, avec en fond sonore les ronflements de Mari-chéri, exténué par sa semaine de travail.  Elle a à peine le temps d'enduire son corps de déesse d'une crème hydratante.  Un coup de brosse, un soupçon de maquillage, et basta.  Sur la pointe des pieds, elle sort en vitesse chercher des croissants et lui prépare un pantagruélique petit déj'.  Après d'âpres négociations, elle parvient à le faire sortir du lit, et il dévore son petit déj' amoureusement préparé en feuilletant le journal, tandis qu'elle termine ses quelques tâches ménagères.

12h00 :

Après cette matinée harassante, Célibattante s'octroie une pause repas.  Comme Célibattante ne cuisine pas, elle hésite entre quiche, pizza, lasagnes.  Parfois, mais très rarement (chaque 2 de l'an, bonne résolution oblige), elle se met à cuisiner : sa cuisine devient un champ de mines envahi de plats, spatules et casseroles poussiéreuses faute d'avoir jamais travaillé (pourtant, Célibattante est super équipée niveau matos de cuisine).  Résultat des courses : une omelette en bouillie, mangeable mais non présentable.  Bravo, elle est sur la bonne voie.

Mari-Chéri se remet de sa matinée en s'adonnant à son sport favori : la console de jeux.  Il sait que Mariée-Heureuse aimerait qu'il répare la fuite d'eau dans la salle de bains et termine enfin la pose du placard du dressing, mais le week-end commence à peine, il a bien le droit d'en profiter.  Mariée-Heureuse ronge son frein en réfléchissant aux menus de la semaine à venir : que va-t-elle pouvoir encore inventer pour combler l'estomac dilaté de son tendre époux ?  La liste de course s'allonge, s'allonge, s'allonge, on se croirait dans Pinocchio.  Elle prépare vite fait un petit casse-croûte, qu'ils mangent silencieusement en songeant à l'après-midi à venir.

14h00 :

Pour Célibattante, après ce frugal repas, une petite sieste s'impose.  Après, tout est permis : balade, shopping, nouvelle sieste ... Célibattante est ouverte à toute proposition, qu'on se le dise.   En général, elle cumule : une balade pour la bonne conscience (« je fais du sport, je fais du sport, je fais du sport »), suivi d'un shopping qui déprimerait la carte bancaire la plus motivée (Célibattante, a une garde-robe digne de la Princesse de Monaco, parce qu'elle le vaut bien).  La sieste est nécessaire, en prévision de la soirée qui s'annonce.

Mariée-Heureuse parvient à traîner Mari-Chéri au supermarché : la carte bancaire déprime, mais un homme, un vrai, ça se nourrit.  De retour à la maison, Marie-Chéri propose une sieste (qu'il envisage crapuleuse).  Mariée-Heureuse accepte avec joie, et s'endort avant même que son époux la rejoigne.  Il tentera quelques bisous tout doux, osera quelques mordillements significatifs, et, en l'absence de réaction, la rejoindra dans les bras de Morphée.

 19h00 :

La soirée de Célibattante est consacrée aux amis.  Ici aussi, tout est permis : ciné (de préférence bien romantique bien dégoulinant d'amour), resto (de préférence bien gras bien dégoulinant de fromage/sauce/crème), dancing (de préférence bien peuplé dégoulinant de propositions), et autres loisirs sympas style bowling, verre entre amis, jeux, balade si le temps le permet.  En général, Célibattante va faire dodo très tard car elle s'octroie souvent un supplément de TV à son retour, à moins qu'il ne s'agisse d'une partie de jambes en l'air, en fonction des propositions indécentes dont elle aura fait l'objet en discothèque...

Chez Mariée-Heureuse et Mari-Chéri, la soirée est consacrée aux amis.  Mariée-Heureuse préfère de loin sortir au resto, ce qui lui permet de profiter pleinement, sans surveiller le rôti ou la montée du soufflé (ne parlons pas de la vaisselle monstrueuse qui suivra).   Mari-Chéri est plus pantouflard, surtout lorsqu'il y a foot à la télé.  Quelquefois, ils vont au cinéma, mais finissent systématiquement par se disputer sur le choix du film.  Alors, ils louent deux DVD, un pour elle, un pour lui.  Ils se rejoignent ensuite pour une nuit de sommeil réparateur.  A l'occasion, leurs ébats nocturnes réveillent les voisins.  A l'occasion.

Dimanche :

Pour Célibattante, le dimanche est une journée consacrée au repos.  Il faut bien se remettre de cette journée de samedi si chargée, et se préparer à la semaine épuisante qui se profile à l'horizon.  Dodo, pipi, TV, manger, pipi, dodo... 

Pour Mariée-Heureuse, le dimanche est une journée consacrée au repos.  Elle se contente de terminer son repassage, préparer et congeler les repas de la semaine, payer les factures, classer les papiers qui encombrent la table basse, désherber les parterres, et, parfois, feuilleter rapidement un magazine.  Marie-Chéri tond la pelouse, s'interrompt, se lamente sur ses maux de dos, termine de tondre la pelouse, s'avachit en geignant sur le divan.  Plus tard, il ira régler la fuite de la salle de bains et terminer le placard, plus tard... Il doit se reposer, demain, une nouvelle journée de travail l'attend.

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
fév

J'adore le progrès

J'aime bien le progrès quand il me permet de discutailler tout un samedi soir avec ma filleule, moi ici, elle là-bas, comme deux kinders que nous sommes.  Si, si, kinder.  Enfin surtout moi.

De quoi on discute ?

Ben de trucs habituels quoi, des trucs de filles : les fantômes, les entités qui rodent sur terre suite à mort violente, les vampires et Twilight twilight twilight.  Et de Robert Robert Robert, qui a un drôle de prénom mais que si on le prononce à l'anglaise ça en jette.  Puis des filles kinder (blondes dedans brunes dehors) et snickers (brune dehors, neurones blonds dedans).  Et des livres de la saga twilight. 

Et de cette chanteuse qui a composé un morceau superbe pour le film et qui espère se faire connaître et participer au film, justement.  A découvrir ici. Superbe de chez superbe !  Et sur cette page, elle chante aussi Allelujah.  A tomber morte tellement c'est beau.

De trucs de filles, je vous dis.

J'adore le progrès.

22:22 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

31
jan

Comment je vois la Sudinette…

Lise, la bien connue Sudinette (créatrice de cette si cholie bannière là-haut), organise un concours.

Le défi ?  Expliciter (keske chuis douée en mots) comment je la vois dans la vraie vie.

Fastooooche, me direz-vous.  On voit bien que c'est pas vous qui vous y collez.

Car comment décrire quelqu'un qu'on ne connaît pas « en vrai de vrai en chair et en os dans la vraie vie de tous les jours que Dieu fait » ?

En laissant voguer son imagination... tout simplement.  Et vogue vogue vogue mon imagination.

...

Lise s'appelle Lise (jusque là c'est logique).  Et Lise, ça sonne comme poésie.  Lise sonne aussi comme un air de musique joué au piano (sans doute l'influence de Lettre à Elise, je sais, j'ai une culture démente). 

Son prénom est doux et tendre, comme du miel, couleur de sa chevelure, sans aucun doute (comme disait notre cher Julien, trop tôt disparu de la chaîne privée, encore ma culture démente). 

Lise a donc les cheveux blonds, longs et lisses.  Blonds.  Longs.  Lise. Lisses. Cela coule de source (quel sens de la rime, en plus de la culture).

Lise a le teint hâlé, malgré sa blondeur.  Normal, elle habite le Sud.  Sudinette.  Sud.  Toujours logique.  Elle vit donc dans le Sud.  A l'opposé de mon Noooord (prendre l'accent de Michel Galabru). 

Elle est toujours légère et court vêtue, comme Perrette et son pot à lait (the come back of ma culture démente).  Elle se promène dans sa région comme une Belle des champs (dis donne-nous un peu de ton fromage...).

Lise aime les enfants et les animaux, elle aime l'amour, elle aime parler, elle aime bloguer, elle aime écrire, elle aime créer, elle aime rire, elle aime vivre, elle aime aimer. 

Enfin, et ça ma bonne Dame, c'est une certitude certainement certaine : Lise est adorable et serviable (et ça rime encore et toujours).  Je le sais de source sûre.  Toujours prête à aider son prochain (savoir moi) et à laisser son prochain (savoir encore moi) s'incruster sur son site durant certaines semaines de l'année.   

Lise...

Lise ressemble sans doute trait pour trait à la fille que je n'ai pas eue.  Car si j'avais eu une fille (et c'est la réalité réellement réelle, croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer), elle se serait appelée Elise (avec l'accord du papa, s'entend).  Lise, Elise, c'est Schtroumpf vert et vert Schtroumpf, non ?

Voilà la Lise que j'imagine...

(Lise, si tu pouvais m'envoyer une photo, que j'aie confirmation que t'es blonde, bronzée, grande, belle, souriante et gentille - oui, quand on est gentille ça se voit en photo).

”Concours

Recommandé par La Sudinette (en blog!)

18:29 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
jan

Vie de merde : débattons-en

 

Ma viedemerde du jour « Aujourd'hui, j'ai découvert qu'en dessous de chaque VDM, y'avait des dizaines de commentaires.  Avant, je passais des heures à lire les VDM.  Dorénavant, je passerai des journées entières à lire les VDM + les commentaires.  VDM. »

Aujourd'hui, j'ai profité d'une coupure de courant dans ma classe pour embrasser celle que j'aime en secret depuis pas mal de temps déjà. Sauf que je me suis trompé de chaise. Mon lot : une horreur binoclarde, apparentée à une TI-82. VDM

Long débat sur la beauté intérieure, la méchanceté du protagoniste, et patati et patata...

Aujourd'hui, ma fille de 8 ans m'a dit qu'elle avait trouvé un billet de 50 euros dans notre rue. Sous le coup de l'émotion, elle l'a dit à un de mes voisins qui a prétexté qu'il lui appartenait. Elle est revenue avec des bonbons. VDM

Long débat sur la malhonnêteté du voisin, sur la légalité de prendre un billet trouvé par terre par un enfant, et patati et patata...

Aujourd'hui, stressée au bureau, j'avale quelques anxiolytiques pour calmer la crise que je sentais monter. Je me réveille trois quarts d'heure plus tard aux urgences, où l'on m'apprend que j'ai fait une tentative de suicide. Ah bon ? Oui, les pompiers l'ont d'ailleurs bien précisé à tous mes collègues. VDM

Long débat sur les médicaments et leurs méfaits et patati et patata...

Aujourd'hui, j'ai laissé ma fille de 9 mois dans la voiture en lui donnant les clefs pour qu'elle s'amuse, le temps de mettre la poussette dans le coffre. Elle a réussi à me faire attendre trois quarts d'heure dehors... en trouvant le bouton de fermeture automatique des portes. VDM

Long débat sur l'irresponsabilité des parents qui abandonnent leurs enfants dans les voitures, et patati et patata...

Aujourd'hui, j'ai envoyé bouler un mendiant qui me demandait une pièce dans un parking de supermarché en prétextant que je n'avais pas d'argent. En revenant des courses, il avait écrit (comprenez rayé) sur le capot de ma voiture : "Et ton caddie, tu le sors comment ?" VDM

Long débat sur les SDF, parasites ou personnes à aider, sur l'obligation ou pas de donner, et patati et patata...

Aujourd'hui, j'ai acheté un baril de lessive au supermarché. Je l'accroche au chariot mais oublie de le payer. Honnête, je retourne voir la caissière. Plus tard, je rentre chez moi, range toutes mes courses sauf... la lessive, que j'ai laissée accrochée au chariot et qui a dû faire un heureux. VDM

Long débat sur les supermarchés, grands voleurs du siècle, sur la bêtise de retourner payer, et patati et patata...

Aujourd'hui, j'ai eu envie de me faire du bien toute seule. Mon chéri étant à 600 km de moi, ça peut se comprendre, non ? Je suis enceinte de 8 mois... et mon bras est trop court. VDM

Long débat sur la masturbation, avec conseils à la clé, et patati et patata...

Aujourd'hui, pour remplir mon lave-glace, je plonge un arrosoir dans le bassin devant la maison. Ma femme : « Tu as fait gaffe aux poissons rouges ? » Évidemment que j'ai fait gaffe. Enfin, pas assez. Une heure à tout démonter pour ressortir ce con de poisson. VDM

Long débat sur la débilité de prendre l'eau d'un bassin, sur ce pauvre poisson, et patati et patata... en bonus, un commentaire à mourir de rire, pour changer des engueulades « mdr, ça me rappelle la légende urbaine (enfin, j'espère) qui veut que des fois, les canadairs attrapent des plongeurs sous-marins en aspirant l'eau de mer, et les balancent dans des forêts en flammes ! »

Aujourd'hui, nouveauté à la cafétéria : écrit en CAPITALES parmi les boissons : « THE SPECIAL ». Arrivées à la caisse, mon amie et moi sortons avec notre plus bel accent : « Bonjour, on voudrait un 'Ze Spéchaul', s'il vous plaît. » La caissière répond : « Pardon ? Un Thé ? » VDM

Long débat sur l'utilité des majuscules accentuées, sur la façon de les intégrer, sur ce que les grammairiens conseillent, et patati et patata...

Morale de l'histoire, lire les vies de merde, c'est démentiel, lire les commentaires, c'est encore plus démentiel.

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
jan

Envie de pratiquer l'anglais ?

J'ai récemment été interviewée pour le site RFI (radio france internationale), à propos de Vie de Merde.

J'ai bien sûr répondu en français, mais le reportage est en anglais, donc ma voix est doublée et vous n'entendrez qu'un tout petit peu mon superbe accent belch', à la fin et au début (ça se trouve un peu avant la minute 2 du reportage).

A mourir de rire... passque je ne suis pas sûre de bien comprendre la traduction... donc ce que j'ai bien pu dire ce jour là... je pensais que mon anglais s'était un peu amélioré depuis que je regarde les séries et films en VOST, mais y'a encore des progrès à faire...

A écouter ici.

13:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |