19
fév

Et le mot de la fin...

Le mot de la fin, donc, de cette sombre histoire de pilosité, revient à Valentine herself, par le biais de son auteure, Anne, qui, révoltée par le sort infâme, n'ayons pas peur des mots, qui m'a été réservé, a manifesté sa solidarité d'une bien drôle de façon.  Qu'elle en soit remerciée pour les siècles des siècles.  Je ne gagnerai pas le 4e tome des aventures de Valentine, mais ce dessin rien que pour moi, il valait l'humiliation suprême, n'ayons pas peur des mots (bis), que j'ai vécue.  Tchu.

Merci Anne, ça me va sincèrement droit au coeur... et keske ça m'a fait rire !

PS : continuez à voter à droite pour faire perdre les "truies malhonnêtes" (je cite).

valentine2009pt

20:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
fév

Spéciale anti Saint-Valentin : en conclusion...

Ma conclusion de cette semaine anti Saint-Valentin, je l'emprunterai à quelqu'un qui a tout résumé en quelques phrases à peine : 

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C'est moi qui ai vécu et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."

Alfred de Musset

10:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
fév

Spéciale anti Saint-Valentin : Il était une fois

(Paru dans l'ouvrage anti Saint-Valentin)

Il était une fois... version soft

Il était une fois un prince charmant.  Il était grand.  Il était beau.  Il était brun.  Il était ténébreux.  Il vivait dans un magnifique château, avec ses parents, respectivement Roi et Reine bien-aimés de Loveville.

Un beau jour, le Prince rencontra Anaïs, frêle et jolie jeune fille de huit ans sa cadette.  Malgré sa petite condition, malgré ses vêtements tâchés par les années, elle resplendissait tant que le Prince en fut instantanément ébloui.

Il était si sûr de ses sentiments qu'il s'agenouilla de suite et demanda sa belle en mariage.  Elle accepta immédiatement. 

Les noces furent grandioses et Anaïs devint Princesse de Loveville.

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants...

Non mais allez, vous avez quel âge.  Sérieusement, vous y avez cru ?  Allons allons, il est temps de ne plus croire aux contes de fées, promis ?

 

Il était une fois... version moderne

Il était une fois une jeune fille qui avait eu le malheur de naître dans une famille très pauvre.  La chance lui avait cependant souri, car elle était plus belle que la beauté et plus blonde que les blés.  Elle portait le doux nom d'Anaïs.

Anaïs était déjà mariée et mère de sept enfants.  Son époux se montrait peu aimant et il était de notoriété publique qu'il courait après toutes les paysannes de la région et qu'il avait sans doute l'un ou l'autre enfant adultérin.

Anaïs passait sa journée aux champs, rêvant d'une vie plus douce.

Un matin où le soleil se montrait très virulent, Anaïs eut un malaise en cueillant quelques épis de maïs.

Le prince de Loveville, qui passait par hasard, courut à son secours, et comme sa gourde était vide, il lui rafraîchit les lèvres d'un doux baiser.

Anaïs émergea de sa torpeur, et tomba immédiatement amoureuse de son Prince.  Un amour si réciproque qu'aucun obstacle ne pouvait s'interposer.

Le Prince fit immédiatement voter une loi autorisant le divorce, et épousa Anaïs dès que le jugement fut prononcé. 

Ils se marièrent, eurent quelques enfants, jusqu'à ce qu'Anaïs se lasse et rencontre un roi plus respectable et plus riche que son époux, dont elle divorcé rapidement grâce à la nouvelle loi.

C'est ce jour là que le mythe des contes de fées explosa en mille morceaux.  Et que plus jamais, non, plus jamais, on ne put lire à la fin des histoires « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ».

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
fév

Spéciale anti Saint-Valentin : Je vous déclare mari et femme

(Paru dans l'ouvrage anti Saint-Valentin, à prendre au second degré, je vous en conjure)

Mademoiselle Mamour, acceptez-vous de prendre pour époux Monsieur Zhomme ici présent, de le chérir, de lui servir le petit déjeuner au lit, de faire mine de ne pas voir sa calvitie naissante, de lui préparer du gratin dauphinois, des escalopes pannées à la mozzarella, des tomates farcies à la ricotta, du poulet rôti à la recette de papa, des tagliatelles carbonara, de la mousse au chocolat, etcetera etcetera etcetera, de subir ses assauts nocturnes même lorsque vous serez épuisée par votre journée de turbin, de ranger trier laver repasser l'intégralité de ses fringues, de lui servir une bière tandis qu'il regarde le foot, de le soigner jour et nuit lorsqu'un rhume le fera agoniser, de le consoler lorsqu'il n'aura pas gagné à la loterie, de toujours lui dire qu'il est grand beau et fort, de vous occuper de vos enfants qui ne sont les siens qu'à certains moments (surtout pas à l'heure du bain ou du changement de couche), de trouver un charme fou à ses premières rides, que vous appellerez ridules et non sillons, de l'aider à tenir sa canne lorsque le troisième âge sera venu, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

Monsieur Zhomme, acceptez-vous de prendre pour épouse Mademoiselle Mamour ici présente, de la chérir, de lui servir le petit déjeuner au lit, de faire mine de ne pas voir ses premières rides, que vous appellerez ridules et non sillons, de toujours apprécier ce qu'elle vous fera manger, même sa nouvelle recette de tarte au potiron, même son steak au goût de semelle, d'oser entrer de temps en temps dans la cuisine pour y apprendre à faire la vaisselle (ou à mettre en marche le lave-vaisselle), de ne pas l'assaillir chaque nuit avec vos envies de luxure, même si ça vous relaxerait après votre journée de turbin, de vous taire lorsqu'elle regardera ses séries télé favorites, de prendre le relais lorsqu'un rhume la fera agoniser, de la consoler lorsqu'elle rentre d'une virée shopping les mains vides et le portefeuille plein, de vous occuper des enfants même au moment du bain, sans faire semblant d'être captivé par la console de jeu, de l'aider à tenir sa canne lorsque le troisième âge sera venu, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?

 

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13
fév

Spéciale anti Saint-Valentin : Vivre à deux…

(Paru dans l'ouvrage Anti Saint-Valentin, donc à prendre au second degré)

C'est lorsqu'Elle doit ramasser les chaussettes sales jetées à travers la salle de bains après la douche.

C'est lorsqu'Il doit déboucher tous les trois mois le siphon du lavabo, parce qu'il adore ses longs cheveux blonds (tant qu'ils sont sur sa tête).

C'est lorsqu'Elle est supposée avoir une imagination débordante et quotidienne pour concevoir des repas variés et équilibrées, puisqu'à chaque fois qu'elle lui demande « tu veux manger quoi ce soir », il répond d'un souffle exaspéré « n'importe » (à force, elle va finir par lui servir les croquettes du chat, on verra s'il se contente de « n'importe »).

C'est lorsqu'Il verra tendrement son ventre s'arrondir... et stoïquement (sic) sa libido s'aplanir.

C'est lorsqu'Elle a conscience qu'Elle ne pourra plus jamais prétendre « pas ce soir chéri, j'ai la migraine », puisqu'elle sait maintenant que faire l'amour provoque une sécrétion d'endorphines, censées calmer les douleurs.

C'est lorsqu'Il doit passer le premier jour des soldes à l'attendre devant chaque cabine d'essayage, et répéter incessamment « tu es la plus belle, tu es la plus belle, tu es la plus belle », sans pouvoir loucher sur les autres plus belles qui circulent dans le magasin bondé.

C'est lorsqu'Elle doit subir le match de foot au lieu de draguer docteur Mamour ou tout autre héros de ses séries télé préférées (un jour, bientôt, Elle aura son propre téléviseur).

C'est lorsqu'Il doit subir docteur Mamour alors qu'un match de foot décisif (comme tout match de foot) passe ce soir (un jour, bientôt, Il aura son propre téléviseur).

C'est lorsqu'Elle surprend un regard lourd de reproche si Elle prend trois grammes suite à un repas gargantuesque (il n'avait qu'à pas l'inviter au resto).

C'est lorsqu'Il surprend son regard admirateur quand le maître-nageur fait saillir ses tablettes de chocolat (lui aussi en a, des tablettes de chocolat, mais il n'en peut rien si elles fondent lamentablement depuis quelques années).

C'est lorsqu'Elle rentre d'une après-midi shopping, s'attendant à une cascade de compliments, et qu'Il se contente de « ça t'a coûté combien ? »

C'est lorsqu'Il a passé un temps dingue à faire briller l'évier, et que, malgré tout, Elle y retrouve furieusement un poil de barbe.

C'est la lutte qu'Elle mène jour après jour pour qu'Il ne jette pas ses quinze piles de vieux magazines féminins (qu'en peut-elle si elle souffre d'une magazinite aigue depuis l'enfance).

C'est la lutte similaire qui s'engage pour qu'Elle ne jette pas ses guides automobiles qui vantent encore les mérites d'un modèle tombé en désuétude depuis deux décennies.

C'est lorsque ni l'un ni l'autre ne pourra, jusqu'à la nuit de temps, péter sans scrupules au lit.

C'est lorsqu'Il prend conscience qu'il a fait vœu de fidélité et qu'à tout jamais il pourra mater la carte... mais plus jamais goûter les plats (jusqu'à ce que la mort les sépare).

C'est lorsqu'Elle subit ses sarcasmes en sortant de la salle de bain couverte de crème d'abricot et de rondelles de concombres (et dire qu'Elle fait tout ça pour lui plaire).

C'est lorsque, chaque samedi, Ils se disputent quant au choix du film à aller voir au cinéma.

C'est lorsqu'Il dit « occupe toi de TES enfants », quand Il est à bout de patience.

C'est lorsqu'Elle dit « va calmer TES enfants » quand Elle est à bout de nerfs.

C'est lorsqu'Elle voit l'agneau qui partage sa vie se transformer en loup parce qu'Il frime devant ses copains

Enfin, c'est, le jour de leurs noces d'or, lorsqu'Elle réalise qu'Elle aura dû rabaisser la cuvette des WC pas loin de 40.000 fois durant leur mariage.

Vive la vie de couple.

 

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