13
fév

Spéciale anti Saint-Valentin : Vivre à deux…

(Paru dans l'ouvrage Anti Saint-Valentin, donc à prendre au second degré)

C'est lorsqu'Elle doit ramasser les chaussettes sales jetées à travers la salle de bains après la douche.

C'est lorsqu'Il doit déboucher tous les trois mois le siphon du lavabo, parce qu'il adore ses longs cheveux blonds (tant qu'ils sont sur sa tête).

C'est lorsqu'Elle est supposée avoir une imagination débordante et quotidienne pour concevoir des repas variés et équilibrées, puisqu'à chaque fois qu'elle lui demande « tu veux manger quoi ce soir », il répond d'un souffle exaspéré « n'importe » (à force, elle va finir par lui servir les croquettes du chat, on verra s'il se contente de « n'importe »).

C'est lorsqu'Il verra tendrement son ventre s'arrondir... et stoïquement (sic) sa libido s'aplanir.

C'est lorsqu'Elle a conscience qu'Elle ne pourra plus jamais prétendre « pas ce soir chéri, j'ai la migraine », puisqu'elle sait maintenant que faire l'amour provoque une sécrétion d'endorphines, censées calmer les douleurs.

C'est lorsqu'Il doit passer le premier jour des soldes à l'attendre devant chaque cabine d'essayage, et répéter incessamment « tu es la plus belle, tu es la plus belle, tu es la plus belle », sans pouvoir loucher sur les autres plus belles qui circulent dans le magasin bondé.

C'est lorsqu'Elle doit subir le match de foot au lieu de draguer docteur Mamour ou tout autre héros de ses séries télé préférées (un jour, bientôt, Elle aura son propre téléviseur).

C'est lorsqu'Il doit subir docteur Mamour alors qu'un match de foot décisif (comme tout match de foot) passe ce soir (un jour, bientôt, Il aura son propre téléviseur).

C'est lorsqu'Elle surprend un regard lourd de reproche si Elle prend trois grammes suite à un repas gargantuesque (il n'avait qu'à pas l'inviter au resto).

C'est lorsqu'Il surprend son regard admirateur quand le maître-nageur fait saillir ses tablettes de chocolat (lui aussi en a, des tablettes de chocolat, mais il n'en peut rien si elles fondent lamentablement depuis quelques années).

C'est lorsqu'Elle rentre d'une après-midi shopping, s'attendant à une cascade de compliments, et qu'Il se contente de « ça t'a coûté combien ? »

C'est lorsqu'Il a passé un temps dingue à faire briller l'évier, et que, malgré tout, Elle y retrouve furieusement un poil de barbe.

C'est la lutte qu'Elle mène jour après jour pour qu'Il ne jette pas ses quinze piles de vieux magazines féminins (qu'en peut-elle si elle souffre d'une magazinite aigue depuis l'enfance).

C'est la lutte similaire qui s'engage pour qu'Elle ne jette pas ses guides automobiles qui vantent encore les mérites d'un modèle tombé en désuétude depuis deux décennies.

C'est lorsque ni l'un ni l'autre ne pourra, jusqu'à la nuit de temps, péter sans scrupules au lit.

C'est lorsqu'Il prend conscience qu'il a fait vœu de fidélité et qu'à tout jamais il pourra mater la carte... mais plus jamais goûter les plats (jusqu'à ce que la mort les sépare).

C'est lorsqu'Elle subit ses sarcasmes en sortant de la salle de bain couverte de crème d'abricot et de rondelles de concombres (et dire qu'Elle fait tout ça pour lui plaire).

C'est lorsque, chaque samedi, Ils se disputent quant au choix du film à aller voir au cinéma.

C'est lorsqu'Il dit « occupe toi de TES enfants », quand Il est à bout de patience.

C'est lorsqu'Elle dit « va calmer TES enfants » quand Elle est à bout de nerfs.

C'est lorsqu'Elle voit l'agneau qui partage sa vie se transformer en loup parce qu'Il frime devant ses copains

Enfin, c'est, le jour de leurs noces d'or, lorsqu'Elle réalise qu'Elle aura dû rabaisser la cuvette des WC pas loin de 40.000 fois durant leur mariage.

Vive la vie de couple.

 

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12
fév

Spéciale anti Saint-Valentin : Etre en couple…

(Paru dans l'ouvrage anti Saint-Valentin, donc à prendre au second degré, of course)

Quand vous êtes en couple, Madame, vous ne pouvez pas, ou alors avec force difficultés, et après de longues négociations et supplications, voire en vous cachant honteusement :

- faire la grasse mat' nue devant Lost et tenter de séduire le superbe Sawyer

- surfer toute la nuit en lisant des blogs de femmes futiles (parce que vous adhérez à ce club)

- avoir un orgasme à coup sûr avec mister vibro (ce qui n'est nullement garanti avec mister mec, avouez-le)

- partir avec votre meilleure amie, sans prévenir personne, faire un shopping à New-York, ou monter dans le premier vol disponible, sans vérifier la destination

- vider la réserve de votre carte de crédit sans devoir rendre de comptes (sauf à banquier vénéré)

- ne vous disputer avec personne en choisissant le programme du soir

- vous peser le matin sans subir un regard lourd de reproches (sauf celui de la balance)

- pleurer comme une gamine devant une rediffusion d'Autant en emporte le vent

- laisser des dizaines de vieux mouchoirs sous votre oreiller

- vous raser le matin, dans une position aussi sexy que celle de la crevette grise, sans vous cacher

- danser en pyjama pilou et pantoufles à têtes de chat dans votre cuisine

- vous offrir un long bain moussant à souhait, en lisant un ersatz de Bridget Jones

- vous alimenter, un WE durant, exclusivement de chocolat, de chips et de soda light

- vous asseoir sur des méga piles de romans à l'eau de rose

- écouter votre musique préférée sans être traitée de has been

- zoner sur des sites de rencontres interdits aux casés heureux ksssss kssssss

 

Et vous Monsieur, vous ne pouvez pas, ou alors avec force difficultés, et après de longues négociations et supplications, voire en vous cachant honteusement :

- aller vous chercher une pizza à deux heures du mat

- draguer une fille différente chaque soir et tenir un hit-parade des meilleurs coups de votre existence

- hurler « goal ! goal ! goal ! » en tournant trois fois autour de la table du salon, sans qu'elle ne vous jette un regarde empreint de pitié

- faire la vaisselle lorsque la dernière cuillère du dernier tiroir est couverte de poils d'une couleur indéfinissable

- inviter vos potes à dîner, tâcher le canapé de sauce épicée, laisser les canettes de bière sur le sol jusqu'à nouvel ordre

- garder le même slip durant quatre jours (ou sept ?)

- admirer vos coussins d'amour, oups, vos abdos, durant des heures

- jouer à la console jusque 5 heures du mat', dormir 2 heures, jouer à la console jusque 5h de l'aprèm', dormir deux heures, jouer à la console...

- frimer en voiture, toutes fenêtres ouvertes, musique à fond, lunettes de soleil sur votre nez bronzé

- demander à maman de faire votre lessive, et surtout votre repassage, sans aucune honte (votre maman aime tant ça, en plus)

- avoir une haleine de bière sans craindre qu'un reproche ne vous tombe dessus (paf)

- draguer au bureau sans passer pour l'ordure qui envisage de tromper sa chérie

- voir vos copains où vous voulez quand vous voulez comme vous voulez, et rentrer à demi imbibé d'alcool (voir totalement imbibé) à cinq heures du mat, sans risquer qu'elle vous attende, un rouleau à pâtisserie dans la main droite

- laisser la cuvette des toilettes relevée en permanence, car vous ne comprendrez jamais l'utilité de l'abaisser... puisqu'il faudra la remonter tout à l'heure

- écouter votre musique préférée sans être traité de dégénéré pathologique

- zoner sur des sites de rencontres interdits aux casés heureux ksssss kssssss

 

Alors, toujours partant(e) pour la vie à deux ?

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
fév

Spéciale anti Saint-Valentin : les dix commandements

Les dix commandements de l'homme à la femme

Chaque matin au saut du lit jolie tu la trouveras

Jamais sur sa peau d'orange un commentaire tu ne feras

La fidélité pour toujours tu vénéreras

Jamais son anniversaire tu n'oublieras

Souvent au restaurant tu l'inviteras

Ses lectures people jamais tu ne blâmeras

Ô grand jamais le divorce tu n'évoqueras

Des massages sans arrière-pensée tu lui feras

Ses racontars du bureau consciencieusement tu écouteras

Ses disputes avec sa meilleure amie toujours tu aplaniras

 

Les dix commandements de la femme à l'homme

Chaque matin au saut du lit une gâterie tu lui feras

Jamais sur ses bouées d'amour un commentaire tu ne feras

Son linge chaque samedi tu laveras

Sa façon de jardiner jamais tu n'analyseras

Ses envies scabreuses récurrentes souvent tu satisferas

Ses petits bobos avec ardeur tu soigneras

Ses gros muscles saillants toujours tu vénéreras

Les mots doux pour l'intimité tu garderas

Ses meilleurs potes avec le sourire tu accueilleras

Sa mère à tout jamais tu aimeras

 

12:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
fév

Spéciale anti Saint-Valentin : Les petits noms

(Paru dans l'ouvrage anti Saint-Valentin, ne me frappez pas, par pitié)

Au début, il y eut ceci : mon cœur, mon amour, mon lapin, ma moitié, ma caille, ma chérie, mon tiloup, ma dinde, mon roudoudou, mon bébé, mon loulou, mon oiseau, mon chaton, mon bouchon, ma choutte, mon nounou, mon doudou, mamour, mon ticoeur, ma douce, mon bijou, ma déesse, ma belette, mon lapinou, ma chatte, mon autre, ma fleur, mon poussin, mon ticha, mon sucre d'orge, mon loup, ma biche, mon trésor, mon chou, ma puce, ma rose, mon bâton de chocolat, ma blonde, ma poulette, my love, mon cœur de beurre, ma perle, mon ange, mon zhomme, mon tibébé, mon nhomme, mon titange, mamour, honey, ...  Glamour, très glamour.

 

Quelques années plus tard, vint cela : « par jugement du vendredi 13 avril, le tribunal autorise le divorce entre Loulou Dupont et Roudoudou Durant »...   Bien moins glamour, non ?

 

09:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
fév

Spéciale anti Saint-Valentin : Cœur, cuore, heart… et j’en passe

(Paru dans l'ouvrage anti Saint-Valentin)

Le cœur.  Que me dit mon bon ami le Petit Robert sur le « cœur » : n.m. : organe central de l'appareil circulatoire, viscère musculaire conique situé entre les deux poumons. 

Qui peut me dire, dès lors, pour quelle raison absurde, une fois les guirlandes et le gui rangés dans les greniers, on appose des viscères partout sur les devantures des commerces, dans nos magazines féminins, dans les publicités, dans la rue ?  Partout.  C'est écoeurant, sans mauvais jeu de mots.

Pourquoi ?  Simplement pour avertir les passants, les lecteurs, les clients, au cas où, par un hasard sidérant, ils l'auraient oublié, que le 14 février approche...  Qu'il va falloir fêter ça, à grands coups de parfums, de roses, de bijoux et de déclarations enflammées.  Faut bien faire marcher le commerce.  Le français lambda ayant dilapidé son épargne en cadeaux sous le sapin, il est de bon ton de lui rappeler qu'il devra faire pleurer sa carte bancaire pour la Saint-Valentin.

La Saint-Valentin.

Mais c'est qui, d'abord, ce Saint-Valentin ?  D'une part, nous trouvons Valentin, Prêtre romain du IIIè siècle, Valentino (Valentinus en latin) dont l'histoire et le martyre ne se rapportent nullement à l'amour ou aux amoureux. D'autre part, nous trouvons Valentino, évêque de Terni, du côté de Rome, martyrisé et décapité.  Ainsi donc, il est impossible de trouver le Valentin à l'origine de la fête, mais il est également impossible de trouver le lien entre ces différents Valentin et l'amour.

C'est à se demander ce qu'il vient faire dans tout ça, l'amour ...  Ben quelle question !  Rien.  L'amour, c'est autre chose.  L'amour ce n'est pas claquer du fric pour l'être aimé, le 14 février, parce que ça se fait, parce que c'est politiquement correct.  Moi je dis que l'amour, c'est claquer du fric tous les jours pour l'être aimé, na.

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |